Mali : la France met fin à une décennie de présence militaire
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EN DIRECT - Mali : huit soldats tués dans le Nord

E.Ro avec AFP
Publié le 19 février 2022 à 9h39, mis à jour le 19 février 2022 à 10h53
JT Perso

Source : TF1 Info

L'aviation malienne est intervenue vendredi pour détruire une "base terroriste" près du Burkina Faso et du Niger.
De violents combats ont fait "8 morts" chez les soldats et "57 terroristes neutralisés".
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MORT DE 8 SOLDATS

E. MACRON CAMPE SUR UN RETRAIT "EN BON ORDRE"


Le président français Emmanuel Macron a rejeté vendredi l'exigence de la junte militaire au pouvoir à Bamako de retirer les soldats français "sans délai" du Mali et a mis en garde contre toute atteinte à leur sécurité.


"Nous avons annoncé la réarticulation du dispositif et il s'appliquera en bon ordre afin d'assurer la sécurité de la mission des Nations unies et de toutes les forces déployées au Mali. Je ne transigerai pas une seconde sur leur sécurité", a averti le chef de l'État lors d'une conférence de presse à l'issue du 6e sommet entre l'UE et l'Union africaine à Bruxelles.

LA JUNTE PRESSE PARIS DE PARTIR


La junte au pouvoir au Mali a demandé, vendredi, à la France de "retirer sans délai" ses soldats du pays. 


Dans un communiqué lu à la télévision nationale, le porte-parole du gouvernement installé par les militaires, le colonel Abdoulaye Maïga, qualifie l'annonce du désengagement français de "violation flagrante" des accords entre les deux pays. Il dit aussi que les résultats de neuf ans d'engagement français au Mali "n'ont pas été satisfaisants".

VERS RÉORGANISATION MILITAIRE EN AFRIQUE


"Ce n'est pas un retrait, c'est une réarticulation de notre effort et notre combat contre le terrorisme", assure le ministre des Affaires étrangères, face à Elizabeth Martichoux. "On ne peut plus continuer à travailler la junte au pouvoir qui met des entraves. On va continuer le combat contre le terrorisme mais autrement."

"NOS OBJECTIFS SONT EN PASSE D'ÊTRE ATTEINTS", ASSURE JEAN-YVES LE DRIAN


"Nos objectifs au Mali sont en passe d'être atteints, le pays n'est pas devenu un califat islamique. Je ne vois pas où il y a l'échec", déclare Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, ce vendredi matin, sur LCI, balayant les critiques des candidats déclarés à la présidentielle. Si d'aventure, il y a un échec, c'est du côté de la junte malienne, juge le ministre. "La priorité de la junte malienne est de garder le pouvoir au détriment des Maliens, et donc, nous ne pouvons plus travailler avec eux. C'était le moment où il fallait dire non à la junte", continue le ministre.

FLORENCE PARLY SUR LA SUITE DE L'ACTION MILITAIRE FRANÇAISE ET DE SES PARTENAIRES EUROPÉENS


Emmanuel Macron, rapporte la ministre des Armées Florence Parly, souhaite "aujourd'hui faire évoluer notre dispositif en profondeur". "Redéfinir où nous allons nous positionner et comment nous allons repenser notre action, c'est tout l'enjeu de ces prochaines semaines", assure-t-elle.


"Il nous faut maintenant définir avec les États partenaires, les États du Sahel et d'Afrique de l'Ouest - qui se sentent, eux aussi, de plus en plus concernés par cette descente des groupes terroristes vers le sud -, des modalités d'action qui nous permettront de coopérer sur un mode différent, avec une présence moins lourde, plus mobile", dit-elle.


Pour la ministre, l'action militaire "n'est pas une fin en soi" mais "un moyen qui doit permettre d'entraîner tout le reste", à l'image de l'implantation d'ONG ou d'opérateurs du développement en toute sécurité.

FLORENCE PARLY SUR LE RETRAIT DES TROUPES AU MALI


"Depuis le sommet de Pau en 2020, le président de la République a souhaité que l'action de la France puisse être relayée, accompagnée, internationalisée aussi bien avec nos partenaires africains et sahéliens d'un côté, mais aussi avec  nos partenaires européens", fait remarquer ce jeudi sur LCI Florence Parly. "Donc les raisons [du remplacement de l'armée française au Mali des soldats de la société de sécurité privée russe Wagner, ndlr.] sont finalement assez simples : nous n'avions plus la capacité de pouvoir mener les missions que l'État malien nous avait demandé de remplir lorsqu'il a appelé la France à son secours en 2013", poursuit la ministre des Armées.

FLORENCE PARLY SUR LA MISSION WAGNER


Selon la ministre Florence Parly, invitée ce jeudi soir sur LCI, il est clair que la milice Wagner entretien des relations "ambigües" avec le pouvoir russe. "Et la meilleure illustration que l'on puisse donner, c'est que cette société privée n'ayant soi-disant pas de lien avec l'État russe ni ses dirigeants amène ses équipements et ses mercenaires à l'aide de moyens militaires russes", fait-elle remarquer.

JOSEP BORRELL VEUT "VÉRIFIER SOUS QUELLES CONDITIONS" L'UE PEUT MAINTENIR SES MISSIONS DE FORMATION AU MALI


L'Union européenne va vérifier si les conditions et les garanties sont remplies pour le maintien de ses missions de formation au Mali après le retrait militaire de la France et de ses partenaires européens de ce pays, a annoncé jeudi le chef de la diplomatie eutropéenne.


"J'ai envoyé une mission au Mali afin de vérifier avec les autorités maliennes sous quelles conditions et sous quelles garanties nous pourrions envisager la possibilité de garder ou de ne pas garder notre travail de mission de formation. La réponse viendra dans les prochains jours", a déclaré Josep Borrell.

L'ALLEMAGNE "SCEPTIQUE" SUR LA PROLONGATION DE SA MISSION AU MALI


La ministre allemande de la Défense s'est dite jeudi "sceptique" quant à la prolongation de la mission des soldats allemands au Mali, après l'annonce du retrait français.


"Nous avons pris connaissance de la décision de la France de quitter le Mali et de mettre fin à son engagement là-bas, ce qui a bien sûr des répercussions sur les partenaires", a déclaré à Bruxelles Christine Lambrecht, se disant "sceptique quant à la possibilité de prolonger le mandat" de l'Allemagne, impliquée au Mali à travers deux missions de l'ONU et de l'Union européenne.

LE RETRAIT FRANÇAIS AURA UN "IMPACT" SUR LA MISSION DE L'ONU AU MALI


Le retrait des forces françaises du Mali aura un "impact" pour la mission de l'ONU dans ce pays, qui fera le nécessaire pour "s'adapter", a indiqué son porte-parole Olivier Salgado jeudi.


"Il y aura forcément un impact", a-t-il dit à l'AFP. Cet impact "est actuellement à l'étude", a-t-il ajouté. "Nous prendrons les dispositions nécessaires pour nous adapter au nouveau contexte en vue de pouvoir poursuivre la mise en œuvre de notre mandat", a-t-il dit.

OLIVIER FAURE : "IL FAUT QUE LES FRANÇAIS RESTENT SOUS UNE AUTRE FORME"


Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, a de son côté rendu hommage aux combattants de l'opération Barkhane tués au Sahel, qui ont défendu, "nos valeurs, nos libertés et la possibilité pour les Maliens de vivre en dehors de la soumission au jihadisme". 


"C'était une opération très utile. Il faut que les Français restent sous une autre forme dans la bande sahélienne, même si avec le Mali c'est devenu plus compliqué. Il va falloir continuer à maintenir une présence parce qu'elle est demandée et qu'elle est souhaitable pour notre sécurité collective".

"C'EST ENCORE LA FRANCE-AFRIQUE", DÉNONCE FABIEN ROUSSEL


Le candidat PCF à l'élection présidentielle Fabien Roussel s'est dit sur Cnews en faveur d'un retrait "concerté" de la France du Mali, " voire du Sahel". 


Elle doit "le faire en concertation avec ces pays, elle doit surtout changer de politique, le monde a changé, l'Afrique a changé, la France n'a pas changé, c'est encore la France-Afrique, la solution ne sera pas militaire, elle sera celle de la coopération et du développement. La Cedeao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, NDLR) impose un blocus aujourd'hui au Mali, ce blocus va appauvrir les populations d'abord, et nous nous opposons à ce blocus, je regrette que Jean-Yves Le Drian le soutienne", a-t-il dénoncé. 

"IL FAUT RESTER AU SAHEL", SELON VALÉRIE PÉCRESSE


En réaction à l'officialisation par la France et ses partenaires européens jeudi de leur retrait militaire du Mali, la candidate LR à la présidentielle Valérie Pécresse a déclaré sur LCI que "notre mission au Sahel de lutte contre l'islamisme n’est pas terminée". 


"Je souhaite que la France reste au Sahel, que nos militaires qui ont payé le prix du sang, je veux que ces militaires puissent continuer cette lutte contre l'islamisme, le jihadisme au Sahel" a-t-elle ajouté avant de préciser : "en revanche, je pense que la façon dont la France est traitée par la junte malienne n'est pas digne et qu'on ne peut pas payer le prix du sang pour un pays qui ne veut pas de vous. Cette décision de réorganisation est une bonne décision, si c'est réorganiser. Mais il ne faut pas partir comme l'ont fait les Américains en Afghanistan, il ne faut pas abandonner ce terrain sur lequel la France défend des valeurs universelles. Il faut rester au Sahel. Si on abandonne ce terrain alors nos soldats seront sans doute morts pour rien et ça je ne l'accepterai pas".

FERMETURE DES DERNIÈRES BASES D'ICI "4 A 6 MOIS"


La fermeture des dernières bases françaises au Mali prendra de "4 à 6 mois" a déclaré jeudi Emmanuel Macron en annonçant le retrait des militaires français, européens et canadiens de ce pays dirigé par une junte militaire.


"Nous allons donc progressivement fermer, dans un exercice qui va prendre 4 à 6 mois, les bases qui sont présentes au Mali. Pendant ce temps (...) nous allons continuer d'assurer les missions de sécurisation de la Minusma", la Mission de l'Onu au Mali, forte de plus de 13.000 Casques bleus, a déclaré le président en conférence de presse.

LA SOCIÉTÉ WAGNER A "UNE FINALITÉ PRÉDATRICE" AU MALI


Emmanuel Macron est revenu sur la présence au Mali de "mercenaires de la société Wagner". "Ces mercenaires sont présents depuis des années en Libye, ils sont en train de le quitter, et depuis plusieurs années en République Centrafricaine (...) ils arrivent au Mali avec une finalité prédatrice (...) ils viennent essentiellement sécuriser leurs intérêts économiques et la junte elle-même" a-t-il expliqué. "800 hommes" de la société privée russe seraient ainsi déployés.  


Et le président français a assuré distinguer l'État russe de cette société privée. La Russie "a dit publiquement qu'elle n'était pas derrière cette présence", a-t-il rappelé avant d'ajouter qu'il ne fallait "pas confondre" la situation malienne avec ce qui se passe ailleurs, notamment en Ukraine où la Russie agit en position "d'État souverain". 


Les alliés ont décidé de se retirer car la transition malienne a "fait alliance avec des mercenaires privés, ne décide plus de travailler avec nous et n'est plus claire sur la lutte contre le terrorisme", a listé Emmanuel Macron. 

MACRON RÉCUSE LE TERME D'ÉCHEC POUR PARLER DE L'ACTION MILITAIRE FRANCAISE AU MALI


En répondant à une question à l'issue de son allocution, Emmanuel Macron a refusé le terme "d'échec" pour évoquer le retrait des forces militaires du Mali. Sans intervention des militaires français "il y aurait à coup sûr un effondrement de l'État malien", a-t-il assuré. "Nos militaires ont eu beaucoup de succès" a-t-il rappelé avec notamment l'élimination de chefs jihadistes. 


"La situation des groupes terroristes aujourd'hui est très différente de celle d'il y a huit ans grâce au travail de Serval et Barkhane". Mais "le rôle de la France n'est pas de se substituer aux États", a-t-il ajouté.

UN ENGAGEMENT "SINCÈRE, LOYAL, DURABLE" DE L'UE AUX COTES DES PARTENAIRES AFRICAINS


Charles Michel, président du Conseil européen, a déclaré que les discussions avec les pays africains ont permis mercredi d'affirmer "l'engagement sincère, loyal, durable aux côtés des partenaires africains". C'est "l'occasion d'une synchronisation de notre souhait commun de lutte contre le terrorisme", a-t-il ajouté. 

LE PRÉSIDENT DE LA CEDEAO RECONNAIT "LE RÔLE CLÉ DE LA FRANCE" AU SAHEL


Le président du Ghana et de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) Nana Akufo-Addo a reconnu jeudi "le rôle clé que la France a joué dans la lutte contre le terrorisme au Sahel", après l'allocution du président français. 


Le terrorisme "est une lutte globale, un phénomène international, qui nous concerne tous", a-t-il ajouté.

"NOUS NE POUVONS PAS RESTER ENGAGÉS MILITAIREMENT"


Emmanuel Macron a annoncé le retrait des alliés européens du Mali, "une évidence". "Nous ne pouvons pas rester engagés militairement [...] la lutte contre le terrorisme ne peut pas tout justifier", a-t-il assuré. 


"Nous définirons dans les semaines et mois qui viennent le soutien que nous apporterons aux pays de la région sur la base des besoins qu'ils auront exprimés", a-t-il ajouté. Des éléments européens seront notamment repositionnés au Niger. 

"LES POPULATIONS CIVILES AU CŒUR DE NOTRE STRATÉGIE"


Les alliés souhaitent aussi "mettre davantage les populations civiles au cœur de notre stratégie de lutte contre les groupes jihadistes", "elles ne peuvent pas rester réduites au rôle de victimes" a assuré le président. Les alliés ambitionnent d'être "davantage à leurs cotés, pas seulement par le prisme trop étroit de la sécurité". 

LA FRANCE "A JOUÉ UN RÔLE FÉDÉRATEUR"

 

"À la demande des autorités malienne et de la région, la France a joué un rôle fédérateur de mobilisation internationale au Sahel, où 25.000 hommes sont déployés" a déclaré Emmanuel Macron, assurant que la France continuerait "à jouer ce role fédérateur"

EMMANUEL MACRON S'EXPRIME 


Le président s'exprime en direct de l'Élysée sur le retrait des troupes militaires du Mali.

"POURSUIVRE L'ACTION CONJOINTE CONTRE LE TERRORISME AU SAHEL"


Si les États européens et le Canada ont annoncé le retrait militaire de leurs troupes au Mali, ils ont aussi affirmé vouloir "poursuivre leur action conjointe contre le terrorisme dans la région du Sahel, notamment au Niger et dans le Golfe de Guinée, et ont engagé des consultations politiques et militaires avec eux dans l’objectif d’arrêter les paramètres de cette action commune d’ici juin 2022."

LES ÉTATS EUROPÉENS ET LE CANADA "ONT DÉCIDÉ D'ENTAMER LE RETRAIT COORDONNÉ DU TERRITOIRE MALIEN"


"En raison des multiples obstructions des autorités de transition maliennes, le Canada et les États Européens opérant aux côtés de l’opération Barkhane et au sein de la Task Force Takuba estiment que les conditions politiques, opérationnelles et juridiques ne sont plus réunies pour poursuivre efficacement leur engagement militaire actuel dans la lutte contre le terrorisme au Mali et ont donc décidé d'entamer le retrait coordonné du territoire malien de leurs moyens militaires respectifs dédiés à ces opérations" a annoncé l'Elysée dans un communiqué transmis jeudi matin.

EMMANUEL MACRON S'EXPRIMERA A 9 HEURES


Le président Emmanuel Macron s'exprimera à 9 heures ce jeudi depuis l'Élysée pour annoncer les décisions actées mercredi soir lors d'un sommet réunissant plusieurs dirigeants européens et africains.

Les 4500 soldats français déployés au Mali vont être prochainement retirés du territoire. Après neuf ans de lutte antidjihadiste, la France et ses partenaires européens doivent annoncer les décisions actées mercredi soir lors d'un sommet réunissant plusieurs dirigeants européens et africains. À cette occasion, Emmanuel Macron et le président du conseil européen Charles Michel tiendront une conférence de presse jeudi matin. 

Sentiment antifrançais

Depuis 2013, la France est militairement présente au Mali dans le but d'enrayer la progression des groupes islamistes radicaux menaçant Bamako, et a mis en place l'opération antijihadiste régionale, Barkhane, déployant des milliers de soldats pour lutter contre les franchises locales d'Al-Qaïda et du groupe État islamique. Mais malgré des victoires tactiques, le terrain n'a jamais été véritablement repris par l'État malien et ses forces armées. 

Le gouvernement malien a d'ailleurs été renversé lors d'un double coup d'État en 2020 et en 2021, aboutissant à l'arrivée au pouvoir d'une junte qui refuse d'organiser des élections avant plusieurs années et qui surfe sur un sentiment antifrançais croissant dans la région. Les autorités maliennes fustigent la présence militaire occidentale sur leur sol et feraient ainsi désormais appel, selon les Européens, aux mercenaires russes de la société Wagner.

7 avions de chasse, 20 hélicoptères, 430 blindés

Emmanuel Macron avait déjà décidé d'amorcer à l'été 2021 une réduction des effectifs français au Mali au profit d'un dispositif régional moins visible, mais ce départ contraint du pays va forcer la France à accélérer cette réorganisation dans d'autres pays de la région menacés par la contagion jihadiste.

Sur le territoire malien se trouvent actuellement 4500 soldats français, mais aussi beaucoup de matériel, avec notamment 7 avions de chasse, 20 hélicoptères, 430 blindés ou encore 350 véhicules logistiques. En cas de retrait du Mali, il faudrait alors organiser des convois pour déplacer ce matériel, une opération qui peut s'avérer risquée en raison de la présence de groupes jihadistes sur les routes. 

Le retrait "devrait prendre un an"

Ces questions de logistique pourraient avoir des conséquences sur le calendrier de retrait des militaires français. "Normalement cela devrait prendre un an, mais en fonction du contexte, on peut aussi imaginer un scénario pessimiste où il pourrait y avoir un départ extrêmement rapide, comme celui des Américains d'Afghanistan", a expliqué Caroline Roussy, responsable du programme Afrique à l'Institut de relations internationales et stratégiques, au micro de LCI. 

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Si la France décide de se retirer du Mali, elle pourrait poursuivre la lutte antidjihadiste dans la région, où les mouvements affiliés à Al-Qaïda ou au groupe État islamique ont conservé un fort pouvoir de nuisance, malgré l'élimination de nombreux chefs. Elle pourrait renforcer sa présence au Niger, où se trouve déjà une base aérienne française et 800 militaires, ou proposer ses services à d'autres pays d'Afrique de l'Ouest pour les aider à contrer la propagation du jihadisme vers le golfe de Guinée.


E.Ro avec AFP

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