EN DIRECT - Guerre en Ukraine : Zelensky accuse la Russie de "réprimer" les musulmans de Crimée

Publié le 7 avril 2023 à 6h45, mis à jour le 7 avril 2023 à 21h20

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé vendredi la Russie de mener une "répression" de la communauté tatare de Crimée.
Il s'est engagé à reprendre la péninsule annexée, à l'occasion d'une rupture du jeûne de ramadan à Kiev.
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L'UKRAINE NE RENONCERA PAS A LA CRIMÉE


Renoncer à la Crimée, annexée par Moscou en 2014, pour mettre fin à la guerre au conflit ? C'est ce qu'a suggéré le président brésilien Lula aux autorités ukrainiennes. Mais Kiev semble toujours résolu à exclure cette option. 

RUSSIE : UN JOURNALISTE AMÉRICAIN DU WALL STREET JOURNAL OFFICIELLEMENT INCULPÉ D'"ESPIONNAGE", WASHINGTON EXIGE SA LIBÉRATION


Le journaliste américain Evan Gershkovich, arrêté en Russie la semaine dernière, a été officiellement inculpé d'"espionnage" vendredi, une accusation qu'il rejette, ont rapporté les agences de presse russes. 


Selon Interfax, M. Gershkovich, correspondant du Wall Street Journal ayant également travaillé pour l'AFP par le passé, est poursuivi sur la base de l'article 276 du code pénal russe, un chef d'accusation passible de 20 ans de prison. L'agence Tass a rapporté que le journaliste avait "catégoriquement" nié les accusations retenues contre lui.


Aussitôt et d'une même voix, les chefs démocrate et républicain du Sénat américain ont exhorté vendredi à la libération "immédiate" du journaliste Evan Gershkovich. "Nous condamnons fermement la détention arbitraire de ce citoyen américain et reporter au Wall Street Journal", ont écrit le démocrate Chuck Schumer et le républicain Mitch McConnell dans un rare communiqué commun. 


Les deux ténors du Congrès ont exigé la "libération immédiate de ce journaliste indépendant, respecté dans le monde entier".

CÉRÉALES UKRAINIENNES : LAVROV MENACE DE SUSPENDRE L'ACCORD D'EXPORTATION 


Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a menacé vendredi à Ankara de suspendre l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes si les ventes de produits agricoles russes restent entravées. M. Lavrov s'exprimait devant la presse à l'issue d'un entretien avec son homologue turc Mevlüt Cavusoglu, dont le pays s'est beaucoup investi dans la conclusion de cet accord l'été dernier.


"S'il n'y a aucun progrès dans la levée des obstacles aux exportations d'engrais et de céréales russes, alors nous nous demanderons si cet accord est nécessaire", a prévenu M. Lavrov. L'accord, qui permet d'exporter les céréales ukrainiennes via la mer Noire malgré la guerre, a été prolongé le 19 mars.

L'UKRAINE VA SUSPENDRE SES EXPORTATIONS DE CÉRÉALES VERS LA POLOGNE, SELON UN ACCORD


Kiev et Varsovie ont décidé de suspendre les exportations de certaines céréales et oléagineux vers la Pologne où leur afflux massif et incontrôlé a déstabilisé le marché local, ont annoncé vendredi les ministres de l'Agriculture des deux pays. Cet accord ne concerne pas le transit par la Pologne de ces produits vers d'autres pays, ont-ils souligné aux journalistes. 


"La partie ukrainienne se retiendra, et c'est jusqu'à la nouvelle saison, d'exporter le blé, le maïs, le colza et les graines de tournesol", a indiqué le nouveau ministre polonais Robert Telus qui a pris ses fonctions jeudi. "Nous ne parlons pas du transit" qui sera maintenu mais "sera contrôlé de très près", a-t-il précisé. 

CÉDER LA CRIMÉE ? LA SUGGESTION DU BRÉSIL REPOUSSÉE PAR L'UKRAINE


Jeudi, le président brésilien Lula a suggéré à Kiev de céder la péninsule de Crimée à la Russie pour mettre fin à la guerre, estimant que Volodymyr Zelensky ne pouvait "pas tout vouloir". Mais l'Ukraine a affirmé ce vendredi qu'elle n'y renoncerait pas.


"Il n'y a aucune raison légale, politique ou morale justifiant qu'on abandonne ne serait-ce qu'un centimètre de territoire ukrainien", a écrit sur Facebook le porte-parole de la diplomatie ukrainienne, Oleg Nikolenko, tout en assurant apprécier "les efforts du président brésilien pour trouver un moyen d'arrêter l'agression russe". "Tout effort de médiation pour rétablir la paix en Ukraine doit être fondé sur le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale pleine et entière de l'Ukraine en accord avec les principes de la charte des Nations Unies."

ACCORD SUR LES CÉRÉALES : MOSCOU MENACE DE LE REMETTRE EN CAUSE


Moscou a menacé ce vendredi de remettre en cause l'accord permettant l'exportation des céréales ukrainiennes, si rien n'est fait pour lever les obstacles aux exportations d'engrais et de produits alimentaires russes.


"S'il n'y a aucun progrès dans la levée des obstacles aux exportations d'engrais et de céréales russes, alors nous nous demanderons si cet accord est nécessaire", a déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, lors d'un déplacement à Ankara (Turquie).

POUR LA PAIX, UN "NOUVEL ORDRE MONDIAL" NÉCESSAIRE, SELON MOSCOU


Des négociations de paix sur l'Ukraine ne sont possibles que si elles visent à l'établissement d'un "nouvel ordre mondial" sans domination américaine, a estimé ce vendredi le ministre russe des Affaires étrangères, lors d'un déplacement en Turquie.


"Les négociations ne peuvent avoir lieu que sur la base de la prise en compte des intérêts russes", a déclaré Sergueï Lavrov. "Il s'agit des principes sur lesquels seront fondés le nouvel ordre mondial", a-t-il ajouté, lors d'une conférence de presse avec son homologue turc, Mevlüt Cavusoglu.

CHUTE DU ROUBLE RUSSE


Après un record de faiblesse jeudi, la monnaie russe a plongé ce vendredi à son plus bas depuis un an, tombant dans la matinée à 82,4 roubles pour un dollar et 90 pour un euro, du fait notamment de la chute des revenus de Moscou en devises sur fond de sanctions.

DOCUMENTS CONFIDENTIELS


D'après le New York Times, les États-Unis enquêtent actuellement sur une fuite de documents confidentiels sur la stratégie en Ukraine. Ils contiendraient notamment des informations cruciales sur les munitions.

LE POINT SUR LA SITUATION


En visite à Pékin, Emmanuel Macron a appelé son homologue chinois XI Jinping à "ramener la Russie à la raison". Mais le Kremlin a affirmé dans la foulée qu'il n'y avait à ce jour "pas de perspective de règlement politique" de la guerre en Ukraine. Voici les faits marquants de ces dernières 24 heures.

FUITE DE DOCUMENTS CONFIDENTIELS


Le Pentagone tente d'identifier la source de fuites de documents classifiés détaillant la stratégie des États-Unis et de l'Otan pour soutenir l'Ukraine, qui ont été publiés cette semaine sur les réseaux sociaux, a révélé le New York Times.


Ces documents, qui datent du début du mois de mars selon le quotidien américain, évoquent par exemple le rythme auquel les forces ukrainiennes utilisent les cruciales munitions des lance-roquettes mobiles Himars, ou encore le calendrier des livraisons d'armes ou des formations fournies par l'Occident aux soldats de Kiev.

Guerre en Ukraine : fuite de documents secrets américainsSource : TF1 Info

RUSSIE : 25 ANS DE PRISON REQUIS CONTRE UN OPPOSANT


Le parquet russe a requis 25 ans de prison contre l'opposant Vladimir Kara-Mourza, accusé notamment de haute trahison, une affaire emblématique de la répression tous azimuts en Russie depuis le début de l'offensive en Ukraine.


"Je confirme, (le procureur a requis) 25 ans de privation de liberté", a déclaré à l'AFP Vadim Prokhorov, l'avocat de Kara-Mourza, à l'issue d'une audience de ce procès. Il est visé par trois graves accusations : "haute trahison", diffusion de "fausses informations" sur l'armée russe et travail illégal pour une organisation "indésirable".

RENONCER À LA CRIMÉE, LA SUGGESTION DU BRÉSIL


Le président brésilien Lula a suggéré à l'Ukraine de céder la péninsule de Crimée à la Russie pour mettre fin à la guerre. Le président russe Vladimir Poutine "ne peut pas s'emparer du territoire de l'Ukraine. Peut-être discutera-t-on de la Crimée. Mais ce qu'il a envahi en plus, il doit y repenser", a déclaré Lula pendant une rencontre avec des journalistes à Brasilia.


"Zelensky ne peut pas tout vouloir non plus", a poursuivi le président brésilien. "Le monde a besoin de tranquillité [...] Nous devons trouver une solution."

Bonjour et bienvenue sur TF1info pour suivre l'actualité de la guerre en Ukraine en ce vendredi 7 avril 2023.

Le parquet russe a requis jeudi 25 ans de prison contre l'opposant Vladimir Kara-Mourza, accusé notamment de haute trahison, une affaire emblématique de la répression en Russie depuis le début de son offensive en Ukraine. "Je confirme, (le procureur a requis) 25 ans de privation de liberté", a dit à l'AFP Vadim Prokhorov, l'avocat de Kara-Mourza, à l'issue d'une audience de ce procès qui se déroule à huis clos.

Dans une même affaire, il est visé par trois graves accusations : "haute trahison", diffusion de "fausses informations" sur l'armée russe, et travail illégal pour une organisation "indésirable". La peine cumulée requise pour ces crimes est la plus lourde prévue par le code pénal.

Vladimir Kara-Mourza, en détention provisoire depuis avril 2022, est un opposant de longue date à Vladimir Poutine. Il a failli mourir après avoir été, selon lui, empoisonné à deux reprises, en 2015 et 2017, des tentatives d'assassinat qu'il attribue au régime russe. Plusieurs audiences de son procès, qui s'est ouvert le 13 mars dernier, ont d'ailleurs été reportées du fait de son état de santé fragile. Selon son avocat, l'opposant souffre de polyneuropathie et de pathologie neuromusculaire, conséquence des deux empoisonnements.

Vladimir Kara-Mourza fut un proche de l'opposant Boris Nemtsov, assassiné par balles à deux pas du Kremlin en 2015, et de Mikhaïl Khodorkovski, richissime homme d'affaires qui a passé une décennie en prison pour son opposition à Vladimir Poutine.

La plupart des détracteurs du maître du Kremlin sont aujourd'hui en prison ou en exil. Le plus connu, Alexeï Navalny, purge une peine de neuf ans de prison pour fraude, une affaire largement vue comme étant politique. Il avait été arrêté en janvier 2021 à son retour en Russie, après une convalescence en Allemagne à la suite d'un empoisonnement en Sibérie dont il accuse le Kremlin. 

Une autre figure de l’opposition, Ilia Iachine, purge une peine de huit ans et demi de colonie pénitentiaire après avoir été condamné en décembre pour ses critiques de l'offensive contre l'Ukraine.


La rédaction de TF1info

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