Des dizaines de milliers d'Iraniens se sont rassemblés tôt mercredi dans le centre de Téhéran pour rendre un dernier hommage au président Raïssi.
L'hélicoptère disparu en fin de semaine avec le chef d'État à son bord avait été localisé dans la nuit de dimanche à lundi.
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DÉBUT DES CÉRÉMONIES FUNÈBRES

Des Iraniens en deuil rendent hommage ce mardi au président Ebrahim Raïssi dont les funérailles commencent à Tabriz, chef-lieu de la province de l'Azerbaïdjan oriental où il est décédé dans le crash de son hélicoptère. L'hélicoptère du président était sur le chemin du retour vers Tabriz, dans le nord-ouest du pays, après avoir assisté à l'inauguration conjointe d'un barrage avec son homologue azéri, Ilham Aliyev, à leur frontière commune.

MESSAGE DU PAPE

Le pape François a adressé ce lundi ses condoléances au guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei. "En confiant les âmes des défunts à la miséricorde du Tout-Puissant et en priant pour ceux qui pleurent leur perte, en particulier leurs familles, j'envoie l'assurance de la proximité spirituelle avec la nation en ce moment difficile", a écrit le pape.

"DU SANG SUR LES MAINS"

Le président iranien Ebrahim Raïssi "était un homme qui avait beaucoup de sang sur les mains", a commenté ce lundi un porte-parole de la Maison-Blanche, John Kirby. Le défunt président était "responsable de violations atroces des droits de l'Homme" en Iran, a-t-il ajouté, alors que les États-Unis ont néanmoins présenté officiellement leurs condoléances à l'Iran.

ASSISTANCE AMÉRICAINE

Les États-Unis ont indiqué ce lundi que l'Iran avait demandé leur assistance après l'accident d'hélicoptère. "Le gouvernement iranien nous a demandé de l'aide", a déclaré à la presse Matthew Miller, porte-parole du département d'État, alors que les Etats-Unis et l'Iran n'entretiennent plus de relations diplomatiques depuis la révolution de 1979.


"Nous avons dit que nous serions prêts à apporter notre aide, ce que nous ferions pour tout gouvernement dans cette situation", a ajouté le porte-parole. "En fin de compte, pour des raisons essentiellement logistiques, nous n'avons pas été en mesure de fournir cette assistance."

PRÉSIDENTIELLE EN IRAN

L'élection présidentielle en Iran aura lieu le 28 juin, a rapporté la télévision d'Etat. "Le calendrier électoral a été approuvé lors de la réunion des chefs du pouvoir judiciaire, du gouvernement et du Parlement", a indiqué la télévision. "Avec l'accord du Conseil des gardiens, il a été décidé que la 14e élection présidentielle se tiendra le 28 juin", a-t-elle précisé. 

Urgent

ÉTATS-UNIS

Les États-Unis ont présenté leurs "condoléances" lundi après la mort du président iranien, Ebrahim Raïssi, tué dans un crash d'hélicoptère, mais jugé que cela ne devrait pas avoir d'"impact plus large sur la sécurité régionale".


"Je ne vois pas d'impact plus large sur la sécurité régionale", a déclaré à la presse le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, peu avant un communiqué du département d'État présentant les condoléances américaines. "Alors que l'Iran se choisit un nouveau président, nous réaffirmons notre soutien au peuple iranien et à sa lutte pour les droits de l'homme et les libertés fondamentales", ajoute le communiqué.

QUI EST LE PRÉSIDENT PAR INTÉRIM ?

Le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a désigné ce lundi Mohammad Mokhber comme président par intérim. Cet ancien dirigeant d'entreprises de 68 ans avait été nommé par Ebrahim Raïssi comme premier vice-président en août 2021. Qui est-il ?

ENQUÊTE ORDONNÉE

Le chef d'état-major des forces armées iraniennes, Mohammad Bagheri, a ordonné ce lundi une enquête sur la cause du crash d'hélicoptère qui a tué le président Ebrahim Raïssi et son entourage, selon l'agence de presse Isna.


Mohammad Bagheri a ordonné "à un comité de haut rang de lancer une enquête sur la cause du crash de l'hélicoptère présidentiel" dimanche, a rapporté l'agence. L'épave de l'hélicoptère disparu a été découverte à l'aube sur le flanc d'une montagne qu'il aurait heurté pour une raison encore inconnue, selon des médias. Il s'était envolé dans des conditions météorologiques difficiles.

MINUTE DE SILENCE

Le Conseil de sécurité de l'ONU observe une minute de silence en mémoire du président iranien. Le Conseil "présente ses condoléances et sa sympathie à leurs familles et au peuple de la République islamique d'Iran", a déclaré l'ambassadeur du Mozambique Pedro Comissario Afonso, président en exercice, avant que tous les représentants se lèvent, y compris l'ambassadeur américain adjoint Robert Wood.

VLADIMIR POUTINE

Le président russe Vladimir Poutine a discuté ce lundi au téléphone avec le président par intérim de l'Iran, Mohammad Mokhber, pour lui présenter ses condoléances, a annoncé le Kremlin. Les deux hommes ont "souligné leur volonté mutuelle de continuer à renforcer de manière cohérente la coopération" entre Moscou et Téhéran.

UN DÉFI MAIS PAS DE CHAMBOULEMENT ?

La mort du président iranien créé une période d'instabilité au sein de la République islamique, mais ne devrait pas bouleverser sa politique étrangère ni son rôle dans la région.  Ebrahim Raïssi était considéré comme un des favoris à la succession du Guide suprême Ali Khamenei. Sa mort va donc poser un défi majeur aux instances du pays. Mais sur le plan international, les analystes tablent sur une forme de continuité. Notamment parce que la stratégie iranienne est dans les mains de l'ayatollah Khamenei et du très opaque Haut conseil à la sécurité nationale.


"Un successeur pourrait émerger, aussi conservateur et loyal au système que l'était Raïssi", estime Ali Vaez, spécialiste de l'Iran pour l'International Crisis Group. "En matière de politique étrangère, le Guide suprême et le corps des Gardiens de la révolution islamique (l'armée idéologique du régime, ndlr) vont garder la main sur les décisions stratégiques", estime-t-il sur X (ex-Twitter), anticipant "plus de continuité que de changement (...) dans une période d'incertitudes et d'enjeux élevés face aux Etats-Unis et dans la région".


Farid Vahid, expert de l'Iran à la Fondation Jean Jaurès, souligne pour sa part à l'AFP que "Raïssi était absolument en phase avec les Gardiens de la Révolution", ce qui leur "laissait beaucoup de marge et de liberté dans la région".

Urgent

OBSÈQUES MARDI

Selon une agence de presse officielle iranienne, les funérailles du président Ebrahim Raïssi doivent débuter demain. "La cérémonie funéraire du président" et des personnes qui l'accompagnaient aura lieu "demain mardi à 9h30 à Tabriz", et "les corps seront ensuite transférés à Téhéran" pour la poursuite des cérémonies, a rapporté l'agence Irna, citant le ministre de l'Intérieur, Ahmad Vahidi.

EN IMAGES

Le 13H de TF1 vous résume ce qu'il faut retenir après la mort du président iranien Ebrahim Raïssi. À voir ici :

Iran : le président meurt dans un accident d'hélicoptèreSource : JT 13h Semaine

D'AUTRES RÉACTIONS

Les réactions se poursuivent après la mort du président iranien : 


CONSEIL DE COOPÉRATION DU GOLFE

Jassem Al-Budaiwi, secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe regroupant six monarchies arabes voisines de l'Iran dont l'Arabie saoudite, présente ses condoléances après cet "accident tragique", réaffirmant "la solidarité du CCG avec le gouvernement et le peuple iraniens dans ces circonstances difficiles". Les dirigeants des Émirats arabes unis, du Qatar et de Bahrein, membres du CCG, ont présenté chacun sur X leurs "plus sincères condoléances" au peuple et au gouvernement iraniens.


POLOGNE

Le président Andrzej Duda se dit sur X "profondément bouleversé", ajoutant que "peu de pays ont des pages aussi tragiques dans leur histoire" et rappelant que les Polonais ont connu le crash de l'avion de leur gouvernement en 2010 à Smolensk en Russie et se joignent "avec une compréhension particulière" aux proches des victimes et au peuple iranien "dans la prière et le chagrin".


GRÈCE

Le ministre des Affaires étrangères, Giorgos Gerapetridis, présente ses "condoléances aux Iraniens et au gouvernement iranien" et affirme, sur une radio grecque, avoir "le sentiment qu'en dépit des légères fluctuations transitoires, il n'y aura pas de changement ni dans la politique étrangère (de l’Iran, ndlr) ni dans la réaction régionale ou internationale à l'égard de l'Iran". 


KENYA

Le président William Ruto exprime ses "condoléances les plus sincères" et sa "solidarité avec le peuple d'Iran", soulignant qu'Ebrahim Raïssi avait choisi le Kénya comme première étape pour venir sur le continent africain.

MALAISE EN EUROPE

Le président du Conseil européen Charles Michel et le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell ont exprimé les "condoléances" de l'UE après la mort du président iranien Ebrahim Raïssi, suscitant des réactions indignées sur les réseaux sociaux. Les messages de Charles Michel et Josep Borell sur X ont suscité des réactions scandalisées sur les réseaux sociaux, de la part d'élus, responsables politiques ou anonymes, dont certains utilisaient le mot-clé "pas en mon nom".


"Pouvez-vous regarder dans les yeux les courageuses femmes et combattants de la liberté d'Iran ? (...) Honte à vous", a notamment réagi sur X l'eurodéputé suédois David Lega (PPE, droite). L'ancien secrétaire d'État belge Theo Francken (N-VA, nationalistes flamands) a aussi dénoncé "des condoléances européennes pour la mort d'un boucher et d'un cruel meurtrier de masse". "Pas en mon nom", a aussi indiqué sur X le responsable néerlandais d'extrême droite Geert Wilders. 

OTAN

L'Otan a présenté ses "condoléances au peuple iranien" après la mort du président Ebrahim Raïssi et du ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, dans un accident d'hélicoptère. "Nos condoléances au peuple iranien pour la mort du président Raïssi, du ministre des affaires étrangères Amir-Abdollahian et des autres personnes qui ont péri dans l'accident d'hélicoptère", a écrit la porte-parole de l'Alliance atlantique, Farah Dakhlallah, sur le réseau social X.

RÉACTION DE LA FRANCE

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères français présente "ses condoléances à la République d'Iran après la mort du président Ebrahim Raïssi, du ministre des Affaires étrangères Hossein Amir Abdollahian, et des personnes qui les accompagnaient". Dans son court message, le Quai d'Orsay indique également adresser "ses pensées aux familles des victimes de cet accident".

L'HOMMAGE DU GUIDE SUPRÊME

Sur X, l'ayatollah Khamenei a dit sa "grande tristesse" et son "grand regret" après la mort du président Raïssi, qui était pressenti pour lui succéder en tant que Guide suprême en Iran. Il a salué un homme "compétent et travailleur".

RASSEMBLEMENTS

L'Agence de presse privée, Tasnim News diffuse des images de rassemblements en Iran pour rendre hommage au président Raïssi. 

COMMISSION EUROPÉENNE

Josep Borrell, le vice-président de la Commission européenne et son représentant pour les Affaires étrangères, a fait part de ses condoléances pour la mort du président iranien ainsi que le chef de la diplomatie et les autres officiels iraniens présents dans l'hélicoptère qui s'est crashé dimanche. 

REPÈRE

Aux côtés du président Raïssi, huit autres passagers étaient présents dans l'hélicoptère qui s'est crashé et sont également décédées, dont le ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian. Voici ce que l'on sait des victimes du crash :

EXPLICATIONS

Plusieurs interrogations subsistent après le crash de l'hélicoptère transportant le président Raïssi. Résumé en vidéo :  

Mort de Raïssi : les mystères autour du crashSource : TF1 Info

UN "COUP MONUMENTAL"

La mort du président iranien Ebrahim Raïssi dans un accident d'hélicoptère est un "coup monumental" pour le régime islamique iranien et provoquera une succession de crises au sein de l'exécutif, a estimé lundi un groupe d'opposition en exil. La présidente du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) Maryam Rajavi a qualifié dans un communiqué l'événement de "coup stratégique monumental et irréparable porté au guide suprême des mollahs, Ali Khamenei, et à l'ensemble du régime, connu pour ses exécutions et ses massacres". La mort d'Ebrahim Raïssi "déclenchera une série de répercussions et de crises au sein de la tyrannie théocratique, ce qui incitera les jeunesses rebelles à passer à l'action", a-t-elle espéré.

NOMINATION

Le négociateur en chef iranien du dossier du nucléaire, Ali Bagheri, a été nommé à la tête de la diplomatie de l'Iran à titre provisoire après le décès du ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdolahian. Ali Bagheri a été désigné "responsable du comité des relations extérieures du gouvernement", a annoncé le porte-parole du gouvernement, Ali Bahadori Jahromi, alors que les tensions sont fortes entre l'Iran et Israël dans le contexte de la guerre à Gaza.


Considéré comme un proche du guide suprême Ali Khamenei, l'homme de 56 ans, avait été nommé en septembre 2021 vice-ministre des Affaires étrangères et négociateur en chef chargé du dossier nucléaire.

Alex HALADA / AFP

UNE "PERTE POUR LE MONDE ISLAMIQUE"

Les Houthis du Yémen, groupe rebelle soutenu par l'Iran, ont déclaré que la mort du président iranien, Ebrahim Raïssi, était "une perte" pour "l'ensemble du monde musulman". C'est "une perte non seulement pour l'Iran, mais aussi pour l'ensemble du monde islamique, la Palestine et Gaza", a déclaré le porte-parole des Houthis, Mohammed Abdelsalam, sur le réseau social X, ajoutant que les Palestiniens avaient "grand besoin de la présence d'un tel président qui continuait à défendre" leur droit à la liberté.

RÉACTIONS

D'autres réactions arrivent après la mort de Raïssi : 


OCI

Le secrétaire général de l'Organisation de la Coopération islamique qui rassemble 57 pays, Hissein Brahim Taha, "exprime ses sincères condoléances et sa sympathie au gouvernement et au peuple iranien", selon un communiqué de l'organisation basée à Djeddah sur les réseaux sociaux.


ITALIE

La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a exprimé sur la télévision Canale 5 sa "solidarité et la solidarité de l'Italie au gouvernement iranien et au peuple iranien", espérant "que la future direction iranienne voudra s'engager en faveur de la stabilisation et de la pacification de la région".


ESPAGNE

"C’était une figure très importante en Iran et nous allons donc suivre très attentivement les mesures que l'Iran va prendre", déclare José Manuel Albares, ministre des Affaires étrangères, sur la radio Cadena Ser. 


MALAISIE

Le Premier ministre Anwar Ibrahim se dit "profondément attristé" sur les réseaux sociaux, soulignant que son pays respecterait l'engagement de son pays avec l'Iran pour renforcer leurs liens "pour le bien de nos  peuples et du monde musulman".


JAPON

Le Japon est "profondément attristé" et offre ses sincères condoléances au peuple iranien, selon le porte-parole du gouvernement Yoshimasa Hayashi. 


SRI LANKA

Le président Ranil Wickremesinghe, "profondément choqué et attristé", exprime ses "sincères condoléances aux familles dévastées, au gouvernement et au peuple d'Iran". Le président iranien et son chef de la diplomatie étaient venus en avril au Sri Lanka inaugurer un barrage hydro-électrique en partie financé et construit par l'Iran.


AFRIQUE DU SUD

"C'est une tragédie extraordinaire, inimaginable dans laquelle a péri le dirigeant remarquable d'un pays avec lequel l'Afrique du Sud entretient de fortes relations bilatérales", déclare le président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui a récemment invité l'Iran à rejoindre les BRICS lors d'un sommet à Johannesburg. L'Iran est devenu membre de ce forum en janvier.

UN "PROTECTEUR" POUR LES ALLIÉS DE L'IRAN

Du Liban à l'Irak en passant par la Syrie, les alliés de l'Iran dans la région ont rendu hommage au président iranien, Ebrahim Raïssi, tué la veille dans un accident d'hélicoptère, saluant son engagement en faveur de "l'axe de la résistance" contre Israël. Le puissant Hezbollah libanais, armé et financé par l'Iran, et le Hamas palestinien, son allié, ont tous deux rendu hommage au président iranien et au soutien qu'il leur a apporté dans leur lutte contre Israël.


Les alliés du Hamas, notamment le Hezbollah et les rebelles yéménites houthis, sont rassemblés par l'Iran au sein de ce qu'il qualifie d'"axe de la résistance" face à Israël. Le Liban a proclamé un deuil officiel de trois jours. Le Hachd al-Chaabi, coalition de groupes armés irakiens pro-Iran, a de son côté adressé ses condoléances aux dirigeants iraniens, soulignant que le président Raïssi "avait toujours déclaré que l'Irak et l'Iran formaient un seul peuple qui ne peut être séparé".

QATAR

Au tour du Qatar de réagir à la mort du président iranien. Sur la plateforme X, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani présente ses "sincères condoléances au gouvernement et au peuple de la République islamique d'Iran". 

MOHAMMAD MOKHBER

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a désigné le vice-président Mohammad Mokhber comme président par intérim du pays. "Conformément à l'article 131 de la Constitution, M. Mokhbar est chargé de diriger le pouvoir exécutif" et il doit, en concertation avec les chefs des pouvoirs législatif et judiciaire, organiser "l'élection d'un nouveau président dans un délai maximum de 50 jours", a indiqué le chef de l'État dans un communiqué.

Iranian Vice-Presidency / AFP

Urgent

CINQ JOURS DE DEUIL EN IRAN

L'Iran va observer cinq jours de deuil après la mort du président Ebrahim Raïssi et de sept autres personnes dans le crash d'un hélicoptère dans le nord-ouest du pays, a annoncé le Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. "J'annonce cinq jours de deuil public et je présente mes condoléances au cher peuple iranien", a déclaré le plus haut responsable de la République islamique dans un communiqué publié quelques heures après l'annonce de la mort du président.

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a présenté ses condoléances à l'Iran ce matin. "L'Égypte pleure, avec une grande tristesse et une profonde douleur, le président et le plus haut responsable de la diplomatie de l'Iran, décédés dimanche dans un accident douloureux", a déclaré la présidence dans un communiqué. Le président Sissi, qui a amorcé un rapprochement avec l'Iran ces dernières années, a exprimé "ses sincères condoléances et sa sympathie" au peuple iranien. Il a également souligné la "solidarité du Caire avec les dirigeants et le peuple iranien face à cette terrible perte".

UN "HASHTAG MISÉRABLE"

Alors que le commissaire européen en charge de l'aide humanitaire, Janez Lenarcic, a annoncé hier soir que l'UE a activé son système de cartographie pour aider l'Iran à retrouver l'hélicoptère accidenté de Raïssi, accompagné du mot clé "Solidarité de l'UE", plusieurs députés ont fait part de leur indignation. "Quel hashtag misérable, quelle moquerie à l'égard des courageux défenseurs des droits de l'homme en Iran", a notamment réagi Marie-Agnes Strack-Zimmermann, députée allemande du parti libéral FDP, et candidate aux élections européennes.


La Commission européenne a expliqué que "ni le mécanisme de protection civile de l'UE ni le système satellitaire Copernicus ne sont motivés par des considérations politiques". "Tout pays peut demander une assistance humanitaire ou civile par l'intermédiaire de ces canaux, et la Commission fait de son mieux pour apporter son aide", a indiqué un porte-parole, Balazs Ujvari.

"UNE GRANDE PERTE"

De son côté, le président chinois, Xi Jinping, a qualifié la mort du président Ebrahim Raïssi de "tragique" et de "grande perte pour le peuple iranien", selon le ministère chinois des Affaires étrangères. "Le président Xi Jinping a souligné que (...) sa mort tragique est une grande perte pour le peuple iranien, et que le peuple chinois avait perdu un bon ami", a déclaré le porte-parole du ministère Wang Wenbin lors d'une conférence de presse.

UN "POLITICIEN REMARQUABLE"

Vladimir Poutine a rendu hommage à Ebrahim Raïssi, le qualifiant de "politicien remarquable" et de "véritable ami" de la Russie. "Ebrahim Raïssi était un politicien remarquable (...) En tant que véritable ami de la Russie, il a apporté une contribution personnelle inestimable au développement des relations de bon voisinage entre nos pays et a déployé de grands efforts pour les amener au niveau du partenariat stratégique", a indiqué le président russe, dans un télégramme de condoléances diffusé par le Kremlin.

ROI DE JORDANIE

Sur X, le roi de Jordanie Abdullah II, a présenté ses "plus sincères condoléances" aux "frères, dirigeants, gouvernement et au peuple de la République islamique d'Iran". "Nous sommes solidaires de nos frères iraniens dans ces circonstances difficiles", a-t-il écrit sur la plateforme.

CORPS RAPATRIÉS

Les secours iraniens récupèrent et évacuent les dépouilles du président iranien Ebrahim Raïssi et des huit autres passagers de l'hélicoptère qui s'est écrasé la veille dans le nord-ouest du pays. "Nous sommes en train de transférer les corps des martyrs à Tabriz", la grande ville du nord-ouest, a déclaré à la télévision d'État le chef du Croissant Rouge, Pirhossein Koulivand, en annonçant la fin des opérations de recherche.

IRANIAN RED CRESCENT / AFP

RASSEMBLEMENT

Depuis ce matin, de nombreux iraniens se rassemblent dans la ville de Machhad, où est né le président Ebrahim Raïssi.

LCI

TURQUIE

Lors d'une conférence de presse, le ministre turc des Affaires étrangères a aussi rendu hommage au président iranien. La Turquie "partage la douleur du peuple iranien, ami et frère", a-t-il assuré. 

UN "PROTECTEUR DES MOUVEMENTS DE RÉSISTANCE"

Le puissant Hezbollah au Liban a aussi présenté ses condoléances aux dirigeants iraniens, qualifiant Ebrahim Raïssi de "protecteur des mouvements de résistance" contre Israël dans la région. "Le président martyr était pour nous un grand frère, un appui solide (...) et un protecteur des mouvements de résistance", a affirmé la formation qui combat Israël depuis le sud du Liban. Elle a également rendu hommage au chef de la diplomatie iranienne, Hossein Amir-Abdollahian, tué dans le même accident d'hélicoptère.

LA "SOLIDARITÉ" DE BACHAR AL-ASSAD

Le président syrien, Bachar al-Assad, a présenté ses condoléances à l'Iran après l'annonce de la mort du président Ebrahim Raïssi, proclamant sa "solidarité" avec Téhéran qui le soutient depuis le début de la guerre civile dans son pays. "La Syrie est solidaire de la République islamique d'Iran (...)" a affirmé le président Assad dans son message aux dirigeants iraniens. "Nous avons oeuvré avec le président défunt pour que les relations stratégiques qui lient la Syrie et l'Iran demeurent toujours prospères", a-t-il ajouté.

"VÉRITABLES AMIS"

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a salué la mémoire du président iranien, Ebrahim Raïssi, et de son ministre des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian, qu'il a qualifiés d'"amis véritables". "Le président Raïssi et le ministre des Affaires étrangères Amir-Abdollahian étaient des amis véritables et fiables", a-t-il indiqué dans un communiqué, saluant de "vrais patriotes" qui "ont fermement défendu les intérêts de leur pays".

HEZBOLLAH ET SYRIE

De son côté, le Hezbollah libanais rend hommage au "protecteur des mouvements de résistance" alors que le président syrien, Bachar al-Assad, proclame sa "solidarité" avec l'Iran après le mort de Raïssi. 

LES CONDOLÉANCES DE L'EUROPE

Sur X, le président du Conseil européen, Charles Michel, a indiqué que "l'UE présente ses sincères condoléances pour la mort du président Raïssi et le ministre des Affaires étrangères Abdollahian ainsi qu'aux autres membres de la délégation et au personnel impliqués das l'accident d'hélicoptère". 

QUELLES RÉPERCUSSIONS À TÉHÉRAN ?

La mort d'Ebrahim Raïssi est un coup dur pour le régime, même si, rapidement, le gouvernement iranien a assuré dans un communiqué que ce décès n'allait pas entraîner "la moindre perturbation dans l'administration" du pays. On fait le point sur les conséquences de cette mort ⤵️

HAMAS

Dans un communiqué, le mouvement palestinien du Hamas, soutenu par Téhéran, salue la mémoire du président Raïssi, un "soutien à la résistance palestinienne". 

HOMMAGE DES ÉMIRATS ARABES UNIS

Les réactions commencent à arriver après la confirmation de la mort de Raïssi. Sur X, Mohammed bin Zayed Al Nahyan, président des Émirats arabes unis et souverain d'Abou Dhabi, a assuré l'Iran de sa "solidarité" en "cette période difficile". 

JOURNÉE DE DEUIL AU PAKISTAN

Sur X, le Premier ministre pakistanais rend à son tour hommage au président Raïssi, exprimant ses "plus sincères condoléances" et sa "sympathie" à "la nation iranienne pour cette terrible perte". Le chef du gouvernement a annoncé une "journée de deuil" au Pakistan avec un "drapeau en berne", comme "une marque de respect pour le président Raïssi et ses compagnons et en solidarité avec l'Iran frère".  

ON FAIT LE POINT

Le gouvernement iranien a confirmé dans un communiqué la mort du président iranien Raïssi ainsi que de son ministère des Affaires étrangères. Selon Siavosh Ghazi, correspondant pour TF1 à Téhéran, le Croissant rouge iranien a également indiqué que les corps des neuf personnes qui se trouvaient à bord de l'hélicoptère accident étaient en cours de rapatriement dans la ville de Tabriz, dans le nord-ouest de l'Iran.

Décès du président iranien : le point sur la situation à TéhéranSource : TF1 Info

PORTRAIT

Ebrahim Raïssi décédé dimanche était considéré comme un ultraconservateur et un partisan assumé de l'ordre. Portrait de celui qui a régné sur l'Iran pendant trois ans.

QUI EST LE REMPLAÇANT DE RAÏSSI ?

Le futur président par intérim, Mohammad Mokhber, 68 ans, a été nommé par Ebrahim Raïssi comme premier vice-président en août 2021, après la présidentielle. Il est né à Dezfoul dans la province du Khouzestan (sud-ouest), où il a occupé plusieurs postes officiels. Il a été aussi dirigeant d'entreprises et a présidé depuis 2007 la Fondation de l'ordre de l'Imam (Setad).


Cette fondation a été établie à la fin des années 1980 afin de gérer les propriétés confisquées à la suite de la Révolution islamique de 1979. Elle est devenue au fil des années un important conglomérat économique d'État avec des parts dans les différents secteurs, y compris la santé.

REMPLACEMENT

Le président iranien Ebrahim Raïssi, dont la mort dans un accident d'hélicoptère a été confirmé par la télévision d'État et la présidence, va être remplacé par le Premier vice-président, Mohammad Mokhber, avant une élection présidentielle qui devra se tenir dans les 50 jours. 


L'article 131 de la Constitution de la République islamique prévoit que, "en cas de décès, de destitution, de démission, d'absence ou de maladie d'une durée supérieure à deux mois du président", c'est "le premier vice-président qui assumera les pouvoirs du président". Ce processus doit avoir "l'approbation du Guide suprême", précise l'article, alors que l'ayatollah Ali Khamenei est la plus haute autorité du pays et son chef d'État. 


Depuis la révolution de 1979, le président est nommé pour quatre ans, renouvelable une fois consécutivement. Secondé par plusieurs vice-présidents, il est chargé de nommer et de diriger le Conseil des ministres, car le poste de Premier ministre n'existe pas en Iran. 

PAS DE "PERTURBATIONS"

Le gouvernement iranien a assuré lundi dans un communiqué que le décès du président Ebrahim Raïssi dans un accident d'hélicoptère n'allait pas entraîner "la moindre perturbation dans l'administration" du pays. "Le président du peuple iranien, travailleur et infatigable, (...) a sacrifié sa vie pour la nation", a réagi le gouvernement. "Nous assurons à la nation loyale que, avec l'aide de Dieu et le soutien du peuple, il n'y aura pas la moindre perturbation dans l’administration du pays", a-t-il ajouté.

Urgent

LA PRÉSIDENCE CONFIRME LA MORT DE RAÏSSI

Sur X, la présidence iranienne confirme le décès du président Ebrahim Raïssi. "Le serviteur du peuple iranien, l'ayatollah Seyed Ebrahim Raisi, président de la République islamique d'Iran, est mort en martyr alors qu'il était en train de servir le peuple", assure la présidence. 

RÉACTION DU PREMIER MINISTRE INDIEN

Sur X, le Premier ministre indien, Narendra Modi, a rendu hommage à Ebrahim Raïssi, annoncé mort par plusieurs médias iraniens, sans confirmation officielle à ce stade. Il se dit "profondément attristé et choqué". "Sa contribution au renforcement des relations bilatérales entre l'Inde et l'Iran restera à jamais gravée dans nos mémoires", a également souligne Modi avant d'adresser ses condoléances "à sa famille et au peuple iranien. "L'Inde est aux côtés de l'Iran en cette période de deuil", a enfin écrit le chef du gouvernement indien.

UNE DÉCLARATION EN MILIEU DE MATINÉE

L'annonce par plusieurs médias iraniens, sans confirmation officielle à ce stade, de la mort de l'ultraconservateur Raïssi ouvre une période d'incertitude politique en Iran, alors que le pays est un acteur majeur au Moyen-Orient, une région déjà secouée par la guerre dans la bande de Gaza entre Israël et le Hamas.


L'information a été donnée par les principales agences de presse et journaux, dans l'attente d'une déclaration des autorités après la découverte de l'épave de l'hélicoptère à l'aube. La télévision diffuse ce matin des chants religieux en montrant des photos du président, soupçonné par plusieurs ONG de crimes contre l'Humanité, notamment en tant que membre de la terrible "commission de la mort" crée en 1998 et à l'origine de l'exécution de centaines d'opposants politiques et journalistes. 


"Le grand esprit du président populaire et révolutionnaire d'Iran a rejoint le royaume suprême", a indiqué l'agence officielle Irna, en saluant "le martyre" des victimes. Elle a précisé que le gouvernement publierait "une déclaration" en milieu de matinée.

HOMMAGE DE TASNIM

Sur Twitter, l'Agence de presse privée Tasnim News, qui fait partie des médias iraniens ayant annoncé la mort du président ultraconservateur Raïssi, rend hommage aux victimes de l'accident d'hélicoptère dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

QUI EST LE PRÉSIDENT RAÏSSI ?

"C'est un ultraconservateur. (...) C'est un homme qui s'est illustré par la fermeté, pour ne pas dire la brutalité. Il a été à la tête du mouvement de la répression des opposants dans ce pays, pas seulement les opposants en interne, mais également l'opposition dans la rue", explique ce matin François Clémenceau, éditorialiste international sur LCI.


Les autorités n'ont pour l'heure pas confirmé la mort du président Raïssi, qui était à bord d'un hélicoptère qui s'est écrasé dans le nord-est de l'Iran dimanche.

Iran : le président Raïssi, un ultraconservateurSource : TF1 Info

DES MÉDIAS IRANIENS ANNONCENT LA MORT DU PRÉSIDENT

Plusieurs médias iraniens ont annoncé lundi matin la mort du président Ebrahim Raïssi et du ministre des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian dans l'accident la veille de leur hélicoptère dans le nord-ouest de l'Iran. L'information a été notamment donnée par l'agence Mehr et le journal gouvernemental Iran Daily, dans l'attente d'une déclaration des autorités après la découverte de l'épave de l'hélicoptère à l'aube.

Iran : l'hélicoptère localisé, aucun signe de vieSource : TF1 Info

"AUCUN SIGNE" DE VIE DANS L'HÉLICOPTÈRE

Les secours n'ont détecté ce lundi "aucun signe" de vie dans l'hélicoptère transportant le président iranien Ebrahim Raïssi, qui s'est écrasé dimanche dans le nord-ouest de l'Iran, selon la télévision d'État. "À ce stade, il n'y a aucun signe montrant que les passagers de l'hélicoptère sont en vie", a indiqué la télévision après la découverte de l'appareil qui s'est écrasé sur le flanc d'une montagne. 

DES AMBULANCES SUR PLACE

"De nombreuses ambulances sont présentes sur place", indique le ministre de la Santé de la région de Warzghan, ajoutant que "2 bus ambulances et 12 ambulances sont présents dans la zone pour être utilisés en cas de besoin". 

DES RECHERCHES DIFFICILES

Peu avant 23h, heure de Paris, et bientôt 1h du matin à Téhéran, les recherches sont toujours aussi compliquées. D'après le responsable du Croissant-rouge iranien, l'hélicoptère n'a toujours pas été repéré dans cette zone montagneuse. En guise d'illustration, voici les conditions météorologiques durant les opérations, telles que diffusées par l'agence IRNA. 

RÉUNION D'URGENCE DU CABINET

Le cabinet du gouvernement iranien a tenu une session d'urgence pour faire face aux conséquences de l'accident. C'est le vice-président Mohammad Mokhber, censé le remplacer en cas de vacance, qui a présidé la réunion, selon l'agence IRNA.

DES FEUX DE JOIE

Selon le compte "Lettres de Téhéran", des Iraniens fêtent ce soir la disparition du président, surnommé le "Boucher de Téhéran". Ils sont nombreux à le croire mort, alors qu'il reste introuvable plusieurs heures après l'accident survenu dans les montagnes du nord-ouest du pays

LA POSITION DE L'APPAREIL IDENTIFIÉE ?

Le lieu exact de l'accident d'hélicoptère aurait été identifié, selon le commandant de l'armée de l'Azerbaïdjan oriental cité par l'agence de presse Tasnim. "Il y a quelques minutes, un signal a été reçu de l'hélicoptère et du téléphone portable d'un membre de l'équipage sur le lieu de l'accident. En ce moment, nous partons avec toutes les forces militaires vers la zone cible et j'espère que nous donnerons de bonnes nouvelles à la population."

ENVOI DE SECOURISTES TURCS

Pour aider les secours iraniens dans la zone escarpée où a disparu l'hélicoptère, la Turquie déploie 32 secouristes en montagne, selon l'Agence de secours d'urgence.

TOUJOURS PAS SUR ZONE

Le ministre de l'Intérieur indique que les secours n'ont pas encore atteint le point géographique de l'accident. "Étant donné que la zone présente une forte pente et une forêt et que d'un autre côté nous assistons à de fortes pluies, la visibilité est très limitée et pour cette raison, les secours n'ont malheureusement pas encore atteint le point souhaité", selon les précisions du ministre. 

Quelques minutes plus tôt, le Croissant-rouge iranien avait annoncé que ses "cinq équipes opérationnelles (étaient) presque proches des coordonnées" de l'appareil. Les conditions météo, avec la pluie et la nuit venant s'ajouter à la brume, rendent très compliquées toutes les tentatives de recherche.

LE POINT SUR L'ACCIDENT

L'hélicoptère dans lequel était le président iranien a disparu des radars, ce 19 mai. Le gouvernement évoque un "atterrissage brutal" de l'appareil, toujours introuvable. Voici ce que l'on sait du déroulé des événements.

LES SECOURS QUASI SUR LES LIEUX

'Nos cinq équipes opérationnelles sont presque proches des coordonnées annoncées par l'Organisation Aérospatiale", annonce le secrétaire général du Croissant-rouge iranien. Voilà plusieurs heures que les équipes de secours, aidées de l'armée de l'air, tentent sans succès d'accéder à la localisation de l'appareil. 

2 CONTACTS AVEC L'APPAREIL

Selon la télévision d'État, citant le vice-président iranien chargé des affaires exécutives, deux des passagers de l'hélicoptère auraient communiqué avec les forces de secours. Des informations qui n'ont pas pour l'instant été confirmées par d'autres sources.

L'UE OFFRE SES MOYENS

L'UE annonce avoir activé son système de cartographie pour aider l'Iran à retrouver l'hélicoptère présidentiel. "À la demande d'assistance de l'Iran, nous activons le service de cartographie de réponse rapide CopernicusEMS de l'UE en raison de l'accident d'hélicoptère qui transporterait le président de l'Iran et son ministre des Affaires étrangères", a déclaré le commissaire européen en charge de l'aide humanitaire, Janez Lenarcic.

SOUTIENS DE RIYAD ET ANKARA

Après l'Irak, c'est au tour de l'Arabie Saoudite d'offrir à l'Iran "toute l'assistance" nécessaire pour retrouver le président Ebrahim Raïssi, mais aussi de la Turquie. Se disant "profondément attristé", Recep Tayyip Erdogan a offert "tout le soutien nécessaire" aux recherches. "Nous suivons de près l'incident, en contact et en coordination avec les autorités iraniennes, et nous sommes prêts à apporter tout le soutien nécessaire", selon le président turc sur X.

KHAMENEI APPELLE À NE PAS S'INQUIÉTER

Le guide suprême iranien appelle la population à ne pas s'inquiéter, alors que le président est toujours introuvable. "Nous espérons que Dieu Tout-Puissant ramènera le président respecté et honorable et ses compagnons dans les bras de la nation. Tout le monde devrait prier pour la santé de ce groupe de serviteurs. Si le peuple iranien ne s’inquiète pas, il n’y aura pas de perturbation dans le travail du pays", a déclaré l'ayatollah Ali Khamenei, dans un discours retransmis à la télévision.

SOUTIEN IRAKIEN

L'Irak propose à l'Iran de l'aider dans ses efforts de recherche et de sauvetage de l'hélicoptère présidentiel. Ainsi, le Premier ministre irakien "a demandé au ministère de l'Intérieur, au Croissant-Rouge irakien et aux autres autorités compétentes d'offrir à la République islamique d'Iran les ressources disponibles pour l'aider dans la recherche de l'appareil du président iranien", selon le porte-parole du gouvernement. 

PAS DE DISPARITION DE SAUVETEURS

❌ Alors que des premières informations, non vérifiées, faisaient état de la disparition d'au moins trois membres du Croissant-rouge iranien au moment des recherches de l'hélicoptère, l'ONG a apporté un démenti, cité par Tasnim News (une agence proche des Gardiens de la révolution). "La disparition de l'équipe opérationnelle du Croissant-Rouge n'est pas vraie", a nié la responsable du Centre de contrôle et de coordination des urgences du Croissant-rouge.

LES RECHERCHES TOUJOURS DIFFICILES

"En raison des conditions météorologiques défavorables et de l'accès difficile à la zone, l'opération de recherche est difficile et il n'est pas possible de rechercher par drones et hélicoptères", renseigne la responsable de la salle des opérations du Croissant-Rouge iranien, interrogée par la télévision, selon qui "quatre équipes se sont approchées des coordonnées où s'est produit l'accident". Depuis, la nuit est tombée sur la zone, rendant les recherches d'autant plus compliquées.

HÉLICOPTÈRE PRÉSIDENTIEL

Ici, les dernières images de l'hélicoptère présidentiel, avant qu'il ne disparaisse des radars, diffusées par la télévision d'État iranienne. Pour rappel, deux des trois hélicoptères du convoi présidentiel ont atterri sains et saufs. L'appareil encore introuvable transportait le président Raïssi, mais aussi son ministre des Affaires étrangères.

TÉHÉRAN COMMUNIQUE

"Nous vivons des conditions difficiles et compliquées", a déclaré un porte-parole du gouvernement iranien, cité par Tasnim News. "Le peuple et les médias ont le droit d'être informés des dernières nouvelles concernant l'accident d'hélicoptère du président, mais selon les coordonnées du lieu de l'accident et les conditions météorologiques, il n'y a pas de nouvelles jusqu'à présent."

BAKOU RÉAGIT

Le président d'Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, a réagi publiquement à l'annonce de l'accident d'hélicoptère, après sa rencontre avec Raïssi : "Aujourd'hui, après la rencontre amicale avec le Président iranien, nous avons été très inquiets de l'atterrissage d'urgence de l'hélicoptère transportant la haute délégation en Iran. Nos prières vont au président Raïssi et à sa délégation. En tant que pays voisin, ami et frère, la République d’Azerbaïdjan est prête à tout soutien".

DERNIÈRES IMAGES

L'une des dernières images officielles du président iranien avant son accident d'hélicoptère. Ici aux côtés de son homologue azéri pendant l'inauguration d'un barrage, ce dimanche 19 mai. 

Une photo fournie par la présidence iranienne le 19 mai 2024 montre le président iranien Ebrahim Raïssi et son homologue azéri Ilham Aliyev se réunissant sur le site de Qiz Qalasi, avant son inauguration.
Une photo fournie par la présidence iranienne le 19 mai 2024 montre le président iranien Ebrahim Raïssi et son homologue azéri Ilham Aliyev se réunissant sur le site de Qiz Qalasi, avant son inauguration. - IRANIAN PRESIDENCY / AFP

RAÏSSI, 2E HOMME DE L'ÉTAT

La potentielle mort du président iranien déstabiliserait-elle profondément le régime ? Pas tant, selon les spécialistes interrogés sur LCI. Pascal Boniface, directeur fondateur de l'IRIS, souligne que "le président est issu d'un régime et en cas de disparition, il ne va pas forcément changer. C'est le guide suprême qui est l'homme le plus important du régime." Avant de rappeler que "les hommes comptent, mais les régimes sont plus importants que les hommes." 

De son côté, Georges Malbrunot, grand reporter au Figaro, estime que si Raïssi venait à disparaitre, cela "ne déstabilisera pas le gouvernement iranien car le président est en charge d'appliquer la politique décidée ailleurs : par le guide suprême et par les gardiens de la Révolution qui sont tout-puissants. Il n'est que l'exécutant de cette politique-là." En revanche, "l'ayatollah a 85 ans et Ebrahim el-Raïssi était l'un des candidats à sa succession. C'est dans cette mesure-là, s'il y a une disparition du président iranien, que ça trouble considérablement la donne en Iran."

RÉUNION A TABRIZ

Tandis que l'on n'a toujours aucune nouvelle d'Ebrahim Raïssi, une réunion se tient à l'aéroport de Tabriz, en présence du PDG de la société aéroportuaire et de plusieurs experts, rapporte la presse iranienne.

CONDITIONS METEO

Voici les conditions météo dans lesquelles les équipes de secours tentent d'accéder à la zone, selon des images publiées par l'agence Tasnim.

ZONE DE RECHERCHES

Selon l'agence FarsNews, la zone de recherches s'étend des forêts d'Arsbaran jusqu'à la zone de la mine de cuivre de Sungun. "La chaîne considérée est située au nord de l'Azerbaïdjan oriental dans la ville de Warzghan et comprend des forêts montagneuses, brumeuses, pluvieuses et difficiles à parcourir", indique le média proche du régime.

UNE PHOTO HORS CONTEXTE

❌ Pour information, cette photographie diffusée très rapidement par les médias officiels iraniens est sans rapport avec l'accident survenu aujourd'hui. Elle remonte à 2022 et a été utilisée comme "photo prétexte", méthode pratiquée par la presse lorsque aucun cliché n'est encore paru sur un événement. 

LES MOTS DU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR

Les recherches sont rendues très difficiles par les "conditions météorologiques défavorables", dont le brouillard empêchant une bonne visibilité, a indiqué le ministre de l'Intérieur Ahmed Vahidi à la télévision d'État. "Cela peut prendre du temps pour atteindre la zone", selon le ministre qui a évoqué un "atterrissage brutal" de l'hélicoptère transportant le président iranien. Il n'a toutefois pas confirmé que Raïssi était passager de l'appareil.

Accident d'hélicoptère du président iranien : "Les équipes de secours sont à pied d'œuvre", assure le ministre de l'IntérieurSource : TF1 Info

PAS DE VISIBILITÉ SUR PLACE

La télévision d'Etat (IRNA) a publié des premières images des opérations de recherches. On y voit l'absence de visibilité et des membres du Croissant rouge iranien tenter de localiser l'hélicoptère à pied, selon le correspondant de RFI à Téhéran.

"UNE ZONE DIFFICILE D'ACCÈS"

"C'est une zone montagneuse, avec beaucoup de brouillard. Les équipes de secours ne sont pas encore arrivées sur place. Nous n'avons pas d'informations précises sur le sort du président iranien", rappelle Siavosh Ghazi, correspondant de RFI à Téhéran, sur LCI. 

Concrètement, plus de 20 équipes de sauvetage dotées d'un équipement complet, dont huit ambulances du Croissant rouges, ont été envoyées dans la zone, mais aucune équipe de secours n'est encore parvenue jusqu'à l'hélicoptère recherché. 

1 HÉLICOPTÈRE DISPARU SUR 3

Le convoi présidentiel était composé de trois hélicoptères, transportant donc le dirigeant iranien mais aussi de nombreux ministres et responsables, après l'inauguration d'un barrage à la frontière avec l'Azerbaïdjan. Deux des trois hélicoptères ont pu atterrir sains et saufs, selon l'agence de presse Tasnim. Aux côtés du président, dont le sort est incertain à ce stade, se trouveraient le ministre des Affaires étrangères et un responsable religieux, l'ayatollah Hashem.

LES RECHERCHES COMMENCENT

Les recherches comment dans la zone où l'hélicoptère présidentiel se serait crashé. Ce périmètre est pour le moment restreint autour de la mine de cuivre de Sungun, dans la forêt de Dizmar. Selon l'agence de presse officielle FarsNews, les mauvaises conditions météo obligent le ralentissement des recherches, avec du brouillard empêchant une bonne visibilité au-delà de 5 mètres et de la pluie. 

BIENVENUE

Bonjour à tous et toutes et bienvenue dans ce direct, ouvert après l'accident de l'hélicoptère transportant le président iranien, Ebrahim Raïssi, dans le nord-ouest du pays. Vous y trouverez toutes les dernières informations sur la situation au fil des heures.

Un hélicoptère de la présidence iranienne a été impliqué ce dimanche 19 mai dans un "accident" dans le nord-ouest du pays, selon des médias iraniens officiels. L'incertitude demeure sur le sort du président Ebrahim Raïssi qui serait l'un des passagers à bord, aux côtés  du ministre des Affaires étrangères et de l'ayatollah Al-Hashem.

"Certaines informations non-confirmées indiquent que l'hélicoptère transportant le président Raïssi aurait eu un accident dans la province de l'Azerbaïdjan oriental", a indiqué la télévision d'État iranienne. Des opérations seraient "en cours" pour le localiser mais le mauvais temps semble compliquer les recherches des équipes de secours. D'après un journaliste de l'agence de presse FarsNews, les recherches se poursuivent "autour de la mine de cuivre de Sangun" mais "le brouillard dans la zone est très épais et la visibilité horizontale est inférieure à 5 mètres". De la pluie a également ralenti l'activité des secours.

"En raison des conditions météorologiques et du brouillard, l'hélicoptère transportant le président a dû effectuer un atterrissage brutal", a communiqué le ministre de l'Intérieur à la télévision. Selon FarsNews, agence considérée comme proche de Téhéran, "le convoi du président est parti par voie terrestre pour Tabriz". 

D'après l'agence de presse Tasnim, le convoi présidentiel était composé de trois hélicoptères, dont deux avec plusieurs ministres à leur bord et ayant pu atterrir en toute sécurité. Le temps semblait être brumeux au moment de l'accident, qui se serait produit alors que le dirigeant revenait de l'inauguration d'un barrage dans la région de Khoda Afarin, à la frontière avec l'Azerbaïdjan. 


La rédaction de TF1info

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