EN DIRECT - Guerre en Ukraine : "Les risques existent et augmentent" à Zaporijia, affirme le patron de l'AIEA sur LCI

Publié le 26 mars 2023 à 7h00, mis à jour le 26 mars 2023 à 21h05

La Russie a pris en le Bélarus en "otage nucléaire", a estimé dimanche Kiev.
Une déclaration à la suite de l'annonce par Vladimir Poutine d'un déploiement d'armes nucléaires "tactiques" sur le territoire de son allié.
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BIÉLORUSSIE


"C'est un moment, sur le plan international, avec des crises et des tensions. Il y a une dimension nucléaire, liée aux armes nucléaires mais aussi à la possibilité des accidents", note sur LCI Rafael Grossi. "Le déploiement d'armes nucléaires de pays tiers dans le territoire d'un autre pays n'est pas nouveau", indique-t-il, en référence à la récente annonce de Moscou de déployer des armes nucléaires en Biélorussie. "Ça ajoute à une situation qui n'est pas bonne mais on ne peut pas dire que ce soit une nouveauté", ajoute le directeur de l'AIEA. 

ZAPORIJIA


La centrale de Zaporijia est toujours sous la menace des attaques, affirme Rafael Grossi, ce dimanche sur LCI. "Les risques existent et augmentent. Tout le monde sait que, dans cette région, il y a des offensives et contre-offensives. Il y a une mobilisation militaire croissante. Donc les risques d'un accident majeur augmentent proportionnellement", explique-t-il. 


Pour éviter un accident de grande ampleur, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) "essaye d'établir une protection pour cette centrale". "J'essaye de raisonner les uns et les autres pour éviter qu'à la tragédie de la guerre, on ajoute un accident nucléaire majeur", ajoute-t-il, en chemin pour l'Ukraine. 

UNION EUROPÉENNE 


Par la voix de Josep Borrell, chef de la diplomatie des 27, l'UE a menacé dimanche la Biélorussie de nouvelles sanctions si le pays venait à accueillir des armes nucléaires russes. "L'accueil par la Biélorussie d'armes nucléaires russes constituerait une escalade irresponsable et une menace pour la sécurité européenne. La Biélorussie peut encore arrêter cela, c'est son choix. L'UE se tient prête à réagir par de nouvelles sanctions", a prévenu le représentant. 

LA FRANCE "CONDAMNE" L'ANNONCE DE MOSCOU 


Le ministère français des Affaires étrangères a "condamné" dimanche "l’annonce faite par le Président russe d’un accord conclu entre la Russie et la Biélorussie pour y déployer des armes nucléaires". Paris évoque "un élément supplémentaire d’érosion de l’architecture internationale de la maîtrise des armements" et appelle la Russie "à faire preuve de la responsabilité attendue d’un Etat doté de l’arme nucléaire et à revenir sur cet accord déstabilisant". 

BIEN PLUS QU'UN MATCH 


Après une superbe victoire en Italie (1-2), l'Angleterre veut poursuivre, ce dimanche à Wembley, son sans-faute en ce début des éliminatoires à l'Euro 2024. Un nouveau test attend les Three Lions contre l'Ukraine, dans un match qui aura, pour des raisons évidentes, une saveur particulière.

ARMES NUCLÉAIRES


Les États-Unis n'ont "aucune indication" laissant penser que Moscou a transféré des armes nucléaires en Biélorussie, a indiqué dimanche Washington. "Nous n'avons aucune indication qu'il ait tenu son engagement ou qu'aucune arme nucléaire n'ait été transférée", a affirmé John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale. "En fait, nous n'avons aucune indication qu'il ait l'intention de recourir à des armes nucléaires en Ukraine", a-t-il ajouté. À ce stade, les États-Unis n'ont pas l'intention de "changer (leur) positionnement en matière de dissuasion stratégique".

"DANGEREUX ET IRRESPONSABLE"


"La rhétorique nucléaire de la Russie est dangereuse et irresponsable", a estimé dimanche l'Otan après l'annonce par le président russe Vladimir Poutine d'un déploiement d'armes nucléaires "tactiques" sur le territoire de son allié, la Biélorussie. "L'Otan est vigilante et nous suivons de près la situation", a déclaré la porte-parole de l'Alliance, Oana Lungescu. "Nous n'avons constaté aucun changement dans le dispositif nucléaire de la Russie qui nous amènerait à ajuster le nôtre", a-t-elle souligné.

UNE "NOUVELLE TENTATIVE D'INTIMIDATION NUCLÉAIRE"


Le gouvernement allemand a dénoncé une "nouvelle tentative d'intimidation nucléaire" de la part de la Russie après l'annonce par Vladimir Poutine du déploiement de missiles "tactiques" sur le territoire du Bélarus.


"Nous n'allons pas nous laisser dévier de notre cap" par ces menaces, a indiqué à l'AFP un responsable du ministère des Affaires étrangères sous couvert de l'anonymat. "La comparaison faite par le président Poutine avec les missiles nucléaires de l'Otan est erroné et ne peut servir de justification", a-t-il ajouté, soulignant aussi que le Bélarus "va à l'encontre" de son engagement à rester un territoire sans armes nucléaires.

RETOUR DE L'AIEA


Rafael Grossi a annoncé se rendre à la centrale ukrainienne, en situation "précaire". Une deuxième visite pour le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique en sept mois.

71 DRONES SHAHED


Selon le bilan quotidien des renseignements britanniques, depuis le début du mois, la Russie a envoyé en Ukraine 71 drones iraniens Shahed en Ukraine. Cette salve a été lancée après une pause de deux semaines durant lesquelles le pays aurait été ré-approvisionné. 

"OTAGE NUCLÉAIRE"


"Le Kremlin a pris le Bélarus comme otage nucléaire", a estimé sur Twitter le secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien Oleksiï Danilov, à la suite de l'annonce par le président Vladimir Poutine d'un déploiement d'armes nucléaires "tactiques" sur le territoire de son allié. Selon lui, cette décision est un "pas vers la déstabilisation internationale du pays".

LE POINT SUR LA SITUATION


Retrouvez un résumé des principales informations liées au conflit du samedi 25 mars.

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Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la guerre en Ukraine. Retrouvez ici toutes les informations majeures liées au conflit débuté par la Russie il y a 396 jours.

Recep Erdogan pousse Vladimir Poutine à négocier. Le président turc a échangé ce samedi avec le maître du Kremlin. Dans un tweet, la présidence turque dévoile le contenu de cette conversation. Erdogan a manifesté son attachement à la nécessité de mettre fin à la guerre entre l'Ukraine et la Russie "par le biais de négociations dès que possible". Depuis le début de la guerre, la Turquie tente de jouer les médiateurs entre les deux nations. Un jeu d'équilibriste complexe car le pays soutient l'Ukraine et appelle au respect de son intégrité territoriale tout en continuant à entretenir des relations amicales avec la Russie.

Lors de cette conversation, le président Erdogan a également "remercié le président Poutine pour sa position favorable à le reconduction de l'initiative sur les céréales de la mer Noire". À l'issue de négociations sous les auspices d'Ankara et de l'ONU, l'accord international de juillet 2022 sur l'exportation des céréales ukrainiennes, crucial pour éviter une crise alimentaire mondiale, a été étendu in extremis samedi 18 mars mais Kiev et Moscou divergeaient sur la durée de la prolongation. Selon les Ukrainiens, il a été prolongé de 120 jours alors que les Russes affirment qu'il a été étendu pour 60 jours. 


La rédaction de TF1info

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