EN DIRECT - Ukraine : "Je m'en fous des sanctions", moque Dmitri Medvedev sur LCI

Publié le 26 août 2022 à 6h45, mis à jour le 26 août 2022 à 21h24

La centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia a été rebranchée au réseau électrique vendredi après une déconnexion la veille, a annoncé l'opérateur ukrainien Energoatom.
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DÉMOCRATIE 


"Personne n'a jamais dit que la démocratie était un mauvais système. Mais ce n'est pas le point final du développement de l’humanité. [...] Chaque pays suit son propre cours d'évolution, de développement", met en avant l'ancien président russe Dmitri Medvedev. 

EUROPE 


"L’Europe n’est pas homogène, nous le voyons très bien. Des pays sont dans le collimateur, dans le sillage de la politique américaine. Ils fonctionnent dans ce système suzerain/vassal, comme les Pays-Baltes ou la Pologne. Il y a des pays plus indépendants", estime Dmitri Medvedev. "Si les leaders européens veulent un jour rétablir des relations, nous serons pour", ajoute l'ancien président russe. 


"Ce que nous voyons du dialogue entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine est un dialogue plein de respect même si les positions divergent. C'est utile", souligne le dirigeant. 

CRIMES DE GUERRE


"Je suis au service de mon pays. Je m'en fous des sanctions. Je suis sûr que le président Poutine partage la même position", lance Dmitri Medvedev, ancien président de la fédération de Russie, ce vendredi, sur LCI. 


"Si nous n’avions pas été forcés de le faire, nous n’aurions jamais eu recours aux hostilités. Au cours des huit années qui ont suivi le coup d’Etat en Ukraine, la Russie a tenté de faire entendre la raison aux autorités ukrainiennes, à l’Otan, aux Etats-Unis. Personne, personne n’a jamais voulu nous écouter", ajoute l'ancien chef d'État.  

"GUERRE PAR PROCURATION"


"Les États-Unis et les membres de l'Otan sont déjà, de facto, impliqués dans ce conflit. Ils mènent des guerres par procuration. Ils ne font qu'attiser le conflit en fournissant différents types d'armes", a critiqué vendredi Dmitri Medvedev, ancien président de la fédération de Russie, sur LCI. 

ZELENSKY


"Zelensky représente l’Ukraine telle qu’elle est aujourd’hui donc il reste l'interlocuteur. Si la question est de savoir si on peut lui faire confiance, la réponse serait plutôt négative. C’est quelqu’un qui manque d’expérience, qui est dépendant de décisions d’autres pays", lâche Dmitri Medvedev, ancien président de la fédération de Russie, sur LCI. "Il a refusé des négociations normales en s’appuyant pleinement sur l’occident. Il ne mène pas de politique indépendante", fustige-t-il. 


Questionné sur les possibles tentatives russes d'assassinat du président ukrainien, le dirigeant russe a souligné qu'il "n'y a pas de preuves quelconques". "Ce ne sont que des spéculations, allégations", ajoute-t-il. 

GUERRE MONDIALE 


"L'opération militaire spéciale est menée pour éviter la Troisième Guerre mondiale. Si l'Ukraine avait adhéré à l'Otan et qu'un dirigeant fou ukrainien aurait eu l'idée folle de lancer une agression contre la Russie, cela aurait signifié le début de la Troisième Guerre mondiale", a affirmé sur LCI Dmitri Medvedev, ancien président de la fédération de Russie. "Les intérêts vitaux de la Russie sont déjà menacées et c'est pour cela que l'opération militaire spéciale est en cours. Elle vise à protéger le Donbass, à démilitariser les forces armées ukrainiennes et à dénazifier le territoire ukrainien", ajoute-t-il. 

DIMITRI MEDVEDEV 


Depuis le début de l'offensive en Ukraine, Dmitri Medvedev en est un des plus fervents soutiens. Autrefois considéré comme libéral et démocrate, l'ancien Premier ministre s'est mué en faucon. L'éternel second derrière Vladimir Poutine multiplie les déclarations belliqueuses fracassantes. Alors que la guerre est entrée dans son 7e mois, il est l'invité de Darius Rochebin ce 26 août à 20H30.

OTAN 


La Suède et la Finlande ont réaffirmé vendredi leur engagement à combattre le "terrorisme", a indiqué la Turquie à l'issue d'une rencontre en Finlande entre des représentants turcs, suédois et finlandais à propos de l'adhésion à l'Otan des deux pays nordiques, bloquée pour l'heure par Ankara.


"La Finlande et la Suède ont réitéré leur engagement, consigné dans le mémorandum trilatéral [signé fin juin, NDLR], à faire preuve d'une solidarité et d'une coopération totales avec la Turquie dans la lutte contre toutes les formes et manifestations de terrorisme", affirme le texte. 


Une nouvelle rencontre tripartite doit se tenir "à l'automne", a indiqué le ministère finlandais des Affaires étrangères à l'issue de la première réunion tenue vendredi près d'Helsinki.

RÉFUGIÉS UKRAINIENS 


Le grand et unique centre d'accueil pour les réfugiés ukrainiens à Paris va fermer dimanche, a annoncé vendredi la préfecture de la région Île-de-France. 


Un nouvel espace plus modeste sera consacré à l'orientation et l'hébergement d'urgence réservé à ces déplacés. "La fermeture de ce site étant programmée le 28 août prochain, un nouveau centre d'accueil des déplacés ukrainiens ouvrira à cette date" au Paris Event Center, un espace du XIXe arrondissement de la capitale régulièrement utilisé lors des opérations de mise à l'abri de migrants, ont confirmé les autorités. L'accueil des réfugiés ukrainiens "restera inchangé", ont-elles toutefois nuancé. 

TOTALÉNERGIE 


Le géant français TotalEnergies a annoncé vendredi s'être accordé avec son partenaire russe Novatek pour lui céder sa participation de 49% dans la société Terneftegaz, qui exploite le champ gazier de Termokarstovoïe en Russie. Les deux parties ont trouvé un accord "dans des conditions économiques permettant à TotalEnergies de recouvrer les montants investis dans ce champ", indique le communiqué, qui ne donne pas de chiffres. De son côté, Novatek a confirmé qu'il détenait désormais 100% de ce champ.


TotalEnergies est sous pression depuis que Le Monde a publié mercredi son enquête, sur la base de documents et d'investigations menées par l'ONG Global Witness, accusant le gaz de Termokarstovoïe d'avoir pu servir à alimenter les avions de guerre russes engagés en Ukraine. "Tous les condensats instables produits par nos filiales et sociétés liées à Novatek sont traités dans notre usine de stabilisation de condensats de Purovsky", avant d'être "livrés au complexe industriel de Ust-Luga dans la région de Leningrad, qui fabrique des produits dont du kérosène exclusivement exporté hors de Russie", s'est défendue Novatek. "Non, TotalEnergies ne produit pas de kérosène pour l’armée russe", a résumé le groupe français.

ÉNERGIE NUCLÉAIRE


La déconnexion de la centrale nucléaire de Zaporijia, si elle n'a duré que quelques heures, fait planer le risque d'un détournement de l'énergie par les Russes, à leur seul profit.

SLOVAQUIE, POLOGNE : INTERCONNEXION


Les Premiers ministres polonais et slovaque ont inauguré un point d'interconnexion entre les systèmes gaziers de leurs deux pays, destiné à augmenter leur sécurité énergétique fragilisée depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie. 


Grâce à cette installation, la Slovaquie pourra recevoir notamment du gaz de Norvège ou du gaz naturel liquéfié, via la Pologne, a expliqué M. Heger. M. Morawiecki a rappelé que son pays pourrait aussi bénéficier de cette interconnexion permettant par exemple d'acheminer du gaz algérien en Pologne, via l'Italie et la Slovaquie. 

CENTRALE NUCLÉAIRE RACCORDÉE


La centrale nucléaire de Zaporijjia a désormais été raccordée au réseau électrique ukrainien, selon son opérateur. La centrale la plus puissante d'Europe avait été déconnectée hier, alors qu'elle est aux mains des forces russes.

MOINS DE SAUNAS EN FINLANDE


Une campagne nationale destinée à économiser l'énergie appelle les Finlandais à réduire d'un degré la température habituelle de leur chauffage l'hiver prochain et à diminuer le temps passé sous la douche et dans leurs chers saunas. 


Cette campagne, appelée "un degré de moins", et qui doit être lancée le 10 octobre, intervient alors que l'invasion de l'Ukraine par la Russie a provoqué une crise énergétique de grande ampleur. Le géant de l'énergie russe Gazprom a arrêté en mai la livraison de gaz vers la Finlande après le refus du gouvernement finlandais de payer en roubles. 


En 2021, Gazprom avait fourni deux tiers de la consommation de gaz en Finlande, mais seulement 8% du total de sa consommation d'énergie. La culture du sauna en Finlande, une fierté nationale, avait été inscrite en 2020 au patrimoine immatériel de l'Humanité par l'Unesco.

REPORTAGE


Que se passe-t-il autour de la centrale nucléaire de Zaporijia, la plus grande d'Europe ? Désormais aux mains des forces russes, bombardée à sa périphérie ces dernières semaines, la centrale a été déconnectée hier du réseau électrique ukrainien.

NUCLÉAIRE : "INQUIÉTUDE TRÈS FORTE" POUR MACRON


"ll y a une inquiétude et une préoccupation très forte sur la sûreté nucléaire", a réagi le président français depuis Alger, à propos de la situation à la centrale ukrainienne de Zaporijia.


"La guerre en aucun cas ne doit porter atteinte à la sûreté nucléaire (...)", a-t-il souligné, "le nucléaire civil doit être protégé, c'est l'objet de la mission qui se tiendra très rapidement, et pour laquelle nous avons obtenu les garanties de sécurité de la part des Ukrainiens et des Russes".

 

"La souveraineté des États doit être respectée quant aux installations nucléaires", a ajouté Emmanuel Macron.

DES ESPIONS RUSSES EN ALLEMAGNE


Selon le Spiegel, les services allemands auraient détecté la présence d'espions russes autour des sites de formations de militaires ukrainiens en Allemagne.

TURQUIE : COMMERCE AVEC LA RUSSIE


Les entreprises turques ne devraient pas s'inquiéter du risque de sanctions américaines concernant le commerce avec la Russie, a affirmé le ministre des Finances turc après une mise en garde de Washington aux organisations patronales turques. 


"La lettre [du Trésor américain] envoyée aux cercles d'affaires turcs ne devraient pas susciter d'inquiétude", a tweeté Nurettin Nebati, "nos milieux d'affaires devraient ressentir la puissance de l'État à leurs côtés." 


Le ministre réagit pour la première fois à la lettre envoyée par le secrétaire américain adjoint au Trésor Adewale Adeyemo mettant en garde les entreprises et institutions turques faisant du commerce avec la Russie contre le risque de sanctions américaines à leur égard. 


Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan avaient annoncé début août un accord pour renforcer la coopération énergétique et économique, à l'issue de leur rencontre à Sotchi, en Russie. 

MARIANI CONTRE L'INGÉRENCE FRANÇAISE


Le député européen était ce matin l'invité de LCI. Classé comme "pro-russe", Thierry Mariani a estimé que l'invasion de l'Ukraine par Moscou était une "erreur", mais juge aussi que les responsabilités sont partagées.

ÉNERGIE : FLAMBÉE TARIFAIRE AU ROYAUME-UNI


Les tarifs règlementés de l'énergie vont augmenter de 80% à partir d'octobre au Royaume-Uni et les factures de gaz et électricité pourraient augmenter encore "considérablement" l'an prochain en pleine crise du coût de la vie. Le plafond de tarification autorisé va passer de 1.971 livres par an par foyer moyen à 3.549 livres à partir d'octobre, a indiqué le régulateur Ofgem.  


"La hausse reflète la progression continue des cours mondiaux de gros du gaz, démarrée avec les déconfinements post-pandémie, et ont été poussés à des niveaux record quand la Russie a lentement interrompu ses approvisionnements de gaz à l'Europe", argumente l'opérateur. 

KULEBA FUSTIGE TOTAL


Peut-être pas convaincu par les dénégations de Total, le ministre ukrainien des Affaires étrangères fustige la compagnie française dans ce tweet. Le journal Le Monde, ainsi qu'une ONG, ont publié des informations alléguant que Total produisait du kérosène utilisé par les avions de guerre russes engagés en Ukraine.

MEDVEDEV CE SOIR SUR LCI


L'ancien Premier ministre de Vladimir Poutine, et le président de transition qui avait permis à celui-ci de contourner la limitation de mandats, est l'invité de Darius Rochebin ce soir à 20h30. 


Dmitri Medvedev, absent de la scène internationale depuis plusieurs années, est depuis le début de l'offensive russe une des voix les plus belliqueuses de Moscou.

TOTAL SE DÉFEND


TotalEnergies a indiqué avoir reçu de nouveaux éléments de son partenaire russe Novatek confirmant que le combustible fabriqué par leur co-entreprise n'est pas destiné aux avions de guerre russes. Le groupe français dément ainsi de nouveau des informations parues dans Le Monde et rassemblées avec l'ONG Global Witness, selon lesquelles du gaz co-produit par lui en Sibérie aboutit in fine sur des bases de l'armée russe engagée en Ukraine. 


Le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, avait appelé hier à "faire la lumière" sur les accusations contre TotalEnergies, assurant qu'il s'agissait d'un "sujet extrêmement sérieux". 

CENTRALE NUCLÉAIRE


Selon Energoatom, la compagnie d'Etat qui gère les centrales ukrainiennes, l'ensemble des "unités de puissance" de la centrale de Zaporijia sont actuellement déconnectées, et des opérations sont en cours pour tenter de reconnecter deux d'entre elles.

MONUMENT


La Lettonie a démoli hier un monument de Riga datant de l'ère soviétique, conformément à la législation mise en place après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, et malgré les protestations de la minorité russe de cet État balte. 


Des engins de démolition ont été utilisés pour enlever le mémorial de la Deuxième guerre mondiale, haut de 79 mètres, monument qui était devenu un point de ralliement pour les partisans du Kremlin en Lettonie. 

ÉLECTRICITÉ : LA SUISSE S'INQUIÈTE


La Suisse craint manquer d'électricité cet hiver, si les réacteurs nucléaires français à l'arrêt le restent et si Berlin, en raison de la guerre en Ukraine, réduit ses exportations d'électricité produite au gaz. 


En été, la Suisse, château d'eau de l'Europe grâce à ses centaines de centrales hydrauliques, exporte de l'électricité, mais en hiver c'est l'inverse. Ce n'est habituellement pas un problème, mais depuis la guerre en Ukraine, le gaz russe ne coule plus à flots en Europe. Or la Suisse, qui n'a pas de réserves de gaz sur son sol, importe en hiver de l'électricité produite avec du gaz en Allemagne, confrontée cette année à la réduction des livraisons de gaz russe. 

LE POINT SUR LA SITUATION


L'essentiel des dernières 24h en Ukraine, marquées notamment par la déconnexion de la centrale nucléaire de Zaporijia du réseau ukrainien.

ZAPORIJIA


La diplomatie américaine a prévenu, jeudi 25 août, que toute tentative russe de détourner l'énergie nucléaire de l'Ukraine, où la centrale de Zaporijia a été déconnectée du réseau national selon son opérateur, serait "inacceptable". 


"L'électricité qu'elle produit appartient de droit à l'Ukraine et toute tentative de déconnecter la centrale du réseau ukrainien pour rediriger (l'électricité) vers les régions occupées est inacceptable", a déclaré à la presse Vedant Patel, porte-parole du département d'État.  

VOLODYMYR ZELENSKY PREND LA PAROLE


La centrale nucléaire de Zaporijia, en zone occupée dans le sud de l'Ukraine, a été "déconnectée", ce jeudi 25 août, du réseau ukrainien. Le président, Volodymyr Zelensky, a pris la parole sur le sujet hier soir.


"La Russie a mis les Ukrainiens, tout comme l'ensemble des Européens, aux portes d'une catastrophe nucléaire", a-t-il déclaré. 

BIENVENUE SUR CE NOUVEAU LIVE


Bonjour à tous et bienvenue dans ce live du vendredi 26 août 2022, consacré à la guerre en Ukraine. 

Au centre de toutes les inquiétudes en raison de bombardements dont s'accusent mutuellement Russes et Ukrainiens, la centrale de Zaporijjia s'est trouvée ce jeudi "totalement déconnectée" du réseau après des dommages sur les lignes électriques causés par des incendies, a annoncé la compagnie d'État ukrainienne Energoatom. Elle a précisé que les installations nucléaires restaient alimentées par la centrale thermique voisine.

Dans la soirée, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a dit avoir été "informée par l'Ukraine" de cette perte de connexion. "Mais (la centrale) est actuellement en marche", a souligné l'AIEA, confirmant qu'elle "reste connectée" à partir de "la centrale thermique voisine qui peut fournir de l'électricité de secours". 

La diplomatie américaine a prévenu jeudi que toute tentative russe de détourner l'énergie nucléaire de l'Ukraine serait "inacceptable". "L'électricité qu'elle produit appartient de droit à l'Ukraine et toute tentative de déconnecter la centrale du réseau ukrainien pour rediriger (l'électricité) vers les régions occupées est inacceptable", a-t-elle martelé. 


La rédaction de TF1info

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