EN DIRECT - Guerre Israël-Hamas : l'armée israélienne frappe des cibles "terroristes" du Hezbollah au Liban

Publié le 16 octobre 2023 à 6h30, mis à jour le 17 octobre 2023 à 0h49

Au dixième jour de la guerre entre Israël et le Hamas, des sirènes d'alerte aux roquettes ont à nouveau retenti ce lundi à Jérusalem et Tel Aviv, ainsi que plusieurs villes du centre du pays.
À Gaza, où plus d'un million de personnes ont fui les bombardements en cherchant refuge dans le sud de l'enclave, l'OMS redoute une "catastrophe" humanitaire dans les prochaines 24 heures.
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L'IRAN MENACE ISRAËL

L'Iran a averti lundi d'une possible "action préventive" contre Israël "dans les prochaines heures", au moment où l'armée israélienne se prépare à déclencher une offensive terrestre dans la bande de Gaza.


Téhéran a averti à plusieurs reprises qu'une invasion terrestre de la bande de Gaza entraînerait une riposte sur d'autres fronts, ce qui fait craindre un embrasement régional.

ISRAËL FRAPPE LE LIBAN

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé dans la nuit de lundi à mardi des cibles "terroristes" du Hezbollah au Liban, dans un communiqué.


"L'armée israélienne est en train de frapper des cibles militaires de l'organisation terroriste Hezbollah sur le territoire libanais", ont indiqué les forces armées israéliennes.

BLINKEN EN ISRAËL

Le ministre israélien de la Défense a remercié le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken pour sa visite en Israël ce lundi, soulignant "le soutien et l'engagement" des Etats-Unis. 

48 PROCÉDURES POUR PROPOS HAINEUX EN LIGNE

Le Pôle national de lutte contre la haine en ligne était avisé lundi de "48 procédures pour propos haineux tenus en ligne à caractère antisémites ou au soutien explicite du Hamas ou d'actions terroristes", selon le parquet de Paris. 


Parmi ces procédures figure "le post du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) en soutien aux Palestiniens, signalé sur la plateforme Pharos", a précisé le parquet. 

BIDEN S'EST ENTRETENU AVEC SON HOMOLOGUE ÉGYPTIEN

Joe Biden a eu un échange téléphonique avec Abdel Fattah al-Sissi, a annoncé lundi la Maison Blanche, alors que le président égyptien a proposé d'organiser un sommet international sur "l'avenir de la cause palestinienne".


Le président américain s'est aussi entretenu avec le chancelier allemand Olaf Scholz à propos du voyage que ce dernier s'apprête à faire cette semaine en Israël et en Egypte.

VOLS TEL AVIV-PARIS

De nouveaux vols spéciaux vont être organisés entre Tel Aviv et Paris pour permettre aux Français qui n'ont pas pu trouver de places disponibles dans des vols commerciaux de regagner le territoire national, annonce le Quai d'Orsay ce lundi soir. 


"Onze vols ont été mis en place entre le 12 et le 16 octobre, pour un total de plus de 2700 passagers. Trois autres vols spéciaux entre Tel Aviv et Paris sont programmés le 17 octobre. Un dernier vol spécial sera organisé le mercredi 18 octobre", précise le ministère.


Ceux qui souhaitent en bénéficier sont invités à s'inscrire sur le site de l'ambassade de France en Israël. 

ISRAËL ÉVACUE SES HABITANTS LE LONG DE SA FRONTIÈRE AVEC LE LIBAN

Au nord d'Israël, à la frontière avec le Liban, les échanges de tirs entre l'armée israélienne et le Hezbollah se multiplient. Toute la zone proche de la frontière a donc été évacuée.

Les envoyés spéciaux de TF1 sont sur place.

UNE PRISONNIÈRE FILMÉE PAR LE HAMAS

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a diffusé lundi sur son compte officiel Telegram la vidéo d'"une des prisonnières à Gaza" dans laquelle apparait une jeune femme parlant hébreu.


Sur cette vidéo, impossible à authentifier dans l'immédiat, on voit une jeune femme éveillée et allongée, recevant des soins au bras. La légende indique qu'elle a été enlevée "au premier jour" de l'attaque du Hamas sur le sol israélien, le 7 octobre.

UNE VIDÉO D'"UNE PRISONNIÈRE"

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a diffusé lundi sur son compte officiel Telegram la vidéo d'"une des prisonnières à Gaza" dans laquelle apparait une jeune femme parlant hébreu.


Sur cette vidéo, impossible à authentifier dans l'immédiat, on voit une jeune femme éveillée et allongée, recevant des soins au bras. La légende indique qu'elle a été enlevée "au premier jour" de l'attaque du Hamas sur le sol israélien, le 7 octobre.

HAMAS

Le Hamas a affirmé lundi "ne pas avoir peur" d'une offensive terrestre d'Israël, qui a massé ses soldats le long de la bande de Gaza, territoire palestinien sous contrôle du mouvement islamiste qu'il entend anéantir.


"La menace de l'occupation (Israël, NDLR) de lancer une offensive terrestre contre notre peuple ne nous fait pas peur et nous y sommes prêts", a déclaré le porte-parole de la branche armée du Hamas, Abou Obeida, dans un enregistrement audio.

NÉGOCIATIONS SUR LES OTAGES

Le chef de la diplomatie turque s'est entretenu par téléphone avec le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh sur la "possibilité" de libérer des otages, détenus depuis l'attaque menée par le Hamas le 7 octobre contre Israël, a annoncé lundi le ministère turc.


"Le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan a eu un entretien téléphonique avec le chef du bureau politique du Hamas Ismaïl Haniyeh sur les derniers développements en Palestine et la possibilité de libération des civils", a affirmé le ministère.

ENTRETIEN POUTINE-NETANYAHU

Le président russe Vladimir Poutine a évoqué lundi pour la première fois le conflit entre Israël et le Hamas avec Benjamin Netanyahu. Le président russe a informé le Premier ministre israélien de ses échanges avec plusieurs dirigeants régionaux et de l'Autorité palestinienne. "La partie israélienne a notamment été informée des points essentiels des contacts téléphoniques qui ont eu lieu aujourd'hui avec les dirigeants de la Palestine, de l'Égypte, de l'Iran et de la Syrie", a indiqué le Kremlin dans un communiqué.

LIBAN

"Les responsables libanais ont aussi une responsabilité à cet égard, pour éviter que le Liban ne soit entraîné dans un engrenage, dont il ne se relèverait pas", a déclaré lundi Catherine Colonna, lors d'une conférence de presse à Beyrouth. La ministre des Affaires étrangères a répété qu'"aucun groupe" ne devait "tirer parti de la situation". Plusieurs pays craignent l'implication dans le conflit du Hezbollah libanais, allié du mouvement islamiste Hamas en guerre contre Israël. "Il faut "continuer à éviter un embrasement qui peut menacer toute la région", conclut la cheffe de la diplomatie française. 

ALLEMAGNE

Le chancelier allemand Olaf Scholz a confirmé lundi qu'il allait se rendre en Israël, puis en Égypte cette semaine, après le déclenchement des hostilités entre Israël et le Hamas il y a dix jours. "Il m'importe de montrer ma solidarité (à Israël, ndlr) à travers ma visite", a-t-il déclaré. 

COULOIR AÉRIEN

L'Europe va ouvrir un couloir aérien humanitaire vers la bande de Gaza, a annoncé lundi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.


"Les Palestiniens à Gaza ont besoin d'aide humanitaire", c'est pourquoi "nous lançons un couloir humanitaire via l'Égypte. Les deux premiers vols vont partir cette semaine, et ils apporteront du matériel humanitaire à Gaza", a indiqué la dirigeante depuis Tirana, en Albanie. 

NOUVEAU BILAN

Selon un nouveau bilan communiqué par le ministère de la Santé de Gaza, 2778 personnes ont été tuées par les bombardements israéliens sur la bande de Gaza. 9938 blessés sont également à signaler. 

OTAGES

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken et le président israélien Isaac Herzog ont discuté lundi des efforts à déployer pour obtenir la libération rapide et en toute sécurité des otages détenus par le Hamas à Gaza, a déclaré le porte-parole du département d'État Matthew Miller, dans des propos relayés par le site Haaretz.

CANADIENS AU LIBAN

"Alors que la crise à Gaza, en Cisjordanie et en Israël se poursuit, la situation sécuritaire dans la région devient de plus en plus volatile. Les Canadiens qui se trouvent au Liban devraient envisager de quitter le pays tant que des vols commerciaux sont encore disponibles", a appelé lundi Mélanie Joly, la ministre canadienne des Affaires étrangères.

FRAPPE SUR LE PASSAGE DE RAFAH

Une nouvelle frappe a touché le secteur du point de passage de Rafah entre la bande de Gaza et l'Égypte lundi, ont constaté des journalistes de l'AFP.


Jusqu'ici, trois frappes israéliennes avaient déjà touché cette zone, où des centaines de Palestiniens attendaient lundi en espérant une ouverture. 

"NOUS GAGNERONS"

Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a déclaré lundi au secrétaire d'Etat américain Antony Blinken que la guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas serait longue mais victorieuse.


"Je vous le dis, ce sera une guerre longue, le prix en sera très élevé mais nous allons la gagner, pour Israël, pour le peuple juif et pour les valeurs auxquelles croient nos deux peuples", a-t-il déclaré lors d'une déclaration conjointe au ministère de la Défense.

NOMBRE DE VICTIMES

Lors d'une conversation téléphonique avec ses homologues iranien, égyptien, syrien et le président de l'Autorité palestinienne, Vladimir Poutine a fait part de son inquiétude d'une "augmentation catastrophique" du nombre de victimes civiles dans la bande de Gaza. Le président russe craint aussi que le conflit ne dégénère en une "guerre régionale". 

ÉMIRATS ARABES UNIS

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est entretenu dimanche avec le président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohammed bin Zayed, indique le gouvernement de l'Etat hébreu. "Les deux dirigeants ont discuté des développements régionaux à la suite de l'attaque meurtrière du Hamas contre des civils israéliens", explique le communiqué relayé par le site Haaretz. "Netanyahu a souligné qu'Israël est déterminé à détruire les capacités militaires et de gouvernement du Hamas et qu'il fait tout son possible pour éviter de blesser les non-combattants", précise-t-il.

HABITANTS AUX ARMES

Dans le nord d'Israël, l'état d'alerte est permanent après les assassinats de masse perpétrés dans le sud du pays. Des habitants ont donc décidé d'assurer leur propre défense. Armés, ils patrouillent et prennent des tours de garde pour protéger leur village, comme ont pu le constater les envoyés spéciaux de TF1.

ASSIGNATION À RÉSIDENCE

Une militante du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), Mariam Abou Daqqa, en visite en France pour des conférences, a été assignée à résidence dans les Bouches-du-Rhône lundi. "Je ne comprends pas ce qu'il m'arrive: j'ai un visa valide. Je ne suis pas une terroriste mais une activiste de gauche qui ne vient (en France) que pour parler des droits des femmes et des Palestiniens. Je pensais que nous étions en démocratie ici", a-t-elle déclaré lundi à sa sortie d'un commissariat du centre de Marseille où elle doit se présenter quotidiennement.


De son côté, le ministère de l'Intérieur a indiqué que la militante était "membre du bureau politique du FPLP à Gaza" et que "le contexte actuel (programme de 15 conférences en France) est susceptible de constituer un trouble à l'ordre public qu'il s'agit de prévenir".


Pour rappel, le FPLP est une organisation terroriste aux yeux de l'Union européenne.

GRANDE-BRETAGNE

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a annoncé lundi un nouveau bilan d'au moins six Britanniques tués dans les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre. Dix autres personnes sont portées disparus.

SÉNAT

"J’ai déposé au Sénat avec plusieurs présidents de groupe une résolution pour condamner les crimes du Hamas et soutenir les Israéliens. Elle devait être discutée mercredi. Mais j’apprends avec stupéfaction que le Gouvernement refuse de la mettre à l’ordre du jour. Par crainte de quoi ? Je le dis solennellement : le « Pas de vague » diplomatique n’est pas seulement une lâcheté, c’est une folie car il  renforce d’autant le mépris et la haine de nos ennemis", déplore le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, sur X. "Nous devons mener le combat, sur tous les fronts, ça suffit de baisser la tête", martèle l'élu. 

AIDE HUMANITAIRE ANGLAISE

Le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, a annoncé lundi augmenter d'un tiers son aide humanitaire aux Palestiniens, soit 10 millions de livres sterling (11,5 millions d'euros) supplémentaires, après la récente escalade entre Israël et le Hamas. "Nous devons soutenir le peuple palestinien parce qu'ils sont aussi victimes du Hamas", a déclaré devant le Parlement le chef du gouvernement conservateur. 

PASSAGE DE RAFAH

Les États-Unis travaillent "très, très dur" à l'ouverture du point de passage de Rafah, à la frontière entre l'Égypte et la bande de Gaza, a affirmé lundi le porte-parole du Conseil national de sécurité des États-Unis, John Kirby. "Nous espérons que dans le courant de la journée, il pourra être ouvert pendant quelques heures. Mais encore une fois, nous devons attendre et voir comment cela se passe", a-t-il déclaré à CNN. "Nous avions ces espoirs pendant le week-end, mais ils ont été déçus", continue-t-il. 

UN JOUEUR DE NICE DANS LE VISEUR DE LA JUSTICE

Le défenseur de l'OGC Nice Youcef Atal est visé par une enquête préliminaire pour "apologie du terrorisme". Le joueur algérien a relayé une publication d'un prédicateur palestinien souhaitant un "jour noir pour les Juifs". L'enquête est confiée au service de police judiciaire de Nice.

SIRÈNES

En plus de Jérusalem, les sirènes ont retenti à Tel-Aviv. 

"NAZISME"

"Aujourd'hui, de nombreuses personnes dans le monde comprennent à qui Israël est confronté. Ils comprennent que le Hamas représente une nouvelle version du nazisme. Tout comme le monde s'est uni pour vaincre les nazis et l'état islamique, il doit s'unir pour vaincre le Hamas", appelle Benjamin Netanyahu dans son discours devant le parlement israélien. "Nous sommes engagés auprès de toutes les familles. Nous ne relâcherons pas nos efforts pour ramener nos frères et sœurs", martèle-t-il.

NOUVEL ÉCHANGE DE TIRS AU LIBAN

"Il y a peu de temps, un coup de feu a été tiré contre une force de Tsahal opérant à la frontière libanaise. Il n'y a pas eu de victimes parmi nos forces. En réponse, Tsahal a attaqué avec de l'artillerie la source des tirs en territoire libanais", indique l'armée israélienne par l'intermédiaire de son porte-parole Daniel Hagari. 

FUITE MASSIVE

Plus d’un million de personnes ont fui le nord de la bande de Gaza, alors qu'Israël continue de masser ses troupes aux abords du territoire palestinien. Une offensive contre le Hamas semble désormais imminente, après l'attaque sans précédent du mouvement islamiste le 7 octobre dernier.

"VRAIE CATASTROPHE"

Sans aide immédiate, la bande de Gaza va faire face à une "vraie catastrophe" dans les prochaines 24 heures, prévient l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il reste 24 heures d'eau, d'électricité et de carburant" à Gaza et si de l'aide n'y entre pas, les médecins n'auront plus qu'à "préparer les certificats de décès", a affirmé lundi à l'AFP Ahmed Al-Mandhari, le patron régional de l'instance.


Pour rappel, 2,4 millions d'habitants, pour moitié des enfants, vivent sur ce territoire. 

ALERTE À LA ROQUETTE

Des sirènes d'alerte à la roquette ont retenti à Jérusalem ce lundi après-midi, rapporte l'AFP. La séance inaugurale d'hiver du Parlement israélien a été suspendue et les députés se sont réfugiés dans un abri, d'après des images diffusées à la télévision israélienne.

FACTCHECK

Une vidéo censée illustrer l'impossibilité pour les habitants de Gaza de fuir via le poste-frontière entre Rafah et l'Égypte circule en ligne ces derniers jours. On y voit des milliers de camions, stoppés les uns derrière les autres. Elle date en réalité de mai 2021, lorsqu’un convoi humanitaire avait été affrété dans la bande de Gaza.

NETANYAHU DEVANT LE PARLEMENT

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'adresse au parlement, la Knesset. Le dirigeant reconnaît que "de nombreuses questions se posent au sujet de la catastrophe qui nous a frappés il y a dix jours. Nous allons enquêter minutieusement sur tous les aspects de la situation". 


Toutefois, il a souligné que la nation était unie vers un seul même objectif. "Nous triompherons parce qu'il s'agit de notre existence même dans cette région, qui est en proie à des forces obscures. Le Hamas fait partie de l'axe maléfique de l'Iran et du Hezbollah. Leur objectif est de plonger le Moyen-Orient dans un abîme de chaos", déclare-t-il, dans des propos relayés par le site Haaretz. 

ENTRETIENS AUTOUR DE POUTINE

Vladimir Poutine doit s'entretenir lundi par téléphone avec le président égyptien Al-Sissi, celui de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, après avoir appelé dans la journée les dirigeants iranien Ebrahim Raïssi et syrien Bachar al-Assad.


"Aujourd'hui, nous menons un coup fort: cinq entretiens téléphoniques. Le président (russe) a déjà parlé avec les présidents syrien et iranien", a indiqué le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, cité par les agences de presse russes. Au cours de ses appels, le président russe exprimera "la position" de la Russie et écoutera "les considérations" de ses cinq interlocuteurs. "Dans ce contexte, l'essentiel est de cesser immédiatement le feu et d'entamer un processus de règlement politique", a réclamé Iouri Ouchakov, en appelant à des "mesures actives et fortes" pour arrêter l'escalade. 

YOUCEF ATTAL

Le procureur de Nice a annoncé lundi l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "apologie du terrorisme" contre le joueur de foot de l'OGC Nice Youcef Atal, soupçonné d'avoir relayé des propos controversés sur les réseaux sociaux liés au conflit entre Israël et le mouvement palestinien Hamas.


Aussi ouverte our "provocation à la haine ou à la violence à raison d'une religion déterminée", la procédure a été confiée à la police judiciaire de Nice, a précisé le procureur dans un court communiqué.

CONSEIL DE L'ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit lundi à 22h GMT (00h heure française) pour aborder la question du conflit entre Israël et le Hamas. 


La Russie a fait circuler vendredi aux Etats membres du Conseil un projet de résolution qui sera soumis au vote et qui appelle à un "cessez-le-feu humanitaire immédiat, durable et pleinement respecté" et à un accès humanitaire "sans entrave" à la bande de Gaza en état de siège, selon ces sources. Le Brésil, qui préside ce mois-ci le Conseil, va également soumettre un texte qui condamne "les odieuses attaques terroristes du Hamas".

BIDEN VIDE SON AGENDA

La Maison Blanche a annoncé lundi l'annulation d'un déplacement que Joe Biden devait faire le jour même dans le Colorado, dans l'ouest des États-Unis,  assurant qu'il souhaitait rester concentré sur la guerre entre Israël et le Hamas et sur le risque d'escalade régionale de ce conflit. Le président américain va rester lundi à Washington pour "participer à des réunions sur des sujets de sécurité nationale", précise un très court communiqué de la présidence américaine. 


L'annonce a relancé les spéculations sur un voyage en Israël, où le président américain a été invité officiellement. "Il y a eu une invitation du Premier ministre" israélien Benjamin Netanyahu, a dit un porte-parole de la Maison Blanche, John Kirby, sur CNN, en ajoutant cependant: "Il n'y pas de voyage dont je pourrais vous parler maintenant".

SOMMET EN EGYPTE

Le sommet sur la question palestinienne proposé par l'Egypte en pleine guerre entre Israël et le Hamas aura lieu samedi, ont indiqué lundi des agences de presse du Golfe. Les agences du Qatar et du Koweït ont fait ces annonces après que les autorités égyptiennes ont proposé dimanche "un sommet régional et international sur l'avenir de la cause palestinienne", lors d'une tournée régionale du secrétaire d'État américain, Antony Blinken.


Pour rappel, l'Égypte, qui tient l'unique terminal vers et depuis Gaza qui ne soit pas contrôlé par Israël, est en première ligne et c'est dans son désert du Sinaï que l'aide, venue de l'étranger, s'accumule depuis des jours. Le Caire conditionne la sortie des étrangers à l'entrée de l'aide et assure ne pas avoir reçu de réponse d'Israël après des demandes "répétées" d'envoyer les camions d'aide. L'État hébreu, de son côté, affirme qu'aucun accord n'a été trouvé jusqu'ici.

ON FAIT LE POINT

L'armée israélienne a confirmé qu'elle se préparait à une "prochaine étape" de son opération de représailles contre le Hamas. Elle pourra s'appuyer sur un redoutable arsenal.

MANIFESTATIONS AUX PHILIPPINES POUR L'ARRÊT DES BOMBARDEMENTS

Quelque 25.000 personnes, selon la police, ont manifesté lundi dans une ville du sud des Philippines pour protester contre les bombardements lancés par l'armée israélienne en riposte à l'attaque sanglante du Hamas. Cette manifestation pacifique, qui s'est tenue dans un jardin public de la ville de Cotabato, où vivent plus de 200.000 musulmans, a duré environ quatre heures.


Certains manifestants, le visage peint aux couleurs palestiniennes, ont prié, versé des larmes et brandi des drapeaux palestiniens, tandis que des orateurs appelaient à un arrêt des opérations militaires israéliennes et exhortaient les Etats-Unis et les Nations unies à rester neutres face à ce conflit. "Libérez la Palestine!" et "Bangsamoro contre les injustices", clamaient les pancartes, faisant référence à la région autonome musulmane sur l'île de Mindanao.

ÉVACUATIONS D'AMÉRICAINS D'ISRAËL VERS CHYPRE

Un navire évacuant des ressortissants américains a quitté lundi Israël pour Chypre, a constaté une équipe de l'AFP dans le port de Haïfa, dans le nord du pays. L'ambassade des États-Unis en Israël avait indiqué dimanche que les autorités américaines assistaient les ressortissants "et les membres de leur famille proche, en possession d'un titre de voyage valide, pour partir de Haïfa par la mer vers Chypre, le 16 octobre 2023".

MOSCOU APPELLE À UN CESSEZ-LE-FEU "IMMÉDIAT"

La Russie a appelé à nouveau lundi Israël et le Hamas à un cessez-le-feu "immédiat" et à des pourparlers, au dixième jour d'une guerre qui a fait des milliers de morts et un million de déplacés dans la bande de Gaza. "Dans ce contexte, l'essentiel est de cesser immédiatement le feu et d'entamer un processus de règlement politique", a réclamé le conseiller diplomatique du président russe Vladimir Poutine, Iouri Ouchakov, cité par les agences de presse russes. 


Il a aussi précisé que le dirigeant russe doit s'entretenir lundi par téléphone avec le président égyptien Al-Sissi, celui de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, après avoir appelé dans la journée les dirigeants iranien Ebrahim Raïssi et syrien Bachar al-Assad.

JOE BIDEN BIENTÔT EN VISITE EN ISRAËL ?

La Maison Blanche a annoncé lundi l'annulation d'un déplacement que Joe Biden devait faire le jour même dans le Colorado, dans l'ouest du pays, relançant les spéculations sur un voyage en Israël, où il a été invité officiellement. "Il y a eu une invitation du Premier ministre" israélien Benjamin Netanyahu, a dit un porte-parole de la Maison Blanche, John Kirby, lundi sur CNN, en ajoutant cependant : "Il n'y a pas de voyage dont je pourrais vous parler maintenant".


Le président américain va rester à Washington pour "participer à des réunions sur des sujets de sécurité nationale", dit un très court communiqué de l'exécutif américain. Il entend "rester concentré sur ce qui se passe entre Israël et le Hamas", a dit John Kirby.

LE DOUBLE APPEL DE L'UNION EUROPÉENNE

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé dimanche le Hamas à libérer tous les otages et Israël à autoriser l'entrée de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza, avertissant que le Moyen-Orient était "au bord de l'abîme". Sur le réseau X (ex-Twitter), le chef de la diplomatie de l'UE Joseph Borell a apporté son "soutien total" à l'appel du responsable onusien. "Les otages doivent être libérés immédiatement et sans conditions" et "un accès sans entrave doit être accordé à l'ONU à Gaza et dans toute la bande de Gaza pour acheminer l'aide humanitaire, y compris l'eau et les produits de première nécessité", a-t-il exhorté. "La souffrance humaine ne peut être une monnaie d'échange", a insisté le diplomate.

"ISRAËL N'A PAS ACCEPTÉ DE FOURNIR UNE AIDE HUMANITAIRE"

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rencontré le secrétaire d'État américain Antony Blinken, de retour dans l'État hébreu après une tournée dans plusieurs pays arabes. Le bureau du chef de gouvernement israélien a annoncé qu'"Israël n'a pas accepté de fournir une aide humanitaire au Hamas", cité par Haaretz. "Nous sommes en guerre et nous continuerons avec toute la force nécessaire jusqu'à la victoire", a-t-il déclaré.

FRANCE : UNE MILITANTE PALESTINIENNE ASSIGNÉE À RÉSIDENCE

Mariam Abou Daqqa, militante du Front populaire de Libération de la Palestine (FPLP), organisation classée terroriste par l'Union européenne, a indiqué lundi être assignée à résidence dans les Bouches-du-Rhône après un arrêté d'expulsion du ministère de l'Intérieur qui ne peut être exécuté immédiatement. La place Beauvau motive sa décision en invoquant "la menace qu'elle représente pour l'ordre public dans le contexte de vives tensions" liées à la guerre entre Israël et le Hamas, selon cet arrêté daté de dimanche, notifiée à l'intéressée lundi et dont l'AFP a pu obtenir une copie.


Cet arrêté d'expulsion n'est pas applicable immédiatement car "il est nécessaire de prévoir l'organisation matérielle du départ" de Mariam Abou Daqqa compte tenu notamment du "document de voyage" qu'elle détient actuellement. En conséquence, elle est assignée à résidence dans les Bouches-du-Rhône 45 jours, jusqu'à fin novembre, avec obligation de "se maintenir dans les locaux où elle réside à Marseille de 22h à 7h du matin" et pointer tous les jours à 12h30 au commissariat du centre-ville, détaille encore l'arrêté.

TÉMOIGNAGE

La riposte israélienne se poursuit contre la bande de Gaza, après l'offensive sanglante du Hamas contre l'État hébreu. Les civils, dont des enfants, se retrouvent à la merci des frappes et des pénuries d'eau, de nourriture et d'électricité. Sur LCI, un habitant du sud de l'enclave décrit un quotidien chaotique.

GAZA : LA FRANCE DÉBLOQUE 10 MILLIONS D'EUROS D'AIDE HUMANITAIRE

La ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna a annoncé sur le réseau X (ex-Twitter) que Paris allait débloquer une aide humanitaire de 10 millions d'euros pour les "civils de Gaza", à destination des agences de l'ONU, de la Croix-Rouge et des ONG.


Interrogée par le journal Midi Libre, la cheffe de la diplomatie a déclaré que "la France est frappée par l’horreur des crimes commis par le Hamas contre Israël et sa population civile". "Les Français sont nombreux parmi les victimes, vous le savez. J’ai ainsi rencontré les familles françaises qui comptent des disparus parmi leurs proches", a-t-elle insisté. En revanche, "si le Hamas est un groupe terroriste dont tout nous sépare, il ne représente en rien les Palestiniens qui ont autant intérêt à la paix et à la sécurité qu’Israël", a-t-elle souligné.

FRANCE : 102 INTERPELLATIONS POUR "DES ACTES ANTISÉMITES OU D'APOLOGIE DU TERRORISME"

Depuis l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, le ministère de l'Intérieur français a dénombré "102 interpellations en lien direct avec des actes antisémites ou d'apologie du terrorisme, dont 27 étrangers", un chiffre "exceptionnel", a indiqué le ministre Gérald Darmanin. Il s'exprimait à l'issue d'une réunion de sécurité à l'Élysée suite à une attaque au couteau à Arras vendredi, qui a tué un enseignant, sur fond de crainte d'importation du conflit entre Israël et le Hamas. "Onze d'entre eux sont en centre de rétention administrative ou en prison, j'ai demandé le retrait systématique des titres de séjours pour ceux qui étaient réguliers", a-t-il précisé


Ses services ont aussi enregistré "2839 signalements à la plateforme Pharos", la plateforme gouvernementale de signalements des contenus illicites en lignes, et parmi eux "237 transmissions à la justice", "ce qui vient démontrer que les difficultés, pour ne pas dire les passages à l'acte potentiels, sont repérés et traqués". Ce lundi matin, la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a procédé à "deux interpellations, l'une dans l'est et l'autre dans le sud-ouest", a-t-il poursuivi.

"AU DÉBUT D'OPÉRATIONS MILITAIRES D'AMPLEUR" À GAZA

Les forces de l'État hébreu préparent une offensive terrestre qui semble imminente contre l'enclave de Gaza. "Nous sommes au début d'opérations militaires d'ampleur dans la ville de Gaza", située dans le nord, a déclaré lundi un porte-parole de l'armée israélienne Jonathan Conricus. "Les civils ne seraient pas en sécurité s'ils restaient ici", a-t-il averti.


Plus d'un million de personnes ont déjà quitté leur foyer dans ce territoire de 362 kilomètres carrés, placé en état de siège, coincé entre Israël, la Méditerranée et l'Égypte. Emportant quelques affaires emballées à la hâte, à moto, en voiture, dans des remorques ou à dos d'âne, des flots de Palestiniens ont pris la direction du sud.

GAZA : LA RÉACTION AMÉRICAINE

"Les civils ne doivent pas avoir à souffrir des atrocités du Hamas", a affirmé le secrétaire d'État américain Antony Blinken, revenu lundi en Israël après une tournée dans plusieurs pays arabes. Quelques heures plus tôt, il avait assuré que Washington est "aux côtés d’Israël dans sa défense", tout en soulignant que le gouvernement américain "travaille également activement pour garantir que la population de Gaza puisse être hors de danger et que l’aide dont elle a besoin – nourriture, eau, médicaments – puisse lui parvenir".

GAZA : LA FRANCE ET L'ÉGYPTE DEMANDENT DES "POINTS DE PASSAGE"

Les chefs de diplomatie français et égyptien ont plaidé lundi au Caire pour que l'aide puisse entrer à Gaza et que les étrangers puissent sortir de l'enclave palestinienne bombardée sans répit par Israël. "Ceux qui veulent quitter Gaza doivent pouvoir le faire", a plaidé la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna. "À tous, nous demandons que des points de passage puissent être ouverts", a-t-elle ajouté. "Nous avons souligné la nécessité d'un accès humanitaire aux civils sous l'égide des Nations unies mais aussi le besoin d'agir pour éviter l'engrenage. C'est la responsabilité de tous", a également insisté la cheffe de la diplomatie sur le réseau X (ex-Twitter).


Son homologue égyptien Sameh Choukri a renvoyé la responsabilité de la fermeture du terminal de Rafah entre Gaza et l'Égypte à Israël qui "n'a pas donné de signal jusqu'ici", a-t-il dit alors qu'un responsable américain assurait samedi que les ressortissants américains traverseraient sous peu. Israël comme le Hamas ont indiqué lundi qu'il n'y avait pas de cessez-le-feu à ce stade

CONTENUS ILLÉGAUX SUR TIKTOK

TikTok a annoncé avoir supprimé des centaines de milliers de contenus illégaux liés au conflit Israël-Hamas, quelques jours après une mise en garde de l'UE qui lui a rappelé ses obligations.


Depuis le 7 octobre, "nous avons supprimé plus de 500.000 vidéos et fermé 8000 livestreams dans la région touchée, pour violation de nos règles", a indiqué TikTok sur son blog dimanche, en précisant avoir renforcé ses équipes de modération.

AIDE HUMANITAIRE

Martin Griffiths, chargé des situations humanitaires d'urgence à l'ONU, a annoncé lundi dans un message vidéo qu'il se rendrait mardi au Proche-Orient pour "aider aux négociations" sur l'acheminement de l'aide à Gaza. "J'espère entendre de bonnes nouvelles ce matin concernant l'acheminement de l'aide via Rafah", le point de passage reliant l'Égypte à Gaza, a-t-il encore indiqué.

BERLIN MET EN GARDE TÉHÉRAN

L'Allemagne a appelé lundi l'Iran à "ne pas jeter de l'huile sur le feu" dans la guerre entre le Hamas et Israël, mettant en garde contre une "grande escalade régionale".


Toute personne "qui jette de l'huile sur le feu, devrait vraiment bien réfléchir car il est possible que nous soyons devant un grand conflit régional", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Sebastian Fischer, lors d'un point presse régulier à Berlin, interrogé sur la rencontre dimanche du ministre iranien des Affaires étrangères avec le chef du Hamas en exil.

11 JOURNALISTES PALESTINIENS TUÉS

Onze journalistes palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, a déclaré lundi le syndicat palestinien des journalistes. Dans un communiqué, le syndicat, basé en Cisjordanie occupée, a également indiqué que "20 journalistes ont été blessés du fait de l'agression israélienne" à Gaza. Environ 2750 personnes sont mortes dans des frappes israéliennes sur le territoire palestinien, d'après le Hamas qui y est au pouvoir.

LA LIGUE ARABE EXIGE L'ARRÊT DES "OPÉRATIONS MILITAIRES" À GAZA

Le chef de la Ligue arabe a "exigé" lundi "l'arrêt immédiat des opérations militaires" dans la bande de Gaza et la mise en place de "corridors" pour aider la population. "Nous exigeons l'arrêt immédiat des opérations militaires et l'ouverture de corridors sûrs pour porter secours à la population", a déclaré Ahmed Aboul Gheit lors d'une réunion des ministres de la Justice des pays arabes à Bagdad. 

ENTRETIEN

Invité ce lundi sur LCI, Gérard Araud a redouté les conséquences à long terme d'une offensive israélienne dans la bande de Gaza. Selon l'ancien ambassadeur, l'État hébreu pourrait affaiblir le Hamas mais le mouvement perdurerait.

ISRAËL MENACE LE HEZBOLLAH D'UNE RÉPONSE "MORTELLE"

Un porte-parole de l'armée israélienne, le contre-amiral Daniel Hagari, a déclaré lundi que le Hezbollah libanais, allié du Hamas, ferait face à une réponse "mortelle" s'il continuait de lancer des attaques contre Israël. "Le Hezbollah a mené un certain nombre d'attaques hier pour tenter de détourner nos efforts opérationnels (de la bande de Gaza), sous la direction et avec le soutien de l'Iran, tout en mettant en danger l'État du Liban et ses citoyens", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse, cité par le journal The Times of Israël.


"Nous avons renforcé nos forces à la frontière nord et nous répondons de manière agressive à toute activité dirigée contre nous", a-t-il poursuivi. "Si le Hezbollah ose nous mettre à l'épreuve, la réaction sera mortelle. Les États-Unis nous soutiennent pleinement." Israël a annoncé lundi évacuer des habitants le long de sa frontière nord avec le Liban, après avoir fermé la zone à la suite d'échanges de tirs.

ANTONY BLINKEN EN ISRAËL

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken est de retour en Israël lundi, dans le cadre de sa tournée de crise au Moyen-Orient après l'attaque sanglante du Hamas le 7 octobre. Le responsable américain, qui s'est notamment rendu ces derniers jours en Arabie saoudite, en Égypte et au Qatar, est arrivé à Tel-Aviv et doit rencontrer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Jérusalem, selon un journaliste de l'AFP qui l'accompagne.

GAZA : LES ÉVACUATIONS BLOQUÉES PAR LE HAMAS ?

Alors qu'Israël pilonne sans relâche la bande de Gaza, le Hamas est soupçonné par Tel-Aviv de bloquer l'évacuation des civils. L'armée israélienne accuse le mouvement islamiste palestinien de placer des véhicules à travers des routes d'évacuations pour empêcher les habitants du nord de rallier le sud de l'enclave. Elle a aussi communiqué un enregistrement d'un échange téléphonique supposément entre un agent du renseignement israélien et un habitant de Gaza, qui affirme que les membres du groupe "empêchent les gens de partir" et "prennent les cartes d'identité et les clefs et les voitures". 


Des documents difficiles à vérifier pour l'heure. À noter toutefois qu'il y a quelques jours, le porte-parole du ministère de l'Intérieur du Hamas, Eyad Al-Bozom, avait appelé les habitants du nord du territoire côtier à "rester dans leur logement, chez eux", assurant que "l'occupant veut nous faire quitter notre terre". Selon l'ONU, plus d'un million de personnes ont fui dans la panique le nord de la bande de Gaza, face aux frappes aériennes et après les appels de l'armée israélienne à évacuer.


"Le Hamas empêche les habitants de Gaza de se déplacer vers le sud de la bande. Le Hamas a prouvé sa cruauté à l'égard des habitants d'Israël et fait maintenant de même à l'égard des habitants de la ville de Gaza", a affirmé lundi le principal porte-parole de l'armée israélienne, le contre-amiral Daniel Hagari, cité par le journal The Times of Israël.

Guerre en Israël : le Hamas bloque-t-il l'évacaution des Gazaouis ?Source : TF1 Info

199 OTAGES SELON ISRAËL

L'armée israélienne a affirmé lundi que 199 personnes avaient été capturées par le mouvement islamiste palestinien Hamas lors de l'attaque sanglante du 7 octobre, d'après un bilan actualisé. Un précédent bilan, diffusé dimanche, faisait état de 155 otages. "Nous avons informé les familles de 199 otages", a déclaré lundi Daniel Hagari, un porte-parole militaire, lors d'un point presse. Il a assuré que "les efforts concernant les otages sont une priorité nationale", ajoutant que "l'armée et Israël travaillent le jour et la nuit" pour les faire libérer, alors que les familles sont sans nouvelles.


Plus de 1400 personnes ont été tuées en Israël dans l'attaque des commandos du Hamas, selon les derniers chiffres fournis par des responsables israéliens. Plus de 2750 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes de représailles sur la bande de Gaza, micro-territoire gouverné par le Hamas islamiste et assiégé par Israël, selon les autorités locales.

À GAZA, UNE SITUATION "CATASTROPHIQUE" ET "DRAMATIQUE"

Depuis l'attaque orchestrée par le Hamas contre Israël, le samedi 7 octobre dernier, la riposte de l'État hébreu ne faiblit pas contre la bande de Gaza. Les frappes aériennes ont déjà fait 2750 morts selon le ministère de la Santé du mouvement islamiste palestinien. Plus d'un million de personnes ont fui le nord du territoire côtier pour rallier le sud, à l'appel de Tel-Aviv qui prépare une offensive terrestre imminente. Mais la situation des civils sur place inquiète toujours l'ONU et différentes ONG. "Il n'y a aucune sécurité, pas de nourriture, pas d'eau", a confirmé sur LCI Iyad Alasttal, un habitant du sud de l'enclave, dans la vidéo ci-dessous. 


"Il n'y a pas vraiment d'endroits sûrs parce que les frappes israéliennes n'ont pas cessé depuis le début de cette guerre contre la bande de Gaza, il n'y a pas de sécurité", a-t-il insisté. Selon lui, "l'armée israélienne n'a respecté aucun accord, même ceux menés par l'ONU" sur place. "On craint de nouvelles frappes et des morts", a-t-il déploré. "Moi, je me sens pas en sécurité, même à la maison. Les frappes peuvent cibler même les maisons des civils."


Quant aux habitants qui ont fui le nord de l'enclave palestinienne pour trouver refuge dans le sud, au-delà de la rivière Wadi Gaza, "parmi eux certains ont été attaqués par l'armée israélienne alors qu'ils étaient en train de se déplacer" pour fuir, a accusé Iyad Alasttal, déplorant une "situation très dramatique" même dans cette zone. Il a déploré également des "coupures d'électricité et d'eau" : "De nombreuses personnes attendent devant les boulangeries pour acheter du pain, les marchés sont vides, hormis des légumes. Les gens essaient de trouver de la nourriture, les médicaments c'est la même chose", a-t-il décrit, déplorant une "situation catastrophique".

Riposte israélienne à Gaza : un habitant de l'enclave témoigneSource : TF1 Info

PAS DE CESSEZ-LE-FEU POUR L'HEURE

Des informations ont fait état lundi matin d'une trêve en vue de l'évacuation de ressortissants étrangers présents dans l'enclave palestinienne, rapidement démenties par Israël. "Il n'y a pas de cessez-le-feu et d'entrée d'aide humanitaire dans Gaza en échange de la sortie d'étrangers", a indiqué le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "Les Américains ont des exigences humanitaires. À ce stade, seule l'eau est autorisée à pénétrer dans le sud de la bande de Gaza, qui est censé disposer d'une zone d'évacuation humanitaire", a également indiqué une source politique au journal Haaretz


"Les points de passage sont fermés et il n'y a pas eu de décision" concernant le passage d'aide humanitaire, a par ailleurs affirmé lundi Daniel Hagari, un porte-parole de l'armée israélienne, lors d'un point presse. De son côté, Izzat al-Rishq, chef du bureau médias du Hamas, a aussi déclaré qu'il n'y avait "aucune vérité" dans ces informations circulant dans certains médias.


Au poste-frontière de Rafah, dans le sud du micro-territoire, à la frontière avec l'Égypte et le seul qui ne soit pas contrôlé par Israël, l'aide humanitaire afflue de plusieurs capitales, mais ne passe pas. Selon des témoins côté égyptien, les convois d'aide n'avaient pas quitté lundi la ville d'Al-Arich, à une quarantaine de kilomètres à l'est de Rafah.

TÉHÉRAN PRÊT À INTERVENIR ?

Près de dix jours après le déclenchement d'une attaque sans précédent par le Hamas contre Israël, la riposte israélienne gagne de l'ampleur et les observateurs craignent un embrasement dans la région. L'Iran, allié du mouvement islamiste palestinien, a affirmé ces dernières heures que "l'expansion des fronts militaires n'est pas exclue, la probabilité que cela se produise augmente chaque heure".


"Que l'Iran défende l'axe de résistance, tous les pays qui s'opposent à Israël, ce n'est pas nouveau", a tempéré sur LCI Thierry Coville, spécialiste de l'Iran et chercheur au sein de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (Iris). Par ailleurs, Téhéran "a toujours fait attention à ne pas tomber dans un affrontement direct avec Israël, parce qu'il sait très bien qu'il n'aura pas le dessus", a-t-il poursuivi. "Il y a aussi de la 'real politik' et de la prudence mélangées à de l'idéologie en Iran", a estimé le spécialiste. Retrouvez ses éclairages plus en longueur dans cette vidéo.

Guerre Israël-Hamas : l'Iran prêt à s'impliquer ?Source : TF1 Info

LE BILAN S'ALOURDIT ENCORE À GAZA

Environ 2750 personnes ont été tuées par des frappes israéliennes dans la bande de Gaza, d'après un bilan actualisé diffusé lundi par le ministère de la Santé du Hamas, mouvement islamiste au pouvoir dans le micro-territoire palestinien. Les frappes israéliennes, en représailles à l'attaque sanglante du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre, se poursuivent sur Gaza. Elles ont également fait "plus de 9.700 blessés", d'après le ministère du Hamas.

GAZA : ARRÊT PROVISOIRE DES FRAPPES SUR LES ROUTES D'ÉVACUATION

L'armée israélienne a indiqué lundi qu'elle s'"abstiendrait" de frapper en matinée les couloirs d'évacuation reliant le nord au sud de la bande de Gaza, au moment où elle prépare une offensive terrestre visant le Hamas au pouvoir.


Les forces israéliennes "s'abstiendront de cibler des axes délimités de 08h (7h à Paris) à 12h (11h à Paris)", a indiqué un porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, sur X (ex-Twitter). "Pour votre sécurité, profitez de ce court moment pour vous déplacer du nord et de la ville de Gaza vers le sud", a-t-il ajouté. Dans un autre communiqué, l'armée a indiqué avoir désigné deux routes destinées à l'évacuation.

CATHERINE COLONNA VA S'ENTRETENIR AVEC L'ÉGYPTE

La ministre française des Affaires étrangères va s'entretenir lundi au Caire avec le président égyptien et son homologue égyptien pour tenter de trouver des voies diplomatiques à la guerre entre Israël et le groupe islamiste palestinien Hamas. Catherine Colonna aura une audience à 10h (9h à Paris) avec Abdel Fattah al-Sissi, puis avec Sameh Choukri avec lesquels elle abordera également la question des Palestiniens. Ces rencontres ont lieu alors que la guerre entre Israël et le Hamas a fait des milliers de morts de part et d'autre et plus d'un million de personnes déplacées.


Les autorités égyptiennes ont annoncé dimanche qu'elles lançaient "l'invitation à un sommet régional et international sur l'avenir de la cause palestinienne". Cette question sera abordée, a-t-on indiqué à l'AFP dans l'entourage de la ministre. Catherine Colonna s'est entretenue dimanche par téléphone avec le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Riyad al Malki depuis le consulat français à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la Ville sainte occupée et annexée par Israël, selon la même source mais la teneur de l'entretien n'a pas été dévoilée.

IMPACT DU CONFLIT EN FRANCE

Gérard Araud : "Nous avions vu durant les années 2000 une explosion des actes antisémites en France. Les autorités sont terrifiés à l'idée de voir ce conflit se dérouler dans nos rues. Nos avons la première communauté  juive en Europe, également celle arabe. Les incidents sont toujours possibles. (...) La France peut être la cible de ce conflit qui n'est pas le notre."

ROLE DE L'IRAN

Quel est le calcul des Israéliens ? Pour Gérard Araud, ils se disaient que "la bande de Gaza est tenue par le Hamas, et pour 'eux)c'est mieux qu'une anarchie générale. Les services israéliens parlaient au Hamas pour obtenir un modus vivendi. Visiblement, cela n'a pas marché. C'est un reproche formulé à Netanyahu : avoir cru que le Hamas pouvait être domestiqué."


Et l'Iran ? "Les USA ont envoyé deux porte avions pour envoyer un message à Téhéran. Je pense que le régime iranien, très affaibli par la contestation intérieur, préfère éviter une guerre générale face à des ennemis supérieurs militairement.  (...) L'Iran peut craindre que si le Hezbollah intervient, Washington dira qu'ils sont derrière. (...) Le Hezbollah lui-même hésite à entrain dans le chaudron infernal", selon Gérard Araud.


Les pays arabes sunnites peuvent ils jouer un rôle ? "Les pays arabes applaudirait qu'Israël écrasent le Hamas. Ce dernier représente les frères musulmans, qui sont l'inverse de tous ces pays autoritaires."

COMBATS URBAINS : DES AFFRONTEMENTS "TRÈS INTENSES"

Israël semble préparer une riposte terrestre imminente contre la bande de Gaza, en approchant ses troupes de l'enclave palestinienne depuis plusieurs jours. Si elle venait à rentrer sur le territoire côtier, elle devra se préparer à un combat "très intense et en général très consommateur en hommes et en matériel", a expliqué ce lundi sur LCI Roland, un ancien membre des forces spéciales. 


"Contrairement au combat en milieu ouvert, qui offre un visuel assez large, ce qui permet d'anticiper et manœuvrer par rapport à la menace, lors du combat en milieu clos les distances d'engagement sont très courtes et pour l'assaillant, la menace vient de partout", détaille-t-il. Un entretien à retrouver dans cette vidéo.

Offensive à Gaza : le piège de la guerre urbaine ?Source : TF1 Info

"RETABLIR UNE CAPACITE DE DISSUASION"

Concernant le sort des otages, Gérard Araud considère qu'"Israël a refusé la médiation dans un premier temps pour rétablir sa capacité de dissuasion : "vous m'avez tapé, je dois taper. Vous me donner un coup, j'en donne deux". 


Qui peut assurer une médiation ? "Souvent, ce sont les services égyptiens qui jouent ce rôle. Encore faut il que le Hamas ne demande pas un prix trop élevé. Une négociation est possible à partir du moment où Israël aura le sentiment d'avoir donné une leçon à l'ennemi", selon Gérard Araud.


Quid du Qatar ? "Le Qatar a de l'influence, le Hamas vit grâce à son argent. Il dépend aussi des services égyptiens : il dépend très largement de la façon dont la frontière est gérée. Ces pays peuvent avoir une influence. Mais je crains que le Hamas, enhardi par son succès, ne pose des conditions qu'Israel n'acceptera jamais." L'Iran, un allié ? "L'Iran, le Hamas et la Turquie ont des intérêts communs jusqu'à un certain point. Il est probable que l'opération ait été lancé sans prévenir Téhéran."

"ON NE PEUT PAS TUER LE HAMAS"

Cette opération peut-elle avoir lieu sans perte massive coté israélien et palestinien ? Selon Gérard Araud, "on peut tuer les chef du Hamas, ses entrepôts, mais on ne peut pas détruire un mouvement.

Joe Biden le dit : Israël ne peut pas rester à Gaza. Que vont-ils y faire ? C'est tragique, mais on peut se demander s'ils ne sont pas tomber dans le piège tendu par le Hamas : en réagissant, cela entraine une plus forte haine d'Israël dans le monde arabe."


"Depuis le début, je dis que tout recommencera comme avant. L'UE paiera pour tout reconstruire, avec peut être quelques pays arabes. Puis cela recommencera dans 3, 4 ans", estime l'ancien ambassadeur sur LCI.

INFLUENCE AMERICAINE

Invité sur LCI, Gérard Araud, ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis estime que les Etats-Unis "n'ont pas le pouvoir à Jérusalem.  "C'est le calcul des Américains : un soutien inconditionnel à Israël pour gagner leur confiance. (…) Dès lors, ils vont pouvoir faire entendre leur petite musique : dimanche, on a vu que les israéliens ont ouvert le robinet  d'eau à Gaza car Joe Biden l'aurait demandé directement."

LE POINT SUR LE TERRAIN

L'armée israélienne semble préparer une offensive terrestre imminente. Au niveau du nord de la bande côtière, environ 250 frappes de l'aviation de Tsahal ont visé l'enclave, selon l'équipe ce LCI sur place. Dans la région de Sderot, le terrain parait un peu figé ce lundi matin, avec seuls quelques mouvements sporadiques repérés, notamment des bus de militaires acheminés vers la zone, mais bon moins que les jours précédents. Les hommes comme le matériel semblent prêts à l'offensive, bien que l'heure soit toujours à la diplomatie, en particulier auprès de Washington qui promet de tout faire pour garantir la sécurité des Gazaouis. 

ÉVACUATIONS LE LONG DE LA FRONTIÈRE LIBANAISE

Israël a annoncé lundi évacuer des habitants le long de sa frontière nord avec le Liban, après avoir fermé la zone à la suite d'échanges de tirs. Dans un communiqué conjoint, le ministère de la Défense et l'armée israélienne ont annoncé "la mise en oeuvre d'un plan d'évacuation des habitants du nord d'Israël qui vivent dans un secteur de deux kilomètres de la frontière libanaise vers des hébergements financés par l'Etat".

"GARANTIR QUE LA POPULATION DE GAZA PUISSE ÊTRE HORS DE DANGER"

Sur le réseau X (ex-Twitter), le secrétaire d'État américain Antony Blinken a réaffirmé que Washington est "aux côtés d’Israël dans sa défense", tout en soulignant que le gouvernement américain "travaille également activement pour garantir que la population de Gaza puisse être hors de danger et que l’aide dont elle a besoin – nourriture, eau, médicaments – puisse lui parvenir". "Le Hamas ne se soucie pas de savoir si les Palestiniens souffrent", a-t-il accusé.


À la manoeuvre depuis plusieurs jours, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken doit retourner en Israël lundi, pour une deuxième visite en une semaine, après une tournée dans plusieurs pays arabes. "Ces derniers jours, je me suis rendu en Israël, en Jordanie, au Bahreïn, au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et en Égypte. Ce que j'ai entendu de la part de chaque partenaire, c'est une vision commune pour empêcher le conflit de s'étendre, pour protéger les vies innocentes et pour apporter de l'aide à ceux qui en ont besoin dans la bande de Gaza", a-t-il déclaré dans un précédent message.

LE MONDE DU FOOT RÉAGIT

Le footballeur Karim Benzema a adressé ce dimanche un message de soutien aux habitants de Gaza sur Twitter. Il adresse ses "prières" à ces victimes de "bombardements injustes".

À GAZA, LE CRI D'ALARME DE L'ONU

À Gaza, pilonnée par l'armée israélienne qui prévoit désormais une offensive terrestre imminente, une "catastrophe humanitaire inédite" est en cours, a affirmé l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa). "Pas une goutte d'eau, pas un grain de blé, pas un litre de carburant n'a été autorisé à entrer à Gaza ces huit derniers jours", a déploré Philippe Lazzarini, le chef de l'Unrwa.


La coordonnatrice humanitaire de l'ONU pour le Territoire palestinien occupé, Lynn Hastings, a quant à elle regretté qu'Israël "associe l'aide humanitaire à Gaza à la libération des otages". "Ils (Israël, NDLR) ont dit qu'ils voulaient détruire le Hamas, mais leur trajectoire actuelle va détruire Gaza", s'est-elle alarmée.


Seule lueur d'espoir, l'eau est revenue dans certaines localités du sud du territoire palestinien où s'entassent des dizaines de milliers de personnes. Toutefois, la situation y reste très difficile pour ces milliers de réfugiés. Dans le sud de la bande de Gaza, les frappes israéliennes se poursuivent, selon des habitants. Au poste-frontière de Rafah, entre l'Égypte et Gaza, l'aide humanitaire afflue de plusieurs capitales, mais ne passe toujours pas. Ce seul passage entre Gaza et l'extérieur qui ne soit pas sous contrôle israélien reste fermé, bombardé à plusieurs reprises par la chasse israélienne. 

MAHMOUD ABBAS PREND LA PAROLE

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a affirmé dimanche que "les politiques et les actions du Hamas ne représentent pas le peuple palestinien", avant de rebrousser chemin. Selon l'agence de presse officielle palestinienne Wafa, il a indiqué lors d'un entretien avec le président vénézuélien Nicolás Maduro que "les politiques et les actions du Hamas ne représentent pas le peuple palestinien" et que l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) était la seule représentante légitime du peuple palestinien. Cette phrase, qui figurait dans l'article d'origine de Wafa, consulté par l'AFP, a été supprimée quelques heures plus tard sans explication. 


Dans une version remaniée, il assure que "les politiques, programmes et décisions de l'organisation de libération de la Palestine représentent le peuple palestinien en tant que seul représentant légitime, et non les politiques d'une autre organisation". Mahmoud Abbas a par ailleurs assimilé le "déplacement" en cours à l'exode de quelque 760.000 Palestiniens à la création en 1948 de l'État d'Israël, l'Égypte et la Jordanie s'opposant pour leur part à toute nouvelle dispersion de Palestiniens hors de leurs terres.


Depuis le début de l'offensive du Hamas contre Israël, le président de l'Autorité palestinienne reste discret sur le conflit, preuve que le mouvement islamiste du Hamas s'impose désormais sur la scène politique et éclipse son concurrent, comme on vous l'explique dans cet article.

OTAGES CIVILS

Le chef de l'Organisation mondiale de la Santé Tedros Adhanom Ghebreyesus a appelé dimanche le Hamas à libérer tous les "otages civils" israéliens, tout en se déclarant "très préoccupé" par les bombardements israéliens sur les "civils palestiniens" dans la bande de Gaza. Il a qualifié les attaques du mouvement islamiste palestinien contre Israël d'"injustifiées", "horribles", "barbares et qui doivent être condamnées".


Le responsable onusien a aussi indiqué être "très préoccupé par les attaques israéliennes sur les civils palestiniens". "Des civils innocents et des enfants en payent le prix", a-t-il alerté depuis Manille, au Sommet mondial de la Santé à Berlin, selon ses services. L'OMS "continue à appeler Israël à respecter ses obligations en matière de droit international pour protéger les civils et les infrastructures de santé", a-t-il déclaré.

LES TENSIONS MONTENT À LA FRONTIÈRE LIBANAISE

La tension monte dangereusement à la frontière entre le Liban et Israël, où les accrochages meurtriers se multiplient entre le Hezbollah, allié libanais du Hamas, et l'armée israélienne. Dimanche, un civil israélien a été tué et plusieurs autres blessés à Shtula, dans le nord d'Israël, par un tir de missile du Hezbollah. L'armée israélienne a riposté en frappant des infrastructures militaires du mouvement chiite libanais. Le siège des Casques bleus de l'ONU dans le sud du Liban a lui été touché par une roquette. Le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant a affirmé que son pays ne voulait pas d'une guerre à sa frontière avec le Liban, mais "si le Hezbollah choisit la voie de la guerre, il en paiera un très lourd tribut". 


"Au Liban, depuis une dizaine de jours, tout a changé. Ces dernières 24 heures, les tensions augmentent à la frontière", explique sur LCI le journaliste Arthur Sarradin. "On sait que beaucoup d'habitants du sud Liban sont partis" pour remonter vers Beyrouth notamment, précise-t-il. "La population libanaise est tiraillée entre une population va-t-en-guerre prête à soutenir le Hezbollah, (...) et une grande partie très inquiète face à un possible embrasement." Plus de détails dans cette vidéo.

Guerre Israël-Hamas : regain de tensions à la frontière libanaiseSource : TF1 Info

SUR LE TERRAIN

Les équipes du 20H de TF1 se sont rendues dans la ville de Sdérot, située à quelques kilomètres seulement de la bande de Gaza. En une semaine de guerre, elle s'est presque intégralement vidée de ses habitants. Depuis le 7 octobre, plusieurs centaines de roquettes se sont abattues sur cette ville du sud du pays.

"L'IRAN NE PEUT PAS JOUER LE RÔLE DE SPECTATEUR"

Alors qu'Israël prépare une offensive terrestre imminente contre Gaza, les tensions grimpent dans la région, avec le risque de voir le conflit s'étendre. L'Iran, allié du Hamas, a d'ores et déjà prévenu que "nul ne peut garantir le contrôle de la situation et la perspective d'un élargissement du conflit" si Israël envahit Gaza. 


"Nous avons informé Israël par l'intermédiaire de ses alliés que si ses crimes dans la bande de Gaza ne s'arrêtent pas, demain il sera trop tard. (...) L'Iran ne peut pas jouer le rôle de spectateur dans cette situation", a mis en garde ces dernières heures Hossein Amir Abdollahian, ministre iranien des Affaires étrangères, interrogé par la chaîne Al Jazeera. "S'il n'est pas possible d'arrêter l'agression contre Gaza, l'expansion des fronts militaires n'est pas exclue, la probabilité que cela se produise augmente chaque heure", a-t-il insisté. 


Face à ces postures, le président français Emmanuel Macron a "mis en garde" le président iranien Ebrahim Raïssi "contre toute escalade ou extension du conflit" entre Israël et le Hamas, "notamment au Liban", dans un entretien téléphonique avec son homologue ce dimanche. Le président français a "rappelé la nécessité pour tous de condamner sans équivoque les attaques terroristes perpétrées par le Hamas en Israël et le droit d'Israël de se défendre, ainsi que d'éliminer les groupes terroristes qui ont frappé sa population", a annoncé l'Élysée.

OFFENSIVE TERRESTRE IMMINENTE

Plus d'un million de personnes ont fui dans la panique le nord de la bande de Gaza, aux abords de laquelle Israël poursuit la mobilisation de ses troupes en vue d'une offensive terrestre imminente contre le Hamas palestinien. Face aux frappes aériennes et après les appels de l'armée à évacuer le nord de la bande de Gaza, plus d'un million de personnes ont été déplacées en une semaine dans ce territoire de 362 km2, qui compte au total 2,4 millions d'habitants, selon l'ONU.


L'armée israélienne a confirmé qu'elle se préparait à une "prochaine étape" de son opération de représailles contre le Hamas, responsable de l'attaque la plus meurtrière depuis la création d'Israël, se disant dans l'attente d'une "décision politique". Ces préparatifs inquiètent au plus haut point la communauté internationale, qui redoute que le conflit embrase la région.


Dimanche, au neuvième jour du conflit, l'armée de l'air israélienne a bombardé sans relâche des cibles dans la bande de Gaza, alors que les combattants du Hamas ont continué de tirer des roquettes en direction d'Israël. L'armée israélienne a mené des dizaines de frappes contre les quartiers de Tal al-Hawa et Sheikh Radwan ainsi que des raids aériens contre des immeubles de Khan Younès, de Rafah et du camp de Nuseirat, selon le ministère de l'Intérieur gazaoui.

LES BILANS S'ALOURDISSENT

Depuis l'attaque sanglante lancée par le Hamas contre l'État hébreu le 7 octobre dernier, plus de 1400 personnes ont été tuées en Israël, en majorité des civils, selon un dernier bilan israélien. Les représailles israéliennes ont tué au moins 2670 personnes à Gaza, en majorité des civils palestiniens, dont des centaines d'enfants, selon les autorités locales.

BIENVENUE

Bonjour et bienvenue sur ce live consacré à l'actualité de la guerre entre Israël et le Hamas. Vous retrouverez ici les toutes dernières informations sur le conflit.

Israël a continué, dimanche 15 octobre, à mobiliser ses troupes aux abords de la bande de Gaza en vue d'une probable offensive terrestre contre le Hamas palestinien, qui fait craindre un embrasement de toute la région.

À la manœuvre depuis plusieurs jours, le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, doit retourner en Israël lundi, pour une deuxième visite en une semaine, après une tournée dans plusieurs pays arabes. Au Caire, il a assuré que les alliés arabes des États-Unis ne voulaient pas de débordement du conflit. 

La France apporte "du renseignement" à Israël, a indiqué le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, dans un entretien pour les journaux du groupe Ebra publié dimanche soir. 

Réaffirmant qu'Israël a "le droit de se défendre, ainsi que d'éliminer les groupes terroristes qui ont frappé sa population", Emmanuel Macron a "mis en garde" dimanche le président iranien, Ebrahim Raïssi, "contre toute escalade ou extension du conflit (...) notamment au Liban", a indiqué l'Élysée. Le chef de l'État français a également rappelé au président iranien que "des Françaises et des Français étaient parmi les victimes et les otages retenus par l'organisation terroriste" Hamas, et que leur libération était "une priorité absolue pour la France".

Le bilan des ressortissants français tués dans les attaques sans précédent du mouvement islamiste palestinien contre l'État hébreu s'est encore alourdi avec un total de 19 morts et 13 disparus.

Selon bilan établi dimanche, plus de 1400 personnes ont été tuées en Israël lors de l'attaque perpétrée le 7 octobre par le mouvement islamiste palestinien Hamas, surtout des civils, dont des enfants, et plus de 150 personnes prises en otage, selon des responsables israéliens.

À Gaza, désormais en état de siège, la riposte israélienne a tué 2670 personnes, dont plus de 700 enfants, et fait 9600 blessés, selon un bilan des autorités locales.


La rédaction de TF1info

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