EN DIRECT - Guerre Israël-Hamas : la France enverra samedi 54 tonnes d'aide humanitaire à Gaza

Publié le 26 octobre 2023 à 6h15, mis à jour le 26 octobre 2023 à 23h53

Sur X, l'armée israélienne déclare avoir éliminé Shadi Barud, un des membres du Hamas ayant "participé à la planification du massacre du 7 octobre et d’innombrables autres attaques contre des Israéliens".
Selon la diplomatie française, 54 tonnes d'aide humanitaire partiront samedi pour Gaza.
Suivez les dernières informations.

JOE BIDEN APPELLE À "AUGMENTER" LES FLUX D'AIDE HUMANITAIRE VERS GAZA

Sur le réseau X, le président américain Joe Biden a appelé à "continuer à acheminer l’aide humanitaire – nourriture, eau et fournitures médicales – aux personnes innocentes de Gaza". "Ce flux doit augmenter, et nous travaillons dur pour y parvenir", a assuré le chef de la Maison-Blanche.

LES HÔPITAUX GAZAOUIS PLONGÉS DANS L'ANGOISSE

Médicaments, eau, nourriture, carburant... Tout manque à Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, le 7 octobre dernier. Dans quelles conditions les habitants vivent-ils ? Les envoyés spéciaux du 20H de TF1 sont allés à leur rencontre.

900 SOLDATS AMÉRICAINS DÉPLOYÉS AU PROCHE-ORIENT

Selon la chaîne américaine CNN, quelque 900 soldats américains ont été déployés ou sont en train de se déployer au Proche-Orient, pour renforcer la protection des forces américaines dans la région. Elles n'iront pas en Israël mais sont 'destinées à soutenir les efforts de dissuasion régionaux et à renforcer davantage les capacités de protection des forces américaines", a déclaré un porte-parole du Pentagone, le général Pat Ryder.

MANIFESTATION

Une manifestation "en soutien avec le peuple palestinien" doit être organisée samedi 28 octobre à Paris. Mais elle va être interdite, a annoncé ce jeudi le préfet de police Laurent Nuñez. En cause ? "Les propos" des "organisations qui ont déposé cette déclaration" qui "laissent à penser qu'elles sont en soutien au Hamas".

DES POUSSETTES POUR APPELER À LA LIBÉRATION DES ENFANTS OTAGES

Trente poussettes vides, une par bébé, enfant ou adolescent retenus en otages par le Hamas à Gaza depuis près de vingt jours, ont été installées jeudi à quelques mètres de la tour Eiffel à Paris, chacune portant la photo du visage d'un jeune retenu. "Nous voulons mettre des noms, des visages, sur ces 30 enfants. Nous voulons que cela touche le cœur et la conscience de chacun", a déclaré à l'AFP Yonathan Arfi, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), à l'initiative de cette action, qui vise à "la libération de ces enfants". 


Une opération semblable s'est également déroulée à Nice et Marseille, a-t-il ajouté. Chaque affichette, accrochée sur une poussette, porte la photo du visage en gros plan d'un jeune otage, surmontée de "kidnappé(e) le 7 octobre" sur fond rouge. Sous le visage, le nom et l'âge de la personne et #BringThemBack (Ramenez-les).

Des poussettes avec des images de jeunes otages Bibas Ariel (à gauche) et Idan Avigail (à droite) sont exposées, entre autres, pour symboliser les jeunes otages pris par les militants du Hamas, devant la Tour Eiffel à Paris, le 26 octobre 2023.
Des poussettes avec des images de jeunes otages Bibas Ariel (à gauche) et Idan Avigail (à droite) sont exposées, entre autres, pour symboliser les jeunes otages pris par les militants du Hamas, devant la Tour Eiffel à Paris, le 26 octobre 2023. - Dimitar DILKOFF / AFP

TSAHAL AFFIRME AVOIR TUÉ "TROIS HAUTS RESPONSABLES DU HAMAS"

L'armée israélienne a affirmé sur le réseau X (ex-Twitter) avoir "éliminé" dans un raid aérien "trois hauts responsables du Hamas, dans le bataillon Daraj Tuffah", Ibrahim Jadba, Rifaat Abbas et Tarek Maarouf. "Les membres du bataillon ont joué un rôle important dans l'invasion et l'attaque meurtrière contre Israël le 7 octobre et sont considérés comme la brigade la plus importante de l'organisation terroriste Hamas", a-t-elle écrit.

ISRAËL EXHIBE DES ARMES QUI APPARTIENDRAIENT AU HAMAS

L'armée israélienne a exposé jeudi à des journalistes des armes utilisées par les commandos du Hamas contre Israël le 7 octobre et dont, selon elle, une partie aurait été fournie par la Corée du Nord et l'Iran.


Lors d'une visite dans un lieu militaire qui ne peut être révélé, l'armée a montré à la presse un arsenal de quelques dizaines d'armes qui, a-t-elle ajouté, ont été saisies sur les lieux des attaques commises par les hommes du mouvement islamiste palestinien : mines, lance-roquettes, obus ou encore drones fabriqués artisanalement.


"Je pense qu'entre 5 et 10% des armes ici ont été fabriquées en Iran", a affirmé un responsable de l'armée israélienne, dont l'identité ne peut être divulguée. "Et 10% (sont) nord-coréennes. Le reste a été fabriqué dans la bande de Gaza", a assuré l'officier.

L'APPEL DE FAMILLES D'OTAGES AU HAMAS

Des familles d'otages israéliens détenus par l'organisation palestinienne Hamas ont demandé à ce que la Croix-Rouge puisse voir leurs proches afin de vérifier leur état de santé et leur fournir des médicaments, lors d'une conférence de presse tenue jeudi à Madrid. "Nous savons que la Croix-Rouge est à Gaza, nous voulons donc demander à la Croix-Rouge d'aller voir comment nos familles vont", a expliqué Merav Mor Raviv, dont l'oncle, ainsi que sa femme, leur fille et leur petit-fils sont détenus à Gaza, aux mains du Hamas.


Merav Mor Raviv a donné une conférence de presse au centre de la communauté juive de Madrid en compagnie de quatre autres proches d'otages enlevés lors de l'attaque du Hamas le 7 octobre dernier. "Le Hamas ne laisse pas (la Croix-Rouge) voir nos familles. C'est pour cette raison que nous avons besoin de votre aide", a expliqué Mayaan Sigal-Koren, la fille d'une des otages.

L'UE RÉCLAME DES "COULOIRS HUMANITAIRES" ET DES "PAUSES" À GAZA

Les dirigeants européens, réunis en sommet à Bruxelles, ont exprimé jeudi leur "inquiétude" concernant la dégradation de la situation humanitaire à Gaza, et appelé à la mise en place de "couloirs humanitaires" et de "pauses" pour répondre aux besoins humanitaires.


"Le Conseil européen exprime sa plus vive inquiétude concernant la dégradation de la situation humanitaire à Gaza et réclame un accès humanitaire continu, rapide, sécurisé et non entravé (...) pour aider ceux qui en ont besoin par tous les moyens nécessaires, y compris des couloirs humanitaires et des pauses pour les besoins humanitaires", indique le texte, sans détailler la signification exacte de ces "pauses".


Dans une déclaration en 19 points, adoptée à l'issue de cinq heures de discussions, les Vingt-Sept soulignent par ailleurs que l'UE est favorable à l'organisation d'une "conférence internationale de paix" qui aurait lieu "prochainement".

719 "INCIDENTS ANTISÉMITES" SIGNALÉS DEPUIS LE 7 OCTOBRE SELON G. DARMANIN

Le ministère de l'Intérieur dénombre à ce jour 719 "évènements ou incidents antisémites" depuis l'attaque du Hamas le 7 octobre, a annoncé Gérald Darmanin dans une interview au Dauphiné Libéré. Le ministre a aussi fait état de 389 interpellations "en lien avec ces incidents", ainsi que 4948 signalements à la plateforme Pharos "pour menaces, propos antisémites ou apologie du terrorisme". Il a déploré "une sorte de libération de la parole haineuse", qui s'inscrit selon lui plus largement dans "une augmentation assez forte des actes antireligieux depuis plusieurs années".


Jusqu'à maintenant, il avait signalé lundi "588 faits antisémites", soit plus de signalements en quelques jours que sur l'ensemble de l'année 2022. Élisabeth Borne avait annoncé elle, lors d'un débat à l'Assemblée nationale, que plus de 300 personnes avaient été arrêtées en France pour des "actes ou menaces antisémites" depuis le 7 octobre. 

ACCUSATIONS CROISÉES À LA TRIBUNE DE L'ONU

Représentants israéliens et des pays arabes ont échangé de vives accusations jeudi à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU qui se penche à son tour sur la guerre entre Israël et le Hamas après l'échec du Conseil de sécurité à agir. 


"Israël transforme Gaza en enfer sur Terre perpétuel. Le traumatisme hantera des générations entières", a lancé le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi au nom des 22 pays du groupe arabe. "Le droit à l'autodéfense n'est pas un permis de tuer dans l'impunité, une punition collective n'est pas de l'autodéfense, c'est un crime de guerre", a-t-il asséné.


Depuis l'attaque sanglante du Hamas le 7 octobre dans le sud d'Israël, plus de 7000 personnes ont été tuées dans la bande Gaza pilonnée par Israël selon le ministère de la Santé du Hamas, et plus de 1400 en Israël, essentiellement le jour de l'attaque du Hamas, d'après les autorités israéliennes. "Pour arrêter cette folie, vous avez une chance de faire quelque chose, d'envoyer un signal important. Choisissez la justice, pas la vengeance", a lancé l'ambassadeur palestinien Riyad Mansour devant les 193 États membres de l'ONU. "Ne ratez pas cette chance. Des vies en dépendent et toute vie est sacrée. S'il vous plaît, sauvez des vies, sauvez des vies, sauvez des vies. Votez pour notre projet de résolution", a-t-il plaidé, la voix serrée par l'émotion.

LES FAMILLES D'OTAGES EN COLÈRE

Les familles d'otages retenus dans la bande de Gaza ont prévenu jeudi soir à Tel-Aviv être arrivées "au bout de leur patience" et exigé d'être reçues par le gouvernement dans la soirée. "Fini la patience, désormais nous allons nous battre", a indiqué jeudi soir le Forum pour les familles des otages et disparus.


"Nous exigeons que le cabinet (de guerre) nous parle ce soir et nous dise comment il compte les ramener aujourd'hui. Nous intensifions la lutte, nous n'attendons plus qu'on nous dirige, nous menons la lutte", a déclaré Meirav Leshem Gonen, mère de Romi Gonen, l'une des disparues. "Depuis vingt jours le gouvernement est muet, nous faisons tout nous-même", a déploré Eyal Sheni le père de Roni Sheni, soldate de 19 ans otage ou disparue. "Je demande une chose, bougez-vous les fesses, aidez-nous et assumez vos responsabilités", a-t-il ajouté. 


Selon l'armée israélienne, 224 familles ont été contactées pour être informées que leurs proches que leurs proches étaient détenus par le Hamas.

LA FRANCE VA ENVOYER 54 TONNES D'AIDE HUMANITAIRE POUR LES PALESTINIENS

Dès samedi, 54 tonnes d'aide humanitaire vont être envoyées "au profit de la population palestinienne", a indiqué sur le réseau X (ex-Twitter) le ministère des Affaires étrangères, précisant que la ministre Catherine Colonna s'était rendue au point de chargement des colis, à Roissy.


Ce chargement, qui sera remis au Croissant-Rouge égyptien, comprend notamment des kits médicaux d'urgence, des médicaments, du matériel hospitalier, des respirateurs d'urgence, des lampes solaires, des générateurs et des tentes. Près de 30 tonnes de compléments alimentaires et des tablettes de potabilisation seront également acheminées. "La France réitère son appel à une trêve humanitaire, afin que l'aide puisse répondre de manière durable aux besoins des populations civiles à Gaza", affirme le communiqué du Quai d'Orsay.

UN NOUVEAU FRONT DANS LE CONFLIT ?

Depuis le 7 octobre, 102 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie, selon le ministère de la Santé palestinien. Un membre des forces de sécurité israélien a été tué, selon Tsahal. Une situation qui reflète l'aggravation de la situation dans la région, où les armes circulent de plus en plus.

UN CHEF DU HAMAS "ÉLIMINÉ"

Sur X, l'armée israélienne affirme avoir éliminé Shadi Barud à l'occasion d'une de ses frappes. Présenté par Tsahal comme le chef adjoint de la direction des renseignements du Hamas, "il a participé à la planification du massacre du 7 octobre et d’innombrables autres attaques contre des Israéliens", écrit l'armée israélienne.

PLUS DE 7000 MORTS À GAZA SELON LE HAMAS

Le ministère de la Santé du Hamas a publié jeudi une liste nominative de quelque 7.000 Palestiniens tués selon lui dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre le Hamas et Israël, après que Washington a déclaré n'avoir "pas confiance" dans ses bilans.


La liste de 6.747 noms précise le sexe, l'âge et le numéro d'identité de personnes tuées depuis le début des frappes israéliennes sur le territoire palestinien contrôlé par le Hamas. Le gouvernement du Hamas précise être en attente de vérification de l'identité de 281 autres corps.

"PRÈS DE 50" OTAGES TUÉS DANS LES FRAPPES ISRAÉLIENNES SELON LE HAMAS

Le Hamas a estimé jeudi à "près de 50" le nombre d'otages tués dans les frappes menées depuis 20 jours par l'armée israélienne sur la bande de Gaza, en riposte à l'attaque sanglante perpétrée par le mouvement islamiste palestinien dans le sud d'Israël.

DIPLOMATIE

La diplomatie russe a annoncé la présence jeudi à Moscou de représentants du Hamas, en guerre avec Israël, et de l'Iran pour des discussions, une première depuis le début du conflit il y a près de trois semaines.


"Je peux confirmer la présence de représentants de ce mouvement palestinien à Moscou", a dit Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe, confirmant également la venue en Russie du vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Bagheri Kani. Elle n'a cependant donné aucune information sur l'agenda ni le contenu des discussions.


De son côté, Israël a estimé qu’inviter cette délégation du Hamas était "déplorable" et a appelé la Russie à l’expulser, par la voix du ministère israélien des Affaires étrangères.

"PRES DE CINQUANTE" OTAGES ISRAELIENS TUES PAR LES FRAPPES

La branche militaire du Hamas palestinien a "estimé" jeudi que "près de cinquante" otages israéliens détenus dans la bande de Gaza avaient été tués par des frappes israéliennes depuis le début de la guerre le 7 octobre.


"Les brigades Qassam estiment que le nombre d'otages sionistes qui ont été tués dans la bande de Gaza à cause des bombardements et des massacres sionistes, a atteint près de cinquante", a indiqué le groupe islamiste palestinien dans un message sur Telegram, une affirmation qui n'a pas pu être vérifiée de source indépendante.

35 FRANÇAIS TUÉS, SELON UN NOUVEAU BILAN

Dans un communiqué, le Quai d'Orsay fait état d'un nouveau bilan pour les citoyens français ayant péri lors des attaques du 7 octobre en Israël. "La France déplore le décès tragique de nouveaux ressortissants français, ce qui porte à 35 le bilan des victimes françaises dans les attaques terroristes menées par le Hamas contre Israël", rapporte le ministère des Affaires étrangères. "Neuf compatriotes sont toujours portés disparus. Il est désormais confirmé que certains d’entre eux sont otages du Hamas", ajoute le Quai d'Orsay. 

INCURSION A GAZA

Dans la nuit de mercredi à jeudi, une brigade de l’armée israélienne est entrée dans le nord de Gaza, équipée de chars et de bulldozers. Une manœuvre pour sécuriser la frontière par laquelle est passée le Hamas le 7 octobre dernier, et préparer l’offensive à venir.

Urgent

BILAN A GAZA

Dans un bilan actualisé, le ministère de la Santé du Hamas annonce 7028 morts dans la bande de Gaza, bombardée depuis les attaques du 7 octobre par l'armée israélienne. Parmi les victimes, ce nouveau bilan donne 2913 enfants tués. 

AUTORITE PALESTINIENNE

Le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne a accusé Israël de mener une "guerre par vengeance" dans la bande de Gaza, estimant qu'un cessez-le-feu était "essentiel" pour y acheminer l'aide humanitaire. Depuis La Haye, où il a rencontré des membres de la Cour pénale internationale, Riyad al-Maliki a estimé que la solution à deux États était "plus pertinente que jamais". "D'abord nous devons mettre fin à cette agression unilatérale et ensuite nous devons appeler à un cessez-le-feu", a exigé le diplomate, considérant qu'une trêve était "essentielle pour la distribution de l'aide humanitaire".

Urgent

224 OTAGES AUX MAINS DU HAMAS

Selon un bilan actualisé, l'armée israélienne affirme que 224 personnes sont retenues en otage par le Hamas à Gaza, suite aux attaques du 7 octobre. L’estimation précédente donnée était de 222. Depuis le début, le mouvement terroriste a libéré quatre otages, deux Américaines et deux Israéliennes. 

L'INCURSION ISRAELIENNE EN IMAGES

L'armée israélienne est entrée dans le nord de Gaza avec des chars et des bulldozers ce jeudi, au petit matin. Une incursion d'une ampleur inédite, depuis la reprise du conflit.

SITUATION A GAZA

"Aucun endroit n'est sûr à Gaza", alerte la coordinatrice des affaires humanitaires de l'ONU pour les territoires palestiniens, en raison des bombardements israéliens sur l'enclave. Dans un communiqué, la responsable Lynn Hastings a affirmé  que les "avertissements anticipés" lancés par l'armée israélienne aux populations pour évacuer des zones qu'elle entend viser "ne font aucune différence". Dans un rapport publié il y a une semaine, Amnesty International dénonçait le fait que l'armée ne prévenait pas toujours efficacement, voire ne prévenait pas du tout, les civils gazaouis avant de mener des frappes.

INTERDICTION D'UNE MANIFESTATION PRO-PALESTINE

Sur France info, le préfet de police de Paris a annoncé l'interdiction de la manifestation de soutien à la Palestine, prévue samedi dans la capitale. "J’applique la jurisprudence du Conseil d’État" en faisant une analyse au "cas par cas", a précisé Laurent Nunez, selon qui ce rassemblement est problématique par les "structures" qui l'organisent et qui "ont pu tenir des propos qui soutiennent par exemple le Hamas". 

INCURSION A GAZA

Aux premières heures ce matin, l'armée israélienne a communiqué sur une incursion menée au nord de Gaza, la première de cette envergure. Deux objectifs ici pour Tsahal : renforcer la frontière par laquelle était passé le Hamas le 7 octobre dernier, à l'aide de buldozers. Et puis préparer l'offensive terrestre, a communiqué l'armée israélienne, selon qui "les soldats ont depuis quitté la zone et sont retournés en territoire israélien".

DEBAT POLITIQUE FRANCAIS

Sur Public Sénat, Yannick Jadot estime que "le débat au Sénat" sur le conflit a donné lieu à "des prises de hauteur". Mais que pour autant, "il y a des traumatismes pour les Français comme beaucoup de citoyens dans le monde sur ce qu'il se passe et qu'il faut donner des perspectives et expliquer pourquoi tout cela arrive". Pour le sénateur écologiste, "trop souvent Jean-Luc Mélenchon attise les braises plutôt que de participer à ce que le feu s'éteigne". En France, le débat politique sur le sujet provoque de forts clivages, et notamment au sein de la gauche où une partie de LFI ne considère pas le Hamas comme un groupe terroriste. 

MEETING POUR LA PAIX A PARIS

La Ligue des droits de l'Homme appelle ce soir à un meeting "pour la paix, la protection des populations civiles et un cessez-le-feu immédiat", dans le cadre du conflit entre Israël et le Hamas. Rendez-vous est donné à 19h salle Olympe de Gouges, à Paris, selon l'association

BOMBARDEMENTS A GAZA

L'armée israélienne a confirmé à CNN avoir mené une frappe aérienne ciblant les "infrastructures terroristes du Hamas" dans une zone de Gaza où 12 membres de la famille d'un journaliste d'Al Jazeera ont été tués hier. La frappe a touché une maison du camp de Nuseirat, dans le centre de Gaza, où des proches du chef du bureau local d'Al Jazeera, Wael Al-Dahdouh, se réfugiaient, selon le média qatari.

LE HAMAS REMERCIE LA RUSSIE ET LA CHINE

Sur Telegram, la branche politique du Hamas "salue la position de la Russie et de la Chine", qui ont toutes deux rejeté hier une résolution au sujet de Gaza, au Conseil de sécurité de l'ONU. La résolution américaine a été bloquée par les vétos russe et chinois, recueillant 10 voix pour, 3 contre (Russie, Chine et Emirats arabes unis) et 2 abstentions. Elle demandait "une expansion rapide de l'aide" pour répondre "aux terribles besoins humanitaires urgents des Palestiniens à Gaza", mais aussi des "pauses humanitaires", selon l'ambassadrice américaine à l'ONU.

PENURIES A GAZA

L'aide humanitaire entre au compte-gouttes dans la bande de Gaza et la population manque de tout. Et notamment de carburant, essentiel pour alimenter les réseaux électriques et les hôpitaux, d'après ces images tournées sur place.

Des pénuries en nombre dans la bande de GazaSource : TF1 Info

SOUTIEN DE CANBERRA

Le Premier ministre australien a annoncé une aide humanitaire supplémentaire de 15 millions de dollars aux civils de Gaza, portant l'aide totale promise par le pays à 25 millions de dollars. "Cela s'ajoute aux 10 millions de dollars que l'Australie a déjà engagés et contribuera à fournir une aide vitale telle que de l'eau d'urgence et des services médicaux", a déclaré Anthony Albanese, lors d'une conférence de presse conjointe avec Joe Biden à Washington.

LE POINT SUR LA SITUATION

Voici les principales informations de ces dernières 24 heures, à retrouver en détails dans notre article.

🔸 Le Premier ministre israélien a admis que les failles ayant conduit aux attaques du Hamas seraient examinées "après la guerre", et qu'il devrait "rendre des comptes" lui aussi.

🔸 L'offensive de l'armée israélienne dans la bande de Gaza peut se produire à tout moment, alors que l'enclave palestinienne est sans cesse bombardée et que 360.000 réservistes massés aux frontières ont été rappelés.

🔸 Tandis qu’Emmanuel Macron a achevé sa visite de deux jours dans la région, un hommage aux victimes françaises a été officialisé. La date et le lieu restent à définir.

OFFENSIVE TERRESTRE

"Une incursion terrestre n'est pas facile pour le moment. Ce qu'ils essaient de faire, c'est de raser des quartiers entiers à la frontière, ils l'ont déjà fait, mais je crois qu'une incursion terrestre n'est pas très proche ces jours-ci", raconte sur LCI Rami Abujamus, journaliste présent dans la bande de Gaza. D'après ce dernier, l'armée israélienne aurait retenu les erreurs de 2014 et chercherait à faciliter sa progression en brulant des zones entières et limiter ainsi le nombre de soldats morts. 

RANIA DE JORDANIE SUR CNN

Interviewée par CNN, Rania de Jordanie a dénoncé le "deux poids deux mesures" des pays occidentaux à propos du conflit au Proche-Orient. La reine, elle-même d'origine palestinienne, a défendu à la télévision américaine "la création d'un État palestinien libre, souverain et indépendant, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité avec l'État d'Israël". 

La reine Rania de Jordanie sur CNN
La reine Rania de Jordanie sur CNN - QUEEN RANIA'S OFFICE / AFP

"UNE PAUSE HUMANITAIRE" A GAZA

Depuis Bruxelles, où ils sont attendus aujourd'hui pour un sommet de deux jours, les dirigeants européens vont appeler à une "pause humanitaire" à Gaza, où les bombardements se poursuivent sans interruption. Sur la situation au Proche-Orient, l'UE est traditionnellement divisée entre les États les plus pro-palestiniens, comme l'Irlande et l'Espagne, et les plus fervents défenseurs d'Israël, comme l'Allemagne et l'Autriche. Tous ont fermement condamné les attaques terroristes du Hamas du 7 octobre.

INCURSION A GAZA

Le point sur l'incursion de l'armée israélienne dans le nord de Gaza ce matin, avec l'envoyé spécial de LCI. 

Incursion de l'armée israélienne dans GazaSource : TF1 Info

INCURSION A GAZA

Ce matin, Tsahal a mené une incursion plus importante que d'habitude avec des chars, des buldozers, selon l'envoyé spécial de LCI dans le sud du pays. "En préparation des prochaines étapes des combats, Tsahal a opéré dans le nord de Gaza. Les chars et l'infanterie de Tsahal ont frappé de nombreuses cellules terroristes, des infrastructures et des postes de lancement de missiles antichar", a communiqué l'armée, selon qui "les soldats ont depuis quitté la zone et sont retournés en territoire israélien".

OFFENSIVE TERRESTRE

L'offensive terrestre de l'armée israélienne sur la bande de Gaza est imminente, alors que l'enclave palestinienne est bombardée sans cesse et que 360.000 réservistes massés aux frontières ont été rappelés. Ce matin, Tsahal a mené une incursion plus importante que d'habitude avec des chars, des buldozers, selon l'envoyé spécial de LCI dans le sud du pays. La veille au soir, Benjamin Netanyahu a confirmé préparer "une incursion terrestre". "Quand, comment, combien, et les considérations que nous prenons en compte, je ne peux pas rentrer dans le détail", a ajouté le Premier ministre israélien. 

BIENVENUE

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré au conflit en Israël et aux tensions au Proche-Orient. Vous y trouverez toutes les informations à ce sujet au fil de la journée. 

Mercredi 25 octobre, le président français, Emmanuel Macron, a annoncé l'envoi par la France d'un navire militaire pour "soutenir les hôpitaux". Ce dernier, un navire-hôpital, a appareillé mercredi pour Gaza.

Engager une offensive terrestre "massive" dans la bande de Gaza, déjà assiégée et pilonnée sans répit par l'armée israélienne, serait une "erreur", a jugé au Caire le chef de l'État français. Et si le président américain Joe Biden n'est pas favorable, en l'état, à un cessez-le-feu, comme le réclament les Nations unies et de nombreux pays, il a lui aussi mis en garde mercredi son allié israélien.

"Nous préparons une entrée au sol" dans la bande de Gaza, a indiqué le chef du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahu. "Quand, comment, combien, et les considérations que nous prenons en compte, je ne peux pas rentrer dans le détail", a-t-il ajouté. L'armée israélienne a affirmé avoir mené "des frappes de grande ampleur", qui ont touché "plusieurs infrastructures terroristes du Hamas", dont des tunnels.

Le Premier ministre israélien a par ailleurs reconnu mercredi qu'il devrait lui aussi "rendre des comptes" après l'attaque du Hamas, le 7 octobre, qui a sidéré le pays.

L'attaque de l'organisation terroriste a fait plus de 1400 morts en Israël, selon les autorités. Plus de 6500 personnes sont mortes dans le territoire palestinien, selon le mouvement islamiste. Le Hamas au pouvoir à Gaza depuis 2007 a affirmé mercredi qu'au moins 700 personnes avaient été tuées en une seule journée. 


La rédaction de TF1info

Tout
TF1 Info