Iran - Etats-Unis : l'inquiétante escalade

EN DIRECT - Nucléaire iranien : Téhéran annonce une nouvelle réduction de ses engagements

La rédaction de LCI
Publié le 5 novembre 2019 à 15h52, mis à jour le 11 novembre 2019 à 9h18
JT Perso

Source : JT 20h WE

TENSIONS - Attaques contre des pétroliers, drones abattus... Les tensions sont prégnantes dans le Golfe. Ce vendredi, un tanker iranien a été la cible d'explosions à une centaine de kilomètres au large de l'Arabie saoudite. Son propriétaire les attribue à des tirs de missiles.

NUCLÉAIRE

Alors que l'Iran a de nouveau reculé sur ses engagements nucléaires, notre reporter Michel Scott s'est rendu dans une des centrales du secteur, véritable coeur de la diplomatie iranienne.

Iran : reportage dans une centrale nucléaireSource : TF1 Info
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REACTIONS

A l'unisson de l'UE ou de la Russie, le Royaume-Uni, participant à l'accord de Vienne limitant les activités nucléaires iraniennes, a appelé Téhéran à "revenir d'urgence au plein respect" de l'accord. Le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab a jugé dans un communiqué que ces activités "contreviennent clairement à l'accord et posent un risque pour notre sécurité nationale" et a appelé à un "dialogue international constructif", à la condition "que l'Iran tienne les engagements qu'il a pris et revienne d'urgence au plein respect".

REACTIONS

En conséquence, Moscou a expliqué observer "avec préoccupation le développement de la situation car la rupture de l'accord sur le nucléaire iranien ne présage, bien sûr, rien de bon". Tout en disant "comprendre les inquiétudes" face aux sanctions américaines "sans précédent et illégales".


L'UE  a également réagi, faisant part de sa préoccupation et exhortant l'Iran "à ne pas prendre de nouvelles mesures qui mineraient davantage l'accord sur le nucléaire qui devient de plus en plus difficile à défendre".


Et la France, à son tour, a "exhorté l'Iran à revenir sur ses décisions contraires à l'accord, tant dans ce cadre que de ses autres obligations nucléaires". Et de conclure en rappelant son "engamenent plein en faveur d'une désescalade des tensions".

ENGAGEMENTS NUCLÉAIRES

Nouvelle réduction des engagements nucléaires. Dans la suite de ses précédents renoncements à l'accord sur le nucléaire de Vienne, Téhéran a annoncé, ce mardi, par la voix de son président Hassan Rohani, son intention de reprendre ses activités d'enrichissement d'uranium dans une nouvelle usine, à Fordo, au sud de Téhéran.


"A partir de demain, nous commencerons à injecter du gaz à Fordo", a lancé le président iranien au sujet de cette usine où sont stockées 1044 centrifugeuses de première génération.


Cette annonce n'est pas une surprise, puisqu'elle survient au lendemain de l'expiration du nouveau délai de 60 jours que la République islamique avait donné à ses partenaires de l'accord de Vienne (Chine, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) pour contourner les sanctions économiques américaines en matière d'exportation.


Comme à l'occasion des autres désengagements, Téhéran a indiqué se maintenir sous le contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

KHAMENEI

Toujours vivement opposé à la moindre négociation avec les Etats-Unis sur toute forme de désarmement nucléaire, le guide suprême Khamenei a rappelé toute son intransigeance sur ce dossier, dimanche 3 novembre. Et a tancé les efforts diplomatiques d'Emmanuel Macron, lors du G7 à Biarritz, allant dans ce sens.


Il a jugé le président français "soit très naïf, soit complice des États-Unis" s'il pense qu'"une rencontre avec le président (américain) va résoudre tous les problèmes". 


En plein rapport de forces sur ce dossier hautement sensible, l'ayatollah a donné une explication à son intransigeance : "L'opposition constante à des négociations avec les États-Unis est l'un des instruments importants dont dispose l'Iran pour les empêcher de prendre pied dans notre cher pays. Cette mesure dictée par la logique interdit à l'Amérique de ré-infiltrer l'Iran. Elle est une preuve du pouvoir et de la puissance véritables de l'Iran et montre que la puissance (des États-Unis) n'est que fiction".

Bonsoir

Nous reprenons ce live suite aux propos acides de l'ayatollah Kamenei à l'égard du président Macron.

EXPLOSIONS SUR UN TANKER IRANIEN 


Nous reprenons ce direct ce vendredi 11 octobre, après qu'un tanker iranien, le Sabiti, a été touché par deux frappes de missile présumées en mer Rouge, à une centaine de kilomètres du port saoudien de Jeddah, causant une fuite de pétrole. Selon son propriétaire, la National Iranian Tanker Company (NITC), opérateur administrant la flotte de navires pétroliers de l'Iran, a annoncé que "deux explosions" avaient touché la coque du navire. "Tous les membres de l'équipage sont sains et saufs", assure la NITC.

ETAT D'ALERTE

En réaction à ces tensions, l'Iran a déclaré dimanche 29 septembre que ses infrastructures pétrolières étaient en "état d'alerte" face à toute forme de menace "matérielle ou cybernétique". 

IRAN

Le dialogue offensif se poursuit entre l'Arabie saoudite et l'Iran. Dans un entretien, ce dimanche, le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif a prévenu l'Arabie saoudite que "la sécurité ne s'achète pas", en référence à ses nombreux appels à l'intervention américaine pour sanctionner les attaques contre ses bases pétrolières, le 14 septembre dernier. Dans cettemême veine, le Pentagone a annoncé jeudi dernier l'envoi de 200 militaires et de missiles Patriot au Royaume. "Les Saoudiens essaient d'acheter la sécurité [en créant des] tensions et en ouvrant la voie à l'intervention des étrangers dans la région", a ainsi jugé Zarif.

IRAN

Tout en affichant sa défiance à l'égard d'une bonne partie de la communauté internationale, l'Iran continue de se défendre de toute ambition belliqueuse dans le dossier du nucléaire. Ainsi du président Rohani, qui a argumenté contre l'idée selon laquelle Téhéran revenait sur ses engagements nucléaires pour se doter de l'arme atomique.


Ce vendredi, à la télévision publique iranienne, il a ainsi expliqué : "Certains ont dit : 'Vous voulez mettre en place des centrifugeuses modernes, cela signifie que que vus vous dirigez vers l'arme nucléaire.'" Une référence aux nombreuses accusations développées les Etats-Unis pour justifier ses sanctions économiques contre Téhéran. 


Auxquelles Hassan Rohani fait valoir le fait que l'Iran continue d'accepter les inspections de l'AEIA, l'organisme chargé de vérifier la bonne mise en oeuvre des engagements sur l'accord nucléaire de 2015 (auxquels l'Iran n'avait, jusqu'à il y a quelques semaines, jamais failli) : "Quelqu'un qui veut l'arme nucléaire limite les inspections internationales. Nous n'avons jamais limité les inspections".

NUCLEAIRE

Enfin, comme annoncé, l'Iran a lancé l'enrichissement d'uranium dans ces centrifugeuses de type IR-4 et IR-6, a constaté ce jour l'Agence internationale de l'énergie atomique. Pour mémoire, l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 leur interdisait la production d'uranium sur des modèles autres que les centrifugeuses IR-1. Mais depuis le retrait américain de cet accord, l'Iran ne se sent plus tenu de respecter ses engagements.

TENSIONS

Les choses ne risquent pas de s'arranger, au regard de l'envoi par les Etats-Unis de 200 militaires et de missiles Patriot en Arabie saoudite, ce jeudi, comme annoncé par le Pentagone. Un déploiement qui "renforcera la défense aérienne et antimissile du royaume contre les infrastructures militaires et civiles cruciales", a annoncé le Pentagone.

DIPLOMATIE

La journée de jeudi n'aura pas franchement changé de celle de la veille, dans le cadre des négociations diplomatiques autour des tensions croissantes entre les Etats-Unis et l'Iran. Au contraire, la défiance iranienne à l'égard de l'Europe s'est peut-être même accrue. 


En témoigne cette sortie de l'ayatollah Khamenei qui, depuis Téhéran, fustige ainsi leur attitude : "Ils se présentent comme des médiateurs et disent beaucoup de choses, mais ils sont tous creux."


Une sortie à replacer dans le contexte des accusations de la France, du Royaume-Uni et de l'Allemagne sur la "responsabilité" de l'Iran dans les attaques contre les bases pétrolières saoudiennes du 14 septembre.


Des accusations balayées par Rohani, le président iranien : "Nous n'avons rien à voir là-dedans".

IRAN 


Le président iranien Hassan Rohani a déclaré ce mercredi devant l'Assemblée générale de l'ONU que l'Iran ne négocierait pas avec les Etats-Unis tant qu'ils imposeraient des sanctions contre Téhéran. "Au nom de ma nation, j'aimerais annoncer que notre réponse à toute négociation tant qu'il y aura des sanctions est négative", a-t-il lancé, alors que Washington vient encore de durcir sa pression économique. Aux Européens qui appelaient à une rencontre entre Donald Trump et lui, il a répondu : "Les photos souvenir sont la dernière étape d'une négociation, pas la première."


Hassan Rohani a par ailleurs réclamé à l'Arabie saoudite d'arrêter ses opérations militaires au Yémen, neuf jours après les attaques menées le 14 septembre contre des installations pétrolières saoudiennes attribuées par Washington à Téhéran. "La sécurité de l'Arabie saoudite sera garantie avec l'arrêt de l'agression au Yémen plutôt qu'en y invitant des étrangers" à y intervenir, a-t-il déclaré.

RÉCAP

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MACRON

Les conditions d'une négociation USA/Iran sont réunies, estime Macron


Emmanuel Macron, qui a multiplié les va-et-vient pendant deux jours entre ses homologues américain et iranien, a estimé que "les conditions d'une reprise rapide des négociations" avaient "été créées". "Il appartient maintenant à l'Iran et aux Etats-Unis d'Amérique de se saisir de ces conditions", par une "rencontre" Trump-Rohani ou par un processus plus "progressif", a-t-il lancé.

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RENCONTRE


Macron demande à Rohani de ne pas manquer l'occasion de rencontrer Trump. "S'il (Rohani) quitte le pays sans rencontrer le président Trump, honnêtement ce sera une occasion perdue car il ne reviendra pas avant plusieurs mois"

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ROHANI


"Aujourd'hui, l'Amérique, malheureusement, est le partisan du terrorisme dans notre région - et partout où elle est allée, le terrorisme s'est développé dans la foulée."


Le président iranien Hassan Rohani a estimé que son homologue américain Donald Trump devait "rétablir la confiance" entre les Etats-Unis et l'Iran avant toute rencontre entre les deux dirigeants.


"Avant cela, nous devons créer un climat de confiance mutuelle", or "M. Trump a mis fin à cette confiance" en retirant Washington de l'accord sur le nucléaire iranien, a dit Hassan Rohani à la chaîne américaine Fox News qui l'interrogeait sur une possible rencontre cette semaine à l'ONU. "Si le gouvernement américain veut dialoguer, il doit créer les conditions nécessaires". 

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RENCONTRE

Macron rencontre une nouvelle fois Rohani, après un entretien avec Trump.


Ce second rendez-vous Macron-Rohani en 24 heures, non annoncé à l'agenda, intervient après de nouveaux échanges tendus entre les deux pays, Donald Trump ayant menacé de durcir les sanctions contre Téhéran à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU.

MÉDIATION 


Le Premier ministre pakistanais Imran Khan a affirmé mardi avoir été chargé par Donald Trump d'une médiation auprès de l'Iran pour faire baisser les tensions. "Trump m'a demandé si nous pouvions contribuer à une désescalade de la situation et peut-être obtenir un nouvel accord" nucléaire, a déclaré le responsable pakistanais à des journalistes à l'ONU, après avoir rencontré séparément le président américain et le chef d'Etat iranien, Hassan Rohani.

MACRON 


Emmanuel Macron a appelé, depuis la tribune de l'ONU, les Etats-Unis et l'Iran à reprendre des "négociations" pour éviter les "risques d'embrasement" dans le Golfe. "Plus que jamais le temps est à la reprise des négociations entre les Etats-Unis d'Amérique, l'Iran, les signataires du JCPOA (accord sur le nucléaire iranien) et les puissances de la région concernées au premier titre par la sécurité et la stabilité de celle-ci", a-t-il déclaré.

NATIONS UNIES


Donald Trump a promis ce mardi de continuer à "durcir" les sanctions contre l'Iran tant que Téhéran ne changerait pas d'attitude au Moyen-Orient. "Les sanctions ne seront pas levées aussi longtemps que l'Iran gardera un comportement menaçant. Elles seront durcies", a-t-il déclaré à l'Assemblée générale des Nations unies. "Tous les pays ont le devoir d'agir. Aucun gouvernement responsable ne devrait subventionner la soif de sang de l'Iran", a-t-il également ajouté.


Une façon d'augmenter encore la pression, au moment où les pays européens multiplient les initiatives pour faire tenter de faire baisser la tension. Après avoir rencontré Hassan Rohani lundi, Emmanuel Macron doit ainsi revoir Donald Trump ce mardi après-midi. "J'ai eu une longue discussion d'une heure trente avec le président Rohani, qui je pense a permis d'esquisser des voies de passage. Elles sont très ténues", a déclaré le président de la République dans la matinée, disant espérer arriver "à avancer dans les prochaines heures".


La chancelière allemande Angela Merkel devait, elle aussi, de son côté rencontrer séparément ses homologues américain et iranien, tout comme le Premier ministre japonais Shinzo Abe, qui a lui aussi tenté une médiation par le passé. Mais la tension reste palpable. Mardi matin toujours, l'Iran a rejeté le "réquisitoire irresponsable" de Berlin, Londres et Paris, qui ont accusé la veille Téhéran d'être responsable des attaques en Arabie saoudite.

DÉCRYPTAGE

International
Attaques dans le Golfe : "L'Iran cherche à instaurer un rapport de force"

Attaques dans le Golfe : "L'Iran cherche à instaurer un rapport de force"

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Urgent

MACRON, MERKEL ET JOHNSON ACCUSENT L'IRAN


Emmanuel Macron, Angela Merkel et Boris Johnson, ont accusé lundi l'Iran d'être "responsable" de l'attaque du 14 septembre dernier contre des installations pétrolières saoudiennes, exhortant Téhéran à "s'abstenir de toute nouvelle provocation".


"Il est clair pour nous que l'Iran porte la responsabilité de cette attaque. Il n'y a pas d'autre explication plausible", déclarent ainsi les trois dirigeants européens dans un communiqué commun à l'issue d'une rencontre en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. 

RENCONTRES ENTRE MACRON, TRUMP ET ROHANI


Emmanuel Macron a annoncé la tenue de plusieurs rencontres séparées avec ses homologues américain Donald Trump et iranien Hassan Rohani, lundi 23 et mardi 24 septembre.


"J'ai eu une réunion informelle avec Trump ce matin, je verrai Rohani ce soir et de nouveau Trump demain", a annoncé le Président français, qui cherche à organiser un entretien bilatéral entre ces deux dirigeants en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

EMMANUEL MACRON


Le président français espère encore que "quelque chose se passe" sur le dossier iranien lors de l'Assemblée générale de l'ONU, même si les attaques contre l'Arabie Saoudite ont "changé la donne", a-t-il confié à quelques journalistes en route pour New York.


"Est-ce qu'on a augmenté les chances d'une rencontre" entre Donald Trump et Hassan Rohani "avec ces frappes ? Non. Il faut être lucide. On voit bien que les choses sont en train de se tendre", a-t-il déclaré dimanche soir à quelques journalistes embarqués dans son avion, dont ceux du Parisien et du Monde.


"Les Iraniens sont sur le chemin d'une montée en tension qui est une erreur stratégique", "pour eux-mêmes, comme pour la région et la sécurité collective", a-t-il souligné. 


"Il y a un enjeu à New York. Les deux protagonistes de la crise sont là. Il y a une unité de lieu et pas tout à fait une unité d’action car nous ne sommes pas en Arabie saoudite, mais quelque chose peut se passer."

ATTAQUES EN ARABIE SAOUDITE


Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a accusé Téhéran d'être derrière les attaques de deux installations pétrolières en Arabie Saoudite,  selon l'agence de presse Presse association. "Je peux vous dire que le Royaume-Uni attribue à l'Iran avec un très haut degré de probabilité les attaques d'Aramco (le géant pétrolier saoudien qui gère le site)", a déclaré le dirigeant conservateur à bord d'un avion l'emmenant à New York pour l'Assemblée générale des Nations Unies, où il doit rencontrer le président iranien Hassan Rohani. 

LE PÉTROLIER LIBÉRÉ


Le porte-parole du gouvernement iranien, Ali Rabiei, a indiqué lundi que le tanker suédois battant pavillon britannique Stena Impero, arraisonné en juillet par l'Iran dans le détroit d'Ormuz, était désormais "libre de ses mouvements".


"La procédure légale a pris fin et les conditions pour permettre de relâcher le pétrolier sont remplies de telle sorte que le tanker est désormais libre de ses mouvements", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

REPONSE

Mike Pompeo semble avoir revu à la baisse ses ambitions concernant la réponse à donner à l'Iran sur la base des accusations qui visent la République islamique : "Nous sommes ici pour bâtir une coalition destinée à parvenir à la paix et à une solution pacifique". Par la même occasion, il a assuré qu'il y avait un "consensus" dans la région pour dire que les attaques ont été commanditées et organisées par l'Iran.

REACTION

De son côté, l'Iran ne s'en laisse pas compter : dans un entretien à CNN, son ministre des Affaires étrangères a assuré que ces preuves étaient "fabriquées de toutes pièces", accusant l'Arabie saoudite comme les Etats-Unis de vouloir provoquer une guerre. "Ils veulent rejeter la faute sur l'Iran, afin de réaliser quelque chose, et c'est pour cela que je dis que c'est de l'agitation en vue d'une guerre. C'est fondé sur des mensonges et une supercherie".


Questionné quant à la réaction qu'aurait l'Iran si son territoire devait être l'objet "d'une frappe militaire américaine ou saoudienne", Zarif a répondu : "Une guerre totale".

REACTIONS

Très remonté contre la République islamique, peut-être plus encore que Donald Trump, qui joue la montre, le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a de nouveau accusé l'Iran d'être derrière ces attaques, en parlant d'"acte de guerre" et indiquant qu'il allait évoquer "une réponse" avec ses alliés des Emirats arabes unis. 


La France, par la voix de Jean-Yves Le Drian, a jugé "relativement peu crédible" l'idée d'une revendications des Houthis, ces rebelles yéménites qui combattent un pouvoir lié à l'Arabie saoudite. "Manifestement, il y a eu plusieurs outils militaires qui ont été utilisés, des drones, peut-être même des missiles", a listé le patron du Quai d'Orsay, qui disait en creux que les rebelles n'étaient pas en capacité de mener ce type d'opération.

REVELATIONS

La tension va croissante autour de l'Iran. Ce matin, la chaîne CBS, citant un responsable américain, a assuré que les attaques des deux bases pétrolières en Arabie avaient été approuvées par l'ayatollah Khamenei, numéro 1 du régime iranien. A la seule condition, a-t-il poursuivi, que les Iraniens en nient la responsabilité et qu'aucune preuve ne les y lie.


Sauf que, aux dires de ce même responsable, les Américains ont à disposition des preuves reliant l'Iran aux attaques : plus que des débris de missiles qu'ils présentent comme des missiles iraniens, ils ont en leur possession des photos qui montreraient les Gardiens de la révolution islamique se préparer à cette attaque.

OPTIONS


Donald Trump dit disposer de "beaucoup d'options" pour répondre à l'Iran après les attaques samedi contre les infrastructures pétrolières saoudiennes que Washington impute à Téhéran. 


"Il y a beaucoup d'options. Il y a l'option ultime et il y a des options bien moins élevées que cela", a répondu le président américain aux journalistes l'interrogeant depuis Los Angeles, en faisant allusion à une possible réponse 

militaire à l'Iran.   


M. Trump a également précisé que le détail des nouvelles sanctions contre le régime islamique serait précisé "d'ici 48 heures", quelques heures après avoir annoncé leur durcissement "substantiel" sur Twitter. 

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TENSIONS


Pour Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine, les attaques en Arabie Saoudite sont "un acte de guerre".


Il assure que l'Arabie saoudite a été frappée par une "attaque iranienne".

ENQUÊTE

A son tour, l'Onu a annoncé l'envoi d'experts en Arabie saoudite. Un envoi au titre de l'accord sur le nucléaire qui prévoit notamment un embargo sur les armes au Yémen. Ce qui est précisément ce que l'Iran est accusé d'avoir fait, s'il s'avérait qu'il avait armé les rebelles yéménites. La France a également envoyé des enquêteurs, a annoncé Paris ce matin.

ISRAËL

Si la nature des sanctions dont les Etats-Unis ont annoncé le durcissement n'est pas encore connue, la nouvelle a en tout cas fait un heureux : le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. Ce dernier, que les urnes ont renvoyé dos à dos avec le centriste Benny Gantz, a salué l'annonce américaine : 


"L'attaque a été lancée depuis le Nord et a été incontestablement parrainée par l'Iran", a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, Turki al-Maliki, au cours d'une présentation où ont été dévoilés des débris de "drones" et de "missiles de croisière".

ACCUSATIONS

L'Arabie saoudite a réaffirmé mercredi 18 septembre sa position quant au responsable de l'attaque de ses deux bases pétrolières : "L'attaque a été lancée depuis le Nord et a été incontestablement parrainée par l'Iran", a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, Turki al-Maliki, au cours d'une présentation où ont été dévoilés des débris de "drones" et de "missiles de croisière".

SANCTIONS

Jusqu'à présent, il doutait encore. Il semblerait que ce ne soit plus le cas. Le président Trump a annoncé, mercredi 18 septembre, venir "d'ordonner au secrétaire au Trésor de durcir substantiellement les sanctions contre l'Etat iranien". Une décision qui intervient après les attaques contre deux bases pétrolières en Arabie saoudite, et dont le Royaume comme son allié américain, soupçonnent l'Iran d'être l'instigateur.

ROHANI

"L'enquête" portant sur la responsabilité des attaques contre les bases pétrolières en Arabie saoudite se poursuit. Après avoir d'abord qualifié les accusations à son encontre - notamment formulées par les Etats-Unis et l'Arabie saoudite - d'"insensées", la République islamique a écrit à Washington une "note officielle" dans laquelle elle insistait "sur le fait qu'elle n'a joué aucun rôle dans cette attaque". Et de menacer, alors que les Etats-Unis sont à Jeddah pour envisager la "réponse" à l'Iran, de réfléchir à son tour à "une réponse immédiate d'une portée bien plus grande qu'une simple menace". 


Téhéran ne s'est toutefois pas privé de donner ses impressions sur ces attaques, revendiquées par les rebelles yéménites houthis, dont il a pris le parti face aux forces légalistes, soutenues, elles par l'Arabie saoudite, grand allié des Etats-Unis : "Les Yéménites n'ont pas frappé un hôpital, une école, mais un centre industriel, attaqué pour vous mettre en garde", a souligné le président Rohani ce mercredi. Et de conseiller aux Etats-Unis de "tirer les leçons de cet avertissement" et de "considérer qu'il pourrait y avoir une guerre dans toute la région".


La France va, elle aussi, participer à l'enquête. Condamnant "fermement les attaques ayant visé des sites pétroliers", Paris a assuré l'Arabie saoudite de sa "solidarité" et annoncé l'envoi "d'experts pour faire toute la lumière sur l'origine et les modalités des attaques".

C'EST NON


Donald Trump, qui n'avait jusqu'ici pas écarté la possibilité d'un entretien avec le président iranien Hassan Rohani, a dit mardi qu'il préférait "ne pas (le) rencontrer", à l'heure où Washington se dit sûr que Téhéran est l'auteur d'une attaque contre l'Arabie saoudite.


"Je n'exclus jamais rien, mais je préfère ne pas le rencontrer" lors de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, a répondu M. Trump à un membre de la presse qui lui demandait si une rencontre avec M. Rohani était encore possible.

CONFIRMATION ?


Les Etats-Unis ont la certitude que l'attaque du week-end contre l'Arabie saoudite a été menée depuis le sol iranien et que des missiles de croisière ont été utilisés, a indiqué mardi à l'AFP un responsable américain.


Bien que l'attaque ait été revendiquée par les rebelles pro-iraniens Houthis qui tirent, depuis le Yémen, régulièrement des missiles balistiques sur des cibles dans le sud de l'Arabie saoudite, avec une précision toute relative, les services de renseignement américains disposent d'éléments qui permettent de localiser l'origine des tirs, a précisé ce responsable s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

ETATS-UNIS

Pendant ce temps-là, la détermination des Américains à soutenir son allié saoudien ne faiblit pas : le secrétaire d'Etat Mike Pompeo décollera ainsi dans le courant de la journée pour l'Arabie saoudite pour "évoquer" la "réponse" aux attaques contre ces installations pétrolières. 

ESCALADE DES TENSIONS

Au-delà de la question du nucléaire, un autre sujet vient alimenter les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, avec l'attaque de deux installations pétrolières en Arabie saoudite, revendiquée par des rebelles Houthis du Yémen, soutenus par l'Iran. 


Lundi 16 septembre, l'Arabie saoudite a accusé, sans fournir de preuves, l'Iran d'avoir fourni les armes qui ont permis cette attaque, qui a déjà eu pour conséquence de faire augmenter le cours du pétrole et les prix à la pompe de 4 à 5 centimes en France. 


Le royaume a aussitôt pu compter sur le soutien de son allié américain, qui a affirmé avoir "la certitude que ces raids avaient été menés depuis le sol iranien" et préparait un dossier pour prouver ces accusations aux Européens, aux Nations unies, la semaine prochaine. Des accusations qualifiées d'"insensées" par les Iraniens.


Dans ce contexte houleux, Donald Trump a prêché le pour et le contre. Soutenant qu'il avait "les armements les plus puissants du monde", il a écarté un affrontement militaire avec l'Iran et n'a pas "exclu" l'hypothèse d'une rencontre avec Hassan Rohani à New York.


Une hypothèse que l'Iran a, de son côté, exclu, par la voix de son numéro 1, l'ayatollah Khamenei. La condition préalable pour une reprise du dialogue est toujours la même : "Si les Etats-Unis [...] se repentent de s'être retirés" de l'accord sur le nucléaire iranien, et qu'ils décident d'y revenir, "alors ils pourront participer aux discussions entre l'Iran et les autres membres".

PAS DE RENCONTRE

Hassan Rohani n'a"pas prévu" de rencontre avec DonaldTrump, en marge de la 74e session de l'Assemblée générale del'Onu, a indiqué un porte-parole de la diplomatie iranienne. Une position qui n'a rien de surprenant, l'Iran ayant prévenu à maintes reprises qu'il était hors de question pour lui de rencontrer les Etats-Unis dans un cadre bilatéral.


La condition préalable ? Que les Etats-Unis réintègrent l'accord sur le nucléaire iranien et "mettent fin à leur terrorisme économique".

ROHANI


Suite au renvoi de John Bolton, conseiller à la sécurité nationale et partisan d'une attitude à l'égard de l'Iran, Donald Trump  a affirmé mardi être prêt à voir le président iranien Hassan Rohani.


Ce mercredi, le président iranien lui a répondu ce mercredi en affirmant que le "bellicisme" américain échouerait et prévenu que son pays était prêt à réduire encore davantage ses engagements pris dans le cadre de l'accord international de 2015 sur son programme nucléaire.


"Les Américains doivent comprendre que le bellicisme ne joue pas en leur faveur (...) et doit être abandonné", a déclaré M. Rohani lors d'une réunion avec son cabinet, selon le compte Twitter du gouvernement.

TRUMP


Mardi 10 septembre, malgré l'annonce de nouvelles sanctions contre Téhéran, Donald Trump s'est dit prêt à rencontrer son homologue iranien Hassan Rohani "sans conditions préalables" afin d'évoquer la question du nucléaire iranien. "Le président l'a dit clairement, il est prêt à une rencontre sans conditions préalables, mais nous maintenons la campagne de pression maximale" (sur l'Iran), a déclaré lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor.


Après un G7 fructueux, en août à Biarritz, au cours duquel l'idée d'un dialogue direct entre Trump et Rohani avait vu le jour, le président américain avait évoqué début septembre le rassemblement annuel des Nations unies à New York (programmé à la fin du mois) comme théâtre potentiel de cette rencontre. Le pensionnaire de la Maison Blanche souhaite également que ce dialogue ait lieu sans contrepartie ou condition préalable. Or le président iranien a déjà indiqué qu'une telle rencontre ne pouvait s'envisager qu'en cas de levée des sanctions contre son pays.

ISRAËL


Le Premier ministre israélien Benjamin  Netanyahu a accusé l'Iran d'avoir construit, puis détruit, un site visant à la fabrication d'armes nucléaires qui était jusqu'à présent inconnu. "Aujourd'hui nous révélons que l'Iran avait un autre site nucléaire secret", a déclaré de manière théâtrale le chef du gouvernement israélien à la presse à Jérusalem. Ces preuves sont fondées selon lui sur des documents originaux iraniens obtenus l'an dernier par Israël, qui, malgré les démentis répétés de Téhéran, accuse depuis de nombreuses années l'Iran de chercher à fabriquer l'arme nucléaire.

URGENCE

Malgré ce qui ressemble à un exercice de transparence, l'AIEA ne semble pas satisfaite des informations mises à disposition par Téhéran. En effet, l'agence a "souligné [lundi] la nécessité pour l'Iran de répondre promptement aux questions" qui lui sont adressées. 

INSTALLATIONS

L'Iran a bien avancé dans sa promesse de rompre avec ses engagements de l'accord de 2015, a jugé l'Agence internationale de l'énergie atomique, en visite à Téhéran ce week-end. Dans un communiqué publié lundi, le porte-parole de l'agence chargée du contrôle du respect de l'accord a ainsi constaté que la République islamique "avait installé ou étant en train d'installer" sur son site de Natanz 22 centrifugeuses IR-4, une IR-5, une trentaine d'IR-6. Sans surprise, puisque c'est l'installation qui avait été dévoilée par Téhéran, samedi 7 septembre.


Ces centrifugeuses permettront à l'Iran d'accroître bien au-delà de la limite des 300 kg d'uranium qu'il est autorisé à produire. Selon les termes de l'accord,  l'Iran n'était pour le moment autorisé à produire de l'uranium enrichi qu'avec des centrifugeuses de première génération (IR-1). 

VISITE


Le directeur général par intérim de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Cornel Feruta, est arrivé à Téhéran dimanche pour des rencontres de haut niveau avec des responsables iraniens, a rapporté l'agence semi-officielle Isna. 


Cette visite intervient au lendemain de l'annonce par l'Iran de la mise en route de centrifugeuses avancées devant augmenter son stock d'uranium enrichi, troisième étape de la réductions de ses engagements en matière nucléaire pris en 2015 dans le cadre d'un accord international conclu à Vienne. La visite de Feruta doit consister à "des vérifications et au suivi de l'AIEA en Iran dans le cadre du JCPOA", le nom donné à l'accord sur le nucléaire iranien qui a permis la levée de sanctions internationales contre l'Iran en échange d'une limitation de son programme nucléaire. 


Malgré le lancement de cette troisième phase de réductions de ses engagements, la République islamique a souligné qu'elle continuerait d'autoriser le même accès aux inspecteurs de l'AIEA chargés de surveiller son programme nucléaire.


En réponse, l'agence onusienne avait affirmé être "au courant" de l'annonce iranienne et que ses inspecteurs sur le terrain rendraient compte prochainement de la situation.

IRAN


L'Iran a annoncé samedi qu'il maintenait le même degré de transparence sur ses activités nucléaires vis-à-vis de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) que depuis l'accord nucléaire de 2015. Le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Behrouz Kamalvandi, a détaillé devant des journalistes les mesures de la nouvelle phase du plan de réduction des engagements pris par l'Iran devant la communauté internationale à propos de ses activités nucléaires, mais a indiqué que son pays comptait garantir le même accès que jusqu'à présent aux inspecteurs de l'AIEA. L'Iran a indiqué avoir mis en route des centrifugeuses avancées dont la production augmentera le stock d'uranium enrichi produit par le pays, 

"CHANTAGE"

Aux Etats-Unis, l'heure n'est clairement pas à la désescalade. "Le fait que l'Iran conserve une capacité massive d'enrichissement d'uranium souligne une faiblesse fondamentale de l'accord iranien", s'est indigné le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, oubliant tout de même que les Iraniens avaient jugé l'accord caduc depuis le retrait américain. 


Et le secrétaire d'Etat américain d'ajouter, comme un amical coup de pression à ses alliés européens : "Nous sommes confiants dans le fait que le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne -- des nations civilisées -- vont prendre des mesures décisives pour mettre fin au chantage nucléaire mené par l'Iran". La Russie et la Chine, qui font également partie de l'accord, apprécieront de n'avoir pas été citées dans la liste des "nations civilisées".

L'UE, en tout cas, attend beaucoup de la visite de l'Agence, dont elle loue le "rôle clé". En effet, jusqu'à présent, elle a systématiquement vérifié, lors de ses rapports, que l'Iran suivait ses engagements. De quoi partager sa "grande préoccupation" alors que la direction de l'agence va se déplacer à Téhéran ce week-end pour y rencontrer des hauts responsables du régime, qui doit dévoiler ce samedi les éléments-clé de l'accélération de son programme nucléaire.

DIPLOMATIE

Est-ce une tentative désespérée de la communauté internationale en direction de l'Iran pour que la République islamique diffère son accélération du programme nucléaire, dont elle a prévu de dévoiler les détails ce samedi ? L'Agence internationale de l'énergie atomique, qui rend compte régulièrement du respect des engagements iraniens sur le nucléaire ces dernières années (avec succès jusqu'à présent), a indiqué que son directeur général allait "se rendre à Téhéran samedi pour y rencontrer de hauts responsables iraniens, dimanche 8 septembre".


"Cette visite s'inscrit dans le cadre d'interactions en cours entre l'AIEA et l'Iran", explique l'agence, ajoutant que cela incluait le processus de "vérification et surveillance par l'AIEA en Iran en vertu" de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien. Un programme que l'Iran a ouvertement décidé de ne plus respecter ces derniers mois, après le retrait des Etats-Unis de l'accord.

REACTION

"Ils viennent d'annoncer qu'ils vont continuer à faire plus de recherche et développement sur leurs systèmes d'armes nucléaires. C'est inacceptable", a déclaré le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, en réaction aux dernières annonces iraniennes quant à leur programme nucléaire.

DIALOGUE


"Le dialogue se poursuit" sur le dossier du nucléaire iranien, a indiqué vendredi l'Elysée après un nouvel entretien téléphonique entre Emmanuel Macron et Donald Trump.


Les présidents français et américain ont discuté "dans la continuité des échanges réguliers qu'ils ont eu ces derniers mois" sur l'Iran, a précisé l'Elysée.

UE


Quelques minutes après l'annonce du dévoilement samedi du plan de réduction des engagements en matière de nucléaire, l'UE demande à Téhéran de "faire marche arrière".

NOUVELLES MESURES


 L'Iran annoncera samedi le détail de la troisième phase de son plan de réduction des engagements qu'il a pris devant la communauté internationale en matière de nucléaire, écrit jeudi l'agence semi-officielle Isna.


Le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Behrouz Kamalvandi, doit dévoiler samedi lors d'une conférence de presse, la façon dont va être mis en oeuvre l'ordre donné mercredi soir par le président Hassan Rohani de faire sauter toute limite à la recherche et au développement dans le domaine nucléaire, indique l'agence.

EXPLICATION

Cette mesure est prise car "nous ne sommes pas parvenus au résultat que nous désirions" dans le cadre de la récente tentative diplomatique emmenée par la France pour tenter d’éviter que l’accord sur le nucléaire conclu en juillet 2015 à Vienne ne vole en éclats, a dit Rohani. En l'occurrence, il s'agissait d'obtenir des Etats-Unis un assouplissement des sanctions qui frappent l'économie iranienne, en vue d'accorder au pays un crédit de 15 milliards de dollars. 

IRAN

Téhéran concrétise ses menaces de revenir sur les engagements pris dans le cadre de l'accord sur le nucléaire : ce mercredi soir, Hassan Rohani a officiellement ordonné  l'"abandon" de toute limite en recherche et développement nucléaire. 


Dans une allocution à la télévision d'Etat, le président iranien a indiqué que "l'organisation de l'énergie atomique [iranienne] [recevait] l'ordre de prendre toute mesure nécessaire en matière de recherche et de développement et d'abandonner tous les engagements en place dans ce domaine".

TRUMP

"J'apprécie qu'Emmanuel Macron s'implique, mais nous n'avons pas besoin d'intermédiaire. [...] D'autres pays veulent apporter leur aide et chacun est d'accord : pas d'arme nucléaire pour l'Iran". Et d'ajouter, quelques instants plus tard : "Il n'y aura pas d'abandon des sanctions économiques."

C'EST NON, MAIS...

Malgré des positions qui semblent toujours aussi figées, Donald Trump n'est pas opposé sur le principe à une rencontre avec le président iranien lors du prochain sommet à l'ONU: "Tout est possible", a-t-il affirmé.

C'EST NON

On attendait une réaction des Etats-Unis, après la prise de position émise par Téhéran, selon laquelle l'Iran pourrait reprendre ses engagements sur l'accord nucléaire s'il lui était accordé un crédit de 15 milliards de dollars, correspondant à ses pertes d'exportation pétrolière consécutives aux sanctions économiques prises par Washington. 


C'est un refus net qu'a opposé Washington, pas décidé à céder dans le bras de fer qui l'oppose à la République islamique. Une inflexibilité qui devrait donc produire la reprise des activités nucléaires du côté de Téhéran, ainsi que l'avait annoncé le président Rohani ce matin.

ENJEUX

Malgré cette annonce, Hassan Rohani a tout de même indiqué qu'il y avait eu des "progrès" dans les négociations entre ses experts et ceux mandatés par plusieurs pays européens, réunis à Paris. "Si nous avions 20 points de contentieux par le passé, nous n'en avons plus que trois aujourd'hui".


Avant cette prise de parole, le vice-ministre des Affaires étrangères avait pourtant indiqué que Téhéran serait prêt à tenir de nouveau ses engagements dans l'hypothèse où les efforts diplomatiques européens lui octroieraient 15 milliards de dollars de crédits, soit un tiers des exportations iraniennes d'hydrocarbure en 2017. Une hypothèse envisageable dans la mesure où les Etats-Unis accepteraient un allègement des sanctions économiques qui pèsent sur Téhéran.


Visiblement, la République islamique a de sérieux doutes quant à l'idée que les efforts diplomatiques européens aillent dans ce sens.

ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN


L'Iran va annoncer "aujourd'hui ou demain" une nouvelle réduction des engagements qu'il a pris devant la communauté internationale en matière de nucléaire, a déclaré mercredi le président iranien Hassan Rohani.


Jugeant que les efforts diplomatiques menés par la France pour tenter d'éviter ces nouvelles mesures iraniennes avaient peu de chance d'aboutir avant la date butoir fixée par Téhéran, M. Rohani a déclaré en conseil des ministres que cette annonce porterait sur les "détails" de la "troisième phase" de la stratégie iranienne de réduction de ces engagements entamée en mai, indique un communiqué de la présidence iranienne.

WASHINGTON

Aux Etats-Unis, si on n'a pas officiellement réagi à la déclaration de Rohani, une dernière décision ne laisse guère d'espoirs quant à une approche diplomatique adoucie. En effet, le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a indiqué avoir imposé de nouvelles sanctions au programme spatial iranien, en représailles d'une tentative iranienne "de tirer un lanceur spatial". Une initiative que le secrétaire d'Etat a qualifié de "menace" : "Les Etats-Unis ne permettront pas à l'Iran d'utiliser son programme spatial comme couverture pour faire progresser ses programmes de missiles balistiques".


Washington n'avait pas promis grand chose à l'occasion du G7, se disant simplement ouvert à l'idée d'une rencontre avec Rohani. Au vu des dernières manoeuvres, il valait mieux.

Ces dernières semaines, l'Iran a augmenté ses stocks d'uranium enrichi au-delà de la limite autorisée par l'accord, augmentant le taux d'uranium au-delà des 3,67% autorisés. Un seuil qui pourrait rapidement atteindre les 20%.

REACTION

Une prise de parole qui a déplu, à Paris, puisque le message envoyé est le suivant : une réduction des engagements nucléaires, déjà promise ces derniers mois par l'Iran en raison du retrait de l'accord sur le nucléaire par les Etats-Unis, "enverrait un mauvais signal" et "rendrait le travail plus compliqué", tandis que "la même nécessité demeurera parce qu'il n'y a pas d'autres moyens de sortir de l'escalade actuelle que ceux que nous proposons".


En l'occurrence, la France essaye de faire fléchir les Etats-Unis sur certaines sanctions économiques à l'égard de la République islamique, notamment les rétentions sur ses exportations pétrolières.


La veille, des experts français et iraniens s'étaient rencontrés à Paris pour convaincre Téhéran de reprendre ses engagements et ainsi s'interdire toute  production d'uranium enrichi. "Il y a encore beaucoup de choses à régler, cela reste très fragile mais on se parle, avec une relative confiance".

ROHANI

Journée compliquée sur le front des tensions diplomatiques autour du nucléaire iranien. Dans un discours devant le Parlement iranien, le président Rohani a exclu en début de journée l'idée de "discussions bilatérales" avec les Etats-Unis. Il a également menacé de "réduire les engagements" en matière nucléaire si les négociations avec les diplomates européens "n'aboutissent à aucun résultat".

ROHANI

Au tour du président iranien de faire parler de lui. Mardi 27 août, Hassan Rohani a demandé à son homologue américain de "faire le premier pas en levant toutes les sanctions" économiques qui frappent l'Iran. Ces dernières, rétablies après la décision américaine de se retirer de l'accord en 2018, avaient notamment eu pour conséquence d'amener l'Iran à reprendre ses activités de production d'uranium, ne se sentant plus lié par ses obligations.


"Vous devez retirer toutes les sanctions illégales, injustes et erronées contre la nation iranienne", a insisté Hassan Rohani dans un discours retransmis par la télévision d'Etat iranienne.

TRUMP ET ROHANI


Le président américain indique qu'il acceptera de rencontrer son homologue iranien "si les circonstances le permettent". "Pour le moment, [l'Iran] doit respecter les règles", a toutefois tempéré Donald Trump. "J'ai un bon pressentiment sur l'Iran, j'ai beaucoup d’amis iraniens, ce sont des gens merveilleux. Je ne veux pas de problèmes, mais il faut faire le nécessaire."

MACRON ET TRUMP


Au cours de la conférence de presse commune d'Emmanuel Macron et Donald Trump ce lundi 26 août, organisée après la session de clôture du G7, le président français a fait part de son optimisme quant à une issue à la crise :  "Je souhaite que dans les prochaines semaines (...), on puisse avoir un entretien au sommet entre les présidents Trump et Rohani. Ce rendez-vous est très important. Un accord peut être trouvé. Nous avons créé les conditions de cette rencontre et donc d'un accord."

OPTIMISME (BIS)

La chancelière allemande Angela Merkel a qualifié lundi de "grand pas en avant" les discussions engagées avec Téhéran sur le programme nucléaire iranien et la visite surprise du chef de la diplomatie iranienne dimanche en France où se déroulait le sommet du G7.


"C'est un grand pas en avant. Il y a maintenant une atmosphère qui permet des discussions", tout cela "en coordination avec les Etats-Unis et c'est déjà beaucoup", a-t-elle déclaré au cours d'un point de presse en marge du sommet du G7 à Biarritz.

OPTIMISME

S'il a jugé qu'il était encore "trop tôt" pour reprendre les discussion avec l'Iran, Donald Trump s'est toutefois réjoui que le G7 fasse preuve d'une "grande unité" sur ce dossier. Des propos à prendre avec des pincettes, tant le président américain semble vouloir mettre une pression supplémentaire sur Téhéran, quand l'UE, France et Allemagne en tête, veulent de leur côté ramener tout le monde autour de la table pour un nouvel accord.

DISCUSSIONS

Des quelques heures qu'a duré la rencontre, dont Donald Trump avait été préalablement mis au courant, Javad Zarif a voulu retenir le verre à moitié plein : "Le chemin est difficile" mais cela "vaut la peine d'essayer", s'est-il réjoui, faisant état de discussions "positives". 


Un enthousiasme partagé par son interlocuteur, qui a assuré avoir obtenu l'accord de faire parler les pays du G7 d'une même voix face à l'Iran.Mais Emmanuel Macron, qui tente, à l'unisson de l'Union européenne, de convaincre Washington d'alléger les sanctions à l'encontre de Téhéran, a du essuyer un démenti américain. "Je n'ai pas parlé de cela", a balayé Donald Trump qui, toutefois, ce lundi, a assuré avoir donné son blanc-seing au président français pour recevoir Javad Zarif. 

CONTEXTE

C'est donc Emmanuel Macron qui en a fait l'annonce, dimanche 25 août. Il a annoncé avoir rencontré, en compagnie du chef de la diplomatie tricolore Jean-Yves Le Drian, Mohammad Javad Zarif, à Biarritz, pour une discussion de quelques heures. L'enjeu était loin d'être négligeable alors que, après une année de retrait américain de l'accord iranien et la reprise des sanctions économiques contre la République islamique, cette dernière avait annoncé en juillet avoir repris sa production de nucléaire faiblement enrichi, en violation dudit accord, arguant que, puisque les Etats-Unis avaient négligé leur partie, ils n'étaient plus tenus à leurs engagements.

Dimanche 25 août, alors que sa venue était tenue secrète, le ministre des Affaires étrangères iranien est s'est fait remarquer à Biarritz, dans le cadre du G7. Une venue pour le moins inattendue, puisqu'elle s'est faite alors que Donald Trump n'était pas loin, lui qui a dénoncé l'accord sur le nucléaire iranien, occasionnant, au début de l'été, une montée des tensions entre les deux pays. A cette occasion, nous reprenons le direct consacré à cette actualité.

UN PÉTROLIER IRANIEN RETENU EN ARABIE "A ÉTÉ LIBÉRÉ" (TÉHÉRAN)


Téhéran a annoncé dimanche qu'un pétrolier iranien contraint de relâcher dans le port saoudien de Jeddah à la suite d'un problème technique fin avril avait "été libéré" par l'Arabie saoudite la veille. Le Happiness One "a été libéré à la suite de négociations et fait désormais route vers les eaux du golfe Persique", a déclaré Mohammad Eslami, le ministre des Transports iraniens. 

IRAN : L'ENQUÊTE SUR LE PÉTROLIER BRITANNIQUE "DÉPENDRA DE L'ÉQUIPAGE" 


La rapidité de l'enquête sur le pétrolier battant pavillon britannique arraisonné vendredi 19 juillet par l'Iran, "dépendra de la coopération de l'équipage", a déclaré un responsable local du transport maritime. Selon les autorités iraniennes, le navire a été saisi pour "non respect du code maritime international".

ROYAUME-UNI


Londres souhaite un "apaisement" des tensions avec l'Iran, a déclaré samedi le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt à l'issue d'une réunion interministérielle de crise consacrée à la saisie d'un pétrolier britannique par la République islamique.


M. Hunt a également déclaré sur Twitter que le tanker Stena Impero avait été arraisonné dans les eaux territoriales d'Oman "en claire violation du droit international".

L'UNION EUROPÉENNE EXPRIME SA "PROFONDE PRÉOCCUPATION"


L'Union européenne a exprimé samedi sa "profonde préoccupation" à la suite de la saisie par l'Iran d'un pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz, et mis en garde contre toute "nouvelle escalade". "Dans une situation déjà tendue, ce développement alimente les risques de nouvelle escalade et sape les efforts en cours pour trouver un moyen de résoudre la crise actuelle", a ajouté le service de la diplomatie de l'UE dans un communiqué.

PÉTROLIER SAISI : LONDRES CONVOQUE LE CHARGÉ D'AFFAIRES IRANIEN


Londres a convoqué samedi 20 juillet au ministère des Affaires étrangères le chargé d'affaires iranien au Royaume-Uni, à la suite de la saisie par l'Iran d'un pétrolier battant pavillon britannique.

L'ARABIE SAOUDITE VA ACCUEILLIR DES SOLDATS AMÉRICAINS, UNE PREMIÈRE DEPUIS 2003


Le ministère de la Défense saoudien a annoncé vendredi 19 juillet accueillir des forces américaines sur son sol, les deux pays étant désireux de faire "tout ce qui pourrait préserver la sécurité dans la région et sa stabilité", après les nouveaux incidents dans le Golfe et la "confiscation" d'un pétrolier britannique par l'Iran.

direct

En direct

LA FRANCE DEMANDE LA LIBÉRATION DU PÉTROLIER BRITANNIQUE


Le ministère français des Affaires étrangères a appelé les autorités iraniennes à "libérer dans les meilleurs délais" le pétrolier britannique qu'elles ont saisi la veille, estimant qu'"une telle action nuit à la nécessaire désescalade des tensions dans la région du Golfe". Toujours dans le même communiqué, la France exprime sa pleine solidarité avec le Royaume-Uni.

RÉACTIONS


Washington a immédiatement réagi à la confiscation d'un navire pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz et dénonce la "surenchère de la violence" de l'Iran. De son côté, Londres se dit "extrêmement préoccupé" par "la saisie inacceptable" de "deux navires" par l'Iran. 

ECHANGE ENTRE MACRON ET TRUMP


La Maison-Blanche rapporte qu'Emmanuel Macron et Donald Trump ont évoqué ce vendredi par téléphone le dossier iranien, réaffirmant "les efforts en cours pour s'assurer que l'Iran n'obtienne pas l'arme nucléaire".

UN TANKER BRITANNIQUE "CONFISQUÉ"


Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé ce soir avoir "confisqué" un pétrolier britannique, le Stena Impero, dans le détroit d'Ormuz. Le propriétaire suédois du navire battant pavillon britannique a confirmé avoir perdu le contact avec le pétrolier, après une "attaque". "Nous sommes actuellement incapables de contacter le navire qui fait route vers le nord en direction de l'Iran", a déclaré la compagnie Stena Bulk dans un communiqué. 


Le bâtiment a été arraisonné par la force navale des Gardiens pour "non respect du code maritime international", "à la demande de l'Autorité portuaire et maritime de la province de l'Hormozgan", indique un communiqué sur Sepahnews, le site internet des Gardiens de la Révolution.


Le guide suprême iranien Ali Khamenei avait annoncé plus tôt que son pays répondrait "au moment et à l'endroit opportuns" à l'interception le 4 juillet du superpétrolier iranien Grace One par les autorités britanniques au large de Gibraltar.

"AUCUN DOUTE" SUR LE DRONE ABATTU SELON TRUMP


Donald Trump affirme de nouveau que les Etats-Unis ont bien "abattu" un drone iranien, jeudi, au-dessus du détroit d'Ormuz, ce que l'Iran a de son côté catégoriquement démenti. "Aucun doute, nous l'avons abattu", a déclaré le président américain depuis la Maison-Blanche. "Il n'y a aucune question sur le fait qu'il s'agissait d'un drone iranien", a ajouté son conseiller à la sécurité nationale, John Bolton.

RÉACTION 


Washington affirme avoir"des preuves claires" de la destruction d'un drone iranien au-dessus du détroit d'Ormuz, annoncée par Donald Trump et démentie par Téhéran. "Nous avons des preuves très claires", a indiqué un responsable américain sous couvert d'anonymat, évoquant une possible vidéo. "Si des drones s'approchent trop près, ils seront abattus", a-t-il prévenu. Le Pentagone n'a quant à lui pas confirmé ce vendredi en milieu de journée l'existence d'images vidéo prouvant la destruction du drone iranien. 

urgent

Urgent

IRAN


Les forces armées iraniennes ont assuré que tous leurs drones envoyés en mission la veille étaient "bien rentrés" à leur base, démentant les propos du président américain Donald Trump selon lesquels un navire américain aurait détruit un appareil sans pilote iranien.

"En dépit des allégations délirantes et sans fondement de Trump, tous les drones [envoyés] dans le golfe Persique et le détroit d'Ormuz, y compris celui auquel pense le président américain, sont biens rentrés à leur base", a déclaré le général de brigade et porte-parole des forces armées Abdolfazl Shékarchi, cité par l'agence Tasnim.

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Urgent

ERREUR ?


Les Etats-Unis ont pu abattre "un de leurs propres" drones au-dessus du détroit d'Ormuz, a estimé vendredi le ministre des Affaires étrangères adjoint iranien Abbas Araghchi, démentant que la République islamique ait perdu un appareil sans pilote la veille. 


"J'ai peur que l'USS Boxer ait abattu un de leurs propres [drones] par erreur", écrit M. Araghchi dans un message en anglais sur Twitter.


Donald Trump avait déclaré jeudi après-midi que l'USS Boxer avait abattu au-dessus du détroit d'Ormuz un drone iranien qui s'était approché dangereusement après avoir ignoré de multiples appels à s'éloigner du vaisseau.


Selon lui, le drone iranien se serait approché à moins de 1.000 mètres du navire amphibie USS Boxer, lequel aurait alors entrepris "une action défensive". "Le drone a été détruit immédiatement", a affirmé M. Trump.

RÉACTION


Selon le président américain, le drone iranien s'est approché à moins de 1.000 mètres du navire USS Boxer, qui a entrepris "une action défensive". "Le drone a été détruit", a-t-il dit.

Drone iranien abattu par les Etats-Unis : "Il menaçait l'équipage", affirme Donald TrumpSource : Sujet JT LCI
JT Perso

DES NÉGOCIATIONS ÉVENTUELLES ?


Selon le journal anglais le Guardian, le chef de la diplomatie iranienne Javad Zarif, qui se trouvait jeudi à New York pour des réunions à l'ONU, a proposé des inspections immédiates et plus complètes du programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions par Washington. Donald Trump de son côté a suggéré que la pression américaine sur l'Iran pourrait conduire à l'ouverture de  négociations. "Tout ce que nous voulons, c'est un accord juste. L'accord qui avait été conclu était mauvais", a déclaré le président américain à la presse.

RÉACTION IRANIENNE


Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, répond n'avoir "aucune information sur la perte d'un drone" après l'annonce par Donald Trump que les Etats-Unis avaient abattu un appareil iranien. "Nous n'avons aucune information sur la perte d'un drone aujourd'hui", a-t-il répété à son arrivée au siège de l'ONU pour une rencontre avec le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, avant de s'engouffrer dans un ascenseur sans prononcer d'autres paroles. 

DRONE IRANIEN ABATTU


Un porte-parole du Pentagone, Jonathan Hoffman a confirmé l'incident dans un communiqué, précisant que le drone avait été abattu à 10H00 en heure locale (5H30 GMT) alors que l'USS Boxer s'apprêtait à pénétrer dans le détroit d'Ormuz. 


Pour rappel, l'Iran avait abattu le 20 juin un drone américain qui se trouvait selon lui dans son espace aérien. Donald Trump avait affirmé deux jours plus tard avoir annulé à la dernière minute des frappes contre l'Iran pour éviter un lourd bilan humain, tout en maintenant ses menaces de représailles contre Téhéran. Un signe de la tension entre les deux pays depuis le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien.

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UN DRONE IRANIEN ABATTU


Nous reprenons ce direct alors que Donald Trump annonce ce jeudi que les Etats-Unis ont abattu un drone iranien au-dessus du détroit d'Ormuz, au sud de l'Iran, car il s'approchait dangereusement d'un navire américain. Selon le président américain, le drone iranien s'est approché à moins de 1000 mètres du navire USS Boxer, qui a entrepris "une action défensive".


À noter qu'alors que une succession d'incidents impliquant des pétroliers dans cette région sous haute tension se sont produits depuis un peu plus de deux mois, l'Iran a annoncé jeudi détenir "un tanker étranger" et son équipage, soupçonnés de se livrer à de la "contrebande" de carburant dans le Golfe.

EUROPE


La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, signataires de l'accord nucléaire conclu avec l'Iran en 2015, ont exhorté mardi Téhéran à renoncer à ses activités d'enrichissement de l'uranium non conformes à ses engagements, ont indiqué ces pays dans un communiqué commun.


"L’Iran a déclaré qu’il voulait rester dans le cadre du JCPoA (l'accord sur le nucléaire). Il doit agir en conséquence en revenant sur ces activités et en se conformant de nouveau pleinement et sans délai au JCPoA", ont averti les trois pays européens dans ce communiqué commun, co-signé par la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

MISE EN GARDE


Donald Trump a averti mercredi que les menaces émises par l'Iran risquaient de se retourner contre la République islamique, après qu'elle a déclaré qu'elle mettrait à exécution dès dimanche sa menace d'enrichir l'uranium à un degré prohibé par l'accord international sur son programme nucléaire. "Attention avec vos menaces, l'Iran. Elles peuvent se retourner contre vous d'une façon jamais vue auparavant!", a déclaré le président américain sur Twitter.

IRAN

S'adressant aux autres Etats encore parties à l'accord (Allemagne, Chine, France, Grand-Bretagne, Russie), Hassan Rohani a déclaré : "Si vous voulez exprimer des regrets, il est trop tard, et si vous devez publier un communiqué, faites-le maintenant." Il a également averti qu'il reconsidérerait la reprise du projet initial de réacteur à eau lourde dans le centre du pays, que la signature de l'accord de 2015 avait mis en sommeil.


Ce réacteur, situé à Arak, à 240 km au sud-ouest de Téhéran, avait pour objet de fournir le pays en plutonium, susceptible d'offrir une alternative à la fabrication d'une bombe atomique. Un lieu des plus stratégiques, donc, au regard de l'encadrement de la politique nucléaire iranienne.

DÉCLARATION

Sourd aux protestations de la communauté internationale, qu'il s'agisse des inflexibles adversaires américain et israélien ou de l'Union européenne, le président iranien Hassan Rohani a annoncé, mercredi 3 juillet, que son pays avait bien l'intention de produire, à partir du 7 juillet, de l'uranium enrichi à un degré supérieur au seuil maximum de 3,67% fixé par l'accord sur le nucléaire iranien de 2015. 


"Le 7 juillet, notre degré d'enrichissement ne sera plus de 3,67%. Nous mettrons cet engagement de côté. Autant que nous le voudrons, autant que nécessaire, autant que nos besoins l'imposent, nous porterons cela au-dessus de 3,67%", a poursuivi le chef d'Etat.


Un engagement "qualitatif" qui vient s'ajouter à un dépassement "quantitatif". En effet, lundi 1er juillet, la République islamique avait indiqué avoir "dépassé la limite des 300 kilogrammes" fixée par l'accord sur le nucléaire iranien. Son argumentaire pour justifier ces deux violations vient du fait que, selon sa lecture, les Etats-Unis, partie prenante de l'accord, ont violé leur engagement en se retirant de l'accord sur décision de Donald Trump.

RÉACTION

Plus mesurée, l'Union européenne a tout de même fait part de son inquiétude, mardi 2 juillet au soir, en s'associant aux diplomaties française, allemande et britannique : "Nous exhortons l'Iran à revenir sur sa décision et à s'abstenir de prendre de nouvelles mesures qui affaibliraient" l'accord de 2015, ont-il écrit dans un communiqué commun. Et de conclure, dans une menace à peine voilée : "Notre engagement vis-à-vit de l'accord sur le nucléaire dépendait du respect total par l'Iran" de ses engagements. La décision de l'Iran, concluent-ils, "remet en question un instrument essentiel de la non-prolifération nucléaire".

REACTION

Les annonces de Téhéran sur le dépassement prochain de ses réserves d'uranium faiblement enrichis continuent de faire des vagues au milieu de la communauté internationale. Dernières réactions en date, celle du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, qui a accusé l'Iran de "faire chanter" le monde, en violant "sciemment l'accord nucléaire". Le régime, poursuit le dirigeant nationaliste, "espère être en mesure de faire chanter le monde en réduisant la pression économique". Et de proposer une solution, pas surprenante étant donné l'état des relations entre les deux pays : "Il est maintenant temps d'augmenter la pression. C'est le moment de tenir bon". Soit exactement la position tenue par les Etats-Unis.

REACTION

Après l'annonce - et la confirmation - selon laquelle l'Iran allait dépasser les réserves d'uranium faiblement enrichi qu'il est autorisé à détenir par les termes de l'accord sur le nucléaire, les autres signataires commencent à se faire remarquer. Et si la Russie se veut indulgente, la France, elle, "a pris note avec préoccupation" de cette annonce. Emmanuel Macron a ainsi appelé l'Iran à "revenir sans délai" sur le dépassement de ses réserves "ainsi qu'à s'abstenir de toute mesure supplémentaire qui remettrait en cause ses obligations nucléaires".

DIPLOMATIE SUR TWITTER

En première ligne dans les tensions qui opposent son pays aux Etats-Unis, le chef de la diplomatie iranienne Javad Zarif aime à manier le sarcasme sur les réseaux sociaux. Il s'en illustre notamment ce mardi, à la lecture d'un communiqué de la Maison Blanche accusant l'Iran d'avoir "violé les termes de l'accord avant même que celui-ci existe". Un contre-sens (comment peut-on violer un accord qui n'existe pas ?) qu'il n'a pas manqué de souligner d'un commentaire sans équivoque : "Sans rire ?", se référant notamment au fait que les Etats-Unis avaient de toute façon décidé de se retirer de l'accord et n'était donc pas nécessairement les mieux placés pour porter des accusations sur une hypothétique violation.


Plus sérieux quelques heures plus tôt, Javad Zarif avait insisté sur le fait que l'Iran n'avait "PAS violé" l'accord de 2015, s'appuyant sur deux de ses articles qui l'autorisaient à s'affranchir temporairement des limites de volume d'uranium si d'autres parties de l'accord ne tenait pas ses engagements.

DONALD TRUMP


Le président américain avertit que l'Iran joue "avec le feu" en franchissant la limite imposée à ses réserves d'uranium faiblement enrichi par l'accord de 2015 sur son programme nucléaire.

LES USA DÉNONCENT "UNE ERREUR"


Les Etats-Unis "ne permettront jamais à l'Iran de développer des armes nucléaires", a affirmé lundi la Maison Blanche après que Téhéran a franchi la limite imposée à ses réserves d'uranium faiblement enrichi par l'accord de 2015 sur son programme nucléaire.


"C'était une erreur, dans l'accord sur le nucléaire iranien, de permettre à l'Iran  d'enrichir de l'uranium, quel que soit le niveau", a dénoncé dans un communiqué l'exécutif américain, réaffirmant sa volonté de poursuivre sa campagne de "pression maximale" sur Téhéran.

urgent

Urgent

NUCLEAIRE

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) confirme le dépassement par l'Iran de la limite autorisée pour ses réserves d'uranium enrichi, soit plus des 300 kg autorisés

IRAN

C'est une nouvelle qui tombe à pic, en tout cas pour Donald Trump, dans sa volonté de démontrer que l'Iran n'a pas renoncé à s'équiper en nucléaire militaire. Comme elle l'avait annoncé mi-juin, peu avant l'éclatement des tensions avec les Etats-Unis après que son armée avait abattu un drone américain, la République islamique a en effet dépassé le volume maximal de ses stocks d'uranium faiblement enrichi fixé par l'accord nucléaire de 2015, a indiqué une source diplomatique à l'AFP depuis Vienne.


"Il y a eu un dépassement", a indiqué à l'AFP cette source ayant requis l'anonymat qui n'a pu préciser la hauteur du dépassement. L'Iran avait annoncé mi-juin qu'il dépasserait le plafond de 300 kg d'uranium enrichi à 3,67% prévu par l'accord de Vienne, après avoir dit ne plus s'estimer tenu à cette limite du fait du retrait unilatéral américain du texte en mai 2018.

TRUMP


A son arrivée au G20 d’Osaka vendredi, Donald Trump a jugé que "rien ne presse" pour résoudre les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. "Nous avons beaucoup de temps. Rien ne presse, ils peuvent prendre leur temps. Il n'y a absolument pas d'urgence", a déclaré le président américain.


"Espérons que cela va finir par s'arranger. Si cela se résout, tant mieux, 

sinon vous en entendrez parler", a-t-il ajouté.

TRUMP

Moins d'une heure et demi plus tard, Donald Trump, interviewé sur Fox News, a plastronné sur l'hypothèse d'une guerre contre l'Iran : "Nous sommes dans une position très forte si quelque chose devait arriver. Nous sommes dans une position très forte, et ça ne durerait pas très longtemps, je peux vous le dire." Il a toutefois exclu l'idée d'envoyer des troupes au sol dans ce cadre.

KHAMENEI

L'accalmie voulu par le président Rohani dans la matinée n'aura vraisemblablement pas duré bien longtemps. Dans un discours diffusé par son bureau via Twitter, l'ayatollah Khameini a remis une pièce dans la machine : "La nation iranienne a été accusée et insultée par le régime le plus vicieux au monde, les Etats-Unis, à l'origine de guerres, de conflits et de pillages." Le guide suprême, frappé par une sanction économique signée par Donald Trump, lundi 24, l'empêchant "d'avoir accès à des ressources financières essentielles", a assuré que le pays "ne cédera pas sous les insultes, [...] tiendra bon, continuera son chemin avec détermination et atteindra ses buts."

ROHANI


Le président iranien Hassan Rohani a déclaré à Emmanuel Macron que son pays ne cherchait "la guerre avec aucun pays", pas même les Etats-Unis, selon l'agence officielle iranienne Irma. "L'Iran n'a aucun intérêt à faire croître les tensions dans la région et ne cherche la guerre avec aucun pays, Etats-Unis compris" a-t-il déclaré au président français.

TRUMP


Le président américain Donald Trump a estimé que la réaction de l'Iran à sa proposition de discussions était "insultante" et qu'elle témoignait de "l'ignorance" de Téhéran, dont toute attaque serait suivie de représailles américaines "écrasantes".


"La déclaration particulièrement insultante de Téhéran (qui) témoigne de son ignorance, publiée aujourd'hui, démontre simplement qu'ils ne comprennent pas quelle est la réalité", a tweeté M. Trump. 


Le président américain a ordonné lundi la mise en place de sanctions visant cette fois notamment le guide suprême iranien Ali Khamenei, tout en affirmant que la porte restait ouverte pour des négociations afin de faire retomber la tension dans le Golfe.

TENSIONS


Une violation iranienne de l'accord sur le nucléaire de 2015 serait "une grave erreur" et "une mauvaise réponse à la pression exercée par les Etats-Unis" contre Téhéran, a averti mardi le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.


"La diplomatie française, allemande et britannique sont entièrement mobilisées pour faire comprendre à l'Iran que ce ne serait pas son intérêt", a-t-il souligné à l'Assemblée nationale, en appelant à "agir ensemble pour éviter l'escalade".

DIPLOMATIE

En déplacement à Jérusalem, John Bolton a remis une pièce dans la machine à tensions irano-américaine : ""L'Iran s'est livré ces tout derniers mois à une longue série d'attaques injustifiées et injustifiables. [...] Dans un tel environnement, menacer la conférence de Bahreïn est une possibilité, (les deux pays) sont proches géographiquement. [...] Ce serait une grosse erreur de la part de l'Iran que de continuer à observer ce genre de comportement, nous espérons que la conférence censée durer plusieurs jours se déroulera sans encombres;"

ROHANI

Pas en reste, le président iranien Hassan Rohani a accusé Washington ce mardi de "mentir quand il disent vouloir dialoguer avec l'Iran, comme le prouvent les nouvelles sanctions". Et d'y aller encore plus fort : "La politique de l'Amérique montre son désespoir [...] Les actes de la Maison blanche témoignent de son retard mental".

DIPLOMATIE

Sans surprise, la réponse de Téhéran a mis en colère le conseiller à la sécurité nationale John Bolton. Estimant que les Etats-Unis laissent "la porte ouverte a de véritables négociations" et que l'Iran n'a qu'à "emprunter cette porte ouverte", il a fustigé le comportement des officiels du pays qui, jugent-ils, observent "un silence assourdissant". 


Bolton a poursuivi en reparlant des causes des sanctions : "Nous n'avons tout simplement aucune preuve que l'Iran ait pris la décision stratégique de renoncer à l'arme nucléaire et d'ouvrir des discussions réalistes pour faire la démonstration de cette décision". 


Une position inverse à celle de l'agence internationale de l'énergie atomique qui, trimestre après trimestre, depuis 2016, inspecte le parc nucléaire iranien et n'a pas découvert d'activités portant sur le nucléaire militaire local.

IRAN


Téhéran accuse le président américain de fermer la porte au dialogue, après les nouvelles sanctions visant notamment le Guide suprême iranien et le chef de la diplomatie. 

"Imposer des sanctions stériles contre le guide suprême de l'Iran [l'ayatollah Ali Khamenei, NDLR] et le chef de la diplomatie iranienne [Mohammad Javad Zarif], c'est fermer de façon permanente la voie de la diplomatie avec le gouvernement prêt à tout de Trump", a écrit le porte-parole des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, sur Twitter.


"Le gouvernement [du président américain Donald] est en train de détruire tous les mécanismes internationaux existants destinés à assurer la paix et la sécurité mondiale", ajoute M. Moussavi.

ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé lundi, dans une déclaration unanime approuvée par ses 15 membres, "au dialogue" et à des mesures pour mettre fin aux tensions dans le Golfe persique.

GUERRE ÉCONOMIQUE


L'Iran demande aux Etats-Unis d'arrêter leur "guerre économique contre le peuple iranien", a déclaré lundi à des médias l'ambassadeur iranien à l'ONU, Majid Takht Ravanchi, alors que se tenait une réunion du Conseil de sécurité sur son pays.


"Pour atténuer les tensions dans l'ensemble de la région du Golfe, les Etats-Unis doivent arrêter leur aventurisme militaire, comme leur guerre économique et le terrorisme contre le peuple iranien", a-t-il dit, en jugeant que le "climat" n'était pas propice à des discussions avec Washington.

IRAN


Le ministre des Affaires étrangères iranien a estimé lundi que l'armée américaine n'avait "rien à faire dans le golfe", après que Washington eut annoncé de nouvelles sanctions contre la République islamique.


Donald Trump "a raison à 100% sur le fait que l'armée américaine n'a rien à faire dans le golfe Persique", écrit Mohammad Javad Zarif, dans un tweet, qui ne fait pas explicitement référence à ces sanctions.

USA


Les Etats-Unis sanctionnent huit hauts gradés des Gardiens de la Révolution, a annoncé le Trésor américain.

USA


Donald Trump a déclaré qu'il allait signer un ordre exécutif imposant des "sanctions dures" à l'Iran. Ce décret présidentiel empêchera notamment le Guide suprême d'accéder à des instruments financiers. Ces sanctions pourraient durer "des années", précise le président américain. 

TRUMP 2/2


"Ce que demandent les Etats-Unis à l'Iran est simple : pas d'armes nucléaires et en finir avec le financement du terrorisme", ajoute le président américain.  

TRUMP 1/2


Ce lundi, le président américain est revenu dans une paire de tweets sur les événements survenus dans le detroit d'Ormuz. "La Chine fait venir 91% de son pétrole par ce détroit, le Japon 62% et de nombreux pays en font de même, écrit Donald Trump.  Alors pourquoi protégeons-nous ces voies maritimes pour d'autres pays, moyennant aucune compensation ? Tous ces pays devraient protéger leurs propres bateaux sur ce trajet qui a toujours été dangereux". 

POMPEO EN ARABIE SAOUDITE


Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo est arrivé ce lundi en Arabie saoudite pour des consultations sur les tensions entre son pays et l'Iran. Il doit rencontre à Jeddah le roi Salmane et le prince héritier Mohammed ben Salmane, avant de se rendre aux Emirats arabes unis.

CYBERATTAQUE


Sur Twitter, le ministre des Télécommunications iranien Mohammad Javad Azari-Jahromi a assuré qu'aucune cyberattaque ennemie contre l'Iran "n'a réussi". "Les médias s'interrogent sur la véracité de présumées cyberattaques contre l'Iran (...) Aucune de leurs attaques n'a réussi alors qu'ils font beaucoup d'efforts en ce sens" a-t-il écrit après que des informations de presse américaines ont fait état de "cyberattaques" lancées par les Etats-Unis contre des systèmes de défense iranien.

DRONE

DRONE

L'Iran a fait valoir, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, qu'un autre drone américain (que celui qui a été abattu) serait resté 20 minutes dans son espace aérien le 26 mai et aurait écopé de trois "avertissements". Une annonce faite via une carte partagée sur Twitter. Communication que le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a de son côté jugé "enfantine", avant de s'envoler pour l'Arabie saoudite.

John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, avertit l'Iran de ne pas confondre "prudence" et "faiblesse". 

CYBERATTAQUES


Selon le Washington Post et Yahoo! News, Donald Trump a ordonné secrètement cette semaine des cyberattaques contres des systèmes de défense iraniens et contre un réseau d'espionnage surveillant le passage des navires dans le détroit d'Ormuz. L’une des attaques aurait visé des ordinateurs servant à contrôler des lancements de missiles et de fusées. Le Pentagone s'est refusé à commenter ces informations. 

EXECUTION

Difficile de ne pas imaginer un lien de cause à effet entre l'épisode de tensions accrues entre les Etats-Unis et l'Iran et cette nouvelle. L'Iran a en effet exécuté un prestataire du ministère de la Défense, accusé d'être un espion à la solde de la CIA, a annoncé l'agence de presse Isna, samedi 22 juin. Jalal Haji Zavar a été, selon l'agence Isna, "identifié par les services de renseignement du ministère de la Défense" et a "avoué explicitement espionner au profit de la CIA pour de l'argent tandis que des documents et des outils d'espionnage avaient été retrouvés à son domicile".

ANALYSE

La situation semble toutefois "absurde, presque ubuesque", pour reprendre les termes du spécialiste des Etats-Unis Corentin Sellin, puisque l'Iran a officiellement renoncé à l'arme nucléaire depuis 2015, au moyen d'un accord multilatéral en vertu duquel les sanctions économiques seraient allégées. 

TRUMP

Le président a renouvelé ses annonces, selon lesquelles l'Iran serait la cible de "sanctions supplémentaires majeures", et ce dès lundi. 

TRUMP

Depuis la Maison Blanche, Donald Trump a poursuivi : "Nous n'allons pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire et quand ils auront accepté cela, ils auront un pays riche, ils seront tellement heureux et je serai leur meilleur ami. J'espère que ça va arriver. Mais si les dirigeants iraniens se comportent mal, ils vont passer une très mauvaise journée. [...] Espérons qu'ils se montrent intelligents. Si on pouvait remettre l'Iran sur les rails de la reconstruction économique, ce serait fantastique. En attendant, on va continuer à ajouter des sanctions économiques."

PROPOSITION

Nouvelle algarade du président américain dans ce dossier extrêmement tendu : si les Iraniens renoncent au nucléaire, il promet d'être "leur meilleur ami".

IRAN


L'armée iranienne a averti ce samedi les Etats-Unis que la moindre attaque contre son territoire aurait, selon elle, des conséquences dévastatrices pour les intérêts américains dans la région. "Tirer une balle en direction de l'Iran mettra le feu aux intérêts de l'Amérique et de ses alliés" dans la région, a déclaré le général de brigade Abolfazl Shekarchi, porte-parole de l'état-major conjoint des forces armées iraniennes dans un entretien à l'agence Tasnim.

TRUMP


Trump s'est entretenu vendredi avec le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane de la "menace" iranienne, a annoncé la Maison Blanche. "Les deux dirigeants ont discuté du rôle crucial de l'Arabie saoudite dans la garantie de la stabilité au Moyen-Orient et sur le marché mondial du pétrole. Ils ont aussi discuté de la menace représentée par le comportement du régime iranien, qui cherche l'escalade", selon l'exécutif américain.

RÉUNION


Les Etats-Unis ont demandé la tenue lundi d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU pour parler des derniers développements liés à l'Iran dans le Golfe,  a appris l'AFP de sources diplomatiques. La demande américaine requiert des discussions des 15 membres du Conseil de  sécurité "sur les derniers développements liés à l'Iran et les récents incidents concernant des pétroliers", a indiqué l'une de ces sources sous couvert d'anonymat.

IRAN


Selon l'agence de presse Reuters, Donald Trump aurait fait parvenir cette nuit un message par l'intermédiaire d'Oman, informant les autorités iraniennes d'une attaque imminente. Toutefois, l'Iran a démenti avoir reçu tout message du président américain, via Oman. "L'Amérique n'a envoyé aucun message par l'intermédiaire d'Oman pour l'Iran", a déclaré Keyvan Khosravi, porte-parole du Conseil suprême de la sécurité nationale, cité par la télévision d'Etat.

TRUMP


Le chef d'Etat américain a également affirmé ne pas être "pressé" de répondre militairement à l'Iran.

TRUMP


Dans un tweet ce vendredi après-midi, le président américain Donald Trump affirme avoir annulé des frappes contre l'Iran "10 minutes" avant l'horaire prévu. Des attaques devant viser trois sites et qui auraient fait 150 morts.

"ON A ÉTÉ OBLIGÉS DE L'ABATTRE"


L'Iran affirme avoir lancé deux avertissements avant d'abattre le drone américain jeudi au-dessus de la mer d'Oman.


"A deux reprises, on lui a envoyé des avertissements", a déclaré sur la télévision d'Etat le général de brigade Amirali Hajizadeh, chef de la force aérospatiale des Gardiens de la Révolution, armée idéologique du régime.


"Malheureusement, étant donné qu'il n'ont pas répondu et que pour une dernière fois, un appel a été lancé par l'armée de la République islamique à 03H55 (23H25 GMT mercredi) et vu qu'ils n'ont pas cessé de s'approcher et n'ont pas dévié de leur trajectoire, à 04H05 (23H35 GMT), on a été obligé de l'abattre".

urgent

Urgent

 IMAGES


La TV iranienne diffuse des images des "débris" du drone américain 

RÉVÉLATION


Selon le New York Times , citant des représentants de l'administration américaine, Donald Trump a approuvé une opération militaire devant cibler ce vendredi des installations iraniennes avant de se raviser et d'annuler les frappes au dernier moment. Le journal assure que le président américain a validé une offensive contre un éventail de cibles iraniennes, dont des radars et des batteries de missiles, puis s'est ravisé alors que les avions de chasse avaient décollé et les navires de guerre s'étaient mis en position. Un membre de l'administration précise qu'aucun missile n'a été tiré.

RÉPLIQUE


L'Iran affirme disposer de preuves "irréfutables" montrant que le drone américain qu'il a abattu jeudi était entré dans son espace aérien, contrairement à ce qu'affirme Washington, indique ce vendredi un communiqué des Affaires étrangères à Téhéran.


Dans la nuit de jeudi à ce vendredi, le ministre des Affaires étrangères adjoint Abbas Araghchi a "protesté énergiquement" par téléphone auprès de l'ambassadeur de Suisse à Téhéran (qui représente les intérêts américains) après cet incident et lui a dit qu'"il y avait des preuves 'irréfutables' de ce que le drone avait violé l'espace aérien iranien", indique le communiqué.

RESTRICTIONS DE VOL


Washington a interdit jeudi soir aux compagnies aériennes américaines le survol de l'espace aérien contrôlé par Téhéran au-dessus du Golfe et du Golfe d'Oman "jusqu'à nouvel ordre".


L'Administration aéronautique fédérale justifie cette décision en évoquant un risque pour les opérations de l'aviation civile américaine" accompagné d'un risque d'"erreur d'identification".

urgent

Urgent

TENSIONS


Le drone américain abattu par l'Iran "a violé l'espace aérien iranien", affirme le ministre des Affaires étrangères iranien sur Twitter en publiant les coordonnées de l'endroit où l'appareil a été descendu, selon Téhéran.


Le drone "a été touché à 4h05 [23h35 GMT mercredi par 25°59'43" [de latitude Nord et] 57°02'25"[de longitude Est]", écrit Mohammad Javad Zarif.


"Nous avons retrouvé des morceaux du drone militaire américain dans NOS eaux territoriales à l'endroit où il a été abattu", ajoute M. Zarif.


Le chef de la diplomatie iranienne avait annoncé un peu plus tôt que l'Iran comptait porter l'affaire "devant l'ONU"  afin de montrer que "les Etats-Unis mentent" en affirmant que l'appareil a été abattu alors qu'il se trouvait dans l'espace aérien international.

ESCALADE


L'Inde a annoncé jeudi avoir envoyé deux navires de guerre et augmenté sa surveillance aérienne dans le Golfe, où les tensions ne cessent de croître entre l'Iran et les Etats-Unis.


Les navires "INS Chennai et INS Sunayna ont été déployés dans le Golfe d'Oman et le Golfe persique pour mener des opérations de sécurité maritime", a annoncé la marine indienne, citée par l'agence Press Trust of India (PTI).


Le but est "de rassurer les navires sous pavillon indien opérant et transitant par le Golfe persique et le Golfe d'Oman, suite aux incidents de sécurité maritime survenus dans la région", a précisé la marine.

UE


Les pays signataires de l'accord sur le nucléaire iranien se réuniront le 28 juin à Vienne pour examiner les moyens d'aider l'Iran à relever les défis posés par les sanctions américaines, ont annoncé à Bruxelles les services de la cheffe de la diplomatie européenne.  


La Commission mixte du Plan d'action global conjoint "a été convoquée afin d'examiner les moyens de relever les défis découlant du retrait et de la réimposition de sanctions par les États-Unis contre l'Iran, ainsi que des récentes annonces de l'Iran concernant la mise en oeuvre de ses engagements nucléaires", ont indiqué les services de Federica Mogherini.

DÉMENTI


Le drone américain se trouvait à 34 km des côtes iraniennes lorsqu'il a été abattu par l'Iran, a affirmé le général américain Joseph Guastella, chef des forces aériennes du commandement central américain.


Le drone Global Hawk "n'a violé l'espace aérien iranien à aucun moment durant sa mission", a précisé le général américain dans une déclaration à la presse par téléconférence depuis la base aérienne Al-Udeid, au Qatar, destinée à démentir les affirmations de l'Iran.


"Les informations iraniennes selon lesquelles l'appareil a été abattu au dessus de l'Iran sont catégoriquement fausses", a-t-il souligné, précisant que le drone se trouvait dans le détroit d'Ormuz et qu'il était tombé dans les eaux internationales.


Le général Guastella a aussi indiqué que le missile qui l'a abattu avait été tiré depuis une position proche de la localité iranienne de Gerouk.

CRITIQUES


La stratégie de Donald Trump pour contenir l'Iran est "un désastre", a affirmé jeudi l'ancien vice-président américain et candidat à la Maison Blanche Joe Biden, estimant qu'en "s'éloignant de la diplomatie", le milliardaire républicain avait "rendu un conflit militaire plus probable". 

RÉACTION


Le président américain Donald Trump a estimé que l'Iran avait fait "une énorme erreur" peu après la confirmation par le Pentagone que les forces iraniennes avaient abattu un drone de surveillance de l'US Navy.


"L'Iran a fait une énorme erreur!", a simplement lâché le président des Etats-Unis dans un tweet laconique.américain a réagi la destruction d'un drone américain par les Iraniens en affirmant que l'Iran "a fait une énorme erreur".

POUTINE


Un recours à la force des États-Unis contre l'Iran serait "une catastrophe" selon le président russe Vladimir Poutine.

ATTAQUE


"Il s'agit d'une attaque injustifiée d'un engin de surveillance américain dans l'espace aérien international", a dénoncé Bill Urban, un porte-parole de l'US Navy au sein du Pentagone, à propos du drone américain abattu par les forces iraniennes.

CONFIRMATION


Le Pentagone a confirmé jeudi que les forces iraniennes avaient abattu un drone de surveillance de l'US Navy qui se trouvait selon l'état-major américain "dans l'espace aérien international". "Les informations iraniennes selon lesquelles l'engin aérien survolait l'Iran sont fausses", a ajouté le Pentagone dans un communiqué, dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Téhéran.

AVERTISSEMENT


Le général de division Hossein Salami a par ailleurs affirmé que l'Iran "n'a aucune intention de faire la guerre avec quelconque pays". "Mais nous sommes prêts à répondre à toute déclaration de guerre", a indiqué le chef des Gardiens de la Révolution iraniens.

LIGNE ROUGE


La violation des frontières de la République islamique d'Iran "représente notre ligne rouge", a déclaré jeudi le général de division Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution, cité par l'agence de presse iranienne Tasnim. Cette riposte est "un message clair, net et précis (des) défenseurs des frontières de la patrie islamique d'Iran."

INQUIÉTUDE


Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a souligné mercredi qu'il restait "peu de temps" pour inverser le cours des événements dans le Golfe. "Nous sommes inquiets à la fois de la montée des actions et de la montée des propos", a-t-il expliqué.

DÉSESCALADE


En visite à Paris mercredi, le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas a mis en garde en estimant que "le risque de guerre dans le Golfe n'était pas écarté". Paris et Berlin ont appelé à  la "désescalade" via un dialogue avec toutes les parties. "La situation est grave, le risque de guerre dans le Golfe n'est pas écarté et nous devons tout faire pour ne pas en arriver là", a-t-il déclaré à l'issue d'un Conseil des ministres du gouvernement français auquel il venait d'assister.

CONTEXTE


Les tensions vont croissant entre la République islamique et les États-Unis depuis que le président américain Donald Trump a décidé en mai 2018 de retirer son pays de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 et de rétablir de lourdes sanctions contre Téhéran, privant ainsi l'Iran des bénéfices économiques qu'il attendait.

CONTEXTE


Les États-Unis ont publié lundi 17 juin de nouvelles photos présentées comme incriminant l'Iran dans les attaques contre deux pétroliers la semaine dernière dans la mer d'Oman. Téhéran a nié toute implication, laissant plutôt entendre qu'il pourrait s'agir d'un coup monté des Américains pour justifier le recours à la force.

CONTEXTE


Ce nouvel incident survient dans un contexte de tensions exacerbées entre l'Iran et les États-Unis après l'attaque d'un des deux tankers touchés par des explosions le 13 juin en mer d'Oman. 

QUE S'EST-IL PASSÉ ?


Les Gardiens de la Révolution iraniens "ont abattu un drone espion américain qui s'était infiltré au-dessus de la province côtière d'Hormozgan, dans le sud du pays", indique Press TV, la chaîne d'information en anglais de la télévision d'État. L'appareil, un modèle Global Hawk (du fabricant américain Northrop Grumman), "a été abattu par leur force aérienne" près de Kouh-é Mobarak, dans le comté du port de Jask "après avoir violé l'espace aérien iranien".

BIENVENUE


Bonjour à toutes et à tous. Nous ouvrons ce live commenté pour suivre l'évolution de la situation après la nouvelle montée de tensions entre l'Iran et les États-Unis. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir abattu jeudi un "drone espion américain" qui avait violé l'espace aérien de la République islamique.

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Suivez en direct les dernières informations sur les tensions vives dans cette région stratégique du monde.  


La rédaction de LCI

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