EN DIRECT - Guerre Israël-Hamas : une explosion touche un hôpital de Gaza, Israël accuse le Djihad islamique

Publié le 17 octobre 2023 à 6h06, mis à jour le 25 octobre 2023 à 10h23

Le Hamas affirme que plusieurs centaines de personnes ont été tuées dans une frappe israélienne sur un hôpital de Gaza, mardi soir.
Les condamnations se multiplient dans de la part de la communauté internationale.
L'armée israélienne accuse de son côté le Djihad islamique.
Suivez les dernières infos sur le conflit et ses conséquences.

Ce live est à présent terminé. 

LE DJIHAD ISLAMIQUE NIE TOUTE RESPONSABILITÉ

Le Djihad islamique a qualifié mercredi de "mensonges" les accusations d'Israël, qui lui a attribué le tir contre un hôpital de Gaza ayant fait des centaines de morts.


"Comme d'habitude, l'ennemi sioniste tente, par la fabrication de mensonges, de se soustraire à sa responsabilité dans le massacre brutal qu'il a commis en bombardant l'hôpital et pointant le doigt vers le Djihad islamique", a déclaré dans un communiqué le mouvement islamiste palestinien. "Nous affirmons que ces accusations sont fausses et sans fondement", a-t-il ajouté.

"TOUT LA LUMIÈRE DEVRA ÊTRE FAITE", RÉAGIT E. MACRON

"Rien ne peut justifier une frappe contre un hôpital. Rien ne peut justifier de prendre des civils pour cibles", écrit sur X (ex-Twitter) le président français, qui ajoute que "toute la lumière devra être faite" sur le drame.

PARIS CONDAMNE LA FRAPPE SUR UN HÔPITAL DE GAZA

La France a condamné mardi "avec fermeté" la frappe qui a touché un hôpital à Gaza, imputée par le Hamas à Israël qui dément, au onzième jour de la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement palestinien sur le sol israélien.


"Le droit international humanitaire s'impose à tous et doit permettre la protection des populations civiles. L'accès humanitaire à la bande de Gaza doit être ouvert sans délai", souligne le ministère dans un communiqué.

HÔPITAL DE GAZA : LE HEZBOLLAH APPELLE À UNE "JOURNÉE DE COLÈRE" MERCREDI

Le Hezbollah libanais a appelé à observer une "journée de colère" mercredi 18 octobre pour condamner un tir meurtrier contre un hôpital de la bande de Gaza, un "massacre" dont il accuse Israël.  "Que demain, mercredi, soit un jour de colère contre l'ennemi", a appelé le Hezbollah, allié du Hamas palestinien, dans un communiqué, dénonçant un "crime brutal".

DES MANIFESTANTS EN COLÈRE DEVANT L’AMBASSADE DE FRANCE À TUNIS

Des centaines de manifestants se sont rassemblés mardi soir devant l'ambassade de France à Tunis pour protester contre le tir meurtrier sur un hôpital de la ville palestinienne de Gaza et ont réclamé le renvoi des ambassadeurs français et américain.


"Les Français et les Américains sont les alliés des sionistes", ont scandé les manifestants en colère devant le siège de l'Ambassade de France au centre de Tunis, a constaté l'AFP. Le Hamas, au pouvoir à Gaza, a imputé la responsabilité du tir à Israël, qui a démenti.

LA RUSSIE ET LES EMIRATS ARABES UNIS VEULENT UNE RÉUNION D’URGENCE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L’ONU

La Russie et les Emirats arabes unis ont appelé mardi à une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies mercredi après une frappe sur un hôpital à Gaza, qui a fait au moins 200 morts, selon les autorités locales.


"La Russie et les Emirats arabes unis ont demandé la tenue d'une réunion publique urgente du Conseil de sécurité des Nations unies dans la matinée du 18 octobre en raison de la frappe sur un hôpital de Gaza", a déclaré sur Telegram l'ambassadeur adjoint russe à l'ONU, Dmitri Polianskiï.

ISRAËL ATTRIBUE AU DJIHAD ISLAMIQUE LA FRAPPE AYANT TOUCHÉ UN HÔPITAL À GAZA

L'armée israélienne a attribué ce mardi à l'organisation palestinienne Djihad islamique la frappe qui a touché l'enceinte d'un hôpital dans la ville de Gaza, faisant au moins 200 morts d'après les autorités locales.


"D'après des informations des services de renseignements, basées sur plusieurs sources que nous avons obtenues, le Djihad islamique est responsable du tir de roquette raté qui a touché l'hôpital", a affirmé l'armée israélienne dans un communiqué.

JORDANIE : DES MANIFESTANTS TENTENT DE PÉNÉTRER DANS L’AMBASSADE D'ISRAËL À AMMAN

Des dizaines de manifestants ont tenté ce mardi soir de pénétrer dans l'enceinte de l'ambassade d'Israël à Amman, pour exprimer leur colère après une frappe ayant tué deux cents personnes dans un hôpital de la ville palestinienne de Gaza, a rapporté un journaliste de l'AFP. 


Les manifestants ont contourné la barrière des forces de sécurité et avancé vers l'enceinte de l'ambassade. Les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes pour les disperser.

HEURTS ENTRE MANIFESTANTS ET FORCES DE SÉCURITÉ PALESTINIENNES EN CISJORDANIE

Des heurts ont éclaté ce mardi soir entre manifestants appelant au départ du président palestinien Mahmoud Abbas et ses forces de sécurité à Ramallah en Cisjordanie occupée, alors qu'une guerre fait rage entre Israël et le Hamas à Gaza, ont constaté des journalistes de l'AFP.


Les forces de sécurité palestiniennes ont tiré des grenades de gaz lacrymogène lors de la manifestation, qui a commencé peu de temps après une frappe israélienne ayant tué au moins 200 personnes dans l'enceinte d'un hôpital à Gaza, selon le Hamas au pouvoir dans le territoire palestinien.

GAZA : ATTAQUER UNE INFRASTRUCTURE CIVILE N’EST PAS CONFORME AU "DROIT INTERNATIONAL", AFFIRME CHARLES MICHEL

Le président du Conseil européen Charles Michel a estimé mardi qu'une attaque contre une infrastructure civile n'était pas conforme au "droit international", après une frappe israélienne meurtrière à Gaza dans l'enceinte d'un hôpital.


"Il semble que c'est confirmé, et une attaque contre une infrastructure civile n'est pas conforme au droit international", a déclaré M. Michel qui a aussi exprimé son "émotion". Le président du Conseil européen s'exprimait à l'issue d'un sommet par visioconférence des 27 pour tenter d'afficher l'unité du bloc à propos de la guerre entre Israël et le Hamas après plusieurs jours de cacophonie.

LE PRÉSIDENT TURC APPELLE À L'ARRÊT DE LA "VIOLENCE SANS PRÉCÉDENT À GAZA"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mardi à "l'arrêt de cette violence sans précédent à Gaza" après la frappe meurtrière israélienne sur un hôpital à Gaza.


"J'invite toute l'humanité à agir pour mettre fin à cette brutalité sans précédent à Gaza", a déclaré M. Erdogan sur le réseau social X, anciennement Twitter. 

LE CHEF DE L’OMS CONDAMNE LA FRAPPE ISRAÉLIENNE SUR UN HÔPITAL À GAZA

Le chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a condamné mardi la frappe israélienne qui a touché un hôpital dans la bande de Gaza et exigé une protection immédiate pour les civils et les installations de santé.


"L'OMS condamne fermement l'attaque sur l'hôpital Al Ahli Arab", a posté sur le réseau X (anciennement Twitter) Tedros Adhanom Ghebreyesus. 

L’ÉGYPTE APPELLE ISRAËL À CESSER DE VISER RAFAH POUR LAISSER PASSER L’AIDE À GAZA

Les Affaires étrangères égyptiennes ont appelé mardi Israël à "cesser de viser les environs du terminal de Rafah", dans le sud de la bande de Gaza, pour laisser entrer l'aide humanitaire "au plus vite" dans le territoire palestinien bombardé sans répit par Israël.


Depuis des jours, des tonnes d'aide sont bloquées dans le désert du Sinaï égyptien alors que Rafah est fermé côté palestinien, après quatre bombardements cette semaine. Les Etats-Unis disent travailler à un accord mais Israéliens et Egyptiens ne s'entendent pas sur des garanties de sécurité qu'ils réclament à Rafah.

DES CENTAINES DE PALESTINIENS MANIFESTENT CONTRE LE PRÉSIDENT MAHMOUD ABBAS EN CISJORDANIE

Des centaines de Palestiniens ont manifesté mardi soir à Ramallah en Cisjordanie occupée, appelant à la démission du président Mahmoud Abbas, au moment où une guerre fait rage entre Israël et le Hamas au pouvoir à Gaza, a constaté un journaliste de l'AFP.


"Dégage", "Le peuple veut la chute du président", ont scandé les manifestants, qui se sont réunis peu de temps après une frappe israélienne ayant tué au moins 200 personnes dans l'enceinte d'un hôpital à Gaza, selon le Hamas au pouvoir dans ce territoire palestinien.

"DEUIL NATIONAL" DANS LES TERRITOIRES PALESTINIENS

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a décrété mardi un deuil de trois jours dans les Territoires palestiniens à la suite d'une frappe israélienne ayant tué au moins 200 personnes dans l'enceinte d'un hôpital de Gaza, d'après les autorités locales.


Mahmoud Abbas, dont l'Autorité a été délogée de la bande de Gaza par les islamistes du Hamas en 2007, a condamné un "massacre" et décrété un deuil devant être "observé à travers la Palestine pour les victimes de la frappe aérienne brutale israélienne sur l'hôpital al-Ahli à Gaza", d'après l'agence de presse officielle palestinienne Wafa.

RAID SUR UN HÔPITAL DE GAZA

Alors que le Hamas évoque "des centaines" de victimes après un raid israélien sur l'hôpital Ahli Arab de Gaza, le porte-parole de l'armée israélienne Daniel Hagari a déclaré "ne pas encore disposer de tous les détails".


"Nous allons regarder. La frappe a eu lieu il y a peu de temps, il y a déjà des nombres importants, il est difficile d'évaluer immédiatement" la situation, a-t-il dit.

LE CHEF DE L’ONU EN ÉGYPTE CE JEUDI POUR PARLER D’AIDE HUMANITAIRE

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres sera jeudi au Caire pour s'entretenir avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi notamment de l'acheminement d'aide humanitaire à la bande de Gaza, a annoncé mardi son porte-parole.


Actuellement en Chine, M. Guterres sera reçu jeudi dans la capitale égyptienne par M. Sissi et "d'autres" dirigeants pour discuter de "la situation en cours dans la région", c'est-à-dire la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, a déclaré lors de son point presse le porte-parole du chef de l'ONU, Stéphane Dujarric. 


"Pour acheminer de l'aide humanitaire à Gaza, nous avons besoin de points de passage sûrs. On ne peut pas faire bouger des camions et des convois humanitaires en plein bombardement", a fait valoir M. Dujarric. "Il y a des discussions intenses actuellement dans lesquelles nous sommes impliqués avec un certain nombre de parties prenantes pour tenter d'apporter l'aide humanitaire de base aussi vite que possible: vivres, eau, médicaments sont nécessaires et de manière urgente", a souligné le porte-parole.


Antonio Guterres doit également s'exprimer samedi au cours d'une conférence internationale organisée par le président Sissi, a précisé M. Dujarric.

PLUSIEURS PAYS, DONT LA FRANCE, DÉCONSEILLENT LES VOYAGES AU LIBAN

Plusieurs pays occidentaux, dont la France, déconseillent ces derniers jours à leurs ressortissants de se rendre au Liban, en raison de la crainte d'un embrasement régional de la guerre entre Israël et le Hamas palestinien à Gaza. Des affrontements entre le Hezbollah libanais, allié du Hamas, et l'armée israélienne se sont en effet  multipliés ces derniers jours à la frontière.


Des compagnies aériennes ont déjà suspendu des vols, voire annulé leurs liaisons vers Beyrouth, à l'instar de l'allemande Lufthansa, qui a étendu la suspension de sa liaison avec Beyrouth "jusqu'au 22 octobre inclus", selon le site de la compagnie. La compagnie helvète Swiss Airlines a annoncé lundi la suspension de ses vols vers Beyrouth jusqu'au 28 octobre.


"Compte tenu des tensions sécuritaires dans la région et notamment à la frontière sud du Liban, il est déconseillé aux Français de passage qui envisagent un séjour au Liban de s’y rendre, sauf raison impérative", a annoncé de son côté le Quai d'Orsay.


L'ambassade britannique a pour sa part temporairement évacué des familles de son personnel. "La situation peut se détériorer sans avertissement", selon le site du Foreign Office. L'ambassade américaine avait quant à elle émis des consignes de prudence pour toute la région dès le 9 octobre, soit deux jours après les attaques meurtrières du Hamas en Israël.

GAZA : AU MOINS 200 MORTS DANS UN RAID ISRAELIEN SUR L’ENCEINTE D’UN HÔPITAL SELON LE HAMAS

Au moins 200 personnes ont été tuées dans une frappe israélienne ayant touché l'enceinte d'un hôpital de la ville de Gaza, a rapporté mardi le ministère de la Santé du Hamas au pouvoir dans le territoire palestinien.


Dans un communiqué, il fait état de "200 à 300 martyrs", tués dans un bombardement ayant touché l'enceinte de l'hôpital Ahli Arab, situé dans le centre-ville, ajoutant que "des centaines de victimes se trouvaient dans les décombres", sans préciser si elles étaient mortes ou blessées.

GAZA : AU MOINS 6 MORTS DANS UNE ÉCOLE DE L’ONU APRÈS UN RAID ISRAÉLIEN

Au moins six personnes qui s'étaient abritées dans une école gérée par l'agence de l'ONU pour les réfugiés dans la bande de Gaza ont été tuées mardi dans un raid israélien, a indiqué l'Unrwa, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens.


L'Unrwa a précisé que des dizaines de personnes avaient également été blessées et que le bilan des victimes était "certainement plus élevé". Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a dit vérifier ces informations.


"L'école a été frappée pendant des bombardements des forces israéliennes sur la bande de Gaza", a indiqué l'Unrwa dans un communiqué. "C'est scandaleux et cela montre une nouvelle fois le mépris flagrant pour la vie des civils". D'après l'agence onusienne, "au moins 4000 personnes se sont réfugiées dans cette école de l'Unrwa qui est devenue un abri" du fait de la guerre entre le Hamas au pouvoir à Gaza et Israël.

NETANYAHU APPELLE LE MONDE À SE TENIR AUX CÔTÉS D'ISRAËL "POUR VAINCRE LE HAMAS"

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé mardi "le monde à se tenir uni aux côtés d'Israël pour vaincre le Hamas" après l'attaque meurtrière menée par le mouvement palestinien contre Israël le 7 octobre. 


"De la même manière que le monde s'est uni pour vaincre les nazis (...), le monde doit se tenir uni aux côtés d'Israël pour vaincre le Hamas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Tel-Aviv avec le chancelier allemand Olaf Scholz, au onzième jour d'une guerre avec le mouvement islamiste palestinien qui contrôle la bande de Gaza.

GAZA : ENVIRON 3000 MORTS DANS LES FRAPPES ISRAÉLIENNES

Environ 3000 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes sur la bande de Gaza, d'après un dernier bilan actualisé diffusé ce mardi 17 octobre par le ministère de la Santé du Hamas. Les frappes israéliennes, en représailles à l'attaque sanglante du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre, ont également fait "plus de 12.500 blessés", d'après le ministère.

LE HEZBOLLAH ANNONCE QUE QUATRE DE SES COMBATTANTS ONT ÉTÉ TUÉS DANS LE SUD DU LIBAN

Le Hezbollah pro-iranien a annoncé mardi que quatre de ses combattants avaient été tués dans le sud du Liban, portant à neuf le nombre de membres du mouvement tués depuis le début de l'escalade à la frontière avec Israël.


L'annonce du Hezbollah intervient quelques heures après que l'armée israélienne a dit avoir détecté "une cellule terroriste tentant de franchir la barrière de sécurité avec le Liban et de poser un engin explosif", ajoutant que "quatre terroristes ont été tués".

PREUVE DE VIE DE MIA : TÉMOIGNAGE DE SON FRÈRE POUR LCI

Solenn Riou, envoyée spéciale de LCI en Israël, a pu rencontrer Ilaï, le frère de Mia Schem, 21 ans, otage Franco-Israélienne dont la vidéo a été diffusée lundi soir par la branche armée du Hamas. Il raconte son émotion après avoir vu cette vidéo : "Ce fut un moment de joie de la voir en vie, mais ça nous ramène à la dure réalité. Il est temps maintenant de la ramener ensemble, à la maison. Une nouvelle phase commence pour nous."


"Vous pouvez voir dans ses yeux qu’elle appelle à l’aide. C’est pourquoi nous devons faire tout ce que nous faisons en ce moment pour la ramener", poursuit-il. Le New York Times a déclaré que la vidéo a pu être prise il y a six jours. Ilaï affirme ne pas connaître cette information.


"Je peux seulement dire qu’ils l’ont filmée il y a six jours et l’ont postée hier. Ça veut dire qu’elle est actuellement dans les mêmes conditions. Nous savons juste qu’elle est en vie et nous espérons juste qu’elle rentre à la maison", répète-il.


Il détient un message pour le président français Emmanuel Macron : "Tout ce que nous voulons du président Macron et de toutes les personnes qui entendent ça à travers le monde, et qui croit en un monde libre et au droit humain, c’est : "Aidez-nous à ramener tous nos êtres chers chez eux ". Parce que nous avons eu la chance d’avoir une preuve de vie. Mais il y a 200 autres familles qui n’en n’ont pas eu. Il faut tous nous aider ", conclut Ilaï.

Preuve de vie de Mia : LCI a rencontré son frèreSource : TF1 Info

LE HAMAS ANNONCE LA MORT D'UN DE SES COMMANDANTS DANS UN RAID ISRAÉLIEN

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a annoncé mardi la mort d'un de ses commandants militaires, dans une frappe israélienne sur le centre de la bande de Gaza, au onzième jour d'une guerre ayant fait des milliers de morts dans les deux camps.


Ayman Nofal, un commandant des Brigades Al-Qassam, la branche armée du Hamas, a été tué dans une frappe "sioniste barbare" sur le camp de Bureij, indique un court communiqué. 


Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne n'a pas commenté dans l'immédiat. Dans la nuit, elle avait affirmé avoir tué un autre membre du Hamas, Ossama Mazini, ce que le groupe armé n'avait pas commenté.

2700 PASSAGERS TRANSFÉRÉS À PARIS PAR LES VOLS SPÉCIAUX FRANÇAIS

Dans un communiqué partagé sur le réseau X (ex-Twitter), le ministère des Affaires étrangères a indiqué que plusieurs vols spéciaux ont été mis en place pour "permettre aux Français qui n’ont pu trouver de places disponibles dans les vols commerciaux encore ouverts à Tel-Aviv de regagner le territoire national", comme l'avait annoncé la ministre Catherine Colonna le 11 octobre dernier. Au total, "onze vols ont été mis en place entre le 12 et le 16 octobre, pour un total de plus de 2700 passagers", a-t-il précisé. Trois autres vols entre Tel-Aviv et Paris sont programmés ce mardi et un dernier vol spécial sera organisé mercredi.

L'ONU MET EN GARDE CONTRE UN "DÉPLACEMENT FORCÉ DES PALESTINIENS"

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a mis en garde mardi Israël contre un "transfert forcé de civils" à Gaza, indiquant qu'une évacuation temporaire doit remplir des conditions, dont la mise à disposition d'un logement. Selon lui, à ce jour, "environ 400.000 personnes déplacées sont hébergées dans divers endroits", y compris dans les bâtiments de l'agence de l'ONU pour les réfugiés (Unrwa).


Le droit international exige que si Israël, "en tant que puissance occupante", procède à une "évacuation temporaire" pour des raisons de sécurité ou militaires, cette opération doit être accompagnée "de la mise à disposition d'un logement adéquat pour toutes les personnes évacuées", a indiqué une porte-parole du Haut-Commissariat, Ravina Shamdasani, lors d'un point de presse à Genève.


Toute évacuation doit se faire "dans des conditions satisfaisantes d'hygiène, de santé, de sécurité et de nutrition", a-t-elle ajouté. "Il semble qu'Israël n'ait rien fait pour garantir ces conditions au 1,1 million de civils qui ont reçu l'ordre de se déplacer", a-t-elle aussi déploré. 

MADRID VA "TRAVAILLER" À GARDER DE BONNES RELATIONS AVEC ISRAËL

L'Espagne va "travailler" avec Israël pour maintenir "l'amitié" entre les deux pays, a indiqué mardi le chef de la diplomatie espagnole après la condamnation par Israël de déclarations de ministres espagnols sur les représailles israéliennes à l'attaque du Hamas. José Manuel Albares a indiqué devant la presse avoir eu une conversation téléphonique avec l'ambassadrice d'Israël en Espagne à l'issue de laquelle les deux pays sont convenus "de travailler ensemble pour que l'amitié entre l'Espagne et Israël se maintienne comme cela a été le cas jusqu'ici".


L'ambassade d'Israël en Espagne a condamné lundi dans un communiqué les déclarations "absolument immorales (...) de membres du gouvernement", affirmant que ces ministres issus de la gauche radicale avaient "décidé de s'aligner" avec le "terrorisme". Ces déclarations "mettent également en danger les communautés juives en Espagne, en les exposant au risque d'un plus grand nombre d'incidents et d'attaques antisémites", a poursuivi l'ambassade, appelant le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez à les condamner "sans équivoque".

L'IRAN IMPLIQUÉ DANS LA GUERRE ? LES ÉTATS-UNIS NE S'AVANCENT PAS

Les États-Unis "n'ont pas" à ce stade d'indication sur un engagement plus fort de l'Iran dans la guerre entre Israël et le Hamas, a dit mardi sur CNN un porte-parole de la Maison Blanche. À la question "Avez-vous des avertissements ou des signaux indiquant que l'Iran commence à intervenir plus qu'auparavant ?", John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, a répondu : "Au-delà de la rhétorique, non, nous n'en avons pas."


Téhéran avait averti lundi d'une possible "action préventive" contre Israël "dans les prochaines heures", au moment où l'armée israélienne se prépare à déclencher une offensive terrestre dans la bande de Gaza.

21 MORTS FRANÇAIS ET 11 DISPARUS

Le bilan du nombre de Français décédés depuis le début du conflit en Israël grimpe à 21 morts tandis que l'on dénombre 11 disparus, a indiqué le Quai d'Orsay dans un nouveau communiqué. Le précédent bilan faisait état de 19 morts et 13 disparus. "La France déplore le décès tragique de deux autres ressortissants français, ce qui porte à 21 le bilan des victimes françaises des attaques terroristes menées par le Hamas contre Israël", écrit le ministère des Affaires étrangères dans cette déclaration.


"Nous adressons nos condoléances à leurs proches et nous sommes en contact avec les familles et les autorités israéliennes pour leur apporter tout notre soutien dans cette épreuve", poursuit-il. Quant aux disparus, "plusieurs sont très probablement otages du Hamas". "C’est le cas d’une ressortissante, dont la France dénonce la mise en scène ignoble par le Hamas dans une vidéo", une référence probable à une vidéo montrant la Franco-Israélienne Mia Schem, 21 ans, diffusée lundi par la branche armée du groupe islamiste palestinien.


"Nous sommes en lien constant avec toutes les familles de nos ressortissants disparus ou détenus en otage", a par ailleurs assuré le ministère, rappelant que la ministre Catherine Colonna les avait rencontrées dimanche dernier à Tel Aviv. "Elle les a assurées de la totale mobilisation de l’État pour clarifier la situation de leurs proches et obtenir leur libération immédiate s’ils sont détenus en otage", écrit-il.

2000 SOLDATS AMÉRICAINS PLACÉS EN ÉTAT D'ALERTE

Quelque 2000 soldats américains ont été placés en état d'alerte pour un éventuel déploiement au Moyen-Orient en soutien à Israël, en guerre avec le Hamas depuis l'attaque sanglante du mouvement islamiste sur le sol israélien, a déclaré mardi le Pentagone.


"Aujourd'hui le ministre de la Défense Lloyd Austin a placé quelque 2000 soldats et une série d'unités en état d'alerte maximale à travers un ordre de préparation au déploiement, ce qui augmente la capacité de la Défense américaine à répondre rapidement à la situation sécuritaire évolutive au Moyen-Orient", indique un communiqué, qui précise "qu'aucune décision concernant le déploiement de troupes n'a été prise pour le moment".

LA CHINE MÉDIATRICE ?

La Chine va tenter de jouer les médiatrices dans la guerre Israël-Hamas : elle va dépêcher cette semaine un émissaire spécial au Moyen-Orient afin de promouvoir une désescalade, une initiative également appelée de leurs vœux par les États-Unis. Selon Washington, les bonnes relations de Pékin avec Téhéran, soutien du Hamas, peuvent donner aux diplomates chinois un semblant d'influence sur le groupe islamiste palestinien, avec lequel il n'a a priori pas de contact direct.


D'autant plus depuis que la Chine a parrainé en début d'année le spectaculaire accord de normalisation des relations diplomatiques Iran-Arabie saoudite, après une longue rupture des liens entre les deux poids lourds régionaux. L'Iran a averti d'une possible "action préventive" contre Israël, qui se prépare à une offensive terrestre dans la bande de Gaza. Le Hezbollah, basé au Liban et également soutenu par Téhéran, pourrait aussi ouvrir un deuxième front contre l'Etat hébreu.


"Notre message était qu'il pense qu'il est dans notre intérêt commun d'empêcher l'extension du conflit", a déclaré samedi le porte-parole du département d'État américain, Matthew Miller, en référence à Antony Blinken qui s'est entretenu par téléphone avec le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi. "Il pense qu'il serait utile que la Chine utilise son influence."

OFFENSIVE AJOURNÉE EN ISRAËL

"Je ne pense pas que la venue de Joe Biden ait tant d'impact que ça sur l’intervention de Tsahal", analyse Hillel de Almeida, spécialiste du contre-terrorisme.

Une offensive israélienne ajournée via Biden : le point de vue de Hillel de Almeida, spécialiste du contre-terrorismeSource : TF1 Info

JOE BIDEN EN ISRAËL

Le président américain Joe Biden va se rendre mercredi en Israël pour une visite de "solidarité" après l'attaque sanglante du Hamas, qui vise aussi à débloquer l'acheminement de l'aide vers la bande de Gaza, en état de siège et menacée d'une catastrophe humanitaire. "72 heures pour trouver une solution, c’est extrêmement compliqué", explique Xavier de Giacomoni, en direct de Shoham (Israël). 

Visite de Joe Biden en Israël : "72 heures pour trouver une solution, c’est extrêmement compliqué", explique Xavier de Giacomoni, en direct de Shoham (Israël).Source : TF1 Info

OTAGE

La branche armée du Hamas a diffusé lundi soir une vidéo d'une otage Franco-Israélienne de 21 ans. Blessée au bras, elle assure toutefois être bien traitée et demande à être libérée. L'Élysée et ses proches ont confirmé son identité, mais la vidéo reste difficile à dater. Le mouvement islamiste palestinien a affirmé avoir enlevé "entre 200 et 250" otages au total

VISITE DE J. BINDEN EN ISRAËL : "ABSOLUEMENT NÉCESSAIRE" SELON L'UE

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a jugé mardi la prochaine visite en Israël du président américain Joe Biden "absolument nécessaire" et s'est dit certain qu'il transmettrait un message similaire à celui de l'UE sur le respect du droit international. "La visite du président Biden (...) est absolument nécessaire", a -t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Rota (sud de l'Espagne), où se déroulent cette semaine des exercices militaires en conditions réelles menés par des Etats membres de l'Union européenne.


"Nous avons demandé à Israël qu'il mène ses activités de défense dans le respect du droit international, que des couloirs humanitaires soient ouverts pour amener de l'aide à Gaza et que les civils soient protégés. Je suis certain que cela sera également le message que transmettra le président des Etats-Unis", a ajouté M. Borrell. 

FINANCEMENTS DU HAMAS

L'épouse d'un Français tué en Israël à la suite de l'attaque du Hamas le 7 octobre a demandé lundi à la justice d'étendre ses investigations au financement du mouvement islamiste palestinien, a appris mardi l'AFP auprès de son avocat. L'épouse de Marc Perez, Français né en Israël et décédé à l'âge de 51 ans, sollicite la justice pour qu'elle étende son enquête, ouverte jeudi notamment pour assassinats en relation avec une entreprise terroriste, au blanchiment commis en relation avec une entreprise terroriste.


Elle veut que la justice française travaille à "identifier les sources du financement" du Hamas, "les canaux utilisés et le rôle que d'éventuels intermédiaires financiers français et européens ont pu tenir", d'après sa plainte adressée lundi au Parquet national antiterroriste (Pnat) et consultée par l'AFP. "Il est impératif de savoir si ce sont des donateurs privés ou des Etats", a insisté Me Nathanaël Majster auprès de l'AFP, affirmant que des "flux financiers partant de Russie ont alimenté" les groupes ayant "participé aux attaques du 7 octobre".  "Nous souhaitons également savoir si le financement s'appuie sur des intermédiaires financiers français, des systèmes bancaires notamment, et si des verrous ont été mis en place", a-t-il poursuivi.

JOURNALISTE TUÉ AU LIBAN

L'agence Reuters a demandé aux autorités israéliennes de mener "une enquête rapide, approfondie et transparente" sur la mort de son journaliste Issam Abdallah, le 13 octobre lors d'une attaque dans le sud du Liban, à la frontière avec Israël. "Je réitère mon appel aux autorités israéliennes, qui ont déclaré qu'elles enquêtaient, pour qu'elles mènent une enquête rapide, approfondie et transparente sur ce qui s'est passé", a déclaré la rédactrice en chef de Reuters, Alessandra Galloni, dans une vidéo diffusée lundi soir. 


"Par transparente, j'entends une enquête avec des preuves et des explications claires", a-t-elle ajouté. "J'ai également demandé au Liban, qui a dit avoir rassemblé des preuves sur l'attaque, et toute autre autorité disposant d'informations de les fournir", a poursuivi Alessandra Galloni. L'attaque dans laquelle Issam Abdallah a été tué et six autres journalistes blessés, dont deux de l'AFP, a eu lieu dans le Sud du Liban, à la frontière avec Israël. 

OTAGES : ANKARA A REÇU "DES DEMANDE DE PLUSIEURS PAYS" DANS LE CADRE DE SA MÉDIATION

La Turquie qui conduit une médiation sur les otages aux mains du Hamas a reçu "des demandes de plusieurs pays", afin d'obtenir leur libération, a indiqué mardi le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan à Beyrouth. "Nous avons jusqu'à présent reçu des demandes de plusieurs pays pour la libération de leurs citoyens. En conséquence, nous avons commencé à discuter, notamment avec l’aile politique du Hamas" et "nos efforts se poursuivent", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse avec son homologue libanais Abdallah Bouhabib.

EMMANUEL MACRON S'EXPRIME

Retrouvez ici la prise de parole d'Emmanuel Macron depuis Tirana, en Albanie, sur les otages capturés par la branche armée du Hamas et un déplacement à venir au Proche-Orient.

Otages : "Des discussions intenses qui avancent", affirme MacronSource : TF1 Info

TÉHÉRAN MENACE À NOUVEAU ISRAËL

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a prévenu mardi que "personne ne pourra arrêter" les "forces de la résistance" à Israël si les forces de l'État hébreu poursuivaient leur offensive contre Gaza. "Si les crimes du régime sioniste se poursuivent, les forces musulmanes et de la résistance vont devenir impatientes et personne ne pourra les arrêter", a déclaré le numéro un iranien au cours d'un discours.


"Nul ne doit espérer" que certaines parties comme l'Iran puissent "empêcher les forces de la résistance" à entrer en action, a-t-il ajouté. Il faisait allusion à l'"axe de la résistance", une appellation informelle des Etats et organisations ennemis d'Israël, comme le Hamas ou le Hezbollah basé au Liban et soutenu par l'Iran.


Lundi soir, le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian avait averti d'une possible "action préventive de l'axe de la résistance" contre Israël "dans les prochaines heures", alors que l'armée israélienne se prépare à une offensive terrestre dans la bande de Gaza.

E. MACRON PRÊT À SE RENDRE DANS LA RÉGION DÈS "UN AGENDA UTILE"

Emmanuel Macron a également indiqué avoir échangé avec "tous les dirigeants de la région, plusieurs fois depuis maintenant dix jours". Il a redit la "solidarité" de la France à l'égard d'Israël "face à l'attaque terroriste qu'ils ont subi", et "dire tout notre soutien pour qu'Israël puisse se défendre. "J'ai pu aussi passer des messages d'alerte demandant le respect du droit humanitaire et international pour les populations civiles de Gaza et en Cisjordanie, et la non-escalade du conflit au Liban. Nous restons très engagés", a-t-il poursuivi. Si le droit de l'État hébreu à se défendre est "légitime", il doit "être compatible" avec "le respect du droit international, humanitaire, le respect des civils et des populations", a-t-il souligné, distinguant le groupe "terroriste" du Hamas des "autorités palestiniennes et plus encore du peuple palestinien".


Le président a par ailleurs annoncé se rendre "dans la région, dès que je considérerai que nous avons un agenda utile et des actions très concrètes à y conduire", "quand nous pourrons obtenir un accord concret soit sur la non-escalade, soit sur les questions humanitaires". D'ici là, "je vais continuer les consultations et les discussions", a-t-il indiqué. "Pour la France, la sécurité d'Israël, la lutte contre tous les groupes terroristes, mais aussi le processus de paix et la solution politique sont un tout inséparable. C'est cet agenda qu'il faut retrouver", a-t-il martelé. 


"Ce moment extrêmement dur (...) pour toute la région montre que ceux qui avaient pu croire que la question n'était devenue qu'économique et sécuritaire ont omis le fait qu'elle est aussi politique, et qu'on ne peut pas la régler sans engager avec ambition le processus de paix. C'est sur cette base-là que je me rendrai dans la région, peut-être dans les prochains jours ou prochaines semaines", a insisté par ailleurs le chef de l'État, disant "retenir un critère d'efficacité".

E. MACRON : "TOUT FAIRE POUR OBTENIR LA LIBÉRATION DES OTAGES"

Depuis Tirana, en Albanie, le président Emmanuel Macron est revenu sur la vidéo d'une otage Franco-Israélienne diffusée lundi soir par la branche armée du Hamas, la jeune Mia Schem, 21 ans. "J'ai visionné cette vidéo et je veux dire à la famille de Mia Schem notre soutien, notre affection. Et le dire à l'ensemble des familles qui ont des enfants ou des proches portés disparus", a-t-il déclaré. "La France est pleinement mobilisée pour tout faire pour obtenir leur libération", a-t-il poursuivi, assurant que Paris a des contacts avec "les autorités israéliennes et par des puissances amies intermédiaires, avec le Hamas, pour obtenir la libération de nos otages et tous les otages". 


"La France a toujours condamné avec la plus grande fermeté ces pratiques, mais avoir pris des otages civils comme militaires, de toutes nationalités, et faire le chantage dans cette période est absolument odieux et inacceptable", a-t-il ajouté. "Nous sommes en train de mettre en place tout ce qui est en notre pouvoir pour obtenir cette libération."


"Très prudent", il a toutefois refusé d'en "dire davantage" à ce sujet pour "ne pas créer d'attentes qui seraient déçues et ne pas mettre en péril les discussions intenses en cours". Mais "elles avancent, nous sommes heure par heure à leur suivi", a-t-il assuré.

G. DARMANIN SAISIT LE PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé saisir le procureur de la République pour apologie du terrorisme après des propos de la députée LFI Danièle Obono. "C'est nécessaire d'avoir des clarifications, les mots sont importants. C'est un groupe politique islamiste qui a une branche armée et qui s'inscrit dans les formations politiques palestiniennes, qui a pour objectif la libération de la Palestine et qui résiste à une occupation", a déclaré l'élue de Paris sur Sud Radio. Interrogée à plusieurs reprises si cet acteur était "un mouvement de résistance", elle a répondu "oui", "qui se définit comme tel et reconnu comme tel par les instances internationales". "Le Hamas, 'un mouvement de résistance' ? Non ! C'est un mouvement terroriste", a réagi le ministre.


En réaction, la députée a posté un message sur X, dénonçant des "manipulations". "J'ai dit que le Hamas était un groupe politique islamiste qui déclare inscrire son action dans la résistance à l'occupation de la Palestine. C'est un fait. Ni une excuse ni un soutien ni une caution pour ses crimes de guerre abjects contre les civils israéliens", a-t-elle expliqué. 

TELEGRAM SUSPEND LE CANAL DE LA BRANCHE ARMÉE DU HAMAS

La messagerie Telegram a annoncé avoir suspendu le canal des brigades Al-Qassam, la branche armée du Hamas, et celui de leur porte-parole, leur reprochant de "violer les lois locales".

LA DIFFUSION DE LA CHAÎNE TV DU HAMAS ARRÊTÉE PAR EUTELSAT

L'opérateur français de satellites Eutelsat a indiqué lundi à l'AFP avoir demandé à l'un de ses distributeurs de mettre fin à la diffusion de la chaîne de télévision Al-Aqsa, contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir à Gaza. "Cette chaîne était diffusée dans le cadre d'un bouquet par un distributeur partenaire sur la zone de couverture d'Eutelsat 8 West B, incluant l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient et une petite partie de l'Europe du Sud. Eutelsat n'assurait pas directement sa diffusion", a déclaré un porte-parole du groupe à l'AFP.


Eutelsat avait été mis en demeure en juin 2010 par le CSA (régulateur des médias en France devenu depuis l'Arcom) de faire cesser la diffusion de la chaîne, dont de nombreuses séquences incluaient des propos antisémites et appelant à la haine envers les personnes de confession juive et les "sionistes". La chaîne était alors diffusée par le distributeur Noorsat, l'un des principaux opérateurs par satellite au Moyen-Orient, racheté par Eutelsat en 2017. Mais Al-Aqsa TV, considérée par les gouvernements américain et israélien comme une "organisation terroriste", était depuis réapparue sous le nom "Al Seraj".

PLUS QUE QUATRE À CINQ JOURS DE VIVRES À GAZA SELON L'ONU

Il ne reste plus que quatre à cinq jours de nourriture dans les magasins de la bande de Gaza, assiégée par l'armée israélienne suite à l'attaque sanglante du Hamas, a indiqué le Programme alimentaire mondial (PAM) mardi. "Dans les magasins, les réserves (de nourriture) sont de quelques jours, peut-être quatre ou cinq jours", a indiqué une porte-parole du PAM, Abeer Etefa, lors d'un point de presse à Genève, en visioconférence depuis Le Caire, alors qu'un accord sur l'entrée de l'aide piétine depuis des jours.

L'APPEL DE LA MÈRE D'UNE OTAGE

La mère d'une otage franco-israélienne, Mia Schem, a supplié mardi les dirigeants du monde à faire libérer sa fille enlevée le 7 octobre en Israël par des combattants islamistes du Hamas palestinien. "Je demande aux dirigeants du monde que ma fille nous soit rendue dans l'état où elle se trouve aujourd'hui ainsi que les autres otages. Je supplie le monde de me rendre mon bébé", a déclaré avec émotion la maman de Mia, Keren Schem. Le président français Emmanuel Macron avait auparavant demandé sa "libération immédiate et sans condition".

2837 MORTS CÔTÉ PALESTINIEN

Le bilan des frappes israéliennes s'alourdit à Gaza : il grimpe désormais à 2837 morts, selon le ministère palestinien de la Santé dans l'enclave palestinienne, cité par Haaretz.

FUSILLADE PRÈS DE LA FRONTIÈRE ISRAÉLIENNE

Une fusillade a éclaté dans les environs de la ville de Metula, près de la frontière avec le Liban, a indiqué sur le réseau X (ex-Twitter) l'armée israélienne. Selon Haaretz, Tsahal a répliqué en attaquant des cibles au Liban. 

LA JORDANIE ET L'ALLEMAGNE APPELLENT À "ÉVITER UN EMBRASEMENT DE LA RÉGION"

Toute la région du Moyen-Orient "est au bord du gouffre", a prévenu mardi le roi Abdallah II de Jordanie, au onzième jour de la guerre entre Israël et le Hamas, en exhortant à éviter une escalade. "Tous nos efforts sont nécessaires pour nous assurer que nous n'en arriverons pas là", a-t-il ajouté, lors d'une conférence de presse commune à Berlin avec le chancelier allemand Olaf Scholz, avant que ce dernier ne parte pour un déplacement mardi en Israël.


Cet avertissement a été également relayé par le dirigeant allemand. "Nous avons un objectif commun, celui d'éviter un embrasement de la région", a-t-il dit. Et "j'appelle une nouvelle fois le Hezbollah et l'Iran à ne pas intervenir dans ce conflit", a ajouté Olaf Scholz, qui se rendra en Égypte après sa visite en Israël.


Le roi Abdallah II de Jordanie a par ailleurs refusé une nouvelle fois que les réfugiés palestiniens de la bande de Gaza soient envoyés dans son pays et en Égypte. "Pas de réfugiés en Jordanie, pas de réfugiés en Égypte, il s'agit d'une situation de dimension humanitaire qui doit être traitée à l'intérieur de Gaza et de la Cisjordanie", a-t-il martelé.

UNE 20E VICTIME FRANÇAISE À DÉPLORER SELON LE CRIF

Le Conseil représentatif des institutions juives de France a annoncé la mort d'une Franco-israélienne, Céline Ben David-Nagar, disparue depuis l'attaque du Hamas contre Israël il y a 10 jours, portant à 20 le bilan des décès de ressortissants français à ce jour. "Céline Ben David-Nagar, citoyenne franco-israélienne, a été assassinée de sang-froid par les terroristes du Hamas. Nous l’apprenons aujourd’hui (lundi: ndlr) suite à l'identification des corps. Elle avait un nourrisson de six mois et un mari qui la cherchait partout depuis dix jours. Nos pensées accompagnent sa famille et ses proches", a écrit le Crif sur X (anciennement Twitter) lundi soir.


Le ministère français des Affaires étrangères n'avait pas communiqué à son sujet mardi matin. Le bilan des ressortissants français victimes des attaques s'élevait dimanche à 19 morts et 13 disparus, avait alors indiqué la cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna, à l'issue d'une visite en Israël.

E. MACRON RÉAGIT À UNE VIDÉO D'UNE OTAGE FRANCO-ISRAÉLIENNE

Le président français Emmanuel Macron a indiqué avoir pris connaissance d'une vidéo diffusée par la branche armée du Hamas, montrant une otage Franco-Israélienne de 21 ans, Mia Shem. Il dénonce "l'ignominie que représente la prise d'otage de personnes innocentes et leur mise en scène odieuse", indique son entourage. Le chef de l'État appelle à "sa libération immédiate et sans conditions".


"La France est pleinement mobilisée et travaille avec ses partenaires pour libérer les otages français retenus par le Hamas", précise également l'Élysée. La ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna s'est entretenue dimanche dernier "avec les familles dont les proches ont été assassinés ou enlevés, dont celle de Mia Shem", a-t-il ajouté.

GAZA : 49 PERSONNES TUÉES DANS LA NUIT

Au moins 49 personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes sur les villes de Khan Yunis et Rafah dans le sud de Gaza au cours de la nuit de mardi à mercredi, selon le ministère palestinien de l'Intérieur, cité par le journal Haaretz.

LE CHANCELIER ALLEMAND OLAF SCHOLZ EN ISRAËL

Le chancelier allemand Olaf Scholz doit se rendre ce mardi en Israël, selon le journal Haaretz. "Il est important pour moi d'exprimer ma solidarité avec Israël de manière très concrète par le biais de ma visite", a déclaré lundi le dirigeant lors d'une visite à Tirana, la capitale albanaise.


Il a ajouté qu'il souhaitait discuter de la situation dans la zone de guerre et des moyens d'éviter une nouvelle escalade dans la région, selon le journal israélien. "Cela présuppose de bonnes discussions, d'ailleurs aussi avec de nombreux autres États de la région. Il s'agit simplement de discuter en permanence avec tout le monde et de développer une perspective qui permette d'éviter une telle escalade", a-t-il insisté. Les échanges devraient aussi porter sur la libération des quelque 200 otages détenus par le Hamas, dont plusieurs Allemands. Olaf Scholz devrait aussi proposer une assistance militaire à Israël et d'une aide humanitaire à la population de Gaza. Il devrait être le premier chef d'État à se rendre sur place, avant le président américain Joe Biden mercredi.

QUATRE ASSAILLANTS TUÉS À LA FRONTIÈRE DU LIBAN

L'armée israélienne a indiqué mardi avoir tué quatre assaillants lors d'une tentative d'infiltration à la frontière avec le Liban (nord), sur fond de violences qui y ont éclaté ces derniers jours dans la foulée de la guerre entre Israël et le Hamas. Dans un court communiqué, ella a affirmé que ses soldats avaient "repéré une escouade terroriste tentant de s'infiltrer à travers la barrière de sécurité depuis le Liban et déposer un engin explosif", précisant que quatre personnes avaient été tuées.

REPORTAGE

Au nord d'Israël, à la frontière avec le Liban, les échanges de tirs entre l'armée israélienne et le Hezbollah se multiplient. Toute la zone proche de la frontière a donc été évacuée. Les envoyés spéciaux de TF1 sont sur place.

VISITE DE JOE BIDEN : QU'EN ATTEND L'ARMÉE ISRAÉLIENNE ?

À la veille de la venue du président Joe Biden en Israël, un porte-parole de l'armée israélienne, Jonathan Conricus, a salué sur le réseau X (ex-Twitter) la "coopération très étroite" de son pays avec Washington. "Le but ici étant de prévenir un conflit régional et d’envoyer un message clair à l’Iran et à ses mandataires : il serait mauvais pour eux d’attaquer Israël", a-t-il écrit. 


Dans une interview à CNN, il a toutefois souligné que cette visite ne devrait ni retarder ni compliquer l'opération terrestre imminente que Tsahal prépare contre la bande de Gaza. "Je pense que le président a également déclaré que le Hamas devait être détruit, et c'est exactement notre objectif militaire", a-t-il déclaré, cité par The Times of Israël.

JOE BIDEN ATTENDU MERCREDI EN ISRAËL

Après l'annulation d'un déplacement dans le Colorado, les spéculations allaient bon train sur une visite du président américain Joe Biden en Israël. Elles ont été confirmées dans la nuit : le dirigeant a accepté l'invitation du Premier ministre Benjamin Netanyahu, et se rendra sur place mercredi. Ce voyage vise à la fois à réaffirmer son soutien fort à Israël, comme il le fait depuis le début du conflit, matérialisé notamment par l'envoi de porte-avions en Méditerranée, mais aussi à jouer les intermédiaires de la paix, à l'heure où la région risque l'embrasement. Il espère que sa seule présence puisse dissuader de nouveaux belligérants, à commencer par le Hezbollah libanais ou l'Iran, mais aussi passer un message ferme directement au dirigeant israélien au sujet du siège de Gaza. Dimanche soir, il avait déjà affirmé que l'occupation de l'enclave serait une "grave erreur" et qu'il fallait au contraire œuvrer à la constitution d'un État palestinien. Toutes les précisions de notre correspondant sur place dans cette vidéo.

La visite de Biden en Israël vue des Etats-UnisSource : TF1 Info

"LA VIE S'ÉPUISE À GAZA"

L'Union européenne va ouvrir un couloir humanitaire vers Gaza. Deux premiers avions vont partir vers l'Égypte pour acheminer des vivres et des médicaments. Selon l'ONU, la situation sur place est urgente. "Aucun ravitaillement n'est arrivé à Gaza depuis le 7 octobre, rien", a déploré sur LCI Juliette Touma, directrice de la communication de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa). "Pas de carburant, pas de nourriture, pas d'eau, aucun autre type d'assistance. Il n'y a toujours pas d'eau pour la grande majorité de la population de Gaza. Nous parlons de deux millions de personnes. L'eau s'épuise, et l'eau c'est la vie. La vie s'épuise à Gaza", a-t-elle martelé.

Guerre Israël-Hamas : "La vie s'épuise à Gaza" alerte l'ONUSource : TF1 Info

AIDE HUMANITAIRE

Les convois d'aide humanitaire stationnés à Al-Arich, chef-lieu du Nord-Sinaï égyptien, ont pris mardi matin la route vers Rafah, poste-frontière vers Gaza bombardée par Israël, alors qu'un accord sur l'entrée de l'aide piétine depuis des jours, rapportent des humanitaires. "Nous sommes arrivés au terminal et nous attendons maintenant la prochaine étape", rapporte Heba Rashed, qui dirige une ONG égyptienne, Mersal, alors que des centaines d'autres camions se pressent sur la route d'une quarantaine de kilomètres entre Al-Arich et Rafah, selon d'autres humanitaires.

LE POINT SUR PLACE

Près de la frontière avec le Liban, à Haïfa, l'équipe de LCI a constaté une série d'attaques depuis samedi, menée par le Hezbollah ainsi que des organisations terroristes affiliées à l'Iran. Il s'agit de tirs de missiles antichars sur des localités et l'armée israélienne, ainsi que des tentatives d'infiltration sur le territoire de l'État hébreu. À chaque fois, Tsahal réplique sur des cibles du Hezbollah et a mis en place un cordon de sécurité le long de la frontière en demandant aux habitants d'évacuer. L'objectif de ces attaques est à la fois d'afficher son soutien au Hamas et tenter de fixer des forces israéliennes au nord, pour détourner l'attention et tenter de dissuader Israël d'intervenir dans la bande de Gaza. Les tensions restent néanmoins limitées, l'heure est encore à la diplomatie. Les précisions de notre envoyée spéciale sur place Hélène Bonnet dans cette vidéo.

Israël frappe des cibles du Hezbollah au LibanSource : TF1 Info

L'IRAN MENACE

"La possibilité d'une action préventive de l'axe de la résistance est attendue dans les prochaines heures", a averti lundi soir le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, en employant une appellation informelle des États et organisations ennemis d'Israël et des Occidentaux. Quelques heures plus tôt, il avait affirmé que l'"axe de la résistance" ne permettrait pas à l'État hébreu "de faire ce qu'il veut à Gaza".

L'Iran menace Israël d'une "action préventive"Source : TF1 Info

URGENCE HUMANITAIRE À GAZA

Après son entretien avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyhau, le secrétaire d'État américain Antony Blinken a également annoncé que les États-Unis avaient obtenu des garanties de la part d'Israël concernant l'acheminement de l'aide humanitaire étrangère dans la bande de Gaza. "À notre demande, les États-Unis et Israël ont accepté d'élaborer un plan qui permettra à l'aide humanitaire des pays donateurs et des organisations multilatérales d'atteindre les civils de Gaza", a-t-il expliqué.


L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti de son côté lundi d'une "catastrophe" humanitaire imminente. "Il reste 24 heures d'eau, d'électricité et de carburant" à Gaza et si de l'aide n'y entre pas, les médecins n'auront plus qu'à "préparer les certificats de décès", a déclaré à l'AFP Ahmed Al-Mandhari, directeur de l'OMS pour la Méditerranée orientale basé au Caire. 


Lundi soir, le Conseil de sécurité de l'ONU a rejeté une résolution proposée par la Russie pour un "cessez-le-feu humanitaire". Approuvée par cinq États membres du Conseil  - dont la Russie et la Chine -, elle a été rejetée par quatre autres (États-Unis, Royaume-Uni, France et Japon) et six se sont abstenus, parmi lesquels le Brésil. Les 15 Etats membres du Conseil devraient se prononcer sur une seconde résolution présentée par le Brésil, mardi à minuit heure de Paris.

L'OFFENSIVE TERRESTRE EN SUSPENS ?

Le porte-parole de l'armée israélienne Jonathan Conricus a déclaré qu'il ne savait pas si la visite du président américain Joe Biden à Israël, prévue mercredi, pouvait remettre en cause la date de l'offensive terrestre imminente que prépare Tsahal contre le Hamas, qui dirige l'enclave depuis 2007. "Je ne pense pas que cette visite vise à l'empêcher", mais plutôt "à s'assurer qu'Israël a tout ce dont il a besoin pour se défendre", a-t-il ajouté.


Selon le Wall Street Journal lundi, l'armée américaine a sélectionné environ 2000 membres de son personnel pour un éventuel déploiement en soutien à Israël, pour des missions de conseil et d'assistance médicale.

L'IRAN MENACE

"La possibilité d'une action préventive de l'axe de la résistance est attendue dans les prochaines heures", a averti lundi soir le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, en employant une appellation informelle des États et organisations ennemis d'Israël et des Occidentaux. Quelques heures plus tôt, il avait affirmé que l'"axe de la résistance" ne permettrait pas à l'État hébreu "de faire ce qu'il veut à Gaza".

BOMBARDEMENTS

Sur Twitter, l'armée israélienne a annoncé avoir frappé, dans la nuit, un quartier général militaire du Hamas et avoir neutralisé un responsable militaire du mouvement terroriste. Par ailleurs, l'État hébreu a visé une banque soupçonnée d'être utilisée pour financer les activités du mouvement islamiste.

HEZBOLLAH

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé dans la nuit de lundi à mardi des cibles "terroristes" du Hezbollah au Liban, dans un communiqué. "L'armée israélienne est en train de frapper des cibles militaires de l'organisation terroriste Hezbollah sur le territoire libanais", ont indiqué les forces armées israéliennes.


Depuis le début de la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre, les affrontements à la frontière Israël-Liban ont fait une dizaine de morts côté libanais, en majorité des combattants, mais aussi un journaliste de Reuters et deux civils. Côté israélien, au moins deux personnes ont été tuées.


La communauté internationale redoute un débordement du conflit entre le Hezbollah libanais pro-iranien, un allié du Hamas, et l'armée israélienne. Israël a commencé à évacuer des milliers d'habitants dans 28 localités du nord du pays après ces accrochages à la frontière.

PLAN D'AIDE

Les États-Unis et Israël vont travailler à un plan pour permettre à l'aide humanitaire internationale d'entrer dans la bande de Gaza, a annoncé mardi le secrétaire d'État américain Antony Blinken. "À notre demande, les États-Unis et Israël ont accepté d'élaborer un plan qui permettra à l'aide humanitaire des pays donateurs et des organisations multilatérales d'atteindre les civils de Gaza", a déclaré Antony Blinken à l'issue de près de huit heures d'entretiens avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

RENCONTRE

Joe Biden, qui se rendra en Israël demain, ira également à Amman, en Jordanie, où il rencontrera le roi Abdallah II, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le dirigeant de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a dit lundi un porte-parole de la Maison Blanche.


Il y aura des discussions sur la crise humanitaire dans la bande de Gaza et le président Biden "répétera notre conviction que le Hamas ne représente pas la vaste majorité du peuple palestinien, qui est également victime", a dit John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain.

500.000 DÉPLACÉS

Près de 500.000 Israéliens sont déplacés à l'intérieur de leur pays depuis les attaques meurtrières du Hamas le 7 octobre, a indiqué un porte-parole de l'armée israélienne lors d'un point de presse mardi. "Environ un demi-million d'Israéliens sont déplacés" à l'intérieur des frontières d'Israël. "Nous avons évacué tout le sud d'Israël, toutes les localités près de la bande de Gaza, suite aux directives du gouvernement (...) Nous avons fait de même dans le nord où 20 localités près de la frontière ont été évacués", a déclaré Jonathan Conricus.


"La plupart de ces gens sont partis de leur propre initiative et maintenant il y a une évacuation de la ville de Sderot (sud)". "Nous ne voulons pas de civils près des zones de combat. Nous voulons avant tout protéger nos citoyens contre les effets dévastateurs de la guerre", a-t-il dit. "Les personnes déplacées ont trouvé refuge chez des proches dans le centre du pays, des zones qui sont plus sûres". "Il s'agit d'un déplacement de population significatif en Israël et dont on parle très peu. La situation à Gaza est pire", a-t-il aussi admis.

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la guerre entre Israël et le Hamas. Retrouvez ici les dernières informations.

Ce lundi 16 octobre, Israël a affirmé qu'aucune trêve n'était en cours pour permettre l'entrée de l'aide humanitaire à Gaza, où, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), se profile dans les 24 heures une "vraie catastrophe" humanitaire.

Les initiatives diplomatiques se multipliaient lundi pour tenter de prévenir un débordement du conflit entre le Hamas et Israël, au dixième jour de la guerre déclenchée par l'attaque meurtrière du mouvement palestinien sur le sol israélien. 

L'Union européenne a annoncé de son côté qu'elle allait ouvrir un couloir aérien humanitaire vers la bande de Gaza, sans donner toutefois de détail sur la façon dont elle compte acheminer son aide vers les populations concernées. 

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a diffusé lundi sur son compte officiel Telegram la vidéo d'"une des prisonnières à Gaza" dans laquelle apparaît une jeune femme parlant hébreu. Sur cette vidéo, impossible à authentifier dans l'immédiat, on voit une jeune femme éveillée et allongée, blessée au bras. La légende indique qu'elle a été enlevée "au premier jour" de l'attaque du Hamas sur le sol israélien, le 7 octobre. La jeune femme dit être retenue à Gaza et appelle à sa libération, affirmant être bien traitée.

Le Hamas, classé organisation "terroriste" par les États-Unis, l'Union européenne et Israël, a enlevé 199 personnes lors de l'attaque, selon Israël. Le Hamas évoque "200 à 250" otages à Gaza et fait état de 22 otages tués dans les raids israéliens.

Plus de 1400 personnes ont été tuées en Israël, la plupart des civils tués le jour de l'attaque, la plus meurtrière depuis la création de l'État d'Israël. 

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La rédaction de TF1info

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