EN DIRECT - Sous-marin Titan : une enquête ouverte au Canada

Publié le 20 juin 2023 à 19h48, mis à jour le 23 juin 2023 à 23h14

Source : TF1 Info

Le sous-marin parti pour une expédition près de l'épave du Titanic a été victime d'une "implosion catastrophique", selon les garde-côtes américains.
Les autorités canadiennes ont annoncé vendredi ouvrir une enquête sur l'accident du Titan.
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ENQUÊTE AU CANADA


Les autorités canadiennes ont annoncé vendredi ouvrir une enquête sur l'accident du Titan, ce submersible privé disparu près de l'épave du Titanic avec cinq personnes à bord. 


Le Bureau de la sécurité des transports du Canada, "en tant qu'organisme d'enquête de l'État du pavillon du navire de soutien en cause dans l'événement, mènera une enquête de sécurité sur les circonstances de cette opération effectuée par le navire Polar Prince battant pavillon canadien", a-t-il écrit. 

"PAS VRAIMENT PARTANT"


Suleman Dawood, 19 ans, a péri à bord du submersible de la société OceanGate lors d'une visite de l'épave du Titanic. Étudiant à l'Université de Glasgow, il accompagnait son père Shahzada, vice-président d'un puissant conglomérat pakistanais. D'après sa tante, le jeune homme s'était montré réticent à l'idée de participer à l'expédition qui leur avait coûté 500.000 dollars.

JAMES CAMERON : LA CATASTROPHE N'ÉTAIT "QU'UNE QUESTION DE TEMPS"


Le cinéaste James Cameron, réalisateur du film Titanic, a martelé ses reproches contre l'entreprise exploitante du Titan, OceanGate, dans une nouvelle interview pour ABC News. La défaillance du sous-marin n'était "qu'une question de temps", après des avertissements qui prédisaient depuis plus années "une défaillance littéralement catastrophique", a-t-il insisté. "Chaque plongée ajoute toujours plus de dommages microscopiques. Alors oui, ils ont utilisé le sous-marin en toute sécurité (pour rallier) le Titanic l'année dernière et l'année précédente, mais ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne soit emporté", a estimé l'explorateur, lui-même féru de plongées sous-marines. 


Guillermo Söhnlein, cofondateur d'OceanGate, lui a répondu ce vendredi en assurant que la sécurité était un "élément clé" de la culture de l'entreprise. Celui qui avait quitté la société en 2013 a aussi rappelé que James Cameron lui-même avait visité l'épave à de nombreuses reprises pour produire son succès planétaire de 1997. "Je crois qu'on l'a interrogé sur un risque similaire et il avait répondu : 'Écoutez, si quelque chose se produit à cette profondeur, ce sera catastrophique en quelques microsecondes. L'implosion se produira à des vitesses presque supersoniques et vous serez mort avant même que votre cerveau ait pu comprendre que quelque chose n'allait pas'".

BIENTÔT LA FIN DES "VOYAGES HUMAINS" VERS LE TITANIC ?


Après le drame de la destruction du mini-submersible, il est temps d'envisager la fin des excursions vers l'épave du Titanic, a plaidé la Titanic International Society. Charles Haas, le président de cette organisation américaine, destinée à préserver l'histoire du Titanic, a remis en question la nécessité de "voyages humains" et demandé une "enquête approfondie et détaillée" sur les circonstances du drame, dans un communiqué cité par The Guardian


"Il est temps de se demander sérieusement si les voyages humains vers l'épave du Titanic ne devraient pas cesser au nom de la sécurité, alors qu'il reste relativement peu de choses à apprendre de l'épave ou à son sujet. Le rôle des submersibles avec équipage dans la surveillance de l'épave peut désormais être confié à des véhicules sous-marins autonomes", a-t-il notamment plaidé, déplorant "cinq victimes supplémentaires 111 ans après la disparition" du célèbre paquebot. 


"Tout comme le Titanic a permis au monde de tirer des leçons en matière de sécurité, la perte du Titan doit également être prise en compte", a insisté Charles Haas. Le naufrage de 1912 avait enseigné au monde "les dangers de l'orgueil démesuré et de la dépendance excessive à l'égard de la technologie", mais "la fin tragique de cette expédition a montré que ces leçons n'ont pas encore été tirées". Quant à la mort du Français Paul-Henri Nargeolet, grand spécialiste de l'épave qui se trouvait à bord, ses "connaissances irremplaçables" et "plus d'un quart de siècle d'expertise" ont été perdues, s'est-il désolé.

LES PREMIERS ÉLÉMENTS DE L'ENQUÊTE


C'est une "implosion catastrophique" qui aurait causé la perte du mini-submersible. Les causes et les circonstances de l'accident sont encore inconnues, mais un champ de débris laissé par l'appareil pourrait permettre aux enquêteurs d'en savoir plus. Éléments d'explication dans la vidéo ci-dessous.

Sous-marin disparu : que s'est-il passé dans les derniers instants ?Source : TF1 Info

HOMMAGES


L'équipage disparu du mini-submersible parti explorer l'épave du Titanic dimanche a péri dans une "implosion" de l'appareil, ont annoncé jeudi les garde-côtes américains. Parmi ses membres, un grand spécialiste français de l'épave, Paul-Henri Nargeolet. L'annonce de son décès laisse ses proches sous le choc. De nombreuses voix saluent la mémoire de cet explorateur hors pair, son expertise et sa passion.

ALERTES SUR LA SÉCURITÉ


Sur la BBC, William Kohnen, ingénieur à la tête d'un comité américain sur les submersibles habités réunissant entreprises et chercheurs, a affirmé que son groupe avait soulevé des inquiétudes sur le Titan développé par l'entreprise OceanGate. Mais selon lui, la société n'était "pas disposée" à se soumettre à un processus de certification.

"QUELQUE CHOSE D'INDÉCENT"


Invité sur LCI, le vice-amiral Michel Olhagaray, ancien commandant de l'école navale a déploré l'essor d'explorations touristiques autour du Titanic. "Il y a quelque chose d'indécent. On ne mélange pas la science, qui se fait dans la discrétion et doit progresser, et le commercial", qui a nécessité "l'utilisation de moyens très importants pour sauver cinq personnes", a-t-il insisté, appelant à "réguler aussi l'utilisation de ces moyens profonds". 


"Il y a quelque chose d'un peu malsain", "le Titanic c'est le tombeau de 1500 personnes", a abondé Jean-Philippe Marre, membre de l'association française du Titanic. Il a salué des "expéditions à but scientifique et archéologique", mais a déploré en revanche des voyages "uniquement à but touristique". "Un encadrement est nécessaire", a-t-il assuré. 

LA SÉCURITÉ ÉTAIT UN "ÉLÉMENT CLÉ", SELON LE COFONDATEUR D'OCEANGATE 


Le cofondateur de la société américaine OceanGate Expeditions, qui exploite le Titan, a assuré vendredi que la sécurité était un "élément clé" de la culture de l'entreprise, alors que les critiques se multiplient concernant des négligences potentielles, y compris venant du réalisateur James Cameron. 


"J'ai été impliqué dans les premières phases du programme de développement" à OceanGate, a rétorqué sur Times Radio Guillermo Söhnlein, cofondateur d'OceanGate avec Stockton Rush, décédé dans l'implosion. "Je sais par expérience que nous étions extrêmement attachés à la sécurité et que l'atténuation des risques était un élément clé de la culture de l'entreprise." 


Guillermo Söhnlein, qui a quitté l'entreprise en 2013, a souligné qu'il était encore trop tôt pour savoir ce qui s'était vraiment passé mais il a estimé que l'exploration sous-marine devait continuer à se développer. "Comme pour l'exploration spatiale, la meilleure façon de préserver l'héritage de ces cinq explorateurs est de mener une enquête, de découvrir ce qui n'a pas fonctionné, d'en tirer les leçons et d'aller de l'avant", a-t-il dit.

"ÉCRASÉ PAR LA DIFFÉRENCE DE PRESSION"


"L'appareil a été littéralement écrasé par la différence de pression" dans les profondeurs marines, et "il n'en reste pas grand-chose", a expliqué sur le vice-amiral Michel Olhagaray, ancien commandant de l'école navale. "Lorsqu'il y a une implosion, les matériaux qui sont comprimés traversent et puis repartent de l'autre côté", a-t-il détaillé. "Les champs de débris peuvent permettre de dire à peu près à quelle profondeur cela s'est passé. Plus celle-ci est proche du fond sous-marin, plus le champ de débris sera réduit." Il faudra désormais récupérer le maximum de débris pour comprendre les circonstances de l'accident, a-t-il ajouté, notamment en vue de poursuites pénales.


Quant à un bruit d'implosion qui aurait été repéré dès dimanche par la Navy américaine, cela "a pu avoir une incidence très importante sur la localisation des moyens de recherches", a-t-il estimé. 

PAUL-HENRI NARGEOLET : UN SPÉCIALISTE "EXTRÊMEMENT COURAGEUX"


Invité sur LCI, le vice-amiral Michel Olhagaray, ancien commandant de l'école navale, a expliqué avoir connu au début de sa carrière le spécialiste Paul-Henri Nargeolet. "C'était le début d'une grande passion" de ce "capitaine de frégate", a-t-il souligné, saluant la mémoire d'un plongeur "extrêmement courageux, extraordinairement compétent". "Il était mu par cette très grande curiosité", a-t-il ajouté. 

LA CITÉ DE LA MER SALUE LA MÉMOIRE DE PAUL-HENRI NARGEOLET


La Cité de la Mer de Cherbourg a rendu hommage sur Twitter à l'océanaute Paul-Henri Nargeolet, son ambassadeur et "grand ami". L'équipe du musée s'est dite "anéantie" par l'annonce de son décès. "Il aura à jamais marqué l'histoire de notre site, nous lui devons tant. Tu vas nous manquer énormément Paul-Henri", écrit-elle.  


Mercredi, son fondateur Bernard Cauvin disait encore auprès de France 3 Régions son espoir de retrouver vivant son "grand ami" qui était "l'un des plus grands experts dans ces situations" de crise. Il l'avait vu pour la dernière fois le 2 décembre dernier, à l'occasion des 20 ans de la Cité de la Mer. "Dès qu'il passait la porte, il disait "je suis chez moi". C'est lui qui a apporté tous les engins russes, américains, canadiens utilisés par les océanautes qui sont exposés ici", avait-il expliqué, saluant "un grand monsieur". 

JAMES CAMERON AU COURANT D'UNE IMPLOSION TRÈS TÔT


James Cameron, qui a réalisé le film Titanic en 1997, a affirmé avoir été rapidement informé d'une implosion de l'appareil, grâce à des sources dans l'industrie de l'exploration des grands fonds marins qui auraient également détecté une "forte détonation". "Nous avons eu la confirmation dans l'heure qui a suivi qu'il y avait eu une forte détonation au moment où les communications avec le sous-marin ont été perdues", a indiqué le cinéaste dans une interview à l'agence de presse Reuters


"Une forte détonation sur l'hydrophone. Perte du transpondeur. Perte des communications. Je savais ce qu'il se passait. Le sous-marin a implosé", a-t-il détaillé. "Nous avons perdu des amis", le mini-submersible "est au fond de l'eau, en pièces détachées", a-t-il écrit dès lundi dans un mail transmis à ses collègues. Le cinéaste a aussi regretté de ne pas avoir tiré la sonnette d'alarme plus tôt sur ce type d'explorations, à cause de ses doutes sur la sécurité de l'appareil et sa coque en fibre de carbone et en titane. Sur la chaîne ABC News, il a aussi exprimé sa colère contre l'entreprise exploitante du Titan, affirmant qu'elle avait fermé les yeux sur des "avertissements" émis par des experts.

RÉVÉLATIONS


Les recherches acharnées pour retrouver l'équipage du submersible disparu dimanche près de l'épave du Titanic ont finalement connu un dénouement tragique. Une "implosion catastrophique" a provoqué la mort des cinq membres de l'équipage. La marine américaine aurait repéré un bruit pouvant correspondre à cette implosion dès dimanche, selon plusieurs médias.

"L'EXPÉDITION DE TROP"


"Ils n'ont rien vu venir, c'est ça qui m'a soulagé", a déclaré sur LCI Christian Buchet, directeur du centre d'étude de la mer à l'Institut catholique de Paris, qui s'est dit "très triste" et a présenté ses condoléances aux proches du Français Paul-Henri Nargeolet. "J'espère que cette légende noire du Titanic va vraiment se refermer avec ce Titan qui rejoint son Titanic", a-t-il glissé. 


Il a estimé qu'il ne fallait pas partir "avec ce genre de sous-marin, pour faire du tourisme". "Ce sont des opérations très complexes, ce n'était pas un sous-marin scientifique, il n'avait pas toutes les normes de sécurité. (...) On avait un certain nombre de doutes, il est déjà beaucoup descendu, c'est la pression qui joue, (...) les matériaux travaillent. C'était l'expédition de trop", a-t-il insisté. Si le spécialiste Paul-Henri Nargeolet travaillait sur cette épave, il a déploré l'envoi de touristes dans de telles expéditions.

"PERTE INIMAGINABLE"


La famille du magnat pakistanais Shahzada Dawood (48 ans) et de son fils Suleman (19 ans), qui ont eux aussi péri dans la catastrophe, a rendu hommage aux deux disparus. "Nous vous demandons de continuer à prier pour les âmes disparues et pour notre famille pendant cette période de deuil difficile", ont indiqué les parents du père, Hussain et Kulsum Dawood, dans une déclaration.


"Nous sommes vraiment reconnaissants à tous ceux qui ont participé aux opérations de sauvetage. Leurs efforts inlassables ont été pour nous une source de force pendant cette période", écrivent-ils également, cités par The Daily Mail. "Nous sommes également redevables à nos amis, à notre famille, à nos collègues et à nos bienfaiteurs du monde entier qui nous ont soutenus dans cette épreuve. L'immense amour et le soutien que nous recevons continuent de nous aider à supporter cette perte inimaginable."

"L'UN DES PLUS GRANDS EXPLORATEURS DES FONDS MARINS"


"Nos cœurs sont brisés par la perte de notre extraordinaire père et mari", a déclaré la famille de Paul-Henri Nargeolet dans un communiqué, cité dans plusieurs médias anglophones dont The Daily Mail. Ce spécialiste français du Titanic de 77 ans, installé aux États-Unis, compte parmi les cinq membres de l'équipage qui ont péri. 


"C'est un homme qui restera dans les mémoires comme l'un des plus grands explorateurs des fonds marins de l'histoire moderne. Quand on pense au Titanic et à tout ce que l'on sait aujourd'hui sur le navire, on pense à Paul-Henri Nargeolet et à son travail légendaire", écrivent ses proches. "Mais ce dont nous nous souviendrons le plus, c'est de son grand cœur, de son incroyable sens de l'humour et de l'amour qu'il portait à sa famille. Il nous manquera aujourd'hui et tous les jours jusqu'à la fin de notre vie."


Son beau-fils John Paschall s'est aussi exprimé sur les risques pris par l'explorateur, sur la chaîne CBS. "J'ai le sentiment qu'il les acceptait et qu'il les connaissait, mais qu'il aimait ce qu'il faisait", a-t-il déclaré. "Je pense que cela signifie beaucoup qu'il ait passé ses derniers instants près d'une scène qui signifiait tant pour lui", a-t-il ajouté, estimant que "sa maison, loin de chez lui, c'était l'océan".

HOMMAGE


La famille de l'homme d'affaires britannique Hamish Harding, l'un des cinq passagers du submersible Titan, déclarés morts après l'"implosion catastrophique" de l'engin près de l'épave du Titanic, a rendu hommage à un "explorateur passionné", "unique en son genre".


"Aujourd'hui nous sommes unis dans la douleur avec les autres familles qui ont aussi perdu leurs proches à bord du submersible Titan", ont écrit dans un communiqué la famille d'Hamish Harding et sa société Action Aviation, après l'annonce de la mort des passagers du submersible par les gardes-côtes américains et les organisateurs de l'expédition.


Le texte décrit l'homme d'affaires de 58 ans comme "un mari aimant pour son épouse", "un père dévoué pour ses deux fils", et "un guide, une inspiration, un soutien et une légende vivante" dans son entreprise. "Il était unique en son genre et nous l'adorions", poursuit le texte, louant un "explorateur passionné - quel que soit le terrain - qui vivait sa vie pour sa famille, son entreprise, et pour la prochaine aventure".

LA COLÈRE DE JAMES CAMERON


Après l'annonce de la mort des cinq passagers à bord du submersible, le réalisateur du film Titanic, James Cameron, a fait part de sa colère à l'antenne de la chaîne américaine ABC News. "Beaucoup de personnes de la communauté des ingénieurs en plongée profonde ont même envoyé des courriers à l'entreprise, en leur disant que ce qu'ils faisaient était trop expérimental pour transporter des passagers", a fustigé le cinéaste, faisant référence aux problèmes de sécurité relevés dès 2018 par des experts au sujet du petit sous-marin. 


"Des experts ont écrit une lettre pour dire à OceanGate qu'ils ne pouvaient pas transporter des passagers, que c'était irresponsable et que cela pouvait conduire à une catastrophe. (...) Il s'agit d'avertissements qui ont été ignorés", tonne-t-il. "Je suis frappé par la similitude avec la catastrophe du Titanic elle-même, lors de laquelle le capitaine a été averti à plusieurs reprises de la présence de glace devant son navire, et pourtant il a fumé à toute vitesse dans un champ de glace", insiste aussi le réalisateur.

LE POINT SUR CE QU'IL S'EST PASSÉ


Les cinq passagers du Titan sont morts, ont annoncé jeudi 22 juin les garde-côtes américains. Selon le contre-amiral en charge des opérations de sauvetage, le sous-marin a subi une "implosion catastrophique". 

"TRAGIQUE NOUVELLE POUR LONDRES"


Le ministre britannique des Affaires étrangères, James Cleverly, a déploré jeudi la "tragique nouvelle" de la perte du submersible Titan, qui comptait à son bord trois ressortissants britanniques, exprimant aux familles des disparus soutien et condoléances.


"Tragique nouvelle que la perte de ceux qui se trouvaient à bord du submersible Titan, comprenant trois ressortissants britanniques, à la suite d'une opération internationale de recherches", a-t-il déclaré sur Twitter. "Le gouvernement britannique soutient étroitement les familles touchées et exprime ses plus profondes condoléances".

HOMMAGE


Jeudi soir, l'entreprise OceanGate, organisatrice de l'expédition près du Titanic, a indiqué que les cinq passagers du submersible sont considérés comme morts. Ils avaient disparu dimanche près de l'épave du Titanic. Michel L'Hour, ami du pilote français Paul-Henri Nargeolet, s'est confié sur LCI quelques minutes après l'annonce du drame.

LES CINQ MEMBRES D'ÉQUIPAGE


Disparu depuis dimanche dernier à l'approche de l'épave du Titanic, l'équipage du sous-marin du Titan n'a pas survécu à ce qui semble être une implosion, ont annoncé ce jeudi les garde-côtes américains. À bord de ce petit bathyscaphe, exploité par la société OceanGate, se trouvaient cinq personnes.

HOMMAGE


"C'est une infinie tristesse, le sentiment de perdre un ami et l'un des meilleurs spécialistes au monde avec lequel j'avais des projets pour la fin de cette année. Je me demande s'ils ont encore du sens si Paul-Henri (Nargeolet) n'est pas là pour nous épauler", se désole Michel L'Hour, spécialiste des recherches aquatiques, un proche du spécialiste français du Titanic, qui se trouvait à bord du Titan. 


"Il est mort à proximité immédiate de l'épave qu'il chérissait le plus. Je n'y vois rien au fond qui me console. Je suis juste un peu désespéré. On perd un remarquable spécialiste", continue-t-il. "Demain, je devais lui remettre une médaille de l'académie de Marine, pour toute son œuvre et nous avoir fait rêver. Je suis très éprouvé", ajoute l'homme. Selon ce dernier, Paul-Henri Nargeolet aurait prévenu avant son départ qu'il n'était "pas du tout certain d'être le 23 juin à Paris car il partait sur une nouvelle opération Titanic". 

TUÉS DANS LA MICRO-SECONDE


"Dans l'instant, le seul sentiment que j'éprouve, c'est qu'ils n'ont pas connu l'angoisse de se retrouver coincés dans une cellule sous la mer. L'accident, ils ne l'ont même pas vécu. Ils ont été tués dans la micro-seconde qui a suivi l'implosion", témoigne Michel L'Hour, spécialiste des recherches aquatiques, sur le plateau de LCI. "L'implosion est certainement liée à de la surpression, la coque n'a pas résisté. On peut imaginer que cela s'est produit assez bas. Cela veut dire que ce sous-marin avait de vraies faiblesses de structure", analyse l'ami de Paul-Henri Nargeolet, qui se trouvait à bord du submersible. 

ENCHAINEMENT DES ÉVÉNEMENTS


"Nous allons continuer à récolter des informations" pour savoir précisément ce qu'il s'est passé, indique le contre-amiral John Mauger, en charge des opérations de sauvetage du Titan. L'officier ne peut, à l'heure actuelle, pas donner la date à laquelle ces recherches prendront fin. 

"IMPLOSION"


Les débris retrouvés, qui appartenaient à la chambre du submersible, est compatible avec "l'implosion du navire". "C'est une catastrophe", indique le contre-amiral John Mauger, en charge des opérations de sauvetage du Titan. "Mais je ne suis pas en mesure de vous dire quand s'est déroulé le drame", ajoute-t-il. 

LES CINQ OCCUPANTS SONT DÉCÉDÉS


Lors d'un point presse organisé ce jeudi, les garde-côtes américains ont annoncé le décès de l'équipage du Titan. "Ce matin, un rover a découvert, à 1600 pieds de profondeur, à proximité du Titanic, un champ de débris. En consultation avec des experts, nous avons constaté que ces débris résultaient de la perte catastrophique de la chambre de compression du submersible" recherché, a indiqué le contre-amiral John Mauger, en charge des opérations de sauvetage, évoquant une opération extrêmement "complexe".


"Les familles ont été prévenues. Je leur adresse mes condoléances les plus sincères", conclut l'officier. 

ÉQUIPAGE PERDU 


Les cinq passagers du submersible recherché dans l'Atlantique, a annoncé jeudi la société OceanGate. "Nous estimons à présent que notre patron Stockton Rush, Shahzada Dawood et de son fils Suleman, Hamish Harding et Paul-Henri Nargeolet sont malheureusement morts", indique la firme dans un communiqué.

POINT DE SITUATION 


Un point sur la situation est prévu à 21h,  ce jeudi. Les équipes mobilisées pour la recherche pourraient notamment revenir sur les débris récemment découverts. 

"CONFIRMER" L'ORIGINE DES DÉBRIS


"Il faut pouvoir confirmer cette information (selon laquelle un champs de débris a été retrouvé aux abords du Titanic). Dire qu'on trouve des débris sur la zone du Titanic, ce n'est pas vraiment significatif. Des débris dans la zone du Titanic, il n'y a que ça", lance sur LCI Michel L'Hour, spécialiste des recherches sous-marines, ami de Paul-Henri Nargeolet. "Donc ce que je voudrais savoir, c'est ce que sont les éléments qui ont été aperçus, s'ils sont significativement attribuables au Titan", ajoute-t-il. 


Le cas échéant, "ça nous amènerait à songer à un accident de structure, quelque chose qui s'est rompu, s'est écrasé, a explosé", reconnaît-il. "Mais je ne voudrais pas, avant même que l'on soit sûrs qu'il s'agisse de débris du Titan, on abandonne les recherches parce que les minutes sont comptées", conclut-il. 

CHAMP DE DÉBRIS


"Un champ de débris a été découvert dans la zone de recherche par un ROV à proximité du Titanic", indiquent les garde-côtes américains. "Les experts du commandement unifié évaluent cette découverte", ajoutent-ils. 


Rien n'indique donc, pour l'instant, qu'il s'agit du submersible disparu. 

FOCUS SUR L'ENTREPRISE OCEANGATE


Titan, le submersible parti explorer le Titanic, est toujours introuvable après quatrième jour des recherches. Derrière cette exploration peu commune, l'entreprise OceanGate Expeditions, dont le fondateur se trouve à bord de l'appareil. Que sait-on d'elle ?

"VOUS SAVEZ QUE VOUS ALLEZ PERDRE LE CONTACT"


"Quand nous sommes descendus, il y avait des problèmes de communication. À chaque voyage que j'ai effectué avec OceanGate, il y avait un problème avec la communication sporadique avec la surface", affirme jeudi sur LCI Mike Reiss, qui a participé au précédent voyage d'exploration du Titanic. "Encore une fois, je ne pense pas que ce soit leur faute, c'est la nature de la bête. Vous savez, quand vous allez à 3000 ou 4000 mètres sous l'eau, que vous allez perdre le contact pendant un moment", ajoute celui qui a déjà réalisé quatre sorties sur le Titan. 

DISCUTER AVEC LES FAMILLES


"Nous allons parler aux familles et les informer de l'état d'avancement des opérations de recherche et de sauvetage", a annoncé l'amiral américain John Mauger. La date à laquelle les opérations de recherche pourraient prendre fin n'a pas encore été évoquée, ajoute-t-il. Et, quoi qu'il en soit, "cette décision sera prise après une consultation approfondie avec les familles", assure l'officier dans les colonnes de Skynews

UNE RÉACTION TROP LENTE


La famille du milliardaire britannique Hamish Harding, qui se trouve à bord du Titan disparu, a fustigé le retard accumulé par OceanGate, avant de donner l'alerte. La firme a, en effet, attendu près de huit heures avant d'avertir les autorités. "Il a fallu tellement de temps pour qu'ils se mettent en route pour les secourir, c'est beaucoup trop long", dénoncent les proches. 


Pour rappel, le submersible a perdu le contact avec le navire de surface Polar Prince vers 9h45, heure locale, dimanche, mais les garde-côtes américains n'ont été informés de sa disparition qu'à 17h40.

EXPLOSION DES JEUX VIDÉOS


Au cours de ces derniers jours, les ventes du jeu vidéo "Iron Lung" ont battu des records. Ce succès ne doit rien hasard. Il est lié à l’actualité du moment, c'est-à-dire la disparition du sous-marin Titan près de l'épave du Titanic. 

"COMMENT ENCADRER CE TYPE D'EXPÉDITION" ?


"Quelle que soit l'issue de cette situation, il va y avoir un travail d'investigation et d'enquête qui va être mené. Il va falloir réfléchir, sans doute, à la manière dont on encadre ce type d'expédition. Je pense que ce n'est pas le genre d'opération que l'on devrait entreprendre à la légère", estime sur LCI Jean-Philippe Marre, membre de l'association française du Titanic. 

"SE CONCENTRER SUR LE SAUVETAGE"


"Il y aura un temps pour l'enquête, et à ce moment les réponses arriveront, mais là, il faut se concentrer sur le sauvetage", estime Nicolas Vincent, responsable des opérations chez Deep Ocean Search, sur LCI. "Je pense que le sous-marin est au fond de l'océan, pas très loin de la dernière position connuee. 

DES BRUITS PAS FORCÉMENT LIÉS AU SOUS-MARIN 


Selon les premières conclusions des experts, les bruits perçus mercredi ne venaient pas du sous-marin mais "du fond de l'océan", révèle ce jeudi l'amiral John Mauger de la marine américaine à Sky News


Des analyses plus poussées sont en cours.

PASSAGERS DU TITAN 


Le spécialiste de la plongée à grande profondeur et passionné d'archéologie maritime, Paul-Henri Nargeolet fait partie des cinq personnes qui avaient embarqué à bord du Titan. Notre article revient sur les profils de ces passagers. 

LES RECHERCHES SE POURSUIVENT 


Malgré l'épuisement supposé des réserves en oxygène, les gardes côtes américains annoncent qu'ils vont poursuivre les opérations de sauvetage. 


"Nous continuons de voir dans des cas particulièrement complexes que la volonté de vivre des personnes doit véritablement être prise en compte également. Et donc nous continuons de chercher et poursuivons nos efforts de sauvetage", a déclaré à la chaîne NBC le contre-amiral John Mauger, à la tête des opérations de recherche.

UN ROBOT CANADIEN A COMMENCÉ LES RECHERCHES


Juste avant la mise à l'eau de Victor 6000, un ROV (robot télécommandé) déployé par le navire canadien Horizon Arctic a atteint le fond marin et a commencé sa recherche du Titan, selon les garde-côtes américains. 

FILLE DE P-H NARGEOLET


La fille de Paul-Henri Nargeolet, le Français présent à bord, ne perd pas espoir, comme elle l'explique à TF1.

L'ESPOIR S'AMOINDRIT 


"Je ne suis pas d'un optimiste effréné", confie Bretrand Sciboz, expert en sous-marins, chasseur d'épave sur LCI, alors que les réserves théoriques d'oxygène à bord du Titan sont épuisées. "J'ai bien peur que les choses soient finies. Il est aussi possible que le sous-marin se soit disloqué en descendant" explique-t-il.


"Même si on le retrouvait maintenant, je ne pense pas que l'on ait les moyens de le remonter à temps à la surface", ajoute le spécialiste. Selon lui, le robot Victor 6000 est capable d'attacher un câble sur le sous-marin s'il le trouvait, mais "pas de le remonter".

L'HEURE THÉORIQUE DE LA FIN DE RÉSERVES D'OXYGÈNE EST PASSÉE 


L'oxygène à bord du Titan est théoriquement épuisé selon le décompte des secours. Si les recherches ne faiblissent pas, des avions et navires internationaux étant toujours en action, la plupart des experts sont pessimistes. En effet, si le sous-marin est retrouvé, cela pourrait prendre plusieurs heures pour le remonter, souligne notre envoyé sur place depuis Terre-Neuve, au Canada.

VICTOR 6000


Le robot français est d'habitude déployé pour des missions cartographiques - sondeurs et photos – consistant en des prélèvements de faune et d'analyse d'eau, explique l'Ifremer sur son site. Piloté à distance par une équipe de 9 personnes, les données collectées sont disponibles en temps direct. 


L'engin, régulièrement modernisé, peut passer plusieurs jours en fond de mer, jusqu'à six kilomètres de profondeur, ajoute l'organisme. Depuis sa première mission en 1999, le robot de 4,6 tonnes a effectué 800 plongées, soit 15.000 heures.

LE ROBOT DE l'IFREMER S'APPRÊTE À PLONGER 


"Le navire français L'Atalante prépare son ROV pour entrer dans l'eau", écrivent les garde-côtes américains sur Twitter. Ce robot, baptisé "Victor 6000", est télécommandé. Il sera manœuvré par les équipes de l'Ifremer depuis l'Atalante, leur navire, arrivé il y a peu dans la zone de recherches. 


Quelques instants plus tôt, un robot déployé par le navire canadien Horizon Arctic a atteint le fond marin et a commencé sa recherche du Titan, informent également les autorités.

AIDE BRITANNIQUE 


"À la demande des garde-côtes américains, le Royaume-Uni a intégré un sous-marinier de la Royal Navy pour aider les efforts de recherche et de sauvetage du sous-marin manquant", a déclaré le gouvernement britannique, rapporte le Guardian.


L'officier en question, le capitaine de corvette Richard Kantharia, "a une connaissance approfondie de la guerre sous-marine et des opérations de plongée et il apportera donc évidemment cette expérience à l'équipe de recherche et de sauvetage", selon Downing Street. Il a été détaché auprès de l'équipe de recherche et de sauvetage.


Un avion britannique C-17 transportera en outreun "équipement commercial spécialisé" d'une entreprise britannique pour aider à l'effort de recherche et de sauvetage.

UN SAUVETAGE QUI RELÈVERAIT DE L'EXPLOIT


Si les recherches permettent de localiser le sous-marin, comment faire pour organiser le sauvetage des cinq passagers ? Tout dépendra de la profondeur à laquelle ils se trouvent. À 3000 ou 4000 mètres de fonds, une intervention relèverait de l'exploit.

DERNIER ESPOIR


En théorie, à 13h10, l'oxygène va commencer à manquer dans le sous-marin. Les explications de notre envoyé spécial ⤵️

Sous-marin disparu : "La limite théorique d'oxygène arrive dans une heure"Source : TF1 Info

SÉCURITÉ 


Depuis le début des recherches, des détails mettant en cause OceanGate, la société qui exploite le submersible, émergent. L'entreprise est pointée du doigt pour de potentielles négligences dans la sûreté de son appareil de tourisme sous-marin. Selon la fiche technique de l'engin, il dispose d'une réserve d'oxygène de 96 heures... qui sera épuisé à 13h10 ce jeudi.

PILOTE DU TITAN 


Le sous-marin disparu dimanche près de l'épave du Titanic avec cinq occupants à son bord reste introuvable. Le pilote du Titan est lié à un couple de naufragés morts le 14 avril 1912.

L'ATALANTE ARRIVE DANS LA ZONE DE RECHERCHES 


Le navire français de l'Ifremer, qui doit déployer le robot Victor pour tenter de retrouver le sous-marin, a "ralenti à l'approche de la zone de recherche", selon l'application Marine Traffic, relève Reuters. 


"Les données montrent que l'Atalante a ralenti à une vitesse de six nœuds, et se trouve à environ 20 à 30 km du navire Polar Prince", chargé de transporter le submersible disparu dimanche dernier. 

"À 4000 MÈTRES DE PROFONDEUR, TOUT EST COMPLEXE"


"Le robot Victor, opéré depuis la surface, n'est pas réellement fait pour faire de la recherche sur des grandes zones", explique Pierre-Yves Pilfert, commandant du Centre expert plongée humaine et intervention sous la mer (Cephismer), organe de la Marine nationale, sur LCI 


"Dans un scénario idéal, le sous-marin est relocalisé, ou bien la zone est circonscrite. Là, on peut envoyer le robot. Ensuite, ce sont des opérations très complexes pour faire remonter le sous-marin. A 4000 mètres de fond tout est complexe", rappelle-t-il. 


"Le robot est équipé de deux bras, ce qui permet de passer un câble pour remonter le sous-marin, s'il est retrouvé" explique-t-il encore, soulignant que les équipes de l'Ifremer savent mener ce type d'opération. "Ce qui est difficile, c'est que l'on ne peut rien planifier. Les équipes d'Ifremer vont devoir s'adapter", juge-t-il. 

Titan : "à 4.000 mètres de fond tout est complexe"Source : TF1 Info

ROBOT VICTOR


Doté de deux caméras ultra-haute définition, le robot français a participé aux recherches des boîtes noires de l'avion Rio-Paris, disparu dans l'Atlantique en 2009. Retrouvez la présentation du robot "Victor" transporté sur l'Atalante. 

ATALANTE 


Le bateau de l'Ifremer va rejoindre la zone des recherches du Titan d'ici 1 h 30. Il devait arriver hier soir à 20 h. le temps presse pour localiser le sous-marin. L'Atalante pourra mettre à l'eau son robot Victor qui peut descendre à 6 km sous la surface de la mer. 

"JUSQU'A LA DERNIÈRE MINUTE, L'ESPOIR EST LA"


Sur LCI, Christian Buchet, directeur du Centre de la mer à l'institut catholique de Paris, détaille les contours de l'opération de sauvetage hors normes lancée à la recherche du Titan. 

Titan : "il y a de l'espoir"Source : TF1 Info

LES SAUVETEURS "PRENDRONT TOUS LES RISQUES"


Si le Titan est retrouvé, "si l'on est dans les plus brefs délais, on prendra tous les risques", avance Christian Buchet sur LCI. "Tout dépend où se trouve le submersible : s'il est bloqué dans l'épave du Titanic, ou bloqué dans le sol meuble". 


Pour faire remonter l'engin, des "coussins d'air gonflés à l'hélium et des filets pourraient être déployés", selon lui.  Une opération qui reste "compliquée". "Dans les sous-marins militaires, il y a une trappe qui permet d'extraire les hommes, là ce n'est pas le cas", poursuit le spécialiste. 

"PLUS ILS VONT STRESSER, PLUS ILS VONT CONSOMMER DE L'OXYGÈNE"


Comment gérer ces réserves d'oxygène ? "Plus vous allez stresser, plus vous allez consommer de l'oxygène", rappelle Christian Buchet. Une tâche difficile alors qu'à bord, le spécialiste devine une situation "atroce". 


Les passagers sont "dans le noir et toutes les demi-heures, ils tapent sur la coque, ils ne peuvent pas dormir. À 3800 mètres de profondeur, c'est extraordinairement difficile, c'est complètement jonché de débris et les conditions météo ne sont pas extraordinaires non plus" égrène-t-il. 


Pour Christian Buchet, il n'y a pas de doute sur le fait de retrouver le sous-marin, alors que "les meilleurs engins du monde" sont partis à sa recherche. "Simplement, c'est une course contre-la-montre". 

"IL Y A DE L'ESPOIR" 


"Il ne faut pas se focaliser sur une heure précise par rapport à l'oxygène. Tout dépend de comment vous allez utiliser les réserves" dans le sous-marin, explique sur LCI Christian Buchet, Directeur du Centre de la mer à l'institut catholique de Paris ce matin. "On peut gagner un peu en heure. C'est pour cela que des moyens très conséquents dans les recherches sont indispensables. Jusqu'à la dernière minute, l'espoir est là", juge-t-il. 

COURSE CONTRE LA MONTRE 


Les chances de retrouver vivants les cinq passagers du sous-marin Titan s'affaiblissent. Ce jeudi à 13 h 10 heure française, ils auront épuisé leurs réserves en oxygène. Les explications de notre envoyé spécial. 

"Titan" : les passagers bientôt privés d'oxygèneSource : TF1 Info

EXPLICATIONS


La course contre-la-montre s'accélère dans l'Atlantique Nord pour retrouver vivants les cinq occupants du submersible, parti explorer l'épave du Titanic. En parallèle, des voix s'élèvent pour dénoncer le manque de fiabilité de cet engin, nommé Titan.

"NOUS DEVONS GARDER ESPOIR"


Horizon Maritime, la société propriétaire du navire Polar Prince, duquel est parti le submersible lors de son expédition dimanche, s'est exprimée lors d'une conférence de presse. Elle a mobilisé son navire ainsi qu'un autre bateau, l'Horizon Arctic, pour prendre part aux recherches. "Nous travaillons ensemble pour nous assurer que tous les efforts possibles sont déployés pour ramener toutes les personnes à bord. Leur bien-être nous tient à cœur", a-t-elle déclaré, citée par The Guardian


La société a aussi affirmé que l'industrie maritime de cette région "n'est pas étrangère aux interventions en cas d'incident difficile". Sam Leet, son président, a toutefois souligné que les conditions météorologiques actuelles ne sont "pas trop importantes". "L'équipement qui a été mobilisé pour cette opération est le meilleur au monde, le plus performant au monde. Nous devons garder espoir", a-t-il martelé. 


Dans un communiqué publié peu après, il répète que sa société fait en sorte de "garantir que tous les efforts soient déployés pour ramener les personnes chez elles", et assure que "tous ici (...) au Canada, aux Etats-Unis et dans le monde entier sommes unis dans cette tâche".

COURSE CONTRE-LA-MONTRE


Selon les gardes-côtes américains, les réserves en oxygène du submersible Titan devraient s'épuiser jeudi à 13h08, heure de Paris. Vers 19h, lors de leur conférence de presse, ils ont affirmé que ces réserves allaient encore tenir 41 heures. Selon OceanGate, qui exploite le petit sous-marin, l'équipage dispose de 96 heures d'oxygène à bord, soit quatre jours de survie. La trace de l'appareil a été perdue dimanche soir. Les opérations de recherches se poursuivent, et les gardes-côtes ont affirmé qu'il fallait "garder espoir". 

LE POINT SUR LES MOYENS DÉPLOYÉS


Une armada de moyens spécialisés dans les opérations en eaux profondes arrive progressivement dans la zone de l'Atlantique Nord où est recherché le submersible. 


- À partir du début des recherches dimanche soir, des avions militaires canadiens et américains ont été envoyés vers le site où est stationné le Polar Prince, le navire duquel est parti le submersible recherché, nommé Titan. Cette surveillance aérienne se poursuit mercredi, ont fait savoir les gardes-côtes américains (USCG) lors d'une conférence de presse.


- Le Deep Energy, un navire d'installation d'oléoduc ou de gazoducs sur les fonds marins, est rapidement arrivé sur place et a envoyé des robots dans l'eau. Trois autres bateaux sont arrivés sur place mercredi matin. Les gardes-côtes canadiens ont envoyé l'Atlantic Merlin, avec un robot sous-marin, ainsi que le John Cabot, bâtiment doté d'un sonar à balayage latéral, qui permet d'obtenir une imagerie plus détaillée. Le troisième, le Skandi Vinland, est un navire polyvalent envoyé par le groupe norvégien de services pétroliers DOF. Il a déployé deux robots sous-marins.


- D'autres navires sont encore attendus. L'Atlante, navire de recherche de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), est attendu sur place mercredi soir. Son robot sous-marin Victor 6000, qualifié d'"engin-phare de l'intervention sous-marine", est télé-opéré à l'aide d'un câble long de huit kilomètres. Les gardes-côtes américains listaient mardi quatre autres navires attendus sur place, dont le navire militaire canadien Glace Bay, doté de personnel médical et d'un caisson hyperbare (ou de décompression) permettant notamment de traiter les accidents de plongée.

LES GARDES-CÔTES AMÉRICAINS "NE SAVENT PAS" D'OÙ VIENNENT LES BRUITS


Lors d'un point presse, les gardes-côtes américains ont indiqué ne pas avoir encore trouvé la source des bruits repérés par un avion canadien "dans la zone de recherche", selon le New York Times. D'après eux, plusieurs avions canadiens ont détecté ces sons mardi, mais aussi ce mercredi. Une équipe d'experts analyse actuellement les données relatives à ces bruits, mais pour l'instant, ils n'ont rien trouvé de concluant. 


"Pour être franc, nous ne savons pas de quoi il s'agit", a expliqué l'un de leurs membres, le capitaine Frederick. "Je ne peux pas vous dire ce que sont ces bruits. Ce que je peux vous dire, et c'est le plus important, c'est que nous cherchons là où les sons" ont été captés, a-t-il souligné.


Cinq "moyens de surface" sont actuellement dépêchés à la recherche du Titan, et les autorités américaines prévoient d'en ajouter cinq autres dans les deux prochains jours. "Il s'agit d'une mission de recherche et de sauvetage à 100%", a-t-il insisté, laissant entendre que les cinq passagers pourraient donc être toujours en vie. "Il faut rester optimistes et garder espoir", a-t-il déclaré, assurant ne pas être "encore au stade" de devoir se résigner à mettre fin aux recherches. 

UNE MINUSCULE CABINE


Un journaliste de la chaîne américaine NBC News a publié un schéma de l'intérieur du submersible Titan, provenant d'un document présentant le petit sous-marin. D'après cet aperçu, une seule personne peut étendre ses jambes, les autres étant contraintes de les plier. "Ça ressemble à l'enfer", a commenté Ben Goggin. 

TÉMOIGNAGE


Le petit submersible n’en était qu’à sa troisième excursion vers le site de l’épave du Titanic. Le papa de la série des "Simpsons", Mike Reiss, était monté à bord du submersible en juillet 2022. Il raconte en détail au "New York Times" cette odyssée, dont il a conservé un bon souvenir.

MOBILISATION INTERNATIONALE


Les gardes-côtes américains ont reçu le vice-consul général de France à Boston, Marc Vigouroux, ainsi que le consul général britannique en Nouvelle-Angleterre, le Dr Peter Abbott, ont-ils indiqué sur Twitter. "Le soutien et les partenariats internationaux ont été essentiels aux opérations de sauvetage", ont-ils souligné.

DES RAFALES JUSQU'À 50 KM/H SUR LA ZONE DE RECHERCHES


Dans un message publié sur Twitter, les gardes-côtes américains ont détaillé les conditions météorologiques sur place, dans le secteur des recherches : des vents à 37 km/h, avec des rafales pouvant aller jusqu'à 48 km/h. La houle monte jusqu'à deux mètres environ, et la température de l'air de 10 degrés Celsius.

UN APERÇU DE L'INTÉRIEUR DU TITAN


Dans une vidéo publiée à l'été 2022 par la Société Radio-Canada, le fondateur de la société OceanGate, qui exploite le petit sous-marin Titan, présentait en détail son submersible. Stockton Rush compte aujourd'hui parmi les cinq passagers du Titan, que des bateaux de recherche tentent de secourir. Dans cette vidéo, repérée par franceinfo, on découvre l'intérieur du submersible, de trois mètres de large seulement, mais aussi une manette de jeu connectée. Seuls cinq passagers peuvent être admis à bord, et impossible de se tenir debout à l'intérieur de cet appareil "semblable à un mini-van", comme TF1info vous l'expliquait dans cet article.


"Nous nous concentrons vraiment sur la science autour du Titanic, nous voulons documenter l'état de l'épave à l'heure actuelle et essayer de prédire à quoi elle ressemblera dans le futur", affirmait dans cette vidéo Stockton Rush, se défendant de proposer un simple voyage touristique autour de l'épave du navire. 

LE ROBOT FRANÇAIS DEVRAIT ARRIVER SUR PLACE CE MERCREDI


Victor 6000, le robot français de l'institut français de recherche océanographique, l'Ifremer, est en route pour aider à retrouver le submersible touristique et pourrait l'aider à se dégager s'il est piégé. L'appareil devrait arriver ce mercredi en fin de journée, selon Reuters, sachant que les réserves en oxygène du petit sous-marin devraient arriver à terme jeudi. Ce robot possède des bras articulés qui peuvent être commandés à distance pour couper des câbles ou réaliser d'autres manœuvres, pour libérer un navire coincé, a expliqué l'Ifremer à l'agence de presse. Il est aussi "capable de faire de l'exploration visuelle avec tout l'équipement vidéo dont il dispose", a expliqué Olivier Lefort, chef des opérations navales au sein de l'institut.


"Victor n'est pas capable de soulever le sous-marin tout seul", mais il pourrait aider à accrocher le submersible de 10 tonnes à un navire capable de le remonter à la surface, a-t-il ajouté. Le robot est piloté par un équipage de 25 personnes, et peut fonctionner en continu. "Nous pouvons travailler sans interruption pendant 72 heures, nous n'avons pas besoin de nous arrêter la nuit", a indiqué le responsable. "Nous ne savons pas ce qui s'est passé. Les bruits qui ont été entendus nous donnent l'espoir que le sous-marin est au fond de la mer et que des personnes sont encore en vie, mais d'autres scénarios sont possibles", a poursuivi Olivier Lefort. "Même si l'espoir est mince, nous irons jusqu'au bout."

VICTOR 6000, UN ROBOT SOUS-MARIN FRANÇAIS ENGAGÉ DANS LES RECHERCHES 


L'institut français Ifremer a dérouté mardi son navire Atalante, équipé d'un robot sous-marin pour grande profondeur, pour partir à la recherche du petit sous-marin. Ce robot est le Victor 6000, qualifié d'"engin-phare de l'intervention sous-marine" par l'Ifremer. Ce robot est télé-opéré depuis l'Atalante, à l'aide d'un cordon ombilical atteignant huit kilomètres. 


Il est qualifié pour travailler dans les grands fonds jusqu'à 6000 mètres, avec une batterie d'équipements d'observation et de manipulations et prélèvements de sédiments ou de faune, ainsi que pour des analyses de l'eau. Selon le site de l'Ifremer, il a déjà plongé 15.000 heures depuis sa première mission en 1999, au cours de 96 campagnes et 800 plongées. Il pèse 4,6 tonnes et sa puissance électrique grimpe à 20 kW, grâce à un câble lié au navire d'une longueur de 8000 mètres. 

DES ALERTES SUR LA SÉCURITÉ DU SUBMERSIBLE DÈS 2018


Depuis la disparition du petit sous-marin, le niveau de sécurité de l'engin, exploité par la société OceanGate, fait l'objet d'interrogations. Selon une enquête du New York Times, des experts internes et externes à l'entreprise avaient déjà signalé par le passé le risque que le Titan rencontre des problèmes "catastrophiques" au cours de ses missions. Ils avaient exhorté la direction de faire inspecter et certifier l'appareil par des agences compétentes en la matière, ce qu'elle a refusé. Les premières alertes remontaient déjà à 2018, selon le journal américain. 


L'ancien directeur des opérations maritimes d'OceanGate, David Lochridge, avait notamment affirmé que le hublot qui permettait aux passagers de voir à l'extérieur du submersible n'était certifié que pour fonctionner à des profondeurs allant jusqu'à 1300 mètres, alors que l'épave du Titanic se situe à 4000 mètres sous les mers. À la suite d'une réunion tendue au sommet de la société, il avait été licencié, la direction expliquant que cette alerte avait été contredite par l'équipe d'ingénieurs de l'entreprise. OceanGate avait aussi reçu une mise en garde de 38 experts de l'industrie des engins submersibles de la Marine Technology Society, qui avaient fait part dans une lettre de leur "inquiétude unanime" sur le développement du Titan et ses missions.


Invité sur LCI, l'archéologue sous-marin Michel L'Hour a estimé, tout en ne connaissant pas précisément le submersible Titan, que les alertes sur le hublot sont peu crédibles. "Je ne peux pas y croire, c'est inimaginable et absolument pas sérieux. Sinon cela signifie que l'on a cherché à tuer un sous-marin", a-t-il insisté. Quant à la certification de l'appareil, "les organismes de certification vont certifier à partir de matériels qu'ils connaissent et ont déjà testé, or il n'y a pas de repère probablement pour ce sous-marin en fibre de carbone", a-t-il expliqué. Il a aussi argué que son ami Paul-Henri Nargeolet, seul Français à bord et grand spécialiste de ce type de submersible, n'aurait "jamais" accepté de monter à bord d'un engin défectueux.

LA CARTE DES RECHERCHES


Cette carte de l'AFP précise le secteur de recherche de plusieurs bateaux dépêchés pour retrouver le Titan, au large du Canada. Plusieurs navires entourent ainsi l'épave du Titanic, sur une distance de 10 km seulement. La profondeur des eaux dans cette zone dépasse les 5000 mètres.

LA PISTE DU "BLACK OUT"


"Un sous-marin comme celui-ci bénéficie d'une flottabilité positive légère, de telle sorte qu'en cas de panne généralisée, de black-out, ce qui a dû arriver, il remonte naturellement de sa propre flottaison vers la surface", a expliqué sur LCI l'archéologue sous-marin Michel L'Hour, ami de l'explorateur français à bord Paul-Henri Nargeolet. "Nous ne savons pas du tout où il est. Il faut géolocaliser la source du bruit (...) et s'assurer qu'il est d'origine humaine", a-t-il insisté, au sujet des bruits réguliers capturés sous l'eau. Pour lui, la disparition de l'engin serait liée à "un problème de génération électrique, privant le sous-marin d'énergie". 


"On est à l'évidence devant un problème complexe, pris dans une course de vitesse", a-t-il poursuivi, soulignant toutefois "le grand sang-froid et la très grande expérience" de Paul-Henri Nargeolet, capable selon lui d'aider les autres passagers à limiter la "panique" et ainsi mieux "gérer l'air". "C'est probablement l'homme au monde qui a le plus d'expérience de ce type de petit submersible d'exploration et d'intervention. J'ai foi en lui", a insisté Michel L'Hour. La présence de ce spécialiste français à bord "est le meilleur porteur d'espoir", avait-il déclaré à TF1info quelques heures plus tôt.

RECHERCHES FRANÇAISES


Interrogé par TF1info, le cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a souligné la "complexité" des recherches pour retrouver le petit sous-marin. Il est revenu sur l'envoi d'un bateau français de l'Ifremer, équipé d'un robot, pour prendre part à ces recherches. 


La décision n'a pas été motivée par la présence à bord du Français Paul-Henri Nargeolet, spécialiste de l'épave du Titanic, assure l'exécutif. "L’identité des passagers n’a bien sûr aucune incidence sur la décision, conformément au droit maritime et aux valeurs de l’Ifremer", a assuré le cabinet. "Si la décision n’a été communiquée qu’après confirmation qu’il était techniquement possible de concourir aux opérations, cette participation a été envisagée en temps dès connaissance du besoin", a-t-il aussi précisé.

UN NAVIRE NORVÉGIEN ÉQUIPÉ DE ROBOTS DÉPÊCHÉ


Un navire polyvalent équipé de deux robots sous-marins autonomes s'est joint aux opérations pour retrouver le petit sous-marin Titan disparu près de l'épave du Titanic dans l'Atlantique nord, a annoncé mercredi son propriétaire, le groupe norvégien de services pétroliers DOF. Le Skandi Vinland est arrivé sur le site où les recherches ont lieu mardi à environ 19h heure locale, a indiqué DOF dans un communiqué.


"Le Skandi Vinland a déployé les deux ROV (véhicules sous-marins téléopérés, ndlr) pour contribuer aux efforts de recherches qui sont regroupés sous le commandement des garde-côtes américains", a-t-il précisé.

SECOURS SUR PLACE


Selon les gardes-côtes américains, trois navires sont arrivés sur place ce mercredi matin. Le John Cabot est équipé d'un sonar à balayage latéral et effectue des recherches aux côtés du Skandi Vinland et de l'Atlantic Merlin.

"IL SAIT PARFAITEMENT GÉRER L'ÉQUIPAGE"


Christian Buchet, directeur du centre d'étude de la mer, connaît Paul-Henri Nargeolet. Lui aussi estime que le fait d'avoir, à bord du Titan, un des "meilleurs spécialistes au monde de ce genre de choses" peut donner confiance dans les opérations de secours. "Il sait parfaitement gérer l'équipage pour avoir effectué tellement de plongées dans des engins de ce type-là. Vraiment, je suis confiant", abonde sur LCI Christian Buchet, le directeur du Centre d'étude de la mer, rappelant que Nargeolet a plongé 38 fois sur le Titanic. 

Sous-marin perdu près du Titanic: avec Nargeolet, "on a, à bord, le meilleur spécialiste au monde de ce genre de choses"Source : TF1 Info

PAUL-HENRI NARGEOLET, "LE MEILLEUR PORTEUR D'ESPOIR"


"La présence de Paul-Henri Nargeolet est le meilleur porteur d'espoir", juge sur LCI l'archéologue sous-marin Michel L'Hour. "C'est un homme qui a une extraordinaire expérience." Selon lui, il pourrait être à l'origine "des bruits de coups" entendus "toutes les 30 minutes". "C'est le type de son qu'il peut avoir utilisé."

Sous-marin disparu près du Titanic : "La présence de Paul-Henri Nargeolet est le meilleur porteur d'espoir"Source : TF1 Info

POURQUOI L'OPÉRATION DE SECOURS S'AVÈRE COMPLEXE


Ami de Paul-Henri Nargeolet, qui se trouve à bord du Titan, le spécialiste en recherches sous-marines Michel L'Hour confirme sur LCI les difficultés que rencontrent les secours pour venir en aide aux passagers du submersible.

Sous-marin disparu près du Titanic : pourquoi le sauvetage s'annonce compliquéSource : TF1 Info

UN SAUVETAGE IMPOSSIBLE ?


Spécialiste en recherche sous-marine, le chasseur d'épaves Bertrand Sciboz explique sur LCI en quoi la vaste opération de secours se révèle compliquée.

Sous-marin disparu près du Titanic : un sauvetage impossible ?Source : TF1 Info

POURQUOI LES RECHERCHES SONT AUSSI DIFFICILES 


Les sauveteurs qui tentent de retrouver le submersible, disparu lors d'une expédition pour visiter l'épave du Titanic, sont confrontés à un défi technique gigantesque à cause de la profondeur de l'Atlantique nord. "Il fait nuit noire en bas. Il fait un froid glacial. Le fond marin est constitué de boue et il est ondulé. Vous ne pouvez pas voir votre main devant votre visage", a expliqué Tim Maltin, expert du Titanic, à la chaîne américaine NBC News Now. "C'est un peu comme un astronaute qui va dans l'espace."

"IL Y A DE L'ESPOIR, MAIS LE TEMPS PRESSE"


 "Une fois que vous avez une zone d'où vous savez d'où viennent les détonations, vous devez y installer des ressources - des sous-marins et des robots - à cet endroit pour enquêter", a indiqué à CNN l'océanographe David Gallo, conseiller principal pour les initiatives stratégiques chez RMS Titanic Inc. "Il y a de l'espoir, mais le temps presse. (...) Vous devriez supposer qu'il y a quelque chose là-bas", a-t-il assuré, appelant les secours "à bouger, apporter des trucs là-bas tout de suite."


"Très bon ami" avec Paul-Henri Nargeolet, qui se trouve à bord du Titan, David Gallo a estimé que le grand spécialiste du Titanic pourrait être à l'origine des "bruits sous l'eau" entendus. Il "est le genre de personne qui, s'il était dans ce sous-marin, réfléchirait à fond et ferait quelque chose comme ça toutes les 30 minutes".

LES GARDES-CÔTES CONFIRMENT DES "BRUITS SOUS L'EAU"


Un sonar a capté des "bruits sous l'eau" pendant les opérations de recherche, dans l'Atlantique nord, du sous-marin disparu avec cinq personnes à bord près de l'épave du Titanic, ont confirmé mercredi les garde-côtes américains.


"Des avions P-3 canadiens ont détecté des bruits sous l'eau dans la zone de recherche. En conséquence, les opérations ROV (véhicule télécommandé, NDLR) ont été déplacées pour tenter d'explorer l'origine des bruits", a annoncé le premier district des garde-côtes américains sur son compte Twitter officiel. Les recherches par ROV "ont donné des résultats négatifs mais se poursuivent", a-t-il ajouté.

DES BRUITS DE "COUPS" ENTENDUS


Des "cognements" ont été captés par un sonar pendant les opérations de recherche du sous-marin disparu avec cinq personnes à bord, près de l'épave du Titanic.


Selon une note du gouvernement américain, citée ce mardi par le magazine Rolling Stones et CNN, les équipes de recherche du sous-marin Titan ont enregistré des bruits de "coups" réguliers, entendus "toutes les 30 minutes". Des sons qui auraient ensuite été perçus quatre heures plus tard après le déploiement de sonars supplémentaires.

MAISON BLANCHE


Le président américain Joe Biden souhaite que les garde-côtes - un corps des forces armées - poursuivent leurs recherches, a assuré mardi le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby. Par ailleurs, la marine pourra être mobilisée si nécessaire, a-t-il ajouté. 

LES CINQ MEMBRES D'ÉQUIPAGE


Un sous-marin touristique a disparu dimanche, lors d'un périple pour admirer l'épave du Titanic, dans l'océan Atlantique. Des recherches ont été lancées pour retrouver les cinq personnes qui se trouvaient à bord du submersible. Qui sont-elles ?

"ÇA PEUT MAL TOURNER"


D'après Mike Reiss, chacun est parfaitement conscient des dangers encourus : "Il faut signer une décharge avant de monter et la mort est mentionnée à trois reprises en page une. Ce ne sont pas des vacances en autocar, ça peut mal tourner".  Une fois arrivé au fond, "la boussole a immédiatement cessé de fonctionner et ne faisait que tourner. Nous avons dû nous débattre à l'aveugle au fond de l'océan, sachant que le Titanic était quelque part là-bas", a-t-il encore décrit.

"ON PERD PRESQUE TOUJOURS LA COMMUNICATION"


Le scénariste américain Mike Reiss, producteur de la célèbre série "Les Simpsons", est déjà parti trois fois avec OceanGate dont une fois en 2022 à bord du même submersible que celui qui a disparu. Une expérience totalement déroutante selon lui. "On perd presque toujours la communication et on se retrouve à la merci des éléments et ce genre de trucs", a-t-il raconté à la BBC.

DES VIP À BORD 


Parmi les cinq passagers se trouve l'homme d'affaires, aviateur et touriste spatial britannique Hamish Harding, 58 ans, PDG de l'entreprise de vente de jets privés Action Aviation basée à Dubaï. L'expert maritime français, Paul-Henry Nargeolet, figure parmi l'équipage. Un important homme d'affaires britannico-pakistanais et son fils sont également à bord du petit sous-marin : il s'agit de Shahzada Dawood (48 ans), vice-président du conglomérat Engro basé à Karachi et son fils Suleman (19 ans).

ZOOM SUR LE TITAN


Le Titan, l'engin exploité par la société OceanGate et fabriqué en carbone et en titane, peut atteindre 4000 mètres de profondeur à la vitesse de 3 noeuds. Sa réserve d'oxygène, pour les 5 personnes qu'il est capable d'embarquer, est de 96 heures.