Hong Kong se soulève contre Pékin

EN DIRECT - Hong Kong : Pékin sanctionne la marine et des ONG américaines

La rédaction de LCI
Publié le 4 décembre 2019 à 11h01, mis à jour le 4 décembre 2019 à 11h34
JT Perso

Source : TF1 Info

CRISE – La colère ne retombe pas à Hong Kong malgré le retrait du texte sur les extraditions qui avait mis le feu aux poudres. Des affrontement entre manifestants pro-démocratie et forces de l'ordre paralysent l'ex-colonie britannique depuis des semaines. Suivez les dernières infos.

SANCTIONS

Furieux après l'adoption d'une motion de soutien aux manifestants pro-démocratie, Pékin a pris des sanctions contre la marine et des ONG américaines. 


Les demandes de visite de récupération des navires de guerre américains à Hong Kong, qui leur permettait de mouiller dans les eaux locales, quand ils n'étaient pas en mission, sont ainsi suspendues depuis le lundi 2 décembre.  


Par ailleurs, la Chine a annoncé qu'elle allait "imposer des sanctions aux ONG qui se sont mal comportées" sur le territoire semi-autonome. Sans préciser toutefois de quoi il retournerait.

MANIFESTATION

C'est par des gaz lacrymogènes que les forces de l'ordre ont "salué" le retour de dizaines de milliers de manifestants pro-démocratie dans les rues de Hong Kong, dimanche 1er décembre. 


Après la victoire écrasante de ce camp aux élections locales, les manifestants voulaient marquer le coup en reprenant la rue, au moyen de trois rassemblements. "Le gouvernement ne nous entend toujours pas, donc les manifestations vont continuer, elles ne s'arrêteront pas", a déclaré un étudiant de 20 ans interrogé par l'AFP.


Commencé dans le calme, le rassemblement s'est étiré jusqu'à la tombée de la nuit, se dispersant dans le calme, avant que certains manifestants rejoignent d'autres lieux de la ville. C'est là que des gaz lacrymogènes ont été tirés, alors que certains militants s'en prenaient à des commerces considérés comme pro-Pékin.

DIPLOMATIE

Fâchée de l'appel de Michelle Bachelet, haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, qui appelait à enquêter sur le recours excessif à la force des policiers à Hong Kong, la Chine a accusé l'Onu d'ingérence "inappropriée", ce samedi. 


C'est dans une tribune au South China Morning Post que Bachelet avait pressé les autorités de Hong Kong de mener une enquête indépendante et impartiale sur les informations faisant état d'un recours excessif à la force de la part de la police.


Une tribune jugée "erronée" et qui "viole les objectifs et les principes de la Charte des Nations unies", a estimé en réaction la mission chinoise auprès de l'Onu. 

MOBILISATION

Une nouvelle manifestation est attendue, dimanche 1er décembre, à Hong Kong, de la part des manifestants pro-démocratie, qui en ont formulé l'appel ce vendredi, sur internet. "Si le gouvernement communiste de Hong Kong ignore l'opinion publique, il y aura pendant cinq ou six jours d'affilée 'une éclosion généralisée'... Nous devons fixer un délai", peut-on lire sur le forum Reddit-like LIHKG, qui a reçu un accueil très favorable des internautes.


L'"éclosion généralisée" fait référence à un mode opératoire connu depuis novembre, qui consiste à mener des actions de faible envergure pour éprouver les forces de police et paralyser la circulation. Le rassemblement de dimanche a été autorisé par les autorités, dans un contexte où Pékin comme l'exécutif local, contrôlé par la Chine, refuse toujours la moindre concession aux contestataires, en dépit de la victoire massive des candidats pro-démocratie aux élections locales. 


Au contraire, ce jeudi a vu la police hong kongaise déloger les derniers militants qui tenaient le siège de l'université PolyU, qui était occupée depuis le 17 novembre. L'université vide de ses occupants, la police a pu entrer dans les lieux, y découvrant... 4000 cocktails  molotov.

COLÈRE


Pékin convoque l'ambassadeur américain et exhorte à "ne pas mettre en oeuvre" la loi sur Hong Kong.


Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Le Yucheng, a fait part à l'ambassadeur Terry Branstad de la "ferme opposition" de son pays et exhorté les Etats-Unis à "corriger leur erreur" afin de ne pas "nuire davantage aux relations et à la coopération sino-américaines", a indiqué le ministère dans un communiqué.

COLÈRE


Pékin convoque l'ambassadeur américain et exhorte à "ne pas mettre en oeuvre" la loi sur Hong Kong.

PolyU

LA POLICE ENTRE DANS LA POLYU


C'est un bastion de la contestation qui a été abandonné des manifestants. La police hongkongaise est entrée jeudi dans le campus dévasté de l'Université polytechnique de Hong Kong (PolyU) assiégée pendant onze jours. Elle a commencé à collecter cocktails Molotov et autres matières dangereuses abandonnés par les manifestants pro-démocratie. Des spécialistes en explosifs, suivis par des journalistes, sont allés de salle en salle, passant devant des murs couverts de graffitis hostiles à la police. 


L'Université polytechnique de Hong Kong a été l'épicentre de la contestation les 16 et 17 novembre quand des affrontements d'une extrême violence ont éclaté entre les manifestants et la police.


Les manifestants avaient déserté le campus. Le personnel de l'université a déclaré n'avoir trouvé qu'une personne et les journalistes n'ont constaté aucune présence importante au cours des dernières 48 heures. Mercredi soir, un protestataire, le visage couvert par un masque, a affirmé à la presse qu'une vingtaine de manifestants se trouvaient toujours dans la PolyU.

"REPRÉSAILLES"


Peu de temps après la promulgation de la loi américaine soutenant les manifestations pro-démocratie à Hong Kong, le gouvernement chinois a menacé jeudi de prendre "des mesures de représailles" envers les Etats-Unis. 


La loi promulguée par Washington "est une abomination absolue et dissimule de sinistres intentions", a estimé le ministère chinois des Affaires étrangères, dans un communiqué qui ne précise pas quelles mesures Pékin pourrait prendre. La loi américaine "est un acte d'hémégonie pure et simple", a accusé la diplomatie chinoise, qui avait en vain mis en garde le président américain contre une promulgation de la loi adoptée la semaine dernière par le Congrès.


Ce texte "soutient effrontément les actes commis contre d'innocents citoyens qui ont été frappés, blessés et brûlés (...) par des criminels violents", a ajouté le régime communiste.

LES ÉTATS-UNIS PROMULGUENT UNE LOI PRO-DÉMOCRATIE


Donald Trump a promulgué mercredi soir une loi soutenant le camp pro-démocratie à Hong Kong, une décision qui ne devrait pas manquer de provoquer la colère de Pékin, engagé dans de délicates tractations commerciales avec Washington.


"Aujourd'hui j'ai promulgué en loi (...) 'l'acte de 2019 sur les droits humains et la démocratie à Hong Kong'", a écrit dans un communiqué diffusé par la Maison Blanche le président américain. Cette résolution avait été adoptée il y a une semaine à une écrasante majorité par le Congrès et devait être signé par Donald Trump pour devenir loi. 


Le président américain s'était montré hésitant à promulguer cette loi qui menace de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington à l'ancienne colonie britannique. Il avait à la fois affirmé son soutien aux manifestants tout en soulignant ses bonnes relations avec le président chinois Xi Jinping.   


Après l'adoption de cette résolution au Congrès, Pékin avait vivement réagi, allant jusqu'à convoquer l'ambassadeur des Etats-Unis pour protester. "J'ai signé ces résolutions par respect pour le Président Xi (Jinping), la Chine, et le peuple de Hong Kong", a poursuivi Donald Trump dans un communiqué. 


"Elles sont promulguées avec l'espoir que les leaders et représentants de la Chine et de Hong Kong seront en mesure de régler à l'amiable leurs différences", justifie le milliardaire républicain.

CONTESTATION

Pendant ce temps-là, le siège de l'Université polytechnique (PolyU), où sont retranchés des protestataires radicaux, s'est poursuivi ce lundi. Les derniers manifestants assiégés y ont reçu la visite de dizaines de conseillers nouvellement élus pour demander à la police de les laisser sortir librement.


"Le peuple de Hong Kong a parlé", a déclaré à l'extérieur de la PolyU Paul Zimmerman, un conseiller pro-démocratie réélu dimanche. "Il est temps que le gouvernement réagisse. Ne décevez pas à nouveau Hong Kong".


Un forum internet prisé des manifestants pro-démocratie a appelé à une marche dimanche pour faire pression sur le gouvernement, rapporte l'AFP.

RESULTATS

Les pro-démocratie ont remporté 388 sièges sur les 452 qui doivent être pourvus.

International
Hong Kong : large succès pour le camp pro-démocratie dans les urnes

Hong Kong : large succès pour le camp pro-démocratie dans les urnes

PARTICIPATION


Un peu partout dans la région semi-autonome, de longues files d'attente se sont formées très tôt aux abords des bureaux de vote, alors qu'une forte participation devrait avantager le camp pro-démocratie. Le résultat sera connu dans quelques heures.

AMBIANCE


Le gouvernement n'a cessé de faire planer ces dernières semaines la menace d'un report du scrutin si les violences de rue persistaient mais Hong Kong a connu ces derniers jours un répit dans les manifestations pour ne pas hypothéquer sa tenue.
 

Une pause relative puisque se poursuit le siège de l'Université polytechnique (PolyU), où sont retranchés des protestataires radicaux, théâtre le weekend dernier de la plus violente confrontation depuis juin avec les forces de l'ordre.

ELECTIONS


La participation aux élections locales hongkongaises a battu dimanche, bien avant la fermeture des bureaux de vote, le record qui avait été établi lors du précédent scrutin en 2015, a annoncé la commission électorale du territoire semi-autonome.
  

A 15H30 (soit 7h30 en France), sept heures avant la fermeture des opérations, 47,26% des inscrits avaient déjà voté, soit davantage que la participation totale des précédentes élections, qui était de 47,01%.

DIPLOMATIE

Moment d'autosatisfaction, du côté de Donald Trump, ce vendredi. Alors qu'il restituait, auprès de Fox News, sa conversation téléphonique avec Xi Jinping, le président chinois, il a indiqué avoir dit la chose suivante à son homologue, qui menaçait alors de faire intervenir son armée à Hong Kong : "Vous feriez une grave erreur. Cela aura un effet terriblement négatif sur l'accord commercial" entre les deux pays. 


Et d'assurer : "Sans moi, Hong Kong aurait été anéanti en 14 minutes. Il a un million de soldats en position à l'extérieur de Hong Kong, ils n'y vont pas uniquement parce que je le lui ai demandé". 

PORT DU MASQUE


La police peut continuer de sanctionner pendant sept jours le port du masque par les manifestants à Hong Kong, a décidé la Haute Cour vendredi.
  

La Haute cour entend ainsi donner le temps au gouvernement local de faire appel du jugement qu'elle a rendu lundi déclarant anticonstitutionnelle l'interdiction du port du masque décidée le mois dernier par l'exécutif hongkongais.


Face à la plus grave crise politique dans l'ex-colonie britannique depuis sa rétrocession en 1997, les autorités locales pro-Pékin avaient décidé en octobre d'interdire le port du masque lors des manifestations. Pour ce faire, elles avaient invoqué des dispositions d'urgence datant de 1922, et qui n'avaient plus été appliquées depuis la fin des années 1960.


Pour ne pas être identifiés et éviter les poursuites judiciaires, les manifestants pro-démocratie ont depuis juin pris l'habitude de défiler avec des masques.
  

Selon les nouvelles dispositions, les manifestants portant des masques sont passibles d'un an de prison.

AMBIANCE


Les élections de dimanche permettent de désigner des élus chargés de la gestion des activités culturelles, des fonds publics, ou encore du ramassage des ordures. Elles sont dominées par les candidats pro-Pékin. 


Mais la contestation pourrait rebattre les cartes. Et les pro-démocratie espèrent bien surfer sur le mécontentement d'une partie des Hongkongais, notamment des jeunes.

CAMPUS


L'Université polytechnique (PolyU) de Hong Kong se réveille chaque jour un peu plus déserte, à mesure que ses reclus décident de se rendre aux forces de sécurité qui les assiègent, dans l'espoir d'une hypothétique clémence de la justice.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, au moins six radicaux ont ainsi renoncé, quittant le campus vers trois heures du matin, main dans la main, selon des journalistes présents dans la PolyU.

CE QU'IL FAUT RETENIR


Le Congrès américain (représentants et sénateurs) a voté mercredi 20 novembre, à la quasi-unanimité, une résolution soutenant les « droits de l’Homme et la démocratie » à Hong Kong, provoquant la colère de Pékin. Le texte est maintenant sur le bureau de Donald Trump qui pourrait l’approuver, sur fond de guerre commerciale avec la Chine.

ELECTIONS


Les différents rassemblements, parfois violents et quasi quotidiens, pourraient également perturber les élections de district. La campagne elle-même a été particulièrement compliquée. Plusieurs candidats ont notamment subi des agressions violentes. L'un d'entre eux, Junius Ho (candidat pro-Pékin), a été poignardé par des contestataires début novembre. 


Ces élections locales étant un des rares moyens de faire entendre la voix des manifestants à Pékin, il est tout à fait possible que les Hongkongais se déplacent pour voter malgré la situation qui n'a jamais été aussi tendue. 

CONTESTATION


Alors que Hong Kong s'apprête à rejoindre les urnes ce dimanche 24 novembre pour des élections locales, la situation chaotique dans le territoire rend l'événement incertain. Les mots d'Abraham Lincoln et d'autres slogans se répandent dans la ville en crise.

TENSIONS


La Chine a accusé vendredi les Etats-Unis de "provocation" après le passage cette semaine de deux navires de guerre près d'archipels revendiqués par Pékin en mer de Chine méridionale, sur fond de tensions entre les deux pays. La Chine et les Etats-Unis sont aux prises avec une guerre commerciale depuis un an et demi et s'affrontent diplomatiquement ces derniers mois autour de la situation à Hong Kong, territoire autonome chinois secoué par des manifestations en faveur de la démocratie.

UN ENFANT DE 12 ANS CONDAMNÉ


La BBC rapporte qu'un garçon âgé de 12 ans a été condamné pour sa participation aux manifestations contre le gouvernement, faisant de lui le plus jeune protestataire à subir une condamnation depuis le début du mouvement en juin dernier. Selon la chaîne britannique, l'adolescent a reconnu, lors de l'audience, avoir écrit des slogans revendicateurs sur les murs d'un commissariat de police et d'une station de métro. 

HYMNE


Les cols blancs de Central reprennent l'hymne de la contestation "Glory To Hong Kong" durant la pause-déjeuner en soutien aux étudiants. 


Cette marche cantonaise a été composée et écrite par un musicien sous le pseudonyme de "Thomas dgx yhl", avec la contribution d'un groupe d'internautes hongkongais du forum en ligne LIHKG lors des manifestations de 2019 à Hong Kong.

SOUTIEN


Comme on peut le constater sur cette vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, les cols blancs se sont réunis à l'International Finance Centre en soutien aux manifestants pro-démocratie à Hong Kong, où quelques contestataires jusqu'au-boutistes restaient encore retranchés ce jeudi sur un campus assiégé par la police.

CHINE


La Chine a promis ce jeudi de "riposter" après l'adoption aux Etats-Unis d'une résolution de soutien aux manifestants pro-démocratie à Hong Kong, où quelques contestataires jusqu'au-boutistes restaient retranchés sur un campus assiégé depuis cinq jours par la police.


Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a a estimé que cette résolution revenait à encourager les "criminels violents" et à "semer le chaos voire de détruire Hong Kong".

ECONOMIE


Comme on peut le voir sur cette vidéo du China Daily, recueillant des réactions de hongkongais, les convulsions sociales refroidissent les investisseurs et font fuir les touristes, ce qui a pour conséquence d'étrangler les petits commerces et l'économie hongkongaise - désormais en récession.

A RETENIR CE JEUDI MATIN


Des dizaines de manifestants pro-démocratie jusqu’au-boutistes restent retranchés ce jeudi sur un campus de Hong Kong assiégé par la police, alors que l’adoption aux États-Unis d’une résolution de soutien aux protestataires menace d’enflammer les relations sino-américaines.

RÉACTION


Pékin n'avait pas réagi dans l'immédiat à l'adoption mercredi par le Congrès américain d'une résolution soutenant les "droits de l'homme et la démocratie" à Hong Kong. Un clair soutien aux protestataires de l'ex-colonie britannique, qui réclament le suffrage universel.


La Chine a agité la menace de représailles si le texte était transformé en loi. Avant d'être promulguée, elle doit encore être signée par Donald Trump. 


"Certains espèrent que cela dissuadera Pékin d'agir. C'est faire preuve de naïveté", a prévenu le tabloïd chinois Global Times, réputé proche du pouvoir et connu pour son ton nationaliste.

"Si nous prenons ce projet de loi américain au sérieux et si nous reculons face aux émeutes, Hong Kong subira un effondrement accéléré de l'État de droit et sera effacé du monde moderne".

BOURSE


La Bourse de Hong Kong a ouvert jeudi en forte chute, après l'adoption la veille par le Congrès américain d'une résolution soutenant les manifestants hongkongais, une initiative qui pourrait faire dérailler les négociations commerciales Chine-Etats-Unis. 


Dans les premiers échanges, l'indice composite Hang Seng plongeait de 1,62% à 26.455,21 points. Les places de Chine continentale ont elles aussi ouvert en baisse pour la même raison. La Bourse de Shanghai abandonnait 0,29% à 2.902,55 points, et celle de Shenzhen reculait de 0,39% à 1.628,72 points.

DIPLOMATIE

C'était annoncé, c'est officiel. Le Congrès américain a adopté à une écrasante majorité une résolution soutenant les "droits humains et la démocratie" à Hong Kong face à Pékin. Il avait été adopté par le Sénat ce mardi, c'est la Chambre des représentants qui a pris ensuite le relais, à une écrasante majorité. 


Au-delà de la déclaration de principe, ce texte menace tout de même de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington à l'ancienne colonie britannique.


Donald Trump doit promulguer le texte pour qu'il soit officiel, mais il pourrait encore y mettre son veto. Toutefois, le large soutien dont il bénéficie devrait lui permettre de passer au-dessus de cette interférence et d'encore accroître l'agacement de Pékin, qui a convoqué un diplomate américain à Pékin pour lui faire part de son courroux.

DIPLOMATIE

Le Sénat américain a officiellement soutenu les manifestants en adoptant un texte soutenant les "droits de l'Homme et la démocratie" à Hong Kong et voté une mesure interdisant la vente de gaz lacrymogène, de balles en caoutchouc et autre arsenal répressif à la police locale. De quoi énerver les autorités chinoises, qui ont menacé de représailles les Etats-Unis en cas d'adoption définitive de la loi et ont protesté contre le texte en convoquant le chargé d'affaires par intérim de l'ambassade des Etats-Unis pour "une protestation solennelle".

RESISTANCE

Ce mercredi, des dizaines de manifestants pro-démocratie sont toujours retranchés dans le campus de l'université polytechnique de Hong Kong (PolyU). Bastion du mouvement, l'établissement est occupé depuis dimanche.700 arrestations se sont produites depuis le début de l'occupation, et les conditions d'occupation n'ont cessé de se détériorer, a indiqué l'un d'entre eux, indiquant que les réserves d'eau et de nourriture diminuaient. 


Pas de quoi décourager certains occupants, tel celui-ci, 15 ans qui, interrogé par l'AFP, son arc à la main, assurait qu'il "se battra[it] jusqu'au bout", quand bien même la police a menacé de répliquer aux attaques létales avec des tirs à balles réelles.

CAMPUS

Les assiégés du campus de PolyU continuaient de braver les appels à se rendre, mardi soir. Exténués mais déterminés, ils sont sur place depuis dimanche et répondent aux appels à la reddition et autre tentatives de délogement par des tirs de catapulte artisanale, desjets de briques, decocktails Molotov, en dépit des menaces de la police à tirer à balles réelles.


Face à la situation, la cheffe de l'exécutif de Hong Kong Carrie Lam a exigé des "émeutiers" qu'ils "cessent les violences", "rendent les armes et sortent pacifiquement en écoutant les instructions de la police", tout en promettant que les mineurs parmi eux ne seraient pas arrêtés. Les majeurs, eux, risquent 10 ans d'emprisonnement pour participation à une émeute.


Une perspective loin de rassurer les assiégés, qui sont encore une centaine d'après les derniers décomptes. "Même si nous nous rendons, ils nous mettront en prison", a commenté un étudiant en mécanique. "On nous donne l'impression qu'on a deux options. Dans les faits, il n'y en a qu'une seule: la prison".

CAMPUS


Des dizaines de manifestants pro-démocratie ont réussi lundi soir à s'échapper d'une université de Hong Kong assiégée par la police, a constaté un journaliste de l'AFP. Auparavant retranchés dans l'Université polytechnique, ces protestataires sont descendus en rappel depuis une passerelle, puis ont été récupérés sur une route en contrebas par des personnes à moto.

CHINE


L'ambassadeur chinois à Londres, Liu Xaoming, met en garde. Il a prévenu lundi que Pékin ne "resterait pas sans rien faire" si la situation devient "incontrôlable" à Hong Kong : "Je pense que le gouvernement de Hong Kong déploie tous ses efforts pour garder la situation sous contrôle mais si la situation devient incontrôlable, le gouvernement central ne restera certainement pas sans rien faire", a déclaré le diplomate, estimant que la Chine avait "assez de détermination et de pouvoir pour mettre fin au soulèvement".

EMOTION


Les parents des étudiants de l'Université polytechnique retranchés dans le campus se sont agenouillés et ont prié la police hongkongaise de laisser leurs enfants partir. De plus en plus de médias craignent un "Tianamen 2019"

POPULATION


Alors que des manifestants hongkongais tiennent toujours un campus
assiégé et que la police menace de son côté de répondre avec des "balles
réelles" aux "armes létales", ceux qui ne participent pas au combat subissent les conséquences du chaos et tentent de se protéger du gaz lacrymogène.

CAMPUS


Selon le journaliste hongkongais Damon Pang, "Derek Liu (à gauche sur la photo de son tweet), directeur des étudiants de l'Université polytechnique, a déclaré qu'une centaine de manifestants étaient pris au piège sur le campus, après s'être rendus près de l'université pour tenter de "secourir" environ 500 à 600 personnes à l'intérieur du campus."

SANS RÉPIT 


La police de Hong Kong a lancé des bombes lacrymogènes sur les manifestants qui tentaient de s'échapper d'une université assiégée après une nuit d'affrontements, tandis que des centaines d'autres militants pour la démocratie étaient restés cloîtrés à l'intérieur, armés d'armes à feu et d'autres armes, attendant une opération prévue pour les expulser.

CHOC


La vidéo du véhicule blindé de la police qui a tenté ce dimanche de s'introduire dans l'Université Polytechnique et qui a fini littéralement bombardé de cocktails Molotov a considérablement marqué les esprits

ORDRE


"Restaurer l'ordre" à Hong Kong "est la tâche la plus urgente", a indiqué lundi à Bangkok un porte-parole du ministère chinois de la Défense.

La Chine a maintes fois averti qu'elle ne tolérerait pas la dissidence, et l'inquiétude monte à Hong Kong face à la possibilité d'une action de Pékin pour en finir avec un mouvement de protestation qui s'installe dans la durée et se radicalise avec une nouvelle escalade des violences ces derniers jours.

CHAOS


Au moins 40 personnes arrêtées devant l'hôtel Icon à Tsim Sha Tsui. Un officier sur les lieux a déclaré que certains seraient venus sauver des étudiants assiégés par la police et bloqués à l'intérieur du campus universitaire.

"C'EST UNE GUERRE"


Les manifestants pro-démocratie mettent le feu pour tenir la police à distance

A Hong Kong, les manifestants pro-démocratie mettent le feu pour tenir la police à distanceSource : TF1 Info
JT Perso

DROIT


L'interdiction du port du masque décidée le mois dernier par l'exécutif hongkongais pour tenter de désamorcer la contestation pro-démocratie a été jugée lundi anticonstitutionnelle par la Haute cour.


Pour ne pas être identifiés et éviter les poursuites judiciaires, les manifestants ont depuis juin pris l'habitude de défiler avec des masques. Certains portent aussi des casques, des lunettes de protection ou des masques à gaz afin de se protéger des gaz lacrymogènes et des projectiles tirés par la police.

INCENDIE


Dimanche soir, un incendie d'envergure faisait rage à l'entrée du campus de l'université polytechnique de Hong Kong, où étaient retranchés des  centaines de protestataires.  Ceux-ci ont lancé des cocktails Molotov sur les policiers pour les repousser. La police a déclaré le secteur zone "d'émeute" et menacé de détruire les barricades érigées par les manifestants pro-démocratie.

LA POLICE MENACE DE TIRER À BALLES RÉELLES


La police de Hong Kong a prévenu dans la nuit de dimanche à lundi qu'elle pourrait utiliser des "balles réelles" si elle continue à faire face à des manifestants utilisant des "armes létales", premier avertissement de ce type depuis le début de la crise il y a presque six  mois. "S'ils (les manifestants) continuent des actions aussi dangereuses, nous n'aurions pas d'autre choix que d'utiliser la force de façon minimale, dont l'usage de balles réelles", a déclaré le porte-parole de la police dans une vidéo diffusée en direct sur Facebook. 

UN POLICIER BLESSÉ PAR UNE FLÈCHE


Un policier hongkongais a été blessé dimanche au mollet par une flèche tirée par un manifestant, lors de violents heurts entre protestataires et forces de l'ordre sur la péninsule de Kowloon, a annoncé la police. Des photographies diffusées par les forces de l'ordre montraient la flèche plantée dans le mollet du policier, qui était déployé dans le cadre des affrontements près de l'Université polytechnique (PolyU). L'arc et les flèches ont fait leur apparition durant ces manifestations alors que la police a, elle, utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau.

LENDEMAIN DE CHAOS


Des militaires chinois ont été brièvement déployés samedi hors de leur caserne à Hong Kong, afin d'aider au nettoyage des rues encombrées par les barricades et débris laissés par les manifestants pro-démocratie, a confirmé l'armée.

CAMPUS


Le chaos s'est également propagé à plusieurs universités de Hong Kong, où des étudiants et d'autres protestataires masqués ont occupé les campus. Certains s'y sont entraînés au lancer de cocktails Molotov et à l'utilisation d'arcs et de flèches. Mais le nombre de ces manifestants radicaux a commencé à diminuer vendredi soir. C'était notamment le cas à l'Université chinoise de Hong Kong.

CRISE


Des manifestants se sont réunis samedi à Hong Kong pour afficher leur soutien à la police, durement éprouvée après une semaine de chaos et de violence où des militants pro-démocratie radicaux ont paralysé l'ex-colonie britannique. 

La mobilisation pro-démocratie est née en juin du rejet d'un projet de loi visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale, où la justice est sous l'influence du Parti communiste.

Le texte a été retiré en septembre mais les manifestants avaient entre-temps élargi leurs revendications, exigeant notamment le suffrage universel pour l'élection du chef de l'exécutif hongkongais.

PRISE À PARTIE

En visite à Londres, la ministre de la Justice Teresa Cheng est tombée par terre, jeudi 14 novembre, alors qu'elle était entourée par un groupe de manifestants pro-démocratie qui la traitaient de meurtrière. Braquant leurs lampes-torches sur son visage, à la manière des policiers hong-kongais sur les manifestants, ils ont également filmé la scène, avant que celle-ci ne tombe et ne soit relevée puis escortée par des agent de sécurité.


Alors que la ministre, à l'origine de la réforme autorisant l'extradition en Chine de ressortissants de Hong-Kong, qui a mis le feu aux poudres dans la ville, a été légèrement touchée au bras, la cheffe de l'exécutif Carrie Lam a, de son côté, dramatisé l'incident. Condamnant une "agression barbare", elle a également indiqué que Teresa Cheng avait été "grièvement blessée".


Pékin lui a immédiatement emboîté le pas en accusant le Royaume-Uni de "jeter de l'huile sur le feu" et en exigeant "qu'il enquête immédiatement sur les faits, fasse le maximum pour en arrêter les auteurs, les défère en justice et garantisse la sécurité et la dignité de tous les fonctionnaires chinois".

AUTONOMIE MENACÉE ?

Si les manifestations devaient se poursuivre, Pékin y réfléchirait à deux fois avant de maintenir le statut semi-autonome de Hong Kong. C'est ce qu'a dit, en substance, le président chinois Xi Jinping, ce jeudi. "Les activités illégales violentes remettent gravement en cause le principe 'Un pays, deux systèmes'", a-t-il indiqué depuis Brasilia auprès du Quotidien du peuple, l'organe de presse du PCC. 

CONTEXTE


Après plus de cinq mois de manifestations, le mouvement de protestation dans l'ex-colonie britannique a adopté en début de semaine une nouvelle tactique dite de "l'éclosion généralisée". 


Elle consiste à multiplier les actions simultanées dans une multitude de quartiers de la mégapole, y compris pendant la semaine de travail alors que les actions avaient jusque là lieu le soir ou le week-end.  Menées par des petits groupes, elles ont pour objectif de mettre à l'épreuve la police : barricades sur les rues, gares vandalisées et multiples confrontations avec la police anti-émeute.

BILAN


Un homme de 70 ans est décédé après avoir été blessé par un jet de brique au cours d'affrontements à Hong Kong entre manifestants pro et anti-gouvernementaux, a annoncé vendredi l'hôpital où il était soigné. "L'état du patient a continué à se détériorer. Il est décédé" jeudi soir, a déclaré un porte-parole de l'hôpital Prince de Galles de Hong Kong dans un communiqué.


Déjà tendue depuis le décès vendredi d'un étudiant de 22 ans qui avait chuté d'un parking, la situation est devenue imprévisible à Hong Kong. Elle s'est encore détériorée lundi matin quand un policier a blessé au torse, par balle, un manifestant non armé, toujours dans un état critique. Il s'agit du troisième cas confirmé de manifestant touché par un tir policier à balle réelle depuis juin.

TACTIQUE


Les manifestants pratiquent désormais "l'éclosion généralisée" pour paralyser au maximum l'ex-colonie britannique. Cette nouvelle stratégie, qui se traduit par une multiplication des foyers de protestation, a entraîné la fermeture de centres commerciaux, commerces, écoles et de nombreuses station d'un métro vital au fonctionnement de la ville. Au point qu'un responsable policier a estimé que la mégapole de 7,5 millions d'habitants était "au bord de l'effondrement total".

PARALYSIE


Les rues de Hong Kong continuent d'être bloquées. Ailleurs, des carrefours sont jonchés de pavés, de vélos, de débris et d'obstacles divers, ostensiblement laissés par des protestataires afin de perturber la circulation.

RÉSISTANCE


De plus en plus extrêmes, les manifestants ont fabriqué une catapulte, visant l'autoroute. Plusieurs d'entre eux occupent des postes de guet, dont un armé d'un arc et d'une flèche.

CIRCULATION


Mercredi, pour la troisième journée consécutive, la plupart des lignes du métro, qui transporte quotidiennement plus de la moitié des 7,5 millions d'habitants, étaient fermées à la suite d'actes de vandalisme.

Afin de rejoindre leur travail, les habitants devaient se résoudre à faire la queue de longues heures durant pour attendre des bus ou des taxis.

De nombreux centres commerciaux et des écoles sont demeurés fermés. Plusieurs carrefours étaient jonchés de pavés, de vélos, de débris et d'obstacles divers laissés par des protestataires afin de perturber la circulation.

VANDALISME


De petits groupes de protestataires se donnent rendez-vous via les réseaux sociaux et  prennent pour cible différents quartiers de la ville afin de perturber au maximum son fonctionnement quotidien et de mettre les forces de l'ordre à l'épreuve.

CHAOS


De plus en plus de vidéos révélant des affrontements entre civils et manifestants surgissent sur les réseaux sociaux. Comme celle, édifiante, se déroulant dans les rues de Sheung Shui et publiée par le journaliste Damon Pang. 

GAMER 


Esquiver les balles en caoutchouc, renvoyer les lacrymos, échapper aux policiers... Les Hongkongais rentrant de manifestations peuvent reprendre une dose d'adrénaline grâce à un jeu vidéo intitulé "Libérez Hong Kong", recréant les heurts avec les forces de l'ordre qui illustre encore la créativité de la mouvance pro-démocratie.

DE PLUS EN PLUS EXTRÊME 


Les manifestants pro-démocratie hongkongais ont encore intensifié leurs actions tous azimuts mercredi pour paralyser au maximum l'ex-colonie britannique, théâtre depuis le début de la semaine de scènes d'une rare violence

TRONÇONNEUSE


Sur cette vidéo, on peut voir un manifestant arborer une tronçonneuse comme arme, avec de se raviser et de la laisser sur le bas-côté, sur conseil de ses camarades.

TIANANMEN


Les protestations ne cessent de s'intensifier. De plus en plus de commentaires sur les réseaux sociaux soulignent que ce qu'il s'est passé à Tiananmen en 1989 est en train de se produire à Hong Kong trente ans après.

CAMPUS


Les campus universitaires sont devenus, pour la première fois, le nouveau théâtre d'affrontements. 


A l'Université chinoise de Hong Kong, la police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc sur des centaines de manifestants qui avaient érigé des barricades.

Les manifestants ont lancé des pavés et des cocktails Molotov alors qu'un véhicule, utilisé pour construire la barricade, a été incendié. 


A l'Université municipale de Hong Kong (City University), des manifestants ont jeté des briques sur la police à partir d'une passerelle.  

RÉPRESSION


La police anti-émeute de Hong Kong tente de disperser des manifestants pro-démocrates dans le quartier central de la ville, qui abrite de nombreuses entreprises internationales et où des milliers d'employés de bureau ont organisé des manifestations flashmob à l'heure du déjeuner.

PARTICIPATION 


Mardi midi, dans le quartier de Central qui abrite nombre de grandes entreprises étrangères et de boutiques de luxe, des milliers d'employés de bureau ont occupé pendant des heures les rues, en scandant: "Battez-vous pour la liberté, soutenez Hong Kong !".

Des centaines de protestataires radicaux, vêtus d'un t-shirt noir et le visage couvert d'un masque, ont bloqué avec un autobus la circulation sur l'une  des grandes artères de ce quartier. Ils ont ensuite jeté des pavés et divers objets avant l'intervention de la  police anti-émeutes qui a tiré des gaz lacrymogènes.

Ces scènes illustrent la manière dont des personnes aux opinions politiques modérées continuent de soutenir le mouvement en faveur de la démocratie alors que les manifestants les plus radicaux recourent à des méthodes violentes.

TOUJOURS LE CHAOS


Des affrontements à Hong Kong entre les manifestants pro-démocratie et la police ont éclaté mardi dans le quartier des affaires de la mégapole et sur différents campus universitaires, au lendemain d'une des journées les plus violentes en cinq mois de mobilisation.

WASHINGTON 

Après la flambée de violences de la veille, les Etats-Unis ont fait part de leur"grave préoccupation"devant la situation. "Nous condamnons la violence de toutes les parties, nous exprimons notre sympathie pour les victimes de la violence quelles que soient leurs options politiques et appelons toutes les parties - police et protestataires -, à faire preuve de retenue", a indiqué le porte-parole du département d'Etat Morgan Ortagus.

RECAP

RECRUDESCENCE

Tensions et violences sont le lot quotidien de Hong Kong, ces derniers jours. Dix jours après l'annonce de la Chine sur une révision du mode de désignation du chef de l'exécutif, huit jours après une attaque au couteau ayant fait cinq blessés dont un élu pro-démocratie puis, quelques jours plus tard, un responsable pro-Pékin puis, le 8 novembre, la mort d'un étudiant tombé d'un parking à étages suite à des affrontements avec la police, une nouvelle flambée de violences a eu lieu, ce week-end puis ce lundi.


Après le dernier mort, les manifestants ont multiplié les veillées funèbres, alors qu'un élu pro-démocratie qualifiait le climat de "bombe à retardement". Samedi 9 novembre, trois parlementaires pro-démocratie ont été arrêté, accusé de violences lors d'échauffourées au Parlement. Une décision qui a également mis de l'huile sur le feu. 


Un sommet de tension et de violences a été atteint ce lundi avec, comme le raconte notre précédent article, un policier qui tire à balles réelles sur un manifestant. Enfin, dans la matinée, des images choquantes d'un militant pro-Pékin transformé en torche humaine, un acte criminel dont la police a rendu responsable un manifestant pro-démocratie, ont circulé sur les réseaux sociaux.

AGENCE NATIONALE CASSÉE


Des manifestants s'en sont pris au bureau Hongkongais de Xinhua, l'agence de presse officielle chinoise. Depuis plusieurs semaines, les manifestants prennent pour cible des entreprises et banques qui entretiennent des liens avec Pékin, mais c'est la toute première fois en 22 semaines de contestation que des individus s'en prennent à un média. 


Des images de médias locaux ou indépendants montrent des portes et des fenêtres fracassées et des graffitis sur les murs.

TRUMP


Le président des États-Unis, Donald Trump, dit espérer une solution "pacifique" et "humaine" à Hong Kong. Le chef d'État américain a rappelé l'importance de l'ancienne colonie britannique dans le monde. "Je pense qu'ils doivent réaliser cela de façon pacifique", a-t-il ajouté, en relevant que le nombre de manifestants hongkongais était "nettement moindre" qu'auparavant. "Ils ont une signalisation formidable pour l'Amérique (...) dont beaucoup de panneaux Trump", a-t-il salué.

PARTICIPATION 


Des milliers de Hongkongais ont bravé dimanche l'interdiction de manifester le visage masqué en descendant dans les rues de la ville, dont la majorité des stations de métro demeurait fermée deux jours après des actes de vandalisme généralisés.

UNE "NUIT TRÈS SOMBRE"


Carrie Lam, la très contestée cheffe de l'exécutif hongkongais, a condamné les casses commises vendredi soir, décrivant les manifestants comme des "émeutiers". Dans une allocution vidéo de cinq minutes, elle assure que la population est "effrayée" et que ces actes "extrêmes" sont à l'origine d'une "nuit très sombre".


"La société hongkongaise est à moitié paralysée aujourd'hui", a-t-elle déclaré dans un message vidéo, défendant encore une fois la décision du gouvernement, annoncée la veille, de faire adopter la loi antimasque.

VILLE À L'ARRÊT


La compagnie des transports publics a annoncé suspendre toutes ses lignes, même celle desservant l'aéroport, après une nuit émaillée par des casses. Dans une banlieue paisible et prisée par les Occidentaux, une station de métro a ainsi été mise à sac pendant près de trois heures, sans que les policiers n’interviennent. Une cible choisie par les militants pro-démocratie car la compagnie gérant le métro hongkongais (MTR) est accusée d’être un "chemin de fer communiste". Comprendre par là qu’elle roulerait pour Pékin. "Le MTR soutient le gouvernement en fermant volontairement les stations pour empêcher les manifestants de se déplacer tout en transportant les effectifs de police", justifiait ainsi un étudiant à l’AFP. 


"Après les violences survenues dans plusieurs districts, le personnel d'entretien doit s'assurer de sa propre sécurité avant de pouvoir se rendre dans les stations endommagées afin d'inspecter et d'évaluer l'étendue des dégâts dans nos stations et d'exécuter des travaux de réparation", a donc déclaré MTR dans son communiqué. A Hong Kong, le métro est souvent le centre névralgique de la vie locale. 

INQUIÉTUDE

Dans ce mini-reportage de Bloomberg, des manifestants, qui continuent de porter très majoritairement un masque, expliquent leur inquiétude. "Cette loi viole nos libertés et menace notre liberté d'expression et de manifestation."

RÉACTION

La réplique n'a pas tardé à arriver : vendredi, en fin de journée, sur place, des manifestants masqués ont bloqué une rue d'un quartier du centre de la ville.

MASQUES INTERDITS

Une nouvelle loi risque de mettre de l'huile sur le feu, à Hong Kong. Les manifestants pro-démocratie n'ont désormais plus le droit de porter un masque lors des mobilisations, a indiqué l'exécutif local, acquis à la Chine, vendredi 4 octobre. Une mesure contenue dans la loi d'urgence en date de 1922 et qui n'avait plus été utilisée depuis 1967. 


Le but n'a rien de caché : mettre en difficulté les contestataires. "Nous pensons que la nouvelle loi aura un effet dissuasif sur les manifestants violents et émeutiers masqués, et assistera la police dans sa mission de maintien de l'ordre", a espéré Carrie Lam, la cheffe de l'exécutif, qui a voulu préciser quand même que ce dispositif ne signifiait pas que l'état d'urgence avait été déclenché.


"Je m'inquiète du risque que cela ne soit juste que le début, a signalé l'élue d'opposition Claudia Mo. Il se peut que d'autres mesures drastiques prises au nom de la loi soient en préparation."

urgent

Urgent

Par la voix de la Commission Européenne, l'UE appelle à la "désescalade" et à la "retenue"

LE POINT SUR LA MOBILISATION


La police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc  dans au moins quatre quartiers : à Tsuen Wan, quartier dans les Nouveaux Territoires, des manifestants masqués et armés de parapluies et de bâtons s'en sont pris à des policiers anti-émeutes qui avaient procédé à des interpellations. Les policiers ont battu en retraite dans une mairie voisine après avoir reçu une pluie de projectiles. 


Selon les autorités, des manifestants ont jeté sur les forces de l'ordre un liquide corrosif à Tuen Mun, ville au nord-ouest de Hong Kong. Elles ont mis en ligne des photos montrant un policier à l'uniforme troué, souffrant de brûlures au niveau du torse.


Dans le quartier populaire de Wong Tai Sin, la police a brièvement tiré des gaz lacrymogènes contre des manifestants qui bloquaient des routes.  La manifestation principale s'est tenue sur l'île de Hong Kong, théâtre depuis bientôt quatre mois d'affrontements violents entre police anti-émeutes et groupuscules radicaux.

urgent

Urgent

La police annonce qu'un manifestant a été blessé à la poitrine par un tir à balle réelle. "Un policier a tiré avec son arme à feu après avoir été attaqué et un manifestant a été touché à la poitrine aujourd'hui dans le quartier de Tsuen Wan", a indiqué à l'AFP la source sous couvert de l'anonymat. Le manifestant blessé a reçu de premiers soins sur place avant d'être évacué vers un hôpital.

EN IMAGES


Une vidéo des heurts en cours dans le centre de Hong Kong.

LES AUTORITÉS SOUS PRESSION


"Nous nous attendons à ce que la situation demain soit très, très dangereuse", avait averti lundi John Tse, haut responsable de la police locale dans le territoire autonome. "Les émeutiers radicaux sont en train d'élever leur niveau de violence. La profondeur et l'ampleur de leurs violences et de leurs projets montrent qu'ils se livrent de plus en plus à des actes de terrorisme", a-t-il accusé.

JOURNÉE SOUS TENSIONS


Pour le 70e anniversaire de la Chine populaire, les manifestants hongkongais avaient prévenu les autorités : ils veulent profiter des célébrations pour crier encore plus fort leur ressentiment. 


Après des violents affrontements de dimanche, les autorités sont ainsi sur les dents, déterminées à ne pas les laisser gâcher cet anniversaire. Des fouilles et contrôles étaient organisés et une douzaine de stations de métro fermées.


Les manifestants se sont malgré tout retrouvés mardi après-midi à Causeway Bay. Ce quartier commerçant est devenu régulièrement le théâtre d'affrontements violents entre police anti-émeutes et groupuscules radicaux.

LA MANIF DÉGÉNÈRE


Des dizaines de milliers de personnes avaient bravé cet interdit pour descendre à nouveau dans les rues et se répandre dans les artères allant de Causeway Bay à Central, les quartiers du centre de l'île de Hong Kong.


Et, dans un spectacle devenu très courant en plus de trois mois de contestation, le rassemblement a dégénéré en violences entre policiers et groupuscules radicaux qui tentaient de s'en prendre au complexe abritant le siège de l'exécutif.

LA MANIF DÉGÉNÈRE


Hong Kong a plongé dimanche soir dans de nouvelles violences, la police ayant recours aux lacrymogènes et canons à eau contre des militants pro-démocratie qui jetaient des pierres et des cocktails Molotov lors d'une manifestation interdite.

HONG KONG


Nombre de manifestants accusent Londres de ne pas demander suffisamment de comptes à Pékin. "La Déclaration commune sino-britannique est NULLE", pouvait-on lire sur une pancarte. Plusieurs manifestants demandaient la possibilité pour les Hongkongais d'obtenir la nationalité de la Grande-Bretagne ou d'un autre pays du Commonwealth.  Des centaines de milliers de Hongkongais ont obtenu avant ou après la rétrocession un passeport particulier émis par Londres et réservé aux "citoyens britannique de l'étranger" ("British National Overseas", BNO), un titre qui facilite les entrées en Grande-Bretagne mais ne donne aucun droit de travail ou de résidence. 

APPEL À LONDRES


Des manifestants pro-démocratie se sont rassemblés dimanche aux abords du consulat de Grande-Bretagne à Hong Kong pour demander à Londres d'en faire davantage pour protéger les habitants de son ancienne colonie, dénonçant à nouveau le recul des libertés dans le territoire. Des centaines de personnes ont chanté l'hymne britannique en brandissant l'"Union Jack" ainsi que la bannière de l'ancienne colonie hongkongaise.

INDIGNATION

Ingérence, toujours. Un des visages du mouvement pro-démocratie, l'activiste Joshua Wong, a rencontré le ministre allemand des Affaires étrangères, lundi 9 septembre, à qui il a parlé "des protestations actuelles et de [leur] lutte pour des élections libres et la démocratie à Hong Kong". Comparant Hong Kong à la ville de Berlin au temps de la Guerre froide, il a "exhorté le monde libre à se joindre à [eux] pour résister au régime autocratique chinois". 


Une visite qui n'a pas été du goût de Pékin, qui a exprimé le lendemain sa "ferme opposition" à cette rencontre, y voyant un "irrespect" de l'Allemagne vis-à-vis de sa souveraineté. "Quelques médias et politiques allemands tentent d'augmenter leur attractivité et d'attirer l'attention sur eux en se servant de séparatistes anti-Chine. Faire du show politique est (une méthode) extrêmement erronée. [...] Les affaires hongkongaises font partie des affaires intérieures à la Chine. Aucun gouvernement, organisation ou individu étrangers n'a de droit d'ingérence"