La Turquie lance une offensive anti-kurdes en Syrie, au moins 31 morts

Publié le 20 novembre 2022 à 7h54, mis à jour le 20 novembre 2022 à 14h12
JT Perso

Source : TF1 Info

Le ministère turc de la Défense annonce ce dimanche le lancement de l'action militaire "Griffe Epée", présentée comme une opération antiterroriste.
Elle vise les forces kurdes dans le nord de la Syrie et en Irak.
Des frappes aériennes ont été effectuées dans les provinces syriennes de Raqa et Hassaké, faisant au moins 31 morts.

Le ministère turc de la Défense a annoncé dimanche matin avoir lancé  l'opération aérienne "Griffe Epée" dans le nord de l'Irak et de la Syrie, accusant ses régions d'être "utilisées comme bases par des terroristes". "Les avions ont décollé de leurs bases, l'opération aérienne a commencé", a précisé le ministère dans un communiqué, une semaine après l'attentat meurtrier qui a frappé une rue commerçante au cœur d'Istanbul.

L'opération a été menée "conformément aux droits de légitime défense découlant de l'article 51 de la Charte des Nations unies, afin d'éliminer les attaques terroristes du nord de l'Irak et de la Syrie, d'assurer la sécurité des frontières et d'éliminer le terrorisme à sa source", a-t-il affirmé dans un communiqué.

"L'heure des comptes a sonné", a annoncé dimanche sur Twitter le ministère turc de la Défense, montrant la photo d'un avion décollant pour une opération nocturne sans précision de lieu. 

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Près de 25 frappes aériennes ont été effectuées par l'armée turque dans les provinces syriennes de Raqa et Hassaké (nord-est) et d'Alep (nord), faisant au moins 18 morts dans les rangs des forces kurdes, 12 morts dans ceux du régime syrien ainsi qu'un civil, et en blessant 40 autres selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée à Londres et qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie.

Des raids menés quelques jours après que le PKK et les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par Washington, ont rejeté les accusations d'Ankara sur leur responsabilité et nié tout lien avec l'attentat d'Istanbul du 13 novembre, qui a fait six morts et 81 blessés.

"Kobané, la ville qui a défait l'Etat islamique, est la cible de bombardements par l'aviation de l'occupation turque", a annoncé Farhad Shami, un porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS, coalition armée dominée par les Kurdes), qui avait démenti tout lien avec l'attentat. 

Dans un premier commentaire sur ces frappes, le ministère syrien de la Défense a déclaré pour sa part que "des soldats ont été tués" dans des "agressions turques à l'aube" dans les provinces d'Alep et Hassaké. 


La rédaction de TF1info

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