EN DIRECT - Guerre Israël-Hamas : Tsahal annonce opérer "à l'intérieur de la bande de Gaza"

Publié le 27 octobre 2023 à 6h02, mis à jour le 28 octobre 2023 à 0h26

Ce vendredi soir, d'intenses bombardements sont en cours dans le nord de la bande de Gaza.
L'armée israélienne a annoncé "étendre ses opérations terrestres ce soir" à Gaza.
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OPÉRATIONS "À L'INTÉRIEUR DE LA BANDE DE GAZA"

Un porte-parole de l'armée israélienne a indiqué de son côté à l'AFP dans la nuit de vendredi à samedi que les forces israéliennes opéraient "à l'intérieur de la bande de Gaza comme elles l'ont fait" la nuit précédente. L'armée israélienne avait alors mené une incursion dans le petit territoire avant de se retirer.

LE POINT SUR PLACE

À Netivot, en Israël, l'équipe de LCI a pu pénétrer malgré les restrictions d'accès imposées par les autorités israéliennes. La zone est devenue militarisée, l'artillerie tire en direction du sud de la ville de Gaza. En fin d'après-midi, les tirs visaient le nord, puis se déplacent désormais vers le sud. La nature de cette offensive reste encore floue, mais l'on sait seulement que toutes les brigades n'ont pas été engagées, mais que pour autant, ces opérations s'annoncent bien plus longues que lors des incursions des deux dernières nuits. Les soldats de Tsahal, eux, affichent un large sourire, affirmant tenir là leur "vengeance" contre l'offensive du Hamas du 7 octobre.

"Opérations terrestres élargies à Gaza" : le point près de la frontièreSource : TF1 Info

"UN MOMENT DE VÉRITÉ"

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a de nouveau appelé sur le réseau X à "un cessez-le-feu humanitaire au Moyen-Orient, à la libération inconditionnelle de tous les otages et à la livraison de fournitures vitales à l'échelle nécessaire". "Chacun doit assumer ses responsabilités. C'est un moment de vérité. L’histoire nous jugera tous", a-t-il mis en garde.

"UN MASSACRE"

"Il n'y a plus de contact avec Gaza, 2,3 millions de personnes sont totalement coupées du monde. Il n'y a qu'un seul journaliste à Gaza donne des nouvelles", a affirmé sur LCI Anwar Abu Eisheh l'ancien ministre de la culture de l'Autorité palestinienne, personnalité historique du mouvement Fatah. "C'est tellement insupportable, on est tous abasourdis. Chaque minute que l'on parle, on a des civils qui tombent. Cessez-le-feu, cessez-le-feu", a-t-il martelé. "Il y a des morts toutes les minutes, c'est un massacre", a-t-il accusé.


"La faute est à vous, les Occidentaux, qui n'avaient rien fait pour la paix et l'application du droit international, n'avez pas protesté contre l'occupation qui dure depuis plus de 50 ans", a-t-il par ailleurs fustigé. "Rien ne justifie la mort de quiconque, Israéliens ou Palestiniens. Mais rien ne justifie non plus que l'on se taise face à l'occupation qui nous humilie tous les jours", a poursuivi Anwar Abu Eisheh, accusant les États-Unis et les puissances occidentales de "deux poids deux mesures" dans ce conflit. 

Guerre Israël-Hamas : l'appel au "cessez-le-feu" de l'ancien ministre de la culture de l'Autorité palestinienneSource : TF1 Info

LE HAMAS DÉMENT AVOIR PRIS DES CIVILS POUR CIBLE

Un porte-parole du Hamas "a brusquement interrompu mon interview et s'est éloigné après que je lui ai demandé à plusieurs reprises comment il pouvait justifier le meurtre de centaines de civils, dont de nombreuses femmes et enfants, lors des attaques du 7 octobre en Israël", a indiqué sur le réseau X un journaliste de la BBC, Hugo Bachega. 


Au cours de l'entretien, Ghazi Hamad affirme en effet "qu'il n'y avait aucun ordre de tuer des civils" lors de l'opération sanglante du Hamas du 7 octobre contre Israël. "Nous n'avons aucune intention ni pris la décision" de cibler des civils, a-t-il martelé, défendant seulement des "opérations militaires". "La zone était très vaste, il y avait beaucoup de monde, il y a eu des confrontations", a-t-il seulement justifié. Face aux questions répétées du journaliste, il a demandé à arrêter l'interview et a retiré son micro. 


Selon Israël, quelque 1200 personnes dont de nombreux civils ont été tués depuis le début de la guerre, principalement lors de l'attaque du 7 octobre.

LE POINT SUR L'OFFENSIVE ISRAÉLIENNE À GAZA

L'armée a indiqué vendredi soir avoir intensifié ses frappes "d'une manière très significative" sur la bande de Gaza, et "étendre" ses opérations terrestres. Le Hamas, de son côté, a fait état de "violents combats" avec l'armée israélienne en soirée dans la bande de Gaza.

LA COLÈRE MONTE EN JORDANIE

Sitôt annoncée l'intensification très forte des frappes sur Gaza vendredi soir, des Palestiniens de Cisjordanie sont descendus crier leur colère contre Israël dans les rues de Jénine, de Ramallah, de Naplouse. Depuis le début des frappes israéliennes sur la bande de Gaza, la tension monte en Cisjordanie, avec des manifestations de soutien à Gaza et de nombreuses opérations de l'armée israélienne, qui ont entraîné la mort de plus de cent Palestiniens, selon les autorités palestiniennes. 


Vendredi à Ramallah, après la prière et une énième manifestation, quelques 'shebab' (jeunes hommes) sortent fronde et keffieh, pour défier les soldats israéliens positionnés pour protéger la colonie israélienne de Bet El, proche de Ramallah. Des colons qui cristallisent la colère des Palestiniens de Cisjordanie. 

SIX BLESSÉS EN ÉGYPTE

Six personnes ont été blessées après que deux drones se sont abattus vendredi dans le Sinaï égyptien frontalier d'Israël, en guerre avec le Hamas palestinien à Gaza, a rapporté l'armée égyptienne, tandis qu'Israël a accusé les Houthis yéménites. "Un drone non identifié s'est écrasé vendredi aux abords d'un bâtiment adjacent à l'hôpital de Taba", ville de la mer Rouge, située à la pointe nord-est du Sinaï et où se trouve un poste-frontière vers Israël, "faisant six blessés légers", indique son porte-parole sur Facebook. 

"BALAYAGE ET NETTOYAGE"

Un porte-parole de l'armée israélienne, Peter Lerner, interrogé par la chaîne américaine ABC News, affirmé qu'Israël est seulement en train de préparer le terrain pour une opération à venir. "Nous sommes en train de mener des activités de balayage et de nettoyage afin de créer de meilleures conditions" en vue d'une "opération optimale sur le terrain", a-t-il déclaré. 


"Nous recherchons donc des capacités antichar, nous détruisons des postes d'observation et nous affrontons les terroristes là où nous les trouvons sur les lignes de front ou à la périphérie de la bande de Gaza", a-t-il détaillé, expliquant que ces opérations étaient en réalité menées depuis "plusieurs jours", sans davantage de détails. "Nous avons l'intention de démanteler leurs capacités, de détruire leur gouvernement et de faire en sorte qu'ils ne puissent plus jamais utiliser la bande de Gaza comme base contre notre peuple", a-t-il ajouté.

OFFENSIVE SUR GAZA : LE RÉSUMÉ DES DERNIÈRES HEURES

Selon le Hamas, des affrontements sont en cours à l'intérieur de la bande de Gaza, dans le nord du territoire. Les bombardements sont quant à eux massifs, et Israël affirme avoir "intensifié" ses frappes. Sur place, les communications et Internet sont coupés. Retour sur ce que l'on sait pour l'heure sur cette offensive renforcée ce vendredi soir dans cette vidéo.

"Opérations terrestres élargies à Gaza" : le point sur ce que l'on saitSource : TF1 Info

LES ONG SANS CONTACT AVEC LEURS ÉQUIPES SUR PLACE

Les ONG ont également partagé leurs profondes inquiétudes sur la situation actuelle à Gaza. "Nous sommes profondément préoccupés par la situation à Gaza. Nous avons perdu le contact avec certains de nos collègues palestiniens sur le terrain", écrit Médecins sans frontières sur le réseau X (ex-Twitter). "Nous sommes particulièrement inquiets pour les patients, le personnel médical et les milliers de familles hébergées à l'hôpital Al Shifa et dans d'autres établissements de santé."


Le Croissant rouge palestinien a annoncé sur X (anciennement Twitter) avoir "perdu le contact avec son centre opérationnel et toutes (ses) équipes dans la bande de Gaza, tout comme l'a fait le Comité international de la Croix-Rouge, selon le journal libanais L'Orient-Le Jour.

L'ONU S'ALARME DE LA SITUATION À GAZA

La coordinatrice des affaires humanitaires de l'ONU pour les territoires palestiniens, Lynn Hastings, a confirmé sur le réseau X (ex-Twitter) que "Gaza a perdu le contact avec le monde extérieur au milieu d’informations faisant état d’une intensification des bombardements".  "Lignes téléphoniques / Internet / réseaux mobiles coupés. Les hôpitaux et les opérations humanitaires ne peuvent pas continuer sans communications, sans énergie, sans nourriture, sans eau et sans médicaments", s'alarme-t-elle, estimant que "la sécurité des civils, y compris des agents de santé / journaux /personnel de l'ONU, est gravement menacée". 


De son côté, le chef de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, signale que ses services ont "perdu le contact avec notre personnel à Gaza, avec les établissements de santé, les agents de santé et le reste de nos partenaires humanitaires sur le terrain". "Ce siège m’inquiète gravement pour leur sécurité et pour les risques immédiats pour la santé des patients vulnérables", écrit-il, appelant à "une protection immédiate de tous les civils et à un accès humanitaire total". La patronne de l'Unicef Catherine Russell affirme aussi avoir "perdu le contact avec nos collègues de Gaza". "Je suis extrêmement préoccupé par leur sécurité et par une autre nuit d'horreur indescriptible pour un million d'enfants en Gaza", déplore-t-elle.

LE POINT SUR PLACE

Selon les envoyées de LCI Charline Hurel et Charlotte Lefetey en Israël, à Ashkelon près de la bande de Gaza, les autorités israéliennes ont coupé des accès à certains points de passage vers Gaza, empêchant l'équipe de repérer l'avancée de chars sur cette zone. Elle a pu constater toutefois des mouvements de véhicules militaires bien plus importants que les précédents jours, avec à leur bord des munitions. En début des soirées, des bombardements incessants ont été entendus, mais ces bruits ont cessé depuis quelques minutes à l'emplacement des journalistes. En cas d'avancée terrestre, on peut imaginer une ouverture de feu avant le passage de blindés. Pour l'heure, les soldats restent silencieux mais annoncent que quelque chose "se passe ce soir".

"Opérations terrestres élargies à Gaza" : le point sur placeSource : TF1 Info

LE HAMAS SALUE LA RÉSOLUTION DE L'ONU

Le Hamas palestinien a salué vendredi la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU réclamant une "trêve humanitaire" dans la bande de Gaza bombardée depuis le 7 octobre par Israël qui a qualifié d'"infamie" ce vote. "Nous saluons la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU appelant à une trêve humanitaire immédiate et nous réclamons sa mise en oeuvre immédiate afin de permettre de fournir carburant et aide humanitaire aux civils", a réagi dans un communiqué le mouvement islamiste palestinien au pouvoir à Gaza.

"PAS DE LIGNES ROUGES" SELON LA MAISON-BLANCHE

Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale John Kirby a indiqué que la Maison-Blanche "ne trace pas de lignes rouges pour Israël", laissant entendre qu'elle pourrait laisser l'État hébreu agir à Gaza. Interrogé sur le fait que les États-Unis avaient été avertis ou non à l'avance des opérations terrestres "étendues" dans l'enclave palestinienne, il n’a donné aucun détail sur les échanges avec les autorités israéliennes, mais a seulement déclaré que le président Joe Biden recevait des briefings quotidiens venant de son équipe de sécurité nationale, selon la chaîne américaine ABC News. Il a par ailleurs affirmé que Washington était toujours en train de "négocier activement" pour la libération des otages.

LE POINT SUR PLACE

Selon les envoyées de LCI Charline Hurel et Charlotte Lefetey en Israël, à Ashkelon près de la bande de Gaza, les autorités israéliennes ont coupé des accès à certains points de passage vers Gaza, empêchant l'équipe de repérer l'avancée de chars sur cette zone. Elle a pu constater toutefois des mouvements de véhicules militaires bien plus importants que les précédents jours, avec à leur bord des munitions. En début des soirées, des bombardements incessants ont été entendus, mais ces bruits ont cessé depuis quelques minutes à l'emplacement des journalistes. En cas d'avancée terrestre, on peut imaginer une ouverture de feu avant le passage de blindés. Pour l'heure, les soldats restent silencieux mais annoncent que quelque chose "se passe ce soir".

AIDE HUMANITAIRE FRANÇAISE

Le navire-hôpital Tonnerre a quitté mercredi le port de Toulon pour rallier la bande de Gaza. Il y est attendu à la fin du week-end, a annoncé vendredi sur LCI l'ambassadeur de France en Israël, Frédéric Journès. Il a par ailleurs indiqué que 50 tonnes de soins sont arrivées en Égypte, et que la France travaille à l'ouverture d'un "couloir humanitaire maritime" vers l'enclave palestinienne.

RÉSOLUTION DE L'ONU : ISRAËL FUSTIGE UNE "INFAMIE"

"Honte à vous!", a lancé vendredi l'ambassadeur israélien à l'ONU, qualifiant d'"infamie" le vote par l'Assemblée générale d'une résolution réclamant une "trêve humanitaire", mais sans mentionner le Hamas, au 21e jour de la guerre entre Israël et le Hamas. "C'est un jour sombre pour l'ONU et pour l'humanité", a fustigé Gilad Erdan, assurant qu'Israël continuerait à utiliser "tous les moyens" à sa disposition pour "débarrasser le monde du mal que représente le Hamas" et "ramener les otages chez eux".

"TRÊVE HUMANITAIRE IMMÉDIATE"

L'Assemblée générale de l'ONU a réclamé vendredi à une large majorité une "trêve humanitaire immédiate", au 21e jour de la guerre entre Israël et le Hamas, au moment où l'armée israélienne a annoncé "étendre" ses opérations terrestres dans la bande de Gaza. La résolution non contraignante, fustigée par Israël et les États-Unis qui ont dénoncé l'absence de mention du Hamas, a recueilli sous les applaudissements 120 votes pour, 14 contre, et 45 abstentions, sur les 193 membres de l'ONU.


Le texte élaboré par la Jordanie au nom du groupe de 22 pays arabes "demande une trêve humanitaire immédiate, durable et soutenue, menant à la cessation des hostilités". La précédente version réclamait un "cessez-le-feu immédiat". "Alors que nous sommes témoins d'une invasion terrestre d'Israël au moment où nous parlons, et en l'absence d'action déterminée du Conseil de sécurité, (la résolution) a un objectif simple mais vital, en ligne avec la raison d'être des Nations unies : la paix", a déclaré l'ambassadeur jordanien Mahmoud Daifallah Hmoud.


Ce résultat a exposé une division au sein des pays occidentaux, notamment européens, la France votant pour, l'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni s'abstenant, tandis que l'Autriche et les Etats-Unis votaient contre. 

LA JORDANIE CRAINT UNE "CATASTROPHE POUR DES ANNÉES"

Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, a averti vendredi qu'une invasion terrestre israélienne de la bande de Gaza provoquerait une "catastrophe pour des années". "Le résultat serait une catastrophe humanitaire aux proportions colossales pour les années à venir", a-t-il déclaré sur le réseau X, anciennement Twitter, depuis New York où il assistait à une réunion de l'Assemblée générale de l'ONU.

"VIOLENTS COMBATS" EN COURS DANS GAZA SELON LE HAMAS

Le Hamas a fait état de "violents combats" vendredi soir entre ses combattants et les forces israéliennes qui, selon le mouvement islamiste palestinien, ont effectué des incursions au sol dans deux secteurs de la bande de Gaza. "Nous faisons face à des incursions israéliennes au sol à Beit Hanoun (nord) et al Boureij (centre). De violents combats sont en cours", a indiqué la branche militaire du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam dans un communiqué.

LE POINT SUR L'AIDE HUMANITAIRE DE LA FRANCE À GAZA

Quant à la situation humanitaire à Gaza, la France a envoyé un navire-hôpital, le Tonnerre, pour venir en aide aux populations. "Le président Emmanuel Macron a parlé très clairement avec les Israéliens du caractère indispensable du respect du droit de la guerre et de l'accès humanitaire", lors de sa visite sur place mardi, rappelé Frédéric Journès. "Les Israéliens l'entendent", assure-t-il.


"Le Tonnerre a appareillé mercredi de Toulon, il a passé ce soir le détroit de Messine au large de la Sicile, nous l'attendons pour dimanche au large de Gaza", explique l'ambassadeur français en Israël. "C'est un vrai hôpital flottant, avec deux blocs opératoires, 200 marins, tout un personnel hospitalier, tout ce qu'il faut pour pouvoir soigner des gens", détaille-t-il.


"Ensuite, avec nos amis européens, la Grèce, avec Chypre, on propose la mise en place d'un couloir humanitaire maritime pour faire parvenir l'aide, pouvoir sortir des blessés graves et les ramener, et avoir cette possibilité d'accès humanitaire indispensable dans un conflit aussi grave", explique le diplomate, bien que des négociations soient toujours en cours à ce sujet. "C'est un combat urbain, terrible, on doit avoir à cœur les victimes civiles", ajoute-t-il, rappelant le "devoir" de la France de soutenir les populations de Gaza. Par ailleurs, 50 tonnes de matériel de soin sont arrivées en Égypte, envoyées par avion.

LES FAMILLES DES DISPARUS FRANÇAIS APPELÉES "TOUS LES DEUX JOURS"

Au sujet des neuf Français disparus, "qui ont été emmenés en otages, ou dont on ne sait pas où ils sont à ce jour", une "preuve de vie" a été obtenue que pour l'une d'entre eux, "en détention à Gaza", tandis que pour plusieurs autres, "on a des preuves qu'ils ont été emmenés à Gaza", explique l'ambassadeur français en Israël sur LCI. Son équipe travaille à avoir un "lien de confiance" avec les familles, qui sont appelées "tous les deux jours", ajoute Frédéric Journès. 


"Notre engagement moral avec elles, c'est dès que l'on a des preuves de vie, on les partage avec eux. En revanche, on ne leur explique pas comment on travaille. Mais c'est un travail très important, c'est l'une de nos priorités", insiste-t-il.

UN NOMBRE "IMPRESSIONNANT" DE FRANÇAIS TOUCHÉS

L'ambassadeur français confirme aussi que 35 Français ont été tués dans l'attaque du Hamas, selon lui "le plus grave bilan d'un attentat terroriste, en termes de victimes françaises, à l'étranger, depuis que je fais ce métier". "C'est très impressionnant", a-t-il affirmé. Il a aussi déploré neuf personnes toujours disparues, et de nombreux blessés. 


"On a des centaines et des centaines de Français déplacés, qui ont quitté ces kibboutz, les villes du Sud. Souvent des Français pas très riches, qui vivaient dans le sud près de Gaza car la vie y est moins chère", a décrit Frédéric Journès, expliquant que des "aides sociales" et "dons" sont en cours de déploiement pour leur venir en aide.

"UN MOMENT DIFFICILE"

L'ambassadeur de France en Israël, Frédéric Journès, confirme sur LCI des "bombardements les intenses que l'on ait eus" sur Gaza depuis le début de la guerre. "On rentre dans cette phase d'engagement au sol de ce combat, ce n'est pas une surprise, mais c'est évidemment un moment difficile", commente-t-il, rappelant que 350.000 appelés sont revenus dans les forces armées, "toutes les familles ont une fille ou un garçon dans les unités". 

"TENTATIVE DE CRÉER" UNE SITUATION POUR QUE "DES CRIMES PUISSENT ÊTRE COMMIS"

Le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh a déclaré vendredi que la suspension des communications et d'Internet ainsi que la pénurie d'eau à Gaza étaient délibérément provoquées par Israël pour commettre des atrocités contre le peuple palestinien. Ce "n'est rien d'autre qu'une tentative de créer" une situation permettant que "des crimes puissent être commis", a-t-il déclaré, cité par le Haaretz également. "Ce qui se passe à Gaza est une préparation avant une incursion terrestre", a-t-il déclaré, appelant à "arrêter le massacre".

DES FORCES ENTRENT DANS GAZA

Des habitants gazaouis ont constaté l'entrée de forces israéliennes dans le nord de la bande de Gaza, selon le journal israélien Haaretz

DES CHARS EN ROUTE VERS GAZA

Selon plusieurs médias locaux, des affrontements sont en cours dans des villages aux abords de la bande de Gaza et des mouvements de chars sont observés avançant vers le nord de l'enclave palestinienne. "Les chars Merkava peuvent tirer dans les bordures, avant d'arriver à l'intérieur des zones très urbanisées. Maintenant, la question c'est de savoir combien de chars sont engagés. Sommes-nous encore sur des raids de préparation, ce qui serait assez logique, des aller-retours, ou des actions de pénétration dans la bande de Gaza ?", s'interroge le consultant militaire de LCI Michel Goya, soulignant que "l'armée israélienne est la plus blindée et cuirassée au monde".


Selon lui, une pénétration à Gaza passerait par des offensives "en masse", et non "pas simplement par de petits raids". "Je pense que l'on est toujours dans la préparation. Peut-être aussi qu'Israël teste les alliés du Hamas, on teste notamment les réactions du Hezbollah au Liban", appuie le spécialiste.

"COURSE-CONTRE-LA-MONTRE"

Avec le black-out total en cours, "tout est fait pour que l'offensive israélienne soit la plus efficiente possible, pour que les militants du Hamas soient dépourvus de la plupart des moyens dans leur environ qui leur permettent de résister", analyse sur LCI Gilles Kepel, politologue et spécialiste de l'islam et du monde arabe. "La volonté d'Israël, la nécessité absolue pour sa pérennité, c'est de manifester à nouveau son invincibilité, c'est une course contre-la-montre qui se joue aujourd'hui", poursuit-il.


"S'il y a négociation à n'importe quel niveau, Israël pourra le faire à partir d'une position de force, alors qu'elle était jusqu'alors en position de faiblesse", explique aussi le spécialiste. "Les Israéliens ont décidé de tout mettre de leur côté, en faisant le pari des pertes humaines, en considérant que le côté 'Blitzkrieg' va pouvoir prendre (le Hamas) au dépourvu", estime-t-il. "Rendez-vous demain matin, de ce point de vue-là."

"Opérations terrestres élargies à Gaza" : une "course-contre-la-montre" pour IsraëlSource : TF1 Info

L'OFFENSIVE TERRESTRE LANCÉE "SAMEDI SOIR" ?

Les communications et Internet ont été coupés dans la bande de Gaza, "les Israéliens ont organisé un black-out complet qui est un indice de la préparation d'une offensive beaucoup plus importante", explique le consultant militaire de LCI, le colonel Michel Goya. Parmi les autres "indices", il relève aussi des "frappes d'artillerie plus intenses sur la bordure de la bande de Gaza", en vue d'"opérations terrestres plus importantes", mais aussi "des raids qui vont peut-être s'intensifier". 


"Tout cela indique à coup sûr une opération terrestre de grande ampleur aura lieu, cela est certain. La seule incertitude, c'est l'heure à laquelle cela va se dérouler, c'est le seul élément de surprise que conservent les Israéliens. Il est peu probable que ce soit tout de suite, car cela a été annoncé. Ils maintiennent la pression sur le Hamas", poursuit le spécialiste, qui estime que cette offensive pourrait avoir lieu "samedi soir".

"Opérations terrestres élargies à Gaza" : les signes qu'une offensive d'ampleur se prépareSource : TF1 Info

WASHINGTON APPELLE AUSSI À UNE "PAUSE HUMANITAIRE"

Les Etats-Unis se sont déclarés favorables vendredi à une "pause humanitaire" afin de laisser entrer l'aide dans la bande de Gaza, au moment où l'armée israélienne a annoncé "étendre" ses opérations terrestres dans le territoire contrôlé par le Hamas.


"Nous pouvons soutenir des pauses humanitaires afin de laisser entrer (de l'aide), ainsi que permettre de faire sortir des gens, et cela comprend aussi l'entrée d'essence et le rétablissement de l'électricité", a déclaré à la presse le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby.

LE HAMAS "PRÊT" EN CAS D'OFFENSIVE TERRESTRE

Un haut responsable du Hamas palestinien a affirmé que son mouvement était "prêt" pour faire face à une éventuelle offensive terrestre israélienne contre la bande de Gaza, après que l'armée israélienne a annoncé y "étendre" ses opérations terrestres vendredi soir. "Si Nétanyahou (le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, NDLR) décide d'entrer à Gaza ce soir, la résistance est prête", a déclaré sur Telegram Ezzat al-Risheq, ajoutant que "la terre de Gaza engloutira les lambeaux des soldats" israéliens.

BLACKOUT DES COMMUNICATIONS

Les communications et l'internet ont été coupés dans la bande de Gaza, selon le gouvernement du Hamas. La société des télécoms palestinienne Jawwal a confirmé cette coupure. Des journalistes de l'AFP dans la bande de Gaza ont expliqué qu'ils ne pouvaient communiquer que dans les zones où ils captaient le réseau israélien.

BOMBARDEMENTS INTENSIFS

Une équipe de LCI envoyée sur place à Ashdod en Israël, près du nord de la bande de Gaza, a constaté que les bombardements se sont multipliés contre l'enclave palestinienne. Charline Hurel et Charlotte Lefetey se trouvaient à environ deux kilomètres du territoire côtier, quand elles ont assisté à des tirs incessants pendant plus d'une heure et demie. Depuis un autre emplacement, elles ont vu des batteries d'artillerie tirer sans relâche. Elles ont également observé de très nombreuses explosions sur la bande de Gaza, et constaté qu'Internet et les communications étaient coupées sur place, une stratégie claire de l'armée israélienne. "Tout le monde a en tête l'opération terrestre" d'ampleur promise par l'État hébreu contre l'enclave palestinienne, explique Charline Hurel.

"Opérations terrestres élargies à Gaza" : le point près de la bande de GazaSource : TF1 Info

COMMENT L'ASSAUT SE DÉPLOIE-T-IL ?

Selon l'éditorialiste géopolitique et spécialiste militaire de LCI Pierre Servent, des drones sont aussi déployés par Israël dans son offensive, dont on entend le vrombissement au dessus de l'enclave palestinienne. Quant aux hélicoptères, venus en renfort, il en existe deux types : "des hélicoptères d'attaque" et "de manœuvre et d'assaut", pour "déposer des groupes de combats". Tsahal tire aussi "des bombes anti-bunkers", "qui rentrent dans le sol" en vue de "broyer, disloquer" le métro sous-terrain à Gaza. 


"Ce n'est pas un vrai métro au sens parisien du terme, tout le système ne communique pas, il y a des zones de tunnels étanches. Il est possible que le commandement israélien cherche à compartimenter le terrain et mener des assauts successifs", analyse-t-il. Selon lui, les opérations actuelles ne sont "peut-être pas l'offensive terrestre majeure" promise par Tsahal, mais correspondent plutôt à "un gros coup de pression", après deux nuits successives d'incursions à Gaza, même s'il reste encore difficile de caractériser ces offensives. Toutes ses précisions dans cette vidéo.

"Opérations terrestres élargies à Gaza" : comment se déroule l'offensive israélienne ?Source : TF1 Info