EN DIRECT - Attaque contre Israël : l'Iran invoque à l'ONU son "droit à l'autodéfense"

Publié le 13 avril 2024 à 20h10, mis à jour le 14 avril 2024 à 23h58

L'ambassadeur israélien à l'ONU a appelé dimanche le Conseil de sécurité à imposer "toutes les sanctions possibles" contre l'Iran, après l'attaque sans précédent contre Israël.
De son côté, Téhéran a invoqué son "droit à l'autodéfense".
Suivez les dernières informations en direct.

Ce live est à présent terminé. 

"DROIT À L'AUTODÉFENSE"

L'Iran "n'a pas eu d'autre choix que d'exercer son droit à l'autodéfense", a déclaré son ambassadeur à l'ONU Amir Saeid Iravani lors d'un Conseil de sécurité convoqué après l'attaque iranienne sans précédent contre Israël.


"Le Conseil de sécurité a failli à son devoir de maintenir la paix et la sécurité internationales" en ne condamnant pas la frappe du 1er avril contre le consulat iranien à Damas, et "dans ces conditions, la République islamique d'Iran n'a pas eu d'autre choix que d'exercer son droit à l'autodéfense", a-t-il déclaré, assurant que Téhéran ne voulait pas d'escalade, mais répondrait à "toute menace ou agression".

SANCTIONS

L'ambassadeur israélien à l'ONU a appelé le Conseil de sécurité à imposer "toutes les sanctions possibles" contre l'Iran. "Le Conseil doit agir", a lancé Gilad Erdan lors d'une réunion d'urgence du Conseil, appelant en particulier à "imposer toutes les sanctions possibles contre l'Iran avant qu'il ne soit trop tard".

ON FAIT LE POINT

Tout ce qu'il faut savoir sur cette journée historique au Moyen-Orient :

L'ONU APPELLE À "LA RETENUE MAXIMALE"

"Ni la région ni le monde ne peuvent se permettre plus de guerre", a lancé dimanche le secrétaire général de l'ONU, appelant à la "retenue maximale" lors d'un Conseil de sécurité convoqué en urgence. "Le Moyen-Orient est au bord du précipice. Les populations de la région font face à un vrai danger de conflit généralisé dévastateur. C'est le moment du désamorçage et de la désescalade. C'est le moment de montrer une retenue maximale", a insisté Antonio Guterres.

CONSÉQUENCES EN FRANCE

Après l'attaque de l'Iran contre Israël, le ministre de l'Intérieur demande à ses préfets de prendre des mesures.

PARIS CONVOQUE L'AMBASSADEUR IRANIEN

Le ministre français des Affaires étrangères Stéphane Séjourné a annoncé dimanche faire convoquer lundi l'ambassadeur d'Iran en France pour "passer un message de fermeté" après l'attaque iranienne menée contre Israël. "Il ne faut pas inverser les responsabilités, a-t-il ajouté. Ce sont les Iraniens qui ont attaqué Israël. (...) Ça fait maintenant depuis 1979 que l'Iran a mis au cœur de sa diplomatie la haine contre Israël".

WASHINGTON "NE PARTICIPERA PAS" À UNE RIPOSTE ISRAÉLIENNE

Un haut responsable américain, sous couvert d'anonymat, assure à l'AFP que les États-Unis "ne feront partie d'aucune réponse (que les Israéliens) entendent mener" en représailles. "Nous ne nous voyons pas participer à un tel acte", a-t-il dit à l'AFP. La même source affirme également que Israël "ne cherche pas" une escalade avec l'Iran, allant de pair avec les déclarations du président israélien à la télévision anglaise.

CABINET DE GUERRE TOUJOURS EN COURS

Les discussions étaient toujours en cours dimanche soir entre le Premier ministre Nétanyahou et ses plus proches conseillers. Son compte X partage quelques images de cette réunion d'urgence.

"COMME UNE DÉCLARATION DE GUERRE"

Interrogé par la chaîne anglaise Skynews ce dimanche, le président israélien Isaac Herzog assure que l’attaque de la nuit dernière sonne "comme une déclaration de guerre". "On devrait tous se demander ce qu’on aurait fait si on avait été attaqué d’une manière aussi agressive que nous l’avons été la nuit dernière", a-t-il dit, assurant "considérer toutes les options" pour répondre à l’Iran. "Je suis convaincu que nous prendrons les mesures nécessaires pour défendre et protéger notre peuple. Nous ne cherchons pas la guerre. Je pense que je m'en tiendrai là", a-t-il conclu.

LE G7 "PRÊT À PRENDRE DES MESURES"

Les dirigeants des pays du G7 réunis par vidéoconférence se sont dits "prêts à prendre des mesures" contre l'Iran "en réponse à de nouvelles initiatives de déstabilisation", selon un communIqué diffusé par la présidence italienne. "Nous exigeons que l'Iran et ses alliés cessent leurs attaques, et nous sommes prêts à prendre de nouvelles mesures maintenant en réponse à de nouvelles initiatives de déstabilisation", affirment-ils.

LE G7 VIRTUEL "CONDAMNE UNANIMEMENT" L'ATTAQUE IRANIENNE

Les caméras étaient interdites mais Charles Michel, président du Conseil européen, a partagé une photo des échanges virtuels des dirigeants du G7. "Nous avons unanimement condamné l'attaque sans précédent de l'Iran contre Israël. Toutes les parties doivent faire preuve de retenue. Nous poursuivrons tous nos efforts en vue d'une désescalade. Mettre fin à la crise à Gaza dès que possible, notamment par un cessez-le-feu immédiat, fera la différence", a déclaré sur X l'ancien Premier ministre belge.

ALONA FISHER-KAMM SUR LCI

Interrogée sur la possibilité de riposter israélienne sur les sites nucléaires iraniennes, l'ambassadrice d'Israël en France indique sur LCI "préférer ne pas élaborer sur cette question". Redoute-t-elle une autre attaque de Téhéran ? "Non mais nous sommes en alerte. On est prêts à tous les scénarios", dit-elle.

ISRAËL "N’EXCLUT AUCUNE POSSIBILITÉ"

Alona Fisher-Kamm, ambassadrice israélienne en France, était l’invitée de LCI en exclusivité. "Ce qui s’est passé hier est inouï et sans précédent (…). Je ne connais aucun pays qui aurait accepté une attaque pareille. Bien sûr que la première chose qu'on veut faire, c’est trouver un moyen de riposter, d’envoyer un message très clair mais sans une escalade. Nous ferons le maximum pour éviter toute escalade. Nous n’excluons aucune possibilité. Nous voudrions limiter ce conflit et limiter tout embrasement régional", a-t-elle déclaré.

LUFTHANSA SUSPEND SES VOLS DE ET VERS TEL AVIV

"Dans le contexte de la situation actuelle", la compagnie allemande a décidé de ne plus assurer ses liaisons à destination et en provenance de Tel Aviv, ainsi que d'Erbil en Irak et Amman en Jordanie. Cette mesure est applicable jusqu'à lundi. Comme décidé vendredi, les vols vers Beyrouth et Téhéran resteront eux suspendus jusqu'au 18 avril au moins, précise un porte-parole à l'AFP.

L'UE RÉUNIT SES MINISTRES DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a convoqué une réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangères de l'UE mardi par visioconférence, à la suite de l'attaque menée par l'Iran contre Israël. "Notre objectif est de contribuer à la désescalade et à la sécurité de la région", a-t-il indiqué sur le réseau social X.

RÉUNION EN COURS POUR LE G7

Le G7 en visio, qui réunit la France, les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et le Japon, a commencé à 16h, indique l'exécutif à TF1-LCI.

DAMAS DÉFEND LE "DROIT À L'AUTODÉFENSE" DE L'IRAN

Le gouvernement syrien déclare que l'Iran a usé de son "droit à l'autodéfense" en lançant son attaque inédite contre Israël samedi soir. Une opération menée en représailles à la frappe qui a détruit le 1er avril le consulat iranien en Syrie, provoquant la mort de sept Gardiens de la Révolution, dont deux généraux de la Force Qods, qui intervient hors d'Iran.


"La réponse iranienne (...) est un droit légitime à l'autodéfense", a affirmé le ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Mekdad, cité par l'agence officielle Sana, lors d'un entretien téléphonique avec son homologue iranien Hossein Amir-Abdollahian.

WASHINGTON NE VEUT "NI ESCALADE", "NI GUERRE"

Alors que Joe Biden s'apprête à réunir les pays du G7, le porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche assure sur la chaîne NBC que les États-Unis "ne veulent pas d'escalade" et "pas d'une guerre étendue avec l'Iran".

RÉACTIONS

"On fait de notre mieux pour reprendre une vie normale jusqu'à la prochaine sirène", racontent des habitants de Tel-Aviv à nos équipes sur place.

QUAI D'ORSAY

Le ministère des Affaires étrangères a conseillé à ses ressortissants présents en Iran de "quitter temporairement le pays". Un appel "à la plus grande prudence" émis "en raison du nouveau palier franchi", après l'offensive aérienne massive lancée par Téhéran sur Israël.

RÉUNION EUROPÉENNE MARDI

Le chef de la politique étrangère de l'UE a convoqué mardi une réunion des ministres des Affaires étrangères après les attaques contre Israël. "Notre objectif est de contribuer à la désescalade et à la sécurité de la région", a souligné Josep Borrell sur X

LA BASE DE NEVATIM TOUCHÉE

Le porte-parole de l'armée israélienne Daniel Hagari a confirmé qu'un tir de missile balistique avait touché la base aérienne de Nevatim, ne causant que "des dommages mineurs aux infrastructures".  Une jeune fille blessée dans l'attaque est actuellement en soins intensifs, selon cette source. De son côté, l'Iran a affirmé que cette base militaire était la cible qu'ils espéraient toucher en menant ces frappes.

CAS DE DÉSINFORMATION

À la confusion des événements de la nuit, s'est ajoutée la désinformation en ligne. De nombreuses fausses images des attaques iraniennes circulent sur les réseaux sociaux, comme celle-ci. 

ALERTE DE BERLIN

L'Iran a amené "en toute conscience" le Moyen-Orient "au bord du précipice" et "failli plonger une région entière dans le chaos" après avoir tiré des centaines de roquettes, drones et missiles sur Israël, a estimé la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, tandis que le chancelier a appelé toutes les parties à la retenue. Une réunion à distance du G7 doit justement se tenir cet après-midi à ce propos.

KIEV "CONDAMNE" L'ATTAQUE

Le président ukrainien a condamné l'attaque iranienne de drones et de missiles contre Israël, appelant à "des efforts pour empêcher une nouvelle escalade du conflit au Moyen-Orient".

UN SITE DU HEZBOLLAH BIEN CIBLÉ

L'armée israélienne confirme avoir frappé un "important site de fabrication d’armes" appartenant au Hezbollah dans la région de Nabi Sheet, au Liban. "Le raid a été mené en réponse aux tirs qui ont violé les frontières du territoire libanais vers le nord du pays pendant les heures de la nuit dernière", a indiqué le porte-parole, Avichay Adraee, sur son compte X.  

RÉPONSE ISRAÉLIENNE

Israël compte bien répondre à l'attaque iranienne mais la portée de cette réponse n'a pas encore été déterminée, selon un responsable israélien à CNN. Cette source a déclaré qu’Israël n’avait pas encore déterminé s’il essaierait de "casser toute la vaisselle" ou de faire quelque chose de plus mesuré. Les options d'Israël devraient être discutées en détail au cours du cabinet de guerre, qui se réunit à 15h30 heure locale (12h30 GMT).

L'IRAN AURAIT PRÉVENU 72H À L'AVANCE

Le ministre iranien des Affaires étrangères a affirmé que les pays voisins avaient été informés de ses frappes contre Israël trois jours à l'avance. "Environ 72 heures avant nos opérations, nous avons informé nos amis et voisins de la région que la réponse de l'Iran contre Israël était certaine, légitime et irrévocable", a appuyé Hossein Amirabdollahian, lors d'une conférence de presse. Par exemple, Téhéran a informé les États-Unis que ses attaques contre Israël seraient "limitées" et destinées à se défendre, selon le ministre.

LE RÔLE DES ENTITÉS ARMÉES

Pour mener son attaque directe inédite sur Israël, l'Iran a été aidée par ses "proxys", le Hezbollah libanais et les Houthis du Yémen. Ces groupes alliés pourraient servir de fusibles en cas d’escalade dans la région.

"CE N'EST ÉVIDEMMENT PAS TERMINÉ"

"Ce qui s'est passé cette nuit est immense, sans précédent", a jugé dimanche l'écrivain et philosophe Bernard-Henri Lévy, invité de l'émission "L'événement du Dimanche" sur LCI. "C'est un traumatisme jumeau du 7 octobre. Le 7 octobre c'était une invasion par la terre, cette nuit c'est une invasion par le ciel."

"Quelle folie, quel culot, quel détachement des réalités il faut pour dire 'on a répliqué, l'affaire est close' ? (...) Ce n'est évidemment pas terminé", a-t-il estimé. "Je redoute un embrasement. (...) Mais je ne vois pas comment Israël peut éviter de riposter."

LA FRANCE DOIT "CHERCHER LA DÉSESCALADE"

"La France doit assurer à Israël son soutien", a affirmé l'ancien président François Hollande, invité de l'émission "Dimanche en Politique" sur France 3, mais aussi "chercher les moyens de la désescalade", quelques heures après l'attaque lancée par l'Iran en Israël. "La seule question qui doit être posée, c'est : 'Est-ce qu'il y aura maintenant une réponse des Israéliens à l'attaque de l'Iran ?'", a interrogé l'ancien leader socialiste. "Clairement, c'est une hypothèse", a-t-il répondu.  

"C'est la raison pour laquelle l'ensemble de la communauté internationale demande qu'il n'y ait pas de reprise des hostilités", a dit le prédécesseur d'Emmanuel Macron à l'Élysée, se félicitant que cette ligne rassemble également "les soutiens de l'Iran, même la Russie et la Chine" et "les pays de la région". "La France, si elle est attaquée - elle pourrait l'être par l'Iran - devra forcément répondre", a-t-il conclu faisant valoir qu'elle "doit forcément protéger ses intérêts vitaux".

LONDRES A ABATTU DES DRONES IRANIENS

Le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, a confirmé sur X que l'aviation militaire britannique avait abattu "plusieurs" drones iraniens lors de l'attaque lancée la nuit dernière par Téhéran sur Israël. "Je peux confirmer que nos pilotes ont abattu plusieurs drones d'attaques iraniens", a-t-il affirmé dans un message vidéo retransmis depuis Downing Street, peu avant une réunion des dirigeants des pays du G7, dont fait partie le Royaume-Uni. "Une désescalade régionale s'impose d'urgence désormais", a-t-il ajouté. "Ce dont nous avons besoin maintenant, c'est que le calme l'emporte. Nous travaillerons avec nos alliés pour désamorcer la situation."

360 FRAPPES IRANIENNES

L'Iran a mené, la nuit dernière, une "vaste" attaque contre l'État hébreu, lançant "plus de 300" drones et missiles en direction du territoire israélien. Dans le détail, selon Tsahal, 170 drones, 110 missiles balistiques et 30 missiles de croisière ont été tirés. "99%" d'entre eux ont été interceptés.

FRANCE DIPLOMATIE

Sur le site du Quai d'Orsay, la France conseille à ses ressortissants présents en Iran de "quitter temporairement le pays" s'ils en ont la possibilité et de "faire preuve de la plus grande prudence dans les déplacements". Elle rappelle aussi avoir déconseillé plus tôt aux voyageurs l'Iran donc, mais aussi le Liban, Israël et les territoires palestiniens.

La France conseille à ses ressortissants présents en Iran de "quitter temporairement le pays".
La France conseille à ses ressortissants présents en Iran de "quitter temporairement le pays". - DR

"APPEL PRESSANT" DU PAPE

Le pape François a lancé un "appel pressant" contre "une spirale de violence risquant d'entraîner le Moyen-Orient dans un conflit encore plus grand", après l'attaque de l'Iran contre Israël. "Je lance un appel pressant pour que cesse toute action pouvant alimenter une spirale de violence risquant d'entraîner le Moyen-Orient dans un conflit encore plus grand", a-t-il déclaré à l'issue de sa traditionnelle prière dominicale place Saint-Pierre.

Urgent

PARIS, LONDRES ET BERLIN CONVOQUÉS

Le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué les ambassadeurs de la France, du Royaume-Uni et de l'Allemagne après leur "position irresponsable" vis-à-vis d'Israël, selon l'agence de presse iranienne Labour. Israël, avec l'aide de ses principaux alliés occidentaux dont Paris et Londres, a affirmé avoir intercepté 99 % des frappes iraniennes.

DES VOLS ANNULÉS EN IRAN

Plusieurs aéroports iraniens, dont l'Imam Khomeini International de Téhéran, ont annulé leurs vols jusqu'à lundi, selon la presse officielle. "Tous les vols en provenance de l'aéroport international Imam Khomeini de Téhéran ont été annulés jusqu'à 6 heures du matin (02h30 GMT) suite à une annonce de l'Organisation de l'aviation civile iranienne", a déclaré le responsable de l'aéroport à l'agence de presse iranienne Student.

Les vols intérieurs depuis l'aéroport Mehrabad de Téhéran et les aéroports de Chiraz, Ispahan, Bushehr, Kerman, Ilam et Sanandaj ont également été annulés jusqu'à lundi matin, selon la Société iranienne des aéroports et de la navigation aérienne, l'espace aérien occidental du pays restant interdit aux vols.

CONDAMNATION DE L'OTAN

L'Otan "condamne l'escalade de l'Iran" qui a mené une attaque sans précédent samedi contre Israël et "appelle à la retenue", afin que "le conflit au Moyen-Orient ne devienne pas incontrôlable", selon une porte-parole. "Nous condamnons l'escalade de l'Iran au cours de la nuit, nous appelons à la retenue et suivons de près l'évolution de la situation. Il est essentiel que le conflit au Moyen-Orient ne devienne pas incontrôlable", a indiqué Farah Dakhlallah, dans un communiqué.

UN BÂTIMENT DÉTRUIT AU LIBAN

Au Liban, des gens se rassemblent autour d'un bâtiment détruit visé par des frappes aériennes israéliennes sur le village de Nabi Sheet, dans l'est de la vallée de la Bekaa.  L'Agence nationale de presse libanaise a également rapporté qu'"une frappe aérienne ennemie a ciblé un bâtiment". Le Hezbollah a affirmé à  l'AFP que ce raid israélien avait visé l'un de ses bâtiments, tandis que l'armée israélienne n'a pas commenté ces informations auprès de CNN.

Un bâtiment détruit visé par des frappes aériennes israéliennes sur le village de Nabi Sheet, dans l'est de la vallée de la Bekaa, au Liban, le 14 avril 2024.
Un bâtiment détruit visé par des frappes aériennes israéliennes sur le village de Nabi Sheet, dans l'est de la vallée de la Bekaa, au Liban, le 14 avril 2024. - AFP

Urgent

LE CABINET DE GUERRE SE RÉUNIT

Le cabinet de guerre israélien doit se réunir ce dimanche à 15h30 heure locale (12h30 GMT) pour discuter d'une réponse à l'attaque de drones et de missiles lancée par l'Iran dans la nuit, selon un responsable israélien cité par le Guardian.

DRONES NEUTRALISÉS AU-DESSUS DE DAMAS

La plupart des drones lancés par l'Iran et ayant survolé la Syrie ont été abattus par des avions israéliens et américains, selon deux sources du renseignement occidental à l'agence Reuters. Ces interceptions auraient permis d'abattre des dizaines de missiles et de drones tirés par l'Iran qui survolaient le sud de la Syrie, le plateau du Golan syrien et plusieurs endroits de l'est de la Syrie, le long de la frontière avec l'Irak.

La défense aérienne américaine opérait depuis la base américaine d'al-Tanf, ainsi que le long de la frontière jordanienne et dans l'est de la Syrie, où Washington maintient des centaines de soldats dans plusieurs bases aériennes, d'après une source. 

UN SITE DU HEZBOLLAH VISÉ ?

Alors que le Hezbollah a affirmé à nos confrères de l'AFP qu'un raid israélien avait visé l'un de ses bâtiments dans l'est du Liban, l'armée israélienne a indiqué à CNN ne pas pouvoir encore confirmer ces informations.

Info TF1/LCI

L'AIDE DE PARIS À ISRAËL

La France a contribué à déjouer l'attaque iranienne, comme l'a indiqué l'armée israélienne. Mais de quelle façon ? Selon nos informations, Paris dispose d'emprises militaires dans la région : aux Émirats arabes unis, en Jordanie et en Irak. Concrètement, il s'agit de moyens de défense et de protection pour lutter contre le terrorisme. 

Les forces françaises ont ainsi pu intercepter les drones iraniens ayant survolé certaines de ses emprises, sans que l'on connaisse le chiffre précis. S'il n'y a pas eu de survol d'avions français en Israël, la France a toutefois aidé le pays à se protéger en neutralisant ces drones. Tous les détails de la participation française à l'attaque de cette nuit dans notre article.

TÉHÉRAN MENACE ISRAËL

Le président iranien a prévenu que la réaction de son pays serait "plus forte" en cas de "comportement imprudent" d'Israël, après l'attaque iranienne inédite menée dans la nuit. "La punition de l'agresseur s'est réalisée", s'est félicité Ebrahim Raïssi dans un communiqué, en ajoutant que "si le régime sioniste ou ses partisans" faisaient "preuve d'un comportement imprudent, ils recevraient une réponse décisive et bien plus forte".

De son côté, le chef des Gardiens de la révolution a détaillé à la presse iranienne la stratégie suivante : "Nous avons décidé de créer une nouvelle équation : désormais, si le régime sioniste attaque nos intérêts, nos biens, nos personnalités et nos citoyens, nous le contre-attaquerons depuis la République islamique d'Iran".

LE CONSEIL DE SÉCURITÉ SE RÉUNIT À 16H

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir ce dimanche à 16h (20h GMT) après qu'Israël lui a demandé de condamner l'attaque iranienne et de désigner les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste. En parallèle, Joe Biden a convoqué une réunion des dirigeants du G7 pour "coordonner une réponse diplomatique unie" à l'attaque iranienne.

RÉACTIONS POLITIQUES FRANÇAISES

Sur X, Manon Aubry, tête de liste LFI aux élections européennes, "condamne l'ensemble de ces violations du droit international qui font peser un risque majeur pour les civils, la sécurité de la région et du monde entier". De son côté, le candidat PS Raphaël Glucksmann a partagé sa "condamnation ferme et sans appel de l'attaque du régime iranien contre Israël". 

Avant eux, la candidate de la majorité Valérie Hayer a exprimé sa "profonde solidarité avec le peuple israélien" et la candidate écologiste Marie Toussaint a demandé à la France et ses alliés d'"agir vraiment pour une paix juste et durable dans la région".

L'ESPACE AÉRIEN ROUVERT AU LIBAN

Après Israël, la Jordanie et l'Irak, le Liban a décidé de rouvrir son espace aérien, selon la BBC. C'est ainsi que l'aéroport de Beyrouth a rouvert ses portes ce matin et que les vols à destination et en provenance de la capitale ont repris.

L'AIDE DE PARIS À ISRAËL

Avec le concours de pays alliés, Israël a "déjoué" l'attaque iranienne contre son territoire en interceptant "99% des tirs" de drones et missiles. "La France a apporté une contribution importante", a annoncé le porte-parole de l'armée israélienne, Daniel Hagari.

PLUS DE MENACE À JÉRUSALEM

L’ambassade américaine basée à Jérusalem annonce que "la menace de barrages de drones et/ou de missiles a diminué" et que l’ordre de mise à l’abri de ses employés et des membres de leurs familles a été levé. Les limitations des déplacements, imposées il y a trois jours, restent toutefois en vigueur, selon la diplomatie américaine. 

MELONI "CONDAMNE" L'ATTAQUE

La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, dont le pays préside le G7 convoqué en urgence ce dimanche, a "condamné" l'attaque iranienne contre Israël, exprimant sa "forte inquiétude face à une déstabilisation ultérieure de la région". "Nous continuons à travailler pour l'éviter", a-t-elle affirmé sur X, rappelant que l'Italie "a organisé aujourd'hui en début d'après-midi un sommet virtuel des leaders" du G7.

L'IRAN STOPPE L'ESCALADE

L'Iran a appelé, dimanche 14 avril, Israël à ne pas réagir militairement à son attaque inédite, lancée en riposte à la frappe ayant visé son consulat en Syrie. "L'opération s'est déroulée avec succès", a annoncé le major-général des Forces armées iraniennes. "Nous n'avons pas l'intention de la poursuivre."

RÉACTIONS POLITIQUES FRANÇAISES

"J’exprime ma profonde solidarité avec le peuple israélien victime d’une attaque sans précédent déclenchée par l’Iran", a communiqué Valérie Hayer, tête de liste de Renaissances aux européennes. "Face aux drones et aux missiles de Téhéran, nous ne le dirons jamais assez : Israël a le droit à la sécurité. Il est essentiel d’éviter une escalade régionale." 

De son côté, Marie Toussaint, tête de liste écologiste, a condamné l'attaque dès hier soir. "Le Proche-Orient s'embrase. L'Iran attaque Israel par drones. Merci à la Jordanie qui les intercepte. Où cela s'arretera-t-il? Rien ne justifie, jamais, de bombarder des civils. Pas même l'attaque inadmissible commise par Israël contre l'ambassade iranienne en Syrie." Avant de demander à la France et ses alliés d'"agir vraiment pour une paix juste et durable dans la région".

"LA FRANCE TRAVAILLE À LA DÉSESCALADE"

Sur ses réseaux sociaux, Emmanuel Macron "condamne avec la plus grande fermeté l'attaque sans précédent lancée par l'Iran contre Israël, qui menace de déstabiliser la région" et exprime sa "solidarité avec le peuple israélien et l'attachement de la France à la sécurité d'Israël, de nos partenaires et à la stabilité régionale". 

Selon l'armée israélienne, Paris a contribué à contrecarrer les frappes iraniennes cette nuit, sans plus de détails sur son niveau d'investissement. "La France travaille à la désescalade avec ses partenaires et appelle à la retenue", ajoute le président de la République alors qu'une réunion du G7 doit se tenir à distance en début d'après-midi sur ce sujet brûlant. 

L'ATTAQUE VUE D'ISRAËL

Le point sur l'attaque de cette nuit et la situation ce matin avec le correspondant de LCI à Tel-Aviv, David Benaym. 

L'attaque iranienne vue d'IsraëlSource : TF1 Info

UN SITE DU HEZBOLLAH VISÉ ?

Le Hezbollah affirme à nos confrères de l'AFP qu'un raid israélien a visé une de ses positions dans l'est du Liban. "Un raid israélien a visé (...) un bâtiment de deux étages relevant du Hezbollah", a précisé une source du parti pro-iranien. L'Agence nationale d'information a indiqué que "le raid ennemi" avait "détruit un bâtiment dans le village de Nabi Chit" dans la plaine de la Bekaa. Le groupe islamiste libanais a également mené des attaques cette nuit contre Israël en tirant des roquettes sur le plateau du Golan occupé par Israël.

UNE BASE ISRAÉLIENNE TOUCHÉE

Ces images vérifiées montreraient les trois impacts des frappes iraniennes survenues dans la région du Néguev en Israël, qui visaient la base militaire de Nevatim. 99% de ces tirs ont été interceptés, selon l'armée israélienne qui a reconnu des "dégâts mineurs" sur sa base. 

PAS DE CONSEIL DES MINISTRES ISRAÉLIEN

Le conseil des ministres israélien qui devait avoir lieu à 11h a finalement été annulé, sans d'autres explications. La tenue d'une réunion en visio du G7 en début d'après-midi peut être l'une des raisons. 

UNE ATTAQUE IRANIENNE SANS PRÉCÉDENT

L'Iran a tiré "plus de 300 drones et missiles" vers Israël, dont 99% ont été interceptés, une réponse directe à la destruction de son consulat à Damas, en Syrie, le 1ᵉʳ avril. Une escalade d'une ampleur inédite au Proche-Orient. 

DE L'AIDE JORDANIENNE

Israël a également pu compter sur l'aide active de la Jordanie cette nuit face aux tirs iraniens. Le cabinet jordanien indique avoir intercepté des "engins volants" entrés dans son espace aérien hier soir, pour assurer la sécurité de ses citoyens. "Des éclats d'obus sont tombés à plusieurs endroits pendant cette période sans causer de dégâts importants ni de blessures aux citoyens", selon un communiqué cité notamment par le Guardian.

RÉUNION DU G7 EN DÉBUT D'APRÈS-MIDI

Les chefs d'État et de gouvernement du G7 se réuniront à distance ce dimanche en début d'après-midi "pour discuter de l'attaque iranienne contre Israël", annonce Rome. "La présidence italienne du G7 a convoqué aujourd'hui en début d'après-midi une vidéoconférence au niveau des leaders", a indiqué l'Italie dans un bref communiqué. Pour rappel, le G7 réunit l'Italie donc, le Canada, la France, l'Allemagne, le Japon, le Royaume-Uni et les États-Unis. Trois de ces sept pays (Paris, Londres et Washington) ont aidé Israël à se défendre face aux tirs iraniens, sans savoir jusqu'où était allée cette collaboration. 

LES RÉACTIONS INTERNATIONALES

En riposte à une frappe meurtrière sur son consulat en Syrie, l'Iran a lancé la nuit dernière une attaque sans précédent de "drones et de missiles" vers Israël. Une offensive unanimement condamnée dans le monde, par crainte d'une "escalade dévastatrice".

International