Ukraine : Kherson libéré, un tournant dans la guerre ?
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EN DIRECT - Guerre en Ukraine : la Crimée frappée par une "attaque de drone"

La rédaction de TF1info
Publié le 22 novembre 2022 à 6h45, mis à jour le 22 novembre 2022 à 18h36
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La Crimée a été frappée ce mardi par une "attaque de drone", selon les autorités installées par Moscou.
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CRIMEE


Les forces ukrainiennes visent-elles les installations électriques de Crimée ? Nos explications. 

Crimée : Kiev vise aussi les centrales électriquesSource : TF1 Info
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DRAG QUEENS


La chambre basse du Parlement russe, la Douma, doit prochainement voter en deuxième lecture des amendements élargissant considérablement une loi décriée datant de 2013 et visant à "protéger" les enfants contre la "propagande" LGBT+.


Cette initiative arrive au moment où le président Vladimir Poutine s'est raidi dans la défense des valeurs qu'il qualifie de "traditionnelles", en plein virage conservateur accompagnant son attaque militaire en Ukraine.


Les modifications visent à interdire aussi la "propagande" visant les adultes, ce qui, craignent les défenseurs des droits des LGBT+, pourrait concerner un large éventail de domaines, des livres aux films, en passant par les publications sur les réseaux sociaux ou les spectacles comme le "Draglesque Brunch".


La situation s'est encore aggravée après le lancement de l'offensive contre l'Ukraine en février, les autorités présentant le durcissement de la loi sur la "propagande" LGBTQ+ comme un acte de défense dans une guerre idéologique contre les Occidentaux.

AGENCE SPATIALE EUROPÉENNE


L'Europe va-t-elle rester un géant de l'espace ? L'Agence spatiale européenne (ESA) va voter mercredi un budget décisif pour rester dans la course, et dévoiler au public sa nouvelle et très attendue promotion d'astronautes.


Les négociations s'annonçaient ardues sur les lanceurs, sujet crucial pour un accès autonome à l'espace. La souveraineté européenne est fragilisée par les retards d'Ariane 6 -considérée comme la riposte à Space X- et la guerre en Ukraine, qui a privé l'Europe des lanceurs russes Soyouz. L'ESA a, par exemple, été contrainte de recourir aux services de la société d'Elon Musk pour lancer deux missions

PÉTROLE RUSSE 


La coalition des Etats souhaitant imposer un plafonnement du prix du pétrole russe, qui regroupe le G7, l'Union européenne et l'Australie, devrait annoncer la limite envisagée "dans les prochains jours", selon un responsable du Trésor, le ministère américain des Finances.


"Dans les prochains jours, notre coalition annoncera le niveau de prix pour le pétrole et le gaz" produits par la Russie, "nous travaillons avec nos partenaires afin de finaliser cela", a expliqué ce responsable lors d'un point presse téléphonique.

ATTAQUE DE DRONES EN CRIMÉE ?


C'est ce qu'a annoncé le gouverneur local de Crimée, mis en place par Moscou. Les forces ukrainiennes ont enchaîné les succès sur le front sud, dans la région de Kherson, les rapprochant de la péninsule de Crimée, qu'ils revendiquent toujours, malgré la proclamation de son annexion par Moscou en 2014- jamais reconnue par la communauté internationale.

International
Guerre en Ukraine : une "attaque de drones" en Crimée

Guerre en Ukraine : une "attaque de drones" en Crimée

KULEBA CRAINT LA "FATIGUE" DE L'UE


Le chef de la diplomatie ukrainienne a mis en garde l'Union européenne contre la "fatigue" face à la guerre en Ukraine, pressant l'adoption d'un nouveau paquet de sanctions contre Moscou. 


"J'appelle mes collègues dans l'UE" à "rejeter tout doute" et toute "fatigue", a déclaré Dmytro Kouleba lors d'une conférence de presse en ligne, et à "finaliser au plus vite le neuvième paquet de sanctions" qui est "attendu depuis longtemps".


"Si nous, les Ukrainiens, ne sommes pas fatigués, le reste de l'Europe n'a pas de droit moral ni politique de se fatiguer", a martelé le ministre. Il a notamment exigé de sanctionner l'opérateur nucléaire Rosatom, en raison de son rôle dans l'occupation par la Russie de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia, la plus grande d'Europe.  

ZELENSKY EN APPELLE AUX MAIRES DE FRANCE


Le président ukrainien a appelé les maires français à fournir de l'aide à son pays pour empêcher la Russie d'utiliser le froid cet hiver "comme arme de destruction massive", dans un message diffusé lors du congrès de l'AMF à Paris. 


"Le Kremlin veut transformer le froid de l'hiver en arme de destruction massive", a affirmé le président dans une vidéo sous-titrée diffusée lors d'un hommage à l'Ukraine organisé par l'Association des maires de France (AMF) à l'occasion de son congrès auquel s'est rendue une délégation d'élus ukrainiens.  


"Pour survivre à cet hiver et ne pas permettre à la Russie de transformer le froid en outil de terreur et de soumission, nous avons besoin de beaucoup de choses", a expliqué M. Zelensky, mentionnant notamment "des générateurs de différentes capacités", de "l'aide au déminage (et) du matériel pour les pompiers, les sauveteurs et les médecins". 

BANQUE MONDIALE : AIDE SUPPLÉMENTAIRE


La Banque mondiale (BM) accorde une enveloppe de 4,5 milliards de dollars supplémentaires en soutien à l'Ukraine afin de lui permettre de "faire fonctionner les services essentiels et le gouvernement". 


Ce soutien, qui s'intègre au programme PEACE mis en place par la BM à destination de l'Ukraine, doit permettre au gouvernement de "payer les salaires des employés des hôpitaux, du gouvernement et des écoles, ainsi que les pensions de retraite, les salaires des fonctionnaires et les programmes d'aide sociale", a détaillé l'institution dans un communiqué. 

ATTAQUE DE DRONES EN CRIMÉE ?


La Crimée serait actuellement frappée par une "attaque de drone", selon les autorités locales mises en place par Moscou. "Il y a une attaque avec des drones", a déclaré sur Telegram le gouverneur de la région administrative de Sébastopol en Crimée, Mikhaïl Razvojaïev. "Nos forces de défense aérienne sont en train de travailler en ce moment même", a ajouté ce responsable de la province ukrainienne, annexée par la Russie en 2014.

MIKOLAÏV : COMBATS EN COURS


Des combats sont en cours sur la pointe de Kinbourne, bout de terre niché à la pointe de la rive gauche du Dniepr, près de Mikolaïv, dans le sud de l'Ukraine.


"Il nous reste trois localités [à reprendre] sur la péninsule de Kinbourne" avant de libérer entièrement la région de Mikolaïv (sud), a affirmé le gouverneur régional, Vitali Kim. La prise par l'armée ukrainienne de ces trois derniers villages de la région de Mikolaïv aux mains des Russes marquerait une victoire importante pour Kiev, quelques jours après avoir chassé les troupes de Moscou de Kherson, principale ville occupée jusque-là sur le front méridional. La Russie avait conquis cette zone dans les premiers jours de son invasion de l'Ukraine, en février dernier. 

MOSCOU ET LA HAVANE FACE AUX "YANKEES"


Le président russe Vladimir Poutine et son homologue cubain Miguel Diaz-Canel, en visite à Moscou, ont affiché un front uni face à l'"empire yankee", les Etats-Unis, que l'homme fort de La Havane a même qualifié d'"ennemi commun". 


M. Diaz-Canel est l'un des rares dirigeants étrangers à avoir fait le déplacement en Russie depuis le début en février de l'offensive de Moscou contre l'Ukraine, vivement condamnée à travers le monde.

BORIS GOUDOUNOV : LA SCALA DÉFEND SON CHOIX


La Scala de Milan est loin de "faire de la propagande" pour Vladimir Poutine en ouvrant sa saison avec l'opéra "Boris Godounov" du compositeur russe Modeste Moussorgski, a assuré son directeur Dominique Meyer, critiqué pour cette programmation en pleine guerre en Ukraine. 


Le consul ukrainien à Milan, Andrii Kartysh, avait demandé en vain au prestigieux théâtre de "revoir" la programmation pour sa traditionnelle "Prima" du 7 décembre, estimant qu'il existait un risque d'"éléments propagandistes" en faveur du président russe.

 

"Nous ne faisons l'apologie de personne et certainement pas de M. Poutine, c'est ridicule", a déclaré M. Meyer. L'opéra de Moussorgski porte sur le tsar russe Boris Godounov, basé sur le drame éponyme d’Alexandre Pouchkine, et a été composé entre 1869 et 1872. 

EXPLOSIONS


Des explosions ont tué trois personnes dans la région russe de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, a annoncé mardi le gouverneur de ce territoire régulièrement frappé par des tirs et où des fortifications sont en construction.


Sur Telegram, le gouverneur Viatcheslav Gladkov a indiqué qu'une femme était morte après avoir subi un traumatisme crânien lors d'un bombardement à Chebekino, une ville située à huit kilomètres de l'Ukraine.


Selon la même source, deux personnes ont été tuées dans l'explosion "d'une munition d'un type non identifié" dans le village de Starosselié, frontalier de l'Ukraine et où l'état d'urgence est en vigueur depuis le 27 octobre, d'après le gouverneur.

DU GAZ RUSSE SIPHONNÉ ?


Le géant russe Gazprom a menacé mardi de réduire ses livraisons de gaz vers la Moldavie en accusant l'Ukraine de siphonner le gazoduc qui transite sur son territoire.


"Le volume de gaz fourni par Gazprom au point de passage de Soudja pour transiter vers la Moldavie via le territoire de l'Ukraine dépasse (en réalité) le volume" qui parvient à la frontière entre l'Ukraine et la Moldavie, a déploré le géant gazier, propriété de l’État russe.


Selon Gazprom, l'Ukraine a accumulé illégalement 52,5 millions de mètres cubes de gaz en novembre en "violant" une partie des livraisons pour l'utiliser à ses propres fins.


Le géant russe a ainsi menacé de "réduire l'approvisionnement en gaz au point de passage de Soudja (...) à partir du 28 novembre à 10H00", si Kiev continuait de siphonner du gaz à destination d'autres pays.

KHERSON


Les enquêteurs ukrainiens ont affirmé mardi avoir arrêté pour "trahison" un responsable des centres de détention provisoire russes à Kherson (sud), ville libérée le 11 novembre après plus de huit mois d'occupation des troupes de Moscou.


"Dès les premiers jours de l'occupation de Kherson, cet employé d'un centre de détention a travaillé pour les envahisseurs (...) en tant que responsable des centres de détention provisoire et des lieux d'exécution des peines", a indiqué le Bureau d'Etat d'enquête ukrainien (SBI) dans un communiqué.


Selon le SBI, cet employé "a permis l'évasion de criminels emprisonnés juste avant la libération de Kherson".

DES MOINES DANS LE VISEUR DE KIEV


Les services de sécurité ukrainiens (SBU) ont lancé une perquisition dans le principal monastère de la capitale, soupçonné de liens avec la Russie, ont-ils annoncé dans un communiqué.


Le SBU "mène des mesures de contre-espionnage" sur le site de la laure des Grottes de Kiev "pour contrer les activités subversives des services spéciaux russes en Ukraine", a-t-il indiqué sur Telegram, précisant que cette perquisition était menée "conjointement avec la police nationale et la garde nationale".


Situé au sud du centre-ville de la capitale ukrainienne, la laure des Grottes de Kiev, construite au milieu du XIe siècle, est le plus ancien monastère d'Ukraine. Il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1990.

BILAN DU JOUR


Les faits marquants des dernières vingt-quatre heures.

ELYSEE


Le président français Emmanuel Macron et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky ont évoqué lundi, lors d'un entretien téléphonique, "l'absolue nécessité de préserver la sécurité et la sûreté" de la centrale nucléaire de Zaporijjia, de nouveau bombardée ce week-end.


"J'étais avec le président Zelensky pour un appel urgent", a déclaré le chef de l'Etat français lors d'un discours à Paris à la conférence internationale de soutien à la Moldavie, victime collatérale de l'invasion russe de l'Ukraine. Il a expliqué cet appel par "le contexte qui continue d'être très difficile", avec "les bombardements qu'a encore subi l'Ukraine, les menaces qui pèsent sur la centrale de Zaporijjia".


Selon la présidence, il "a dit sa vive préoccupation" quant aux "nouveaux tirs contre la centrale" en Ukraine, que Moscou et Kiev s'accusent mutuellement d'avoir bombardée. 

WASHINGTON DÉNONCE DES CRIMES DE GUERRE SYSTÉMIQUES


La Russie s'est livrée à des "crimes de guerre systémiques" partout où elle a déployé des troupes en Ukraine, a accusé lundi une haute responsable américaine, se disant confiante qu'à terme les responsables russes pourront en rendre compte devant la justice.


"Nous disposons de preuves qui s'accumulent démontrant que cette agression (l'invasion russe, ndlr) s'est accompagnée de crimes de guerre systémiques commis dans toutes les régions où les forces russes ont été déployées", a déclaré à des journalistes Beth Van Schaack, diplomate chargée de la justice pénale internationale au département d'Etat, citant des exécutions sommaires, cas de torture ou de traitements inhumains ou encore le déplacement contraint de personnes et d'enfants.

SITES DE TORTURES RUSSES À KHERSON


Le parquet général ukrainien a annoncé lundi avoir découvert quatre "sites de torture" utilisés par les Russes à Kherson lors de leur occupation de cette ville du sud de l'Ukraine jusqu'à sa reprise par les troupes de Kiev le 11 novembre.


Selon le parquet, les enquêteurs ukrainiens se sont rendus dans "quatre" immeubles, notamment des "centres de détention provisioire" d'avant-guerre, "où, lors de la prise de la ville, les occupants ont illégalement détenu des personnes et les ont brutalement torturées".


"Des morceaux de matraques en caoutchouc, une batte en bois, un appareil utilisé par les occupants pour électrocuter les civils, une lampe à incandescence et des balles (…) ont été saisis", a ajouté la même source, dix jours après la reprise de Kherson par l'armée ukrainienne.

BIENVENUE SUR LE DIRECT UKRAINE DU MARDI 22 NOVEMBRE


Retrouvez toutes les actualités du jour sur la guerre en Ukraine dans ce fil d'informations en direct.

La Russie s'est livrée à des "crimes de guerre systémiques" partout où elle a déployé des troupes en Ukraine, a accusé lundi une haute responsable américaine, se disant confiante qu'à terme les responsables russes pourront en rendre compte devant la justice. "Nous disposons de preuves qui s'accumulent démontrant que cette agression (l'invasion russe, ndlr) s'est accompagnée de crimes de guerre systémiques commis dans toutes les régions où les forces russes ont été déployées", a déclaré à des journalistes Beth Van Schaack, diplomate chargée de la justice pénale internationale au département d'État, citant des exécutions sommaires, cas de torture ou de traitements inhumains ou encore le déplacement contraint de personnes et d'enfants. 

"Lorsque vous constatez de tels actes systémiques, y compris la mise en place d'un vaste réseau de déplacements contraints, il est très difficile d'imaginer que ces crimes aient pu être commis sans que la responsabilité en incombe au plus haut de la chaîne de commandement", à savoir le président russe Vladimir Poutine, a-t-elle dit. 

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Les propos de la diplomate interviennent peu après que le parquet général ukrainien a annoncé lundi avoir trouvé quatre "sites de torture" utilisés par les Russes à Kherson (sud) avant leur retraite forcée de la région il y a une dizaine de jours. La responsable, qui a évoqué un "nouveau Nuremberg", en référence aux procès des responsables nazis après la Seconde Guerre mondiale, s'est dite confiante dans le fait que les enquêtes menées actuellement, au sein de la Cour pénale internationale (CPI) par exemple, puissent aboutir à des mises en accusation en temps voulu. 


La rédaction de TF1info

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