EN DIRECT - Guerre en Ukraine : la Russie "doit se retirer de chaque mètre carré du territoire", exige Kiev

Publié le 28 mars 2023 à 6h45, mis à jour le 28 mars 2023 à 22h59

Source : TF1 Info

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba exige que Moscou se retire de "chaque mètre carré" de l'Ukraine.
Il souligne qu'il ne peut y avoir de paix avec la Russie "à n'importe quel prix".
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L'UNE DES PAGES SOMBRES DE L'UKRAINE


L'Assemblée nationale a reconnu mardi comme un génocide l'Holodomor ukrainien. Cette famine a été ordonnée par le régime soviétique de Joseph Staline, à l'origine, au début des années 1930, de plusieurs millions de morts. Un vote salué par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dans un tweet publié en français.

V. ZELENSKY SALUE LA DÉCISION "HISTORIQUE" DE L'ASSEMBLÉE


Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky a salué la décision "historique" de l'Assemblée nationale, après qu'elle a reconnu mardi comme un génocide l'Holodomor, la famine provoquée au début des années 1930 en Ukraine par les autorités soviétiques et qui avaient coûté la vie à des millions de personnes.


"Reconnaissance envers les députés de l'Assemblée nationale pour cette décision historique. Le régime totalitaire du Kremlin, passé ou présent, n'a pas pu détruire et ne détruira jamais la vérité et la justice !", a-t-il affirmé dans un tweet publié en français.

L'ASSEMBLÉE RECONNAIT L'HOLODOMOR COMME UN GÉNOCIDE 


L'Assemblée nationale a reconnu mardi comme un génocide l'Holodomor, cette famine provoquée au début des années 1930 en Ukraine par les autorités soviétiques de l'époque, à l'origine de la mort de plusieurs millions de personnes. Dans une résolution adoptée à une quasi-unanimité (168 voix contre 2), les députés ont appelé le gouvernement à en faire de même, pour répondre à la forte attente de Kiev au sujet de ce souvenir douloureux, ravivé par l'invasion russe du pays.


L'Holodomor (extermination par la faim), "c'est l'histoire d'une barbarie organisée" et "l'utilisation de la famine comme une arme politique", a plaidé sa première signataire, la députée Renaissance Anne Genetet. Elle a ponctué son intervention d'un "Vive l'Ukraine libre", en présence de l'ambassadeur d'Ukraine en France. Le texte avait été co-signé par des membres de sept des dix groupes politiques, à l'exception des groupes La France insoumise (LFI), communiste et Rassemblement national (RN).

KIEV SATISFAIT DU "REPORT" DE LA DÉCISION DU CIO SUR PARIS 2024


L'Ukraine s'est dite satisfaite du "report" de la décision du Comité international olympique (CIO) sur une éventuelle participation des athlètes russes et biélorusses aux Jeux de Paris 2024, l'instance internationale ayant évité de trancher la question.


"Nous avons réussi à parvenir à ce que la décision sur l'intégration des Russes et des Bélarusses aux Jeux olympiques en 2024 soit reportée", s'est félicité dans un message posté sur Facebook le ministre ukrainien des Sports, Vadym Goutzaït. Il a dit vouloir "travailler" pour qu'aucun athlète "patriotique" russe "ne puisse entrer dans les arènes sportives internationales". Le CIO recommande la réintégration des Russes et Biélorusses, à condition qu'ils ne "soutiennent pas activement la guerre en Ukraine" et ne soient pas "sous contrat" avec l'armée ou les organes de sécurité.

UNE RÉINTÉGRATION... SOUS CONDITIONS


Le Comité international olympique (CIO) a préconisé, mardi 28 mars, la réintégration des sportifs russes et biélorusses pour les compétitions internationales. Une recommandation qui ne garantit pas leur présence à Paris, que l'instance olympique actera "en temps voulu et à son entière discrétion".

UN HÔPITAL SUR DIX ENDOMMAGÉ EN UKRAINE


Selon l'OGNI américaine Human Rights First (HRF), orientée vers la protection des Droits de l'homme, un hôpital ukrainien sur dix a été directement endommagé par les attaques russes. Un établissement médical local à Tsyrkuny a été détruit.

DES CRITÈRES DE RÉINTÉGRATION "DISCRIMINATOIRES" ?


Le président du Comité olympique russe (COR), Stanislav Pozdniakov, a estimé que les critères émis mardi par le Comité international olympique (CIO) pour permettre la réintégration des sportifs russes et bélarusses dans les compétitions internationales, sous bannière neutre et à titre individuel, étaient "discriminatoires".


"Les critères annoncés pour le retour aux compétitions internationales sont inacceptables. Il s'agit d'une discrimination basée sur la nationalité", a-t-il fustigé lors d'une conférence de presse. Le CIO recommande la réintégration des Russes et Bélarusses, à condition qu'ils ne "soutiennent pas activement la guerre en Ukraine" et ne soient pas "sous contrat" avec l'armée ou les agences de sécurité.

WASHINGTON FAVORABLE À UN TRIBUNAL SPÉCIAL POUR JUGER MOSCOU


Washington s'est déclaré mardi favorable à la création d'un tribunal spécial pour juger de "l'agression" russe en Ukraine, qui soit "enraciné dans le système judiciaire ukrainien". "Les États-Unis soutiennent la mise en place d'un tribunal spécial sur le crime d'agression contre l'Ukraine sous la forme d'une cour internationale qui soit enracinée dans le système judiciaire ukrainien et comprenant des éléments internationaux", a déclaré un porte-parole du département d'État américain.


Le responsable du ministère américain précise que les États-Unis souhaitent obtenir "un soutien international significatif, notamment de nos partenaires européens" et que le tribunal soit "localisé idéalement dans un autre pays en Europe".

RÉINTÉGRER LES RUSSES, "UN JOUR DE HONTE POUR LE CIO"


C'est "un jour de honte" pour le Comité international olympique (CIO), a pesté mardi un vice-ministre polonais des Affaires étrangères, Piotr Wawrzyk, après sa recommandation de réintégrer sous conditions les sportifs russes et biélorusses aux compétitions internationales. "Que s'est-il passé de positif du côté de la Russie pour que ses sportifs participent à des compétitions !! Depuis Boutcha, Irpin, Gostomel !! Depuis les bombardements quotidiens des sites civils !!", a-t-il tweeté. 

POUR KIEV, LA RUSSIE "DOIT SE RETIRER DE CHAQUE MÈTRE CARRÉ"


Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, a lancé un ultimatum à Moscou. À l'occasion d'un forum de discussion sur "la paix en Ukraine", il a exigé mardi que la Russie se retire de "chaque mètre carré du territoire ukrainien. "Il ne peut y avoir de malentendu sur ce que signifie le mot retrait", a-t-il insisté. "Aucun autre pays ne veut plus la paix que l'Ukraine. Mais la paix à n'importe quel prix est une illusion."

LA RECOMMANDATION DU CIO, "UNE GIFLE AUX SPORTIFS UKRAINIENS"


Les premières réactions aux recommandations du Comité international olympique (CIO) n'ont pas tardé. Alors que l'institution olympique a préconisé de réintégrer sous conditions les athlètes russes et biélorusses aux compétitions internationales, Berlin a vivement condamné cette annonce. "C'est une gifle aux sportifs ukrainiens", a pesté la ministre allemande des Sports, Nancy Faeser. "Le sport international doit condamner en toute clarté la guerre d’agression brutale menée par la Russie. Cela ne peut se faire qu’en excluant complètement les athlètes russes et biélorusses."

DE QUOI PARLE-T-ON ?


La Russie affirme mardi avoir abattu une roquette américaine de longue portée GLSDB. Ces armes longue distance ont été promises à l'Ukraine par les États-Unis début février. Elles sont capables de viser des cibles à 150 kilomètres.

DES RUSSES AUX JO 2024 ? LE CIO DÉCIDERA "AU MOMENT APPROPRIÉ"


Le Comité international olympique (CIO) recommande le retour des Russes en compétition "à titre individuel", a annoncé mardi son président Thomas Bach devant la presse. Pour la participation des athlètes russes aux JO de Paris 2024, l'institution olympique décidera "au moment approprié et à son entière discrétion". 

LA RUSSIE SE DIT PRÊTE À DISCUTER AVEC L'AIEA DE ZAPORIJIA


Moscou est encline à discuter de la situation à la centrale nucléaire de Zaporijia avec le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, lors de sa prochaine visite à la centrale, le 29 mars, rapporte l'agence de presse russe Ria Novosti, citant Renat Karchaa, conseiller du directeur général de Rosenergoatom, l'opérateur russe d'électricité nucléaire, interrogé sur la chaîne Rossiya 24.

UNE VILLE UKRAINIENNE BIENTÔT "RAYÉE DE LA SURFACE DE LA TERRE"


Avdiivka "est en train d'être rayée de la surface de la Terre", alerte Vitaliy Barabash, chef de l'administration militaire locale, cité par The Guardian. Cette ville de la région de Donetsk, située à 90 kilomètres de Bakhmout, comptait plus de 30.000 habitants avant la guerre. Il ne reste plus que quelque 2000 civils sur place, alors que l'armée russe intensifie ses frappes. Dans un post Telegram ce haut responsable ukrainien comparait Avdiivka à "un lieu de films post-apocalyptiques". 

LES VÉRIFICATEURS


La presse russe affirme que Kiev a installé un "camp de concentration" près d'Odessa, "pour ceux qui refusent de se battre". La rumeur vient du chef de l'administration du district de Snigirevka. Aucune preuve factuelle ne permet de confirmer la véracité de ses propos, démentis par l'Ukraine. On remonte cet argument de la propagande russe.

DE LA PRISON POUR UN DESSIN


Un tribunal russe a condamné mardi à deux ans de prison un homme accusé d'avoir critiqué l'offensive contre l'Ukraine et qui s'est vu retirer la garde de sa fille à cause d'un dessin anti-guerre de celle-ci.


Alexeï Moskaliov, 54 ans, a été reconnu coupable d'avoir "discrédité" l'armée russe sur les réseaux sociaux et condamné à deux ans d'emprisonnement, a indiqué à l'AFP son avocat, Vladimir Bilienko, au terme d'un procès éclair emblématique de la répression visant ceux qui critiquent l'offensive en Ukraine.


L'homme est actuellement en fuite, selon le tribunal.

SOUTIEN ALLEMAND


La commission budgétaire du Bundestag doit adopter mercredi une hausse significative de l'aide militaire allemande à l'Ukraine, a indiqué mardi une source parlementaire à l'AFP.


Les députés doivent au total se prononcer sur le déblocage de 12 milliards d'euros, à la fois en livraisons d’armes directement à Kiev et en réapprovisionnement de l'armée allemande, qui s'est délestée d'une grande partie de ses stocks au profit de l'Ukraine durant l'année écoulée.


Si ces fonds sont votés, l'aide allemande bondira ainsi d'un montant d'environ 3 milliards jusqu'ici engagés à quelque 15 milliards d'euros, en incluant les montants prévus pour les remplacements d'équipements de la Bundeswehr. 

MISSILES


Le ministère russe de la Défense a affirmé mardi avoir abattu une roquette américaine de longue-portée GLSDB, première confirmation que ces munitions ont été livrées à l'Ukraine qui les juge cruciales pour lancer sa prochaine contre-offensive.


"La défense anti-aérienne (...) a abattu 18 roquettes du système Himars et une roquette guidée GLSDB", a indiqué le ministère dans son communiqué quotidien au sujet de ces bombes d'une portée de jusqu'à 150 km, promises à Kiev par les Etats-Unis début février.

"ECONOMIE DE GUERRE"


Le financement d'une "économie de guerre" visant à l'augmentation des capacités de production de l'industrie de défense française passe par une "mobilisation de l'épargne des Français", préconise un rapport parlementaire publié au moment d'une réunion à l'Elysée sur le sujet.


Il faut "mobiliser l’épargne des Français au bénéfice de l’industrie de défense, via la création d’un livret ou d’un plan d’épargne réglementée ou à travers un emprunt d’État", suggère le député Horizons de Charente-Maritime Christophe Plassard au terme d'une mission "flash".


Son rapport doit être examiné mercredi par la commission des Finances, au lendemain d'une réunion autour d'Emmanuel Macron des industriels de défense pour faire le point sur le passage à une "économie de guerre" appelée de ses voeux par le chef de l'Etat.

JEUX OLYMPIQUES


Plus de 300 escrimeurs ont demandé mardi dans une lettre ouverte adressée au Comité international olympique (CIO) de "maintenir (ses) recommandations de suspension" contre les athlètes russes et bélarusses, autorisés début mars à réintégrer les tournois internationaux.


"Au nom de plus de 300 tireurs actuels ou retraités, nous vous invitons, en tant qu'instance décisionnaire, à maintenir vos recommandations de suspensions des fédérations russes et bélarusses d'escrime et de leurs comités nationaux olympiques, et à vous assurer que la Fédération internationale d'escrime (FIE) suive vos directives", ont écrit ces athlètes dans un courrier adressé à Thomas Bach, président du CIO, et Emmanuel Katsiadakis, président par intérim de la FIE.


Cette prise de position fait suite à la décision, prise le 10 mars par la FIE, de réintégrer les Russes et Bélarusses à partir d'avril - début de la période de qualification pour les Jeux olympiques de Paris-2024 -, "sous réserve d'éventuelles recommandations/décisions futures du CIO".

POINT DE SITUATION


Retour sur les faits marquants de ces dernières 24 heures.

BIELORUSSIE


La Biélorussie accueillera des armes nucléaires "tactiques" russes en réponse aux "pressions" occidentales "sans précédent", a affirmé mardi le ministère bélarusse des Affaires étrangères dans un communiqué.


La Biélorussie est "contraint de prendre des mesures de riposte", a insisté la diplomatie bélarusse, tout en assurant que Minsk n'aura pas le contrôle sur ces armes et que leur déploiement "ne contredit en aucune manière les articles I et II du traité de non-prolifération nucléaire".

SOUTIEN MILITAIRE FRANCAIS


La France va doubler le nombre d'obus de 155 mm livrés à l'Ukraine, les portant à 2.000 par mois, a annoncé le ministre des Armées Sébastien Lecornu dans un entretien au Figaro publié mardi.


Les obus de 155 mm, tirés notamment par les canons Caesar français ou Pzh 2000 allemands et d'une portée pouvant atteindre 40 kilomètres, sont tirés chaque jour en quantités industrielles tant par les Russes que par les Ukrainiens.


Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg avait averti en février que Kiev utilisait plus de munitions que l'Alliance ne pouvait en produire, mettant les stocks et industries de défense occidentales "sous pression". L'Union européenne a depuis décidé de débloquer deux milliards d'euros pour fournir un million d'obus à l'Ukraine.

ESSAIS MILITAIRES


La marine russe a procédé à des essais de missiles anti-navires sur une cible factice en mer du Japon, a annoncé mardi le ministère russe de la Défense. Ces exercices de la flotte russe du Pacifique interviennent une semaine après la visite en Ukraine du Premier ministre japonais Fumio Kishida.


"Dans les eaux de la mer du Japon, des navires lance-missiles de la flotte du Pacifique ont tiré des missiles de croisières Moskit sur une cible navale ennemie factice", a expliqué le ministère sur Telegram. Deux navires ont participé, selon lui, à cet exercice.


"La cible, située à une distance d'une centaine de kilomètres, a été frappée avec succès par un tir direct de deux missiles de croisière Moskit", a ajouté le ministère, précisant que ses forces aéronavales avaient surveillé "la sécurité de l'exercice de combat".

DRAME


Fondateur de Cream Soda, le DJ russe Dima Nova est mort sous la glace de la Volga. L'artiste était connu pour ses critiques envers le chef du Kremlin.

SLOVIANSK


Des missiles russes se sont abattus lundi sur la ville de Sloviansk, dans l'est de l'Ukraine, tuant deux personnes dans leur voiture, blessant plus de 30 autres et détruisant des immeubles, ont indiqué la police et les autorités locales.


"Il y a deux morts et 29 blessés à Sloviansk, des bâtiments administratifs et des bureaux ont subi des dégâts ainsi que cinq immeubles et sept maisons", a d'abord déclaré le gouverneur, Pavlo Kyrylenko, sur Facebook, précisant que les forces russes avaient "frappé le centre de la ville vers 10H30 (07H30 GMT) avec deux missiles S-300".


Selon la police, les deux personnes décédées conduisaient près du centre-ville au moment du bombardement. "Ce sont des victimes prises au hasard", a déclaré à la presse Dmytro Nogin, haut responsable de la police du district de Kramatorsk.

CHARS


Les premiers chars lourds britanniques et allemands sont arrivés en Ukraine, un apport de forces souhaité depuis longtemps par Kiev pour faire face à l'invasion russe.


Ces chars de combat Challenger et Leopard, promis à Kiev au début de l'année, arrivent à temps pour l'offensive de printemps que prévoient les forces ukrainiennes.

EN DIRECT


Bonjour et bienvenue sur ce direct consacré à la situation en Ukraine.

Les premiers chars britanniques Challenger sont arrivés en Ukraine, a annoncé lundi soir le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov, de nouveaux équipements militaires occidentaux pour aider Kiev à repousser l'invasion russe. Reznikov a indiqué que "des Challengers britanniques, des Strykers et des Cougars américains et des Marders allemands" s'étaient "ajoutés aux unités ukrainiennes".

Le ministre a posté une photo de ces véhicules, dans son message posté sur Facebook, sans dire quand ils étaient exactement arrivés. Une porte-parole du ministère ukrainien, Iryna Zolotar, a confirmé à l'AFP que les tanks Challenger "se trouvaient déjà en Ukraine", sans en donner le nombre exact à ce stade.

Des soldats ukrainiens ont achevé leur formation au Royaume-Uni pour apprendre à manier les 14 chars Challenger 2 fournis par Londres à l'Ukraine face à l'invasion russe, a annoncé plus tôt lundi le ministère britannique de la Défense.

Leur entraînement avait commencé peu après l'annonce début janvier de la fournitures de ces chars par le Royaume-Uni. "Le Royaume-Uni envoie les chars Challenger 2, qui seront bientôt aux mains des forces armées" ukrainiennes, avait indiqué le ministère britannique dans un communiqué.


La rédaction de TF1info

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