Invasion russe en Ukraine : Poutine refuse de céder

EN DIRECT - Guerre en Ukraine : le chef de l'ONU lance une enquête sur les explosions à la prison d'Olenivka

La rédaction de TF1info
Publié le 3 août 2022 à 7h30, mis à jour le 4 août 2022 à 8h00
JT Perso

Le secrétaire général de l'ONU va lancer une mission d'enquête pour découvrir la "vérité" sur les explosions la semaine dernière dans la prison d'Olenivka, dans une zone séparatiste prorusse de l'est de l'Ukraine, a-t-il annoncé ce mercredi, répondant aux demandes de Kiev et de Moscou.
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MISSION D'ENQUÊTE DE L'ONU


Le secrétaire général de l'ONU va lancer une mission d'enquête pour découvrir la "vérité" sur les explosions la semaine dernière dans la prison d'Olenivka, dans une zone séparatiste prorusse de l'est de l'Ukraine, a-t-il annoncé ce mercredi, répondant aux demandes de Kiev et de Moscou.


"J'ai décidé [...] de lancer une mission d'enquête" après avoir "reçu les requêtes de la Fédération de Russie et de l'Ukraine", a dit Antonio Guterres lors d'une conférence de presse, rappelant qu'il n'avait pas l'autorité de conduire des "enquêtes criminelles". "Les termes de référence de cette mission d'enquête sont en train d'être préparés", a-t-il ajouté, espérant pouvoir trouver un accord avec la Russie et l'Ukraine sur ces termes.

NORD STREAM


La restitution à la Russie d'une turbine Siemens présentée comme essentielle au fonctionnement du gazoduc Nord Stream 1, qui alimente l'Europe, est "impossible" à cause des sanctions contre Moscou, affirme le géant gazier russe Gazprom.


"Les régimes de sanctions au Canada, dans l'Union européenne et au Royaume-Uni, ainsi que les incohérences de la situation actuelle concernant les obligations contractuelles de Siemens rendent impossible la livraison", a déclaré dans un communiqué Gazprom. Des pays européens accusent Moscou de chercher un prétexte pour retarder le retour de cette turbine et réduire encore ses livraisons de gaz.

LA SUISSE INTERDIT L'OR RUSSE


La Suisse, qui compte de nombreuses raffineries pour fondre des lingots d'or, interdit à son tour les importations d'or en provenance de Russie. Le Conseil fédéral (gouvernement) s'est de nouveau aligné sur les sanctions de l'Union européenne, qui a ajouté le 21 juillet l'interdiction d'importer de l'or d'origine russe à la liste des restrictions.


Cette interdiction d'importer de l'or entre en vigueur dès mercredi à 18h, indique le Conseil fédéral dans un communiqué.

FINLANDE


Les douanes finlandaises ont annoncé ce mercredi avoir saisi à la frontière avec la Russie des marchandises pouvant renforcer "les capacités industrielles et militaires" de Moscou et autres marchandises faisant l'objet de sanctions internationales. Ces saisies interviennent alors que la Finlande réfléchit à d'éventuelles restrictions des visas russes.

L'INSPECTION TERMINÉE, LE CARGO RAZONI AUTORISÉ À PASSER


L'inspection du cargo Razoni, parti du port d'Odessa et contenant 26.000 tonnes de maïs ukrainiens, est terminée, a annoncé le ministère turc de la Défense. Mercredi matin, une vingtaine d'experts turcs, russes, ukrainiens et délégués des Nations unies étaient arrivés sur le navire à bord de deux navettes.


Ils ont procédé au contrôle de la cargaison, en application de l'accord entre Kiev et Moscou, signé en juillet à Istanbul, en vue d'enrayer la crise alimentaire mondiale. Au terme de cette inspection conduite durant un peu moins d'une heure et demi, "le bateau va maintenant traverser le Bosphore pour se rendre au Liban", a-t-il précisé.

MOSCOU DIT AVOIR DÉTRUIT UN DÉPÔT D'ARMES ÉTRANGÈRES


La Russie a affirmé mercredi avoir détruit un dépôt d'armes étrangères dans la région de Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine, une région frontalière de la Pologne. "Des missiles russes de haute précision" ont détruit près de Radekhiv, dans la région de Lviv, un "dépôt d'armes et de munitions étrangères qui ont été livrées au régime de Kiev depuis la Pologne", a indiqué l'armée russe dans un communiqué. 

EUTELSAT SOMMÉ DE CESSER LA DIFUSSION DE NTV MIR


L'Arcom, le régulateur des médias, a mis mercredi en demeure l'opérateur français de satellites Eutelsat de cesser la diffusion en Europe de la chaîne russe NTV Mir.


L'Arcom, qui donne 48h à Eutelsat pour mettre en œuvre sa décision, souligne que "NTV Mir tend à présenter de manière répétée non seulement les dirigeants ukrainiens et l'armée ukrainienne, mais encore et surtout la population ukrainienne comme adhérent à l'idéologie nazie du IIIe Reich et représentant une extrême dangerosité". 

LE GAZODUC NORD STREAM AU RALENTI... À CAUSE DE MOSCOU ?


Le chancelier allemand Olaf Scholz a accusé mercredi la Russie d'être responsable du blocage de la livraison d'une turbine actuellement en Allemagne, sans laquelle le gazoduc Nord Stream ne peut, selon Moscou, fonctionner normalement. 


"Il n'y a aucune raison qui empêcherait la livraison d'avoir lieu", a affirmé le successeur d'Angela Merkel alors que le pouvoir dirigeant russe a coupé le volume de ses livraisons de gaz arguant de la nécessité de cette turbine. Le Kremlin doit juste "fournir les informations douanières nécessaires pour son transport vers la Russie".

LA SITUATION "VOLATILE" À LA CENTRALE DE ZAPORIJJIA


La situation est "vraiment volatile" à la centrale nucléaire de Zaporijjia, sous contrôle des Russes depuis le début du mois de mars, s'est inquiété mardi le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, qui poursuit ses efforts pour envoyer une mission d'inspection sur place.


"Tous les principes de sûreté ont été violés d'une manière ou d'une autre. Et nous ne pouvons permettre que cela continue", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU à New York où se tient une conférence des 191 États signataires du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). À l'ouverture lundi, il avait déjà souligné que la situation devenait "de plus en plus dangereuse de jour en jour".

LE PREMIER CHARGEMENT DE CÉRÉALES EN ATTENTE D'INSPECTION


Le Razoni, un cargo battant pavillon de la Sierra Leone, s'était présenté mardi en vue des rives nord d'Istanbul, sur la mer Noire, après avoir quitté le port ukrainien d'Odessa lundi avec 26.000 tonnes de maïs à destination de Tripoli au Liban. Le navire sera inspecté mercredi matin par une équipe conjointe de responsables russes et ukrainiens à l'entrée du Bosphore, conformément au souhait de la Russie qui veut s'assurer de la nature de la cargaison, a précisé le ministère turc de la Défense.

C'est une première très symbolique. Mardi, le premier chargement de céréales exporté par l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe le 24 février est arrivé mardi au large des côtes turques, sur la mer Noire. Cette livraison a pu se faire en application de l'accord signé en juillet entre Kiev et Moscou afin d'enrayer la crise alimentaire mondiale. Selon le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba, 16 autres bateaux chargés de céréales "attendent leur tour" pour quitter Odessa, le principal port ukrainien, situé sur la mer Noire, qui concentrait avant la guerre 60% de l'activité portuaire du pays.

Sur le terrain, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), en mission en Ukraine, s'est inquiété de la situation "volatile" qui règne à la centrale nucléaire de Zaporijjia (sud) sous contrôle des Russes depuis début mars. "La situation est vraiment volatile" a déclaré Rafael Grossi lors d'une conférence de presse au siège des Nations unies à New York où se tient une conférence des 191 États signataires du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).

"Tous les principes de sûreté ont été violés d'une manière ou d'une autre. Et nous ne pouvons permettre que cela continue", a-t-il ajouté. À l'ouverture de la réunion lundi, il avait déjà souligné que la situation devenait "de plus en plus dangereuse de jour en jour".

Le régiment Azov considéré comme "terroriste"

Enfin, la Cour suprême russe a classé mardi le régiment ukrainien Azov, célèbre pour avoir défendu Marioupol en Ukraine, comme "organisation terroriste", ce qui pourrait valoir de très lourdes poursuites à ses combattants faits prisonniers par la Russie. Citée par l'agence de presse publique TASS, une juge de la Cour suprême a déclaré "satisfaire la demande administrative du Parquet général, reconnaître l'unité paramilitaire ukrainienne 'Azov' comme organisation terroriste et interdire ses activités" en Russie. Elle a précisé que cette décision entrait immédiatement en vigueur.

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L'essentiel du procès s'est déroulé à huis clos. Selon TASS, des témoins avaient été appelés à la barre et ont évoqué de supposés crimes commis par le régiment Azov en Ukraine. En vertu de la loi russe, les dirigeants d'une organisation terroriste risquent de 15 à 20 ans de prison, leurs simples membres entre cinq et dix ans. Sur Telegram, un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky, Mykhailo Podoliak, a réagi mardi soir en assurant que "toute décision des tribunaux russes concernant la guerre en Ukraine et sur le territoire de l'Ukraine n'est pas légitime du point de vue du droit international".


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