La présidence Donald Trump

Jérusalem : un deuxième Palestinien est mort dans les heurts à Gaza

La rédaction de LCI
Publié le 8 décembre 2017 à 21h30, mis à jour le 8 décembre 2017 à 23h10
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Source : Sujet JT LCI

PROCHE-ORIENT - Le président américain Donald Trump a officialisé mercredi la reconnaissance par les Etats-Unis de la ville de Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël. Ce vendredi, jour de prière hebdomadaire des musulmans, et au lendemain de l'appel du Hamas à une nouvelle intifada, une grave montée des tensions est redoutée.

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Urgent

DEUXIEME VICTIME

Les heurts à Gaza ont fait un deuxième mort, relate l'AFP. Maher Attallah, un Palestinien de 54 ans, "blessé lors des heurts dans le nord de la bande de Gaza ce soir" est mort, a indiqué dans un communiqué le porte-parole du ministère de la Santé palestinien Achraf al-Qodra.

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Urgent

URGENT

Selon la sécurité palestinienne, dix personnes ont été blessées dans des raids israéliens à Gaza

FIN DES DISCUSSIONS

Les Palestiniens ne discuteront plus avec les Etats-Unis tant que Donald Trump ne sera pas revenu sur sa décision concernant Jérusalem, déclare le négociateur en chef des Palestiniens Saeb Erekat.

ON FAIT LE POINT

- Des milliers de Palestiniens, imités par de nombreux musulmans à travers le monde manifestent ce vendredi, jour de grande prière, pour dénoncer la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël.

- Près de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, où des centaines de manifestants lançaient des pierres sur des soldats israéliens, un Palestinien a été tué par des tirs "sélectifs" et un autre gravement blessé.

- Lors d'une réunion d'urgence organisée ce vendredi, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est dit "très inquiète des risques d'une escalade violente".

- Emmanuel Macron recevra dimanche à l'Elysée le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou pour un "déjeuner de travail". Ils prendront ensuite la parole devant la presse aux alentours de 15h45.

PAIX

Les Etats-Unis "restent engagés dans le processus de paix" au Proche-Orient, a affirmé vendredi au Conseil de sécurité l'ambassadrice américaine Nikki Haley, rejetant "les sermons et les leçons". "Je comprends que le changement soit difficile" pour les autres membres de la communauté internationale, a-t-elle ajouté. Mais "nos actions visent à faire progresser la cause de la paix".

INQUIETUDES

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni en urgence vendredi pour débattre de la décision du président américain Donald Trump de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme la capitale d'Israël. L'organisation s'est notamment dit "très inquiète des risques d'une escalade violente".

DEMENAGEMENT

Les Etats-Unis ne déménageront "probablement" pas leur ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem avant au moins deux ans, a déclaré vendredi le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson. Regardez son allocution.

Rex TillersonSource : Sujet JT LCI
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BILAN REVU A LA BAISSE

Un seul Palestinien a été tué dans les manifestations contre la reconnaissance de Jérusalem par les Etats-Unis ce vendredi et non deux, contrairement à ce que nous vous indiquions il y a quelques minutes. L'information vient du ministère de la Santé, qui avait lui-même annoncé la mort d'une deuxième personne.

RENCONTRE

Emmanuel Macron va recevoir ce dimanche à Paris le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Le Président français devrait insister sur l'importance de poursuivre la solution à deux Etats, après l'onde de choc de la décision américaine sur le statut de Jérusalem.

TACLE

"J'ai tenu ma promesse de campagne, d'autres non !". D'un tweet, Donald Trump a épinglé vendredi trois de ses prédécesseurs, accusés de ne pas avoir tenu leurs promesses sur Jérusalem. Bill Clinton comme George W. Bush avaient tous les deux affirmé, durant leur campagne, être en faveur du déménagement de l'ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem avant de changer d'avis une fois au pouvoir. Barack Obama, lui, ne s'était pas montré explicite sur l'ambassade mais avait qualifié Jérusalem de "capitale d'Israël".

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DEUXIEME MORT

Selon une source ministérielle, un deuxième Palestinien a été tué à Gaza par des tirs israéliens alors qu'il participait à des manifestations contre la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d'Israël.

PREMIER MORT


Un Palestinien de 30 ans a été tué à Gaza par des tirs de l'armée israélienne, alors qu'il manifestait contre la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d'Israël.

ALERTE


Le président Vladimir Poutine se rendra à Ankara ce lundi pour discuter de la situation à Jérusalem et en Syrie, avec son homologue turc.

BETHLÉEM


Heurts sporadiques en Cisjordanie, au sud de Jérusalem, ce matin.


En Cisjordanie, à Jérusalem mais aussi en Turquie,  en Malaisie, en Indonésie, au Pakistan et en Afghanistan, des milliers de personnes sont descendus dans la rue pour protester contre la décision de Donald Trump.

Affrontements à Bethléem ce vendredi matinSource : Sujet JT LCI
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APAISEMENT ?


Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a annoncé, en marge de son déplacement à Paris, que l'ambassade américaine ne serait "probablement" pas déménagée à Jérusalem avant au moins deux ans.  L'annonce de Donald Trump sur Jérusalem "ne préjuge pas de l'état final des négociations entre les parties prenantes, y compris sur les limites de la ville", a-t-il ajouté le secrétaire d'Etat lors d'une conférence de presse commune avec son homologue français, Jean-Yves Le Drian. "Les parties prenantes devront en décider par des négociations directes", a-t-il assuré.

RAMALLAH


Des affrontements - limités - ont eu lieu à Ramallah, en Cisjordanie, ce vendredi. 

Affrontements à Ramallah ce vendredi matinSource : Sujet JT LCI
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AFFRONTEMENTS


La journée de vendredi, marquée par la grande prière hebdomadaire des musulmans, s'annonce comme un baromètre de la colère palestinienne.  À Jérusalem et en Cisjordanie, des heurts ont éclaté mais sont restés limités. À Hébron, Bethléem, Jéricho et près de Naplouse, les forces israéliennes ont répliqué par des tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes aux jets de pierres de jeunes palestiniens. 

PAIX


"Il est essentiel, non seulement pour le peuple palestinien, que nous continuions de soutenir la direction palestinienne, mais c'est aussi essentiel 

pour la sécurité d'Israël", a argué la cheffe de la diplomatie de l'UE. "Ne pas avoir la perspective d'un Etat palestinien, avec des autorités, un contrôle du territoire, un Etat normal et indépendant, avec une capitale et des institutions qui fonctionnent est, à mes yeux, une menace majeure pour la sécurité des citoyens israéliens d'Israël, particulièrement au vu de la situation dans la région", a plaidé Mme Mogherini.

ETAT PALESTINIEN


La cheffe de la diplomatie de l'UE Federica Mogherini a reçu à Bruxelles son homologue jordanien pour discuter de la crise ouverte.  Tous deux ont assuré qu'ils ne renoncaient pas à la création d'un Etat palestinien.


"La solution est claire, c'est la solution des deux Etats" israélien et palestinien, vivant en paix côte à côte et partageant Jérusalem comme capitale, a martelé M. Safadi. "Nous ne pouvons y renoncer!".


 La Haute représentante de l'Union souhaite élargir les négociations de paix, avec l'implication de la Jordanie, de l'Egypte, de l'Arabie saoudite et de la 

Norvège comme parrains.

AFGHANISTAN


Des milliers de personnes se sont rassemblés dans différentes villes d'Afghanistan à l'issue de la prière du vendredi. "Jérusalem est palestinienne" pouvait-on lire sur leurs pancartes.

TURQUIE


Les manifestants se sont rassemblés après la prière de ce vendredi dans le quartier de la mosquée Fatih d'Istanbul, pour protester contre la décision du président américain. 


Le gouvernement turc a également fermement condamné cette mesure, le président Recep Tayyip Erdogan estimant notamment qu'elle plongeait la région dans un "cercle de feu".

APPEL À L'INTIFADA EN IRAN


L'imam de la prière du vendredi à Téhéran, nommé par le guide suprême iranien, a appelé vendredi les Palestiniens à se soulever contre Israël. 


"Trump a tiré un trait sur 70 ans de négociations" de paix, a déclaré l'ayatollah Ahmad Khatami, dans la plus grande mosquée de la capitale : Mossala. Le président américain "a prouvé que la solution pour le problème de la Palestine est seulement l'Intifada" ("guerre des pierres"), a-t-il ajouté, "tout dommage que vous pouvez infliger à ce régime occupant et criminel, c'est un geste visant à plaire à Dieu"

TURQUIE


Des milliers de manifestants défilent dans le quartier conservateur de Fatih, sur la rive européenne d'Istanbul, après la prière du vendredi, brandissant des pancartes proclamant "Jérusalem est notre honneur", "A bas l'Amérique, à bas Israël".

IRAN


Dirigeants religieux et politiques iraniens, y compris le président Hassan Rohani, ont appelé la population à participer aux rassemblements en ce "jour de rage".


Le président Rohani a jugé l'initiative de Trump "mauvaise et illégitime", parlant de "provocation très dangereuse", tandis que l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution iranienne, a vu dans la décision de Donald Trump la marque de l'"incompétence" et de l'"échec" du président américain.

TENSIONS


Le point sur la situation, en images :

À Jérusalem, la crainte d'une flambée des violencesSource : Sujet JT LCI
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RAPPEL HISTORIQUE

MACRON


Emmanuel Macron "lance un appel au calme et à la responsabilité de tous".


"Je souhaite que les initiatives prises sur le statut de Jerusalem, qui doivent faire avant tout l'objet de négociations entre Israël et Palestiniens sous l'égide des Nations Unies, ne viennent pas ajouter de l'instabilité à la région", a-t-il précisé vendredi devant le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, présent à la conférence sur le Liban. "Aucun des problèmes de la région ne sera réglé par des décisions unilatérales, la loi du plus fort", a ajouté le président français.

Jérusalem - Emmanuel Macron : "Je lance un appel au calme et à la responsabilité de tous"Source : Sujet JT LCI
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REPLAY


Retrouvez l'émission 24H Pujadas - L'info en questions consacrée à la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

EN IMAGES


Retour sur les tensions survenues ce jeudi à Jérusalem.


Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira en urgence ce vendredi 8 décembre sur demande de huit pays, dont la France, pour évoquer la décision de Donald trump.

La décision historique de Donald Trump a ravivé les tensions à JérusalemSource : JT 20h Semaine
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LIBAN


Alors que s'est ouvert ce matin, à Paris, la réunion du groupe international de soutien au Liban (GISL), Saad Hariri, le Premier ministre libanais a indiqué que la décision de Trump était un "défi supplémentaire pour la stabilité de la région".

PROTESTATIONS


Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés vendredi en Indonésie et en Malaisie, pays majoritairement musulmans, pour protester contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël. 


Le ministre malaisien de la Jeunesse et des Sports, Khairy Jamaluddin, qui a pris part au cortège à Kuala Lumpur, a accusé le président américain d'avoir pris une décision "illégale". "Jérusalem est un territoire occupé", a-t-il lancé.

DUPONT-AIGNAN


Mais en même temps...

PARALLÈLE


L'équivalent candien du journal satirique Le Gorafi annonce que "Les Palestiniens ont reconnu que le Texas faisait partie du Mexique"

MACRON


Après son ministre des Affaires étrangère, Emmanuel Macron tente lui aussi d'apaiser les tensions dans le Proche-Orient, en ce jour de prière. Le président de la République a notamment appelé au "calme et à la responsabilité de tous".

KLARSFELD


Pour l'avocat franco-israélien, reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël est une "évidence"

COUP DE TÉLÉPHONE


Des responsables du gouvernement fédéral et de l'Autorité palestinienne ont indiqué que Donald Trump avait alerté Mahmoud Abbas de sa décision, ce mardi. Le président américain a promis à son homologue palestinien que le plan de paix que préparait son administration satisferait les Palestiniens. Pas de quoi calmer les tensions :  un haut responsable du Fatah, le parti de Mahmoud Abbas, a annoncé hier soir que le vice-président américain Mike Pence, attendu ce mois-ci au Proche-Orient, n'était plus "le bienvenu en Palestine".

CRAINTES


Pour le député LREM, la décision de Donald Trump fait fondre les espoirs d'une paix entre Israël et la Palestine.

HUMOUR


"J'ai besoin d'échapper à l'enquête sur la Russie, qui ne cesse de s'intensifier, et de trouver un endroit sans conflit où ma 'prodigiosité' sera appréciée!"

CARICATURE

ÉCLAIRAGE


LCI fait le point sur la situation.

MOQUERIE


"Non, Trump ne menace pas l'équilibre du monde, c'est ridicule", estime l'éditorialiste

POUR MIEUX COMPRENDRE


Le statut de Jérusalem, une question centrale au sein du conflit israélo-palestinien

Le statut de Jérusalem, une question centrale aun sein du conflit israélo-palestinienSource : JT 20h Semaine
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CONSTERNATION


"Cette initiative, nous la désapprouvons" parce qu'elle est "contraire au droit international" et à une "forme de consensus qui permettait d'entrevoir une solution pour le conflit israélo-palestinien", a indiqué le ministre des Affaires étrangères.


Prié de dire s'il craignait une nouvelle "intifada" dans les territoires palestiniens, Jean-Yves Le Drian a répondu : "C'est le risque, je ne la souhaite pas, je pense qu'il faut maintenant que les esprits se calment."

POPULISME


Pour Hubert Védrine, la décision de Donald Trump vise avant tout son électorat. "C'est une confirmation, il n'y a plus de processus de paix", regrette-t-il.

LIVE


Arno Klarsfeld est en direct sur LCI

ATTALI


Marc Attali était l'invité de LCI ce matin.

MEYER HABIB


Le député des Français établis hors de France, Meyer Habib (UDI), a loué ce matin sur RMC la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël. Mercredi, il avait déjà demandé à Emmanuel Macron de faire de même.

TRUMP


Le président américain se félicite d'avoir réalisé une de ses promesses de campagne, contrairement à ces prédécesseurs. 

SÉCURITÉ


Israël a déployé des centaines de forces de l'ordre à Jérusalem, craignant de nouveaux affrontements :

"Plusieurs centaines de policiers et de gardes-frontières supplémentaires ont été déployés à l'intérieur et autour de la Vieille ville", a dit à l'AFP un porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.

ESCALADE DE VIOLENCE


Retour sur les affrontements survenus ce jeudi après que le mouvement islamiste Hamas - qui contrôle la bande de Gaza - a appelé à une "nouvelle intifada".


- Au moins deux roquettes ont apparemment été tirées à partir de Gaza vers Israël, dans la soirée.


- Plus d'une vingtaine de Palestiniens ont été blessés par des balles en caoutchouc ou réelles lors de heurts avec l'armée israélienne.


- Une grève générale a été largement suivie en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville annexée par Israël.


- Des manifestations ont eu lieu également dans le reste du pays musulman : du Pakistan à la Turquie en passant par la Tunisie et la Jordanie où plusieurs 

centaines de manifestants ont scandé "Mort à Israël" et brûlé des portraits de 

Donald Trump. 

TENSIONS REDOUTÉES


Bonjour, bienvenue dans ce live. La journée s'annonce particulièrement tendue à Jérusalem mais aussi dans le monde musulman, ce vendredi, jour de prière hebdomadaire des musulmans, après l'appel du mouvement islamiste Hamas à "une nouvelle intifada". Suivez avec nous toutes les évolutions.

Une manifestation prévue à Beyrouth


La vague de protestation risque de se poursuivre dans les jours à venir. Hassan Nasrallah, leader du mouvement chiite libanais Hezbollah a appelé à "une manifestation populaire massive" lundi à Beyrouth.

TUNISIE

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Tunis et dans les grandes villes du pays, déployant banderoles et drapeaux palestiniens et brûlant des drapeaux américains et israéliens.

WASHINGTON

Après les déclarations du Fatah palestinien indiquant que le vice-président américain Mike Pence ne serait "pas le bienvenu" en Palestine, la Maison Blanche répond que l'annulation de la rencontre prévue entre Mike Pence et le président Abbas serait "contre-productive".


Mike Pence "a toujours l'intention de rencontrer Mahmoud Abbas comme prévu", a indiqué à l'AFP un responsable de l'exécutif américain.

RUSSIE-TURQUIE

Dans un communiqué diffusé par le Kremlin, les présidents russe et turc Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan expriment leur "sérieuse préoccupation" concernant la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et de transférer l'ambassade des Etats-Unis dans la ville sainte. "De telles initiatives sont susceptibles d'annuler les perspectives d'un processus de paix au Proche-Orient", estiment-ils.

GAZA

Selon une source militaire, l'artillerie et l'aviation israéliennes ont répliqué jeudi soir à des tirs de projectiles en provenance de Gaza. L'un des projectiles est tombé en Israël, selon l'armée. Deux autres ont atterri dans l'enclave palestinienne. 


Israël et le Hamas observent un cessez-le-feu fragile depuis la fin de la guerre de 2014, la troisième depuis que le mouvement islamiste a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2007.

PALESTINE

Le vice-président américain Mike Pence n'est "pas le bienvenu en Palestine". C'est ce que déclare Djbril Radjoub, un haut responsable du Fatah, le parti du président palestinien Mahmoud Abbas. Mike Pence est attendu en principe dans le courant du mois pour une visite au Proche-Orient.

HOLLANDE

L'ancien président François Hollande juge la décision de Donald Trump "extrêmement grave parce qu'elle va amplifier les mouvements que l'on connaît déjà". "Elle va créer au Moyen-Orient, mais pas seulement, une contestation alors que le monde a besoin de stabilité, de sécurité et de dialogue", a ajouté l'ancien chef de l'Etat en marge d'un colloque à l'Assemblée nationale. 

FINKIELKRAUT


VIDEO - "La décision de Donald Trump risque d'embraser la région." Découvrez un extrait de l'interview d'Alain Finkielkraut qui sera diffusée dimanche à 9h30 et 16h30 sur LCI dans l'entretien d'Audrey Crespo-Mara.

Jérusalem : Alain Fienkelkraut réagit à la décision de Donald TrumpSource : Sujet JT LCI
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LFI

LREM

GAZA

VIDEO - Les dernières images qui parviennent de la bande de Gaza montrent une manifestation organisée contre Donald Trump, lors de laquelle les participants brûlent des effigies du président américain. 

Manifestation à Gaza contre Donald TrumpSource : Sujet JT LCI
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SENAT

"La décision du président Trump de déménager l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem constitue une violation du droit international", juge la sénatrice centriste Nathalie Goulet, qui demande au Sénat français d'organiser un débat. 

LIBAN

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah qualifie la déclaration de Donald Trump "d'agression américaine manifeste" et dit "soutenir l'appel en faveur d'une nouvelle intifada palestinienne".


Il appelle à "une manifestation populaire massive" dans l'après-midi, dans la banlieue sud de Beyrouth, demandant également aux habitants "des camps de réfugiés" palestiniens au Liban d'y participer.

GAZA

Selon l'armée israélienne, deux roquettes auraient été tirées depuis la bande de Gaza mais elles seraient retombées avant d'atteindre le territoire israélien. La chaîne i24News indique que l'alerte à la roquette a retenti dans les zones frontalières avec Gaza. 

YEMEN

Le groupe djihadiste Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), basé au Yémen, dénonce la décision de Donald Trump, qu'elle qualifie de défi lancé au monde musulman. "Si vous ne bougez pas, [...], alors les lieux saints des musulmans seront vendus et vous ne trouverez personne pour les défendre", lance l'organisation dans un communiqué.

APPEL


Le groupe du Hezbollah au Parlement libanais a qualifié jeudi la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël d'agression contre la Palestine et affirmé que seule la résistance permettrait au peuple palestinien de recouvrer ses droits.


Le mouvement appelle "les Palestiniens, les Arabes et les musulmans (...) à se mobiliser rapidement et efficacement", a déclaré le député Hassan Fadlallah dans une allocution télévisée.

HEURTS


Au moins 17 personnes ont été blessées jeudi dans les rangs de manifestants palestiniens en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza lors de heurts qui les ont opposés à des soldats israéliens, a appris Reuters auprès des services de secours.

TENSIONS


Depuis ce matin, des affrontements entre l'armée israélienne et des manifestants Palestiniens ont lieu dans les rues de Ramallah en Cisjordanie.

Des affrontements entre Palestiniens et l'armée israélienne à Ramallah suite à l'annonce de Donald TrumpSource : Sujet JT LCI
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UE


L'annonce de Donald Trump peut "nous ramener à des temps encore plus  sombres", s'inquiète Federica Mogherini, la Haute représentante de l'Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

FN


Donald Trump s'est montré "maladroit" en reconnaissant Jérusalem comme capitale d'Israël car "l'embrasement est possible" dans la région, a dit le porte-parole du Front national Sébastien Chenu.

urgent

Urgent

Israël déploie des renforts militaires en Cisjordanie,  territoire palestinien occupé, après l'annonce de Donald Trump.

urgent

Urgent

Le Hamas appelle à une "nouvelle intifada" après l'annonce de Donald Trump sur Jérusalem.

urgent

Urgent

Donald Trump est "entré à jamais dans l'histoire" de Jérusalem, selon le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

IRAK


Le gouvernement irakien a demandé jeudi aux Etats-Unis de revenir sur leur décision de reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël.

"Nous mettons en garde contre les dangereuses répercussions de cette décision sur la stabilité de la région et du monde", déclare le gouvernement irakien dans un communiqué.

TURQUIE


Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé jeudi la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par son homologue américain Donald Trump, estimant que cette décision plongeait la région "dans un cercle de feu".

CRISE


Après l'Algérie hier, Emmanuel Macron est aujourd'hui au Qatar, pour une visite express. Un déplacement évidemment marqué par l'actualité au Proche-Orient. Lors d'une conférence de presse à Alger, M. Macron avait jugé "regrettable" les décisions de M. Trump et rappelé "l'attachement de la France et de l'Europe à la solution de deux Etats, Israël et la Palestine vivant côte à côte en paix et en sécurité dans des frontières internationalement reconnues avec Jérusalem comme capitale des deux Etats".

DIPLOMATIE


"Maîtriser votre réponse officielle". Telle est la recommandation adressée par les Etats-Unis à Israël après l'annonce de Donald Trump, selon des documents du département américain d'Etat révélés par Reuters. A Tel Aviv, les diplomates américains devront ainsi marteler à leurs interlocuteurs israéliens les éléments de langage suivants : "Même si j'admets que vous saluerez publiquement cette nouvelle, je vous demande de maîtriser votre réponse officielle." 


Une précaution qui prend tout son sens à l'aune de l'onde de choc diplomatique provoquée par Donald Trump après que ce dernier a reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël. 

MALAISIE 


Jeudi, le Premier ministre malaisien Najib Razak a exhorté les musulmans de par le monde à faire front après que Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël :


"J'appelle tous les musulmans du monde à faire entendre leur voix, à dire clairement que nous nous opposons fortement à toute reconnaissance de Jérusalem comme étant la capitale de toute éternité d'Israël."

INDIGNATION 


D'autres manifestations sont prévues ce jeudi en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem-Est. 

JORDANIE 


Selon Mohamed al Momani, porte-parole du gouvernement jordanien, la décision de Donald Trump est "légalement nulle" puisqu'elle contrevient aux résolutions de l'ONU stipulant "la non-reconnaissance de l'occupation israélienne" de Jérusalem-Est.


Et de prévenir : "Toutes les initiatives unilatérales cherchant à modifier les faits sur le terrain sont nulles et non avenues". 

ARABIE SAOUDITE 


Reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël est une décision "injustifiée et irresponsable", fustige le Palais royal saoudien dans un communiqué, rappelant avoir déjà évoqué les "dangereuses conséquences" d'un déménagement de l'ambassade américaine à Jérusalem. 


"Cette décision constitue un grand pas en arrière dans les efforts en cours pour faire progresser le processus de paix et viole la position de neutralité des Etats-Unis à l'égard de Jérusalem", ajoute l'Arabie Saoudite. 

SOUVERAIN PONTIFE


En début de journée, le pape François avait exprimé sa "profonde inquiétude" face au tournant diplomatique que s'apprêtait à prendre le président Trump. 

"J'adresse un appel vibrant pour que tous s'engagent à respecter le statu-quo de la ville, en conformité avec les résolutions pertinentes de l'ONU". Pas de quoi faire changer d'avis le milliardaire. 

ONU


En réaction aux déclarations de Donald Trump sur Jérusalem, le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra une réunion d'urgence vendredi matin, d'après la présidence japonaise du Conseil, citée par l'AFP. Cette réunion a été souhaitée par 8 pays sur les 15 qui siègent au Conseil (Suède, France, Italie, Royaume-Uni, Bolivie, Uruguay, Egypte et Sénégal).

TRUMP

ONU

Selon des sources diplomatiques, huit pays demandent une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies

MANIFESTATION

Près de 1.500 personnes ont manifesté pacifiquement devant le consulat américain à Istanbul (Turquie) contre la décision américaine. La foule s'est rassemblée près du Bosphore, à proximité du bâtiment officiel, et la zone a été bouclée par la police à l'aide de barricades.

HAMON

IRAN

Le ministère iranien des Affaires étrangères dénonce une "provocation et une décision insensée de la part des Etats-Unis qui va provoquer une nouvelle Intifada et pousser à des comportements plus radicaux, à davantage de colère et de violence".

ALLEMAGNE

La chancelière allemande Angela Merkel se dissocie à son tour de la position américaine, en soulignant qu'elle ne "soutient pas" la décision de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël.

ROYAUME UNI

Le Royaume Uni, allié traditionnel des Etats-Unis, exprime sa désapprobation après l'annonce de Donald Trump. 


"Nous ne sommes pas d'accord avec la décision américaine de transférer son ambassade à Jérusalem et de reconnaître Jérusalem comme la capitale israélienne avant un accord final sur son statut", a déclaré Theresa May dans un communiqué, estimant que cette décision n'était "d'aucune aide" pour les perspectives de paix dans la région. "Notre position sur le statut de Jérusalem est clair et établi depuis longtemps : il devrait être déterminé dans le cadre d'un règlement négocié entre les Israéliens et les Palestiniens, et Jérusalem devrait être en fin de compte la capitale partagée des Etats israélien et palestinien", a rappelé Theresa May. "Nous considérons Jérusalem-Est comme faisant partie des territoires palestiniens occupés."

EUROPE

L'Union européenne exprime "sa sérieuse préoccupation" par l'entremise de la patronne de la diplomatie de l'UE Federica Mogherini.

MACRON

VIDEO - Emmanuel Macron juge "regrettable" la décision de Donald Trump sur Jérusalem.

MACRON décision regrettable que la France n'approuve pasSource : Sujet JT LCI
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PALESTINE

Le président palestinien Mahmoud Abbas "condamne et rejette" la décision de Donald Trump. Il précise que Jérusalem est "la capitale éternelle de l'Etat de Palestine".


"Par ces décisions déplorables, les Etats-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu'ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu'ils ont joué au cours des dernières décennies", a-t-il déclaré à la télévision palestinienne. 

MELENCHON

HAMAS

Le mouvement Hamas encourage les arabes et les musulmans à "déstabiliser" les Américains dans la région et à se détourner d'Israël.


La Jordanie dénonce de son côté une "violation" du droit international.

TRUMP

ONU

Le statut de Jérusalem ne peut être résolu que par une "négociation directe" entre Israéliens et Palestiniens, réagit le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres en rappelant avoir toujours été "contre toute mesure unilatérale".

MACRON

Le président français Emmanuel Macron lance un appel au calme dans les territoires palestiniens, appelant "à éviter à tout prix les violences". 


Il qualifie la décision de Donald Trump de "regrettable", jugeant que le statut de Jérusalem "devra être déterminé par les Palestiniens et les Israéliens"

REACTIONS

Le Hamas estime que Donald Trump "ouvre les portes de l'enfer" pour les intérêts américains.  Ismaïl Radouane, haut responsable du Hamas appelle les pays arabes et musulmans à "couper les liens économiques et politiques" avec les ambassades américaines, et à expulser les ambassadeurs américains.


L'autre organisation palestinienne, l'OLP, estime que la déclaration du président américain "détruit" la solution à deux Etats dans la région et qu'elle "disqualifie les Etats-Unis de tout rôle dans un quelconque processus de paix".


En France, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) appelle Emmanuel Macron à reconnaître à son tour Jérusalem comme capitale d'Israël.


La Turquie, de son côté, juge la décision de Donald Trump "irresponsable". "Cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l'ONU", a réagi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu.

JERUSALEM

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou salue un "jour historique" après l'annonce de Donald Trump. Il assure qu'il y aura un "statu quo" sur les lieux saints de la ville.

JERUSALEM

Avant cette annonce, Donald Trump avait pourtant reçu des mises en garde de la communauté internationale.

TRUMP

Le président américain promet, dans le même discours, de faire tout son possible pour un accord de paix israélo-palestinien. Il appelle au "calme" et à la "tolérance".

TRUMP

Donald Trump officialise la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël. Le président américain annonce également le transfert de l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.

Donald Trump enfonce le clou. Malgré les risques d'embrasement et les avertissements, notamment venus de la communauté internationale, le président américain a officialisé mercredi son souhait de reconnaître la ville de Jérusalem comme capitale d'Israël. "Il est temps de reconnaître Jérusalem comme la capitale de l'Etat d'Israël", a-t-il confirmé lors d'une conférence de presse, disant vouloir rompre avec vingt ans d'atermoiements de ses prédécesseurs sur ce sujet. 

"Je pense que cela aurait dû être fait depuis longtemps. Beaucoup de présidents ont dit vouloir le faire et ne l'ont pas fait", avait-il déclaré peu avant lors d'une réunion de son cabinet. L'annonce de cette décision provoque depuis plusieurs jours de fortes tensions au Proche-Orient, au point que l'Union européenne a appelé mercredi les Palestiniens "à la retenue" dans ses réactions à l'annonce du président américain, jugeant que "le statut final de Jérusalem comme future capitale d'Israël et d'un Etat palestien doit être réglée à travers des négociations qui répondent aux aspirations des deux parties". Le pape avait également exprimé sa "profonde inquiétude". 

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Conflit historique

La ville de Jérusalem compte aujourd'hui 900.000 habitants, dont 300.000 Palestiniens. La communauté internationale n'a jamais reconnu l'annexion de la partie orientale de la cité lors de la guerre de 1967 et les ambassades sont installées à Tel-Aviv, bien qu'Israël considère Jérusalem comme sa capitale "indivisible". Les Palestiniens voient également dans Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat. La Vieille ville, qui en fait partie, abrite les lieux sacrés du judaïsme, du christianisme et de l'islam. 


La rédaction de LCI

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