Un groupe de "sabotage" ukrainien s'est introduit en Russie, affirme le gouverneur de la région de Belgorod, frontalière de l'Ukraine.
Des actions sont en cours pour le "liquider", ajoute-t-il.
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INCIDENT TERMINÉ


La centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine, occupée par la Russie, était, selon les autorités ukrainiennes, de nouveau reliée au réseau électrique lundi midi, après une coupure entraînée par des frappes nocturnes russes.


Ukrenergo "a rétabli l'alimentation de la centrale nucléaire à partir du système électrique ukrainien", a déclaré l'opérateur public ukrainien dans un nouveau communiqué publié sur Telegram.

UNE OPÉRATION REVENDIQUÉE PAR LA "LÉGION LIBERTÉ POUR LA RUSSIE"


L'opération à Belgorod a été revendiquée sur une chaîne Telegram qui se présente comme appartenant à la "Légion Liberté pour la Russie", un groupe de Russes combattant côté ukrainien, qui avait déjà assuré être à l'origine d'autres attaques dans la même région.


"Le temps est venu de mettre fin à la dictature du Kremlin", a déclaré dans une vidéo diffusée par cette chaîne un homme qui avait été présenté à l'AFP en décembre comme "Caesar", porte-parole du groupe, identifié par des médias comme un ex-néonazi russe passé côté ukrainien en 2014.


Selon la chaîne, le groupe a "complètement libéré" le village de Kozinka et a attaqué une deuxième localité, le chef-lieu de Gaïvoron. Ces affirmations n'étaient pas vérifiables de source indépendante.

ÉVACUATION DE CIVILS DANS LA RÉGION RUSSE DE BELGOROD


Suite à l'annonce d'une incursion de "saboteurs" venu d'Ukraine, le gouverneur de Belgorod a indiqué que les civils quittaient la zone concernée. "Nous achevons un porte-à-porte (...) Une grande partie de la population a quitté le territoire concerné, nous aidons avec nos moyens de transport ceux qui n'en ont pas", a dit Viatchelsav Gladkov, sur Telegram.


"J'espère que nos militaires accompliront leur mission bientôt et élimineront l'ennemi", a-t-il ajouté, portant le bilan de sept à huit blessés. Lundi après-midi, les autorités russes avaient fait état de l'"entrée d'un groupe de sabotage et de reconnaissance de l'armée ukrainienne dans le district de Graïvoron". Kiev a démenti, comme à son habitude, toute implication dans des actions en territoire russe.

LA RÉGION DE BELGOROD, PLACÉE SOUS RÉGIME "ANTITERRORISTE"


La Russie a placé la région de Belgorod, frontalière de l'Ukraine et théâtre d'une incursion armée de "saboteurs", sous le "régime légal de zone d'opération antiterroriste", annoncé le gouverneur, Viatcheslav Gladkov.


Ce régime, décidé par les services de sécurité (FSB), accorde des pouvoirs spéciaux aux forces de l'ordre et armées, selon un communiqué diffusé par le gouverneur. Ainsi, il permet d'évacuer les civils des zones concernées, le contrôle accrus des télécommunications, des interventions facilitées des forces "antiterroristes" ou encore des contrôles d'identités et des véhicules renforcés.


Les autorités "appellent les citoyens à se monter vigilants, à suivre les injonctions des représentants des forces de l'ordre et à ne pas s'ingérer dans l'action des forces de l'ordre", insiste le communiqué.

DES BLESSÉS DANS LA RÉGION RUSSE DE BELGOROD


Au moins six personnes ont été blessées dans des bombardements dans la région russe de Belgorod, où se déroule une incursion de combattants venus d'Ukraine, a annoncé le gouverneur régional sur son compte Telegram.


Selon Viatcheslav Gladkov, deux personnes ont été blessées dans le bombardement du village de Glotovo, trois autres dans le district de Graïvoron et une dernière dans le village de Zamostié. Toutes ces localités sont situées près de la frontière ukrainienne et dans la zone où l'incursion de combattants est en cours, selon les autorités russes.

L'UKRAINE N'A "RIEN À VOIR" AVEC L'INCURSION EN RUSSIE


Suite à l'accusation de la Russie, rapportée par des médias russes, d'une incursion de "saboteurs" venus d'Ukraine, la présidence ukrainienne a réagi. Selon elle, l'Ukraine n'a "rien à voir" avec cet incident.


"L'Ukraine suit avec intérêt les événements dans la région de Belgorod en Russie et étudie la situation, mais elle n'a rien à voir avec cela", a assuré sur Twitter Mykhaïlo Podoliak, conseiller à la présidence ukrainienne.

"SABOTEURS"


Vladimir Poutine a été informé de l'incursion en territoire russe de "saboteurs" venus d'Ukraine, rapporte ce lundi les agences russes. Elle vise à "détourner l'attention de Bakhmout", a fait savoir le Kremlin.


Ce n'est pas la première fois qu'un groupe de "saboteurs" est signalé en Russie. En mars, l'incursion d'hommes armés dans la région frontalière de Briansk avait causé un choc, faisant voler en éclats le sentiment d'inviolabilité de la frontière.

BAKHMOUT


L'Ukraine assure que la bataille continue malgré la revendication russe de conquête.

"SABOTAGE"


Les autorités russes ont affirmé lundi qu'un groupe de "sabotage" ukrainien s'était introduit dans la région de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, et que des actions sont en cours pour le détruire, en pleine série d'attaques sur le territoire russe.


"Un groupe de sabotage et de reconnaissance de l'armée ukrainienne est entré dans le district de Graïvoron. Les forces armées russes, aux côtés des gardes-frontières, de la Rosgvardia (garde nationale) et du FSB (services de sécurité) prennent toutes les mesures nécessaires pour liquider l'ennemi", a indiqué sur Telegram le gouverneur de la région de Belgorod, Viatcheslav Gladkov.

ECONOMIE


L'équipementier automobile allemand Continental a annoncé lundi avoir vendu son usine de production de pneus en Russie à une entreprise locale, plus d'un an après le déclenchement de la guerre en Ukraine qui a conduit la plupart des industriels européens à suspendre leur production dans le pays.


"Par cette mesure, l'entreprise cède la majeure partie de ses activités en Russie dans le cadre du retrait contrôlé du marché russe qu'elle avait annoncé", indique l'entreprise dans un communiqué sans préciser le montant de la transaction.


Le groupe avait suspendu début mars 2022 la fabrication de pneus pour voitures particulières dans cette usine située à Kalouga, à quelque 170 km de Moscou, en raison de l'invasion de l'Ukraine.

WAGNER QUITTERA BAKHMOUT LE 1ER JUIN


Le groupe paramilitaire russe Wagner a affirmé lundi que ses forces se retireraient de Bakhmout du 25 mai au 1er juin et cèderaient leurs positions à l'armée régulière, après avoir revendiqué la capture de cette ville-symbole dans l'est de l'Ukraine.


"Dans la périphérie ouest (de Bakhmout), les lignes de défense sont en place. Donc le groupe Wagner quitte Artiomovsk (nom soviétique de la ville, NDLR) entre le 25 mai et le 1er juin", a indiqué Evguéni Prigojine, le chef des forces Wagner, dans un enregistrement audio publié par son service de presse.


"S'il n'y a pas assez d'unités du ministère de la Défense (pour occuper Bakhmout), il y a des milliers de généraux (pour le faire), il faut former un régiment de généraux, leur donner à tous des fusils, et tout ira bien", a raillé lundi M. Prigojine, dans une nouvelle pique envoyée au haut commandement militaire russe qu'il critique assidûment.

DNIPRO


La ville de Dnipro, dans le centre-est de l'Ukraine, a été visée dans la nuit de dimanche à lundi par 16 missiles et 20 drones explosifs russes, a annoncé l'armée ukrainienne.


Au cours de cette "attaque nocturne", "quatre missiles de croisière Kh-101/Kh-555 et 20 drones d'attaque Shahed ont été détruits par la défense antiaérienne", a indiqué l'armée ukrainienne dans un communiqué publié sur Facebook.


Au moins huit personnes ont été blessées et de nombreux bâtiments ont été endommagés.

GÉNÉRAL MICHEL YAKOVLEFF SUR LCI 


Une décision qui signe l'amorce d'une offensive terreste ? "Si il y a une offensive ukrainienne et qu'elle bénéficie d'un appui air-sol, cela les aidera beaucoup. Mais plus fondamentalement, le geste du F-16 est très important, parce que ça veut dire qu'on a inversé la maîtrise de l'escalade."


"Jusqu'à présent, depuis 2014, c'est Poutine qui gravissait les échelles et c'est l'occident qui le rattrapait. On était dans le rattrapage. C'est Poutine qui décidait quand montaient les enchères. Maintenant c'est nous qui sommes sur l'échelle."

GÉNÉRAL MICHEL YAKOVLEFF SUR LCI 


Joe Biden a levé son véto sur la livraison de F-16 aux Ukrainiens, la flotte ukrainienne n'était pas en capacité de faire face aux Russes ? "C'était les mêmes que les Russes mais ils étaient en retard d'une génération, ça leur a couté pas mal de pilotes. Ceci dit, l'arrivée des F-16 n'est pas pour tout de suite, cela contribuera aux combats au mieux dans quelques mois. Et dans quelle mesure cela va changer la donne ? Je ne sais pas."

GÉNÉRAL MICHEL YAKOVLEFF SUR LCI 


Sur la prise de Bakhmout : "La question est réglée mais c'est une conquête vide de sens , sauf sur le plan symbolique. (...) Elle a pris un intérêt stratégique parce qu'elle avait un intérêt symbolique. En devenir le maître est devenu, pour le Kremlin, un objectif en soit."

GÉNÉRAL MICHEL YAKOVLEFF SUR LCI 


L'invité de 8h30 ce lundi est l'ancien l'ancien vice chef d'état major du commandemment de l'Otan, le Général Michel Yakovleff. "Dans la mesure où la prise de Bakhmout serait une victoire pour les Russes, plus on retarde l'échéance du point de vue de Zelensky, mieux on se porte", a t'il assuré alors qu'il était interrogé sur la situation à Bakhmout, et cette guerre de communication entre Russie et Ukraine 

RECAP


Le point du jour en Ukraine.

ZAPORIJJIA


La centrale nucléaire de Zaporijjia, occupée par l'armée russe dans le sud de l'Ukraine, a été à nouveau coupée du réseau électrique ukrainien, a affirmé lundi l'administration d'occupation russe, un incident potentiellement dangereux et devenu fréquent avec les bombardements liés aux combats.


"En raison de la coupure d'une ligne à haute tension (...) la Centrale a perdu son alimentation extérieure en électricité", a indiqué sur Telegram l'administration russe, ajoutant que les causes de la coupure de cette ligne électrique étaient en train d'être établies et en précisant que les générateurs diesel de secours du site avaient été enclenchés pour assurer son fonctionnement.

BAKHMOUT


L'armée ukrainienne affirme mener des contre-attaques dans la ville dévastée de Bakhmout, dont le président Volodymyr Zelensky a démenti la capture revendiquée par la Russie.


Le chef du groupe paramilitaire russe Wagner Evguéni Prigojine, dont les hommes sont en première ligne dans les combats, puis le ministère russe de la Défense avaient assuré samedi avoir "totalement libéré" Bakhmout, ville minière de l'est de l'Ukraine et épicentre de la bataille la plus longue et la plus meurtrière de la guerre débutée en février 2022.

EN DIRECT


Bonjour et bienvenue sur ce direct consacré aux événements en Ukraine.

"Le monde nous entend." Après avoir obtenu de nouvelles promesses de matériel militaire ainsi qu'un soutien diplomatique "inébranlable" des pays du G7 à Hiroshima, au Japon, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est dit "honoré" et "reconnaissant" ce dimanche dans son adresse quotidienne publiée sur les réseaux sociaux. 

Les États-Unis ont notamment annoncé une aide militaire supplémentaire de 375 millions de dollars à l'Ukraine, sous la forme de munitions, de missiles antichars et de véhicules blindés notamment, après avoir déjà donné vendredi leur feu vert à de futures livraisons d'avions de combat F-16 par d'autres alliés de Kiev.

Ces annonces sont intervenues alors que la Russie a revendiqué samedi la prise totale de la ville ukrainienne de Bakhmout, théâtre de la bataille la plus longue et sanglante depuis le début du conflit en février 2022. Volodymyr Zelensky a démenti la capture de la ville, assurant qu'elle n'était "pas occupée" après une série de déclarations ambigües sur la situation sur place.

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La rédaction de TF1info

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