Crise au Venezuela

EN DIRECT - Venezuela : Guaido appelle à des manifestations pour convaincre l'armée de lâcher Maduro

La rédaction de LCI
Publié le 3 mai 2019 à 9h00
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

TENSIONS - Soutenu par un groupe de soldats, le président autoproclamé du Venezuela Juan Guaido a de nouveau appelé à la destitution du chef d'Etat en place, Nicolas Maduro. Les partisans du régime dénoncent, eux, une "tentative de coup d'Etat". Alors que plusieurs dizaines de personnes ont été blessées lors d'affrontements à Caracas, la communauté internationale redoute l'escalade. Les dernières informations en direct.

"BÂILLONNÉE"


Le chef de file de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido a accusé le pouvoir chaviste de vouloir "bâillonner" l'Assemblée nationale. Les accès sont bloqués par les forces de l'ordre, empêchant les députés de siéger.


A l'aube, des effectifs de la police, de la Garde nationale bolivarienne, un corps militarisé, et des services de renseignement (Sebin) ont été déployés autour du Palais fédéral et en ont interdit l'accès toute la journée aux députés et aux journalistes, a constaté l'AFP. Le Parlement est la seule institution vénézuélienne contrôlée par l'opposition à Nicolas Maduro auquel Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, réfute toute légitimité.

JUGÉS POUR RÉBELLION


L'Assemblée constituante du Venezuela, proche du président Nicolas Maduro, a levé mardi l'immunité de cinq autres députés de l'Assemblée nationale contrôlée par l'oppositio. Au total, 14 parlementaires seront jugés pour rébellion

GUAIDO

Aveu d'échec pour le président autoproclamé du Venezuela ? S'il continue d'assurer que le changement était "très proche" au pays dirigé par Nicolas Maduro, Juan Guaido a en tout cas rejeté la responsabilité du manque de réussite de son "opération Liberté", lancée mardi 30 avril, sur certains qui "n'ont pas tenu parole". Une opération qualifiée "d'escarmouche putschiste" en haut lieu.


Le pari du principal opposant au pouvoir chaviste, qui reposait sur le soulèvement des militaires d'ordinaire fidèles aux dirigeants, a échoué. Toutefois, dans cet entretien à l'AFP, il veut croire que "le mécontentement généralisé" et ouvert la porte à "une coopération étrangère pour surmonter la crise". Un appel du pied à l'armée américaine, qu'il n'avait jusqu'à présent formulé qu'avec timidité ? C'est "l'option polémique", a-t-il éludé.

GUAIDO 


L'opposant vénézuélien Juan Guaido a appelé à manifester "en paix" samedi devant les bases militaires du pays pour demander à l'armée de lâcher le président socialiste Nicolas Maduro, lequel est passé jeudi à l'offensive contre "les putschistes", deux jours après une tentative ratée de soulèvement.


"Samedi 4 : mobilisation nationale en paix vers les principales unités militaires pour qu'elles se rallient à la Constitution", a tweeté dans la nuit de jeudi à vendredi M. Guaido.

GUAIDO 


L'opposant vénézuélien Juan Guaido a appelé à manifester "en paix" samedi devant les bases militaires du pays pour demander à l'armée de lâcher le président socialiste Nicolas Maduro, lequel est passé jeudi à l'offensive contre "les putschistes", deux jours après une tentative ratée de soulèvement.


"Samedi 4 : mobilisation nationale en paix vers les principales unités militaires pour qu'elles se rallient à la Constitution", a tweeté dans la nuit de jeudi à vendredi M. Guaido.

ETATS-UNIS

Par ailleurs, Donald Trump, qui menace régulièrement Nicolas Maduro d'une intervention militaire américaine, a appelé dans la journée à mettre fin à la "répression brutale" au Venezuela. Dans le même temps, son secrétaire d'Etat Mike Pompeo n'écartait pas une intervention militaire : "Si c'est nécessaire, c'est ce que feront les Etats-Unis." Une issue à laquelle s'oppose vivement l'Onu.

OPPOSANT


L'Espagne a officiellement refusé ce soir de livrer l'opposant Leopoldo Lopez, réfugié à l'ambassade ibère, aux autorités du Venezuela. Le pouvoir maduriste avait exigé que le quadragénaire, fondateur du parti Volontad popular, le parti de Juan Guaido, était en résidence surveillée après avoir été emprisonné pendant trois ans. Accusé d'être un putschiste, Leopoldo Lopez, incarnation de l'opposition radicale à Maduro, avait organisé en 2014 des manifestations anti-chavistes qui avaient fait 43 morts.

VICTIMES

L'opposition a fait savoir que quatre personnes sont mortes dans les manifestations depuis le début des échauffourées qui ont opposé les anti-Maduro aux forces de l'ordre. Deux adolescents, touchés par balle, ont succombé à leurs blessures, jeudi 2 mai, a appris l'AFP auprès de l'opposition et de leur famille. Yosner Graterol, 16 ans, et Yoifre Hernandez, 14 ans, rejoignent ainsi Samuel Mendez, 24 ans, mort mardi et Jurubith Rausseo, 27 ans, morte mercredi, a détaillé un observatoire proche du camp pro-Guaido.

MORT


Une femme de 27 ans a été tuée par balle pendant les manifestations anti-Maduro selon une ONG. Elle a reçu une balle dans la tête. "Nous condamnons l'assassinat de la jeune Jurubith Rausseo" par "impact de balle dans la tête pendant une manifestation", a tweeté l'Observatoire vénézuélien des conflits sociaux.

HEURTS


Des heurts entre forces de l'ordre et manifestants ont eu lieu à Caracas, faisant au moins 27 blessés, dont une par balle. Ces heurts sont survenus au milieu d'un défilé en soutien à l'opposant Juan Guaido, ont annoncé les services sanitaires locaux.

WASHINGTON


Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a dit au ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov que Moscou "déstabilisait" le Venezuela, et a de nouveau demandé à la Russie de cesser de soutenir le président socialiste Nicolas Maduro. M. Pompeo a souligné "que l'intervention de la Russie et de Cuba était déstabilisante pour le Venezuela et pour la relation bilatérale Etats-Unis/Russie", a affirmé la porte-parole du département d'Etat Morgan Ortagus.

ONU


Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a mis en garde mercredi les autorités vénézuéliennes contre un "usage excessif de la force" contre les manifestants, appelant toutes les parties à "renoncer à la violence". "Le bureau des Nations unies pour les droits de l'homme est extrêmement préoccupé par les informations faisant état d'un usage excessif de la force par les forces de sécurité contre des manifestants au Venezuela, qui aurait fait des dizaines de blessés", a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat, Marta Hurtado, dans un communiqué. "Nombre d'entre eux auraient également été détenus", a-t-elle ajouté.

HEURTS AVEC DES PARTISANS DE GUAIDO


Des heurts opposent à Caracas des partisans de l'opposant Juan Guaido à des effectifs de la Garde nationale bolivarienne, un corps militarisé chargé du maintien de l'ordre, a constaté un journaliste de l'AFP. Les manifestants tentaient de bloquer une autoroute qui longe la base militaire aérienne de La Carlota, d'où Juan Guaido avait assuré mardi avoir le soutien d'un groupe de soldats, et lançaient des pierres en direction des forces de l'ordre, qui répondaient par des tirs de gaz lacrymogène.

RUSSIE 


Serguei Lavrov, ministre des affaires étrangères répond à Mike Pompeo que "l'influence destructrice" des Etats-Unis bafoue le droit international. 

ETATS-UNIS 


Le chef du Pentagone Patrick Shanahan a annulé mercredi à la dernière minute un voyage prévu en Europe alors que Washington a indiqué qu'une intervention militaire américaine au Venezuela était "possible".


"Le ministre de la Défense par intérim ne se rendra finalement pas en Europe car il a décidé que rester à Washington lui permettrait de se coordonner plus efficacement avec le Conseil de sécurité nationale (de la Maison Blanche) et le département d'Etat sur le Venezuela", a annoncé son porte-parole, le lieutenant-colonel Joe Buccino.

ETATS-UNIS


Une intervention militaire américaine "possible si nécessaire", a déclaré Mike Pompeo. Le président Trump "se tient prêt, si nécessaire, à faire intervenir l'armée américaine au Venezuela", où de violents heurts ont suivi le soulèvement mardi d'un groupe de soldats contre le président Nicolas Maduro. 


"Une intervention militaire est possible. Si c'est nécessaire, c'est que ce feront les Etats-Unis", a dit le chef de la diplomatie américaine.

RÉACTION 


Téhéran soutient le gouvernement vénézuélien du président Nicolas Maduro, a indiqué mercredi le chef de la diplomatie iranienne, saluant l'"échec du coup d'Etat" après les heurts mardi entre manifestants et forces de l'ordre à Caracas.


"Nous pensons que le gouvernement constitutionnel vénézuélien doit être maintenu", a déclaré Mohammad Javad Zarif à des journalistes en marge d'une rencontre sur la coopération en Asie à Doha, capitale du Qatar.


"Nous sommes heureux d'avoir vu le peuple vénézuélien faire échouer le coup d'Etat, mais nous continuons de croire en la nécessité d'un dialogue (interne) comme l'a suggéré le gouvernement" vénézuélien, a-t-il ajouté.

RÉACTION


La Syrie condamne la tentative de "coup d'Etat raté" au Venezuela, estimant que son échec était une "claque sévère" pour les Etats-Unis, accusés de poursuivre une politique de "déstabilisation" dans ce pays, selon l'agence officielle Sana.


La Maison Blanche avait appelé mardi le ministre de la Défense vénézuélien et plusieurs autres responsables du régime de M. Maduro à rallier l'opposant Juan Guaido, au moment où celui-ci revendiquait le soutien d'un groupe de "militaires courageux".

LE POINT SUR LA SITUATION 


- Lors de manifestations contre Nicolas Maduro, une femme a été tuée par balles. De nombreuses autres ont été blessées.


- Juan Guaido a appelé mercredi à une grève générale et à une poursuite des manifestations au Venezuela dans l'espoir de chasser du pouvoir le président Nicolas Maduro. Ce dernier a promis de châtier les "traîtres" responsables du soulèvement militaire raté de mardi.


- De très violents heurts s'étaient déroulés en effet mardi 30 avril. Un groupe de militaires vénézuéliens s'était soulevé en soutien à l'opposant Juan Guaido, qui avait affirmé qu'il n'y avait "plus de retour en arrière" possible.


- Nicolas Maduro a évoqué une "escarmouche putschiste" mise en échec. Il a évoqué des poursuites pénales. Pour le gouvernement vénézuélien, ce soulèvement est une "tentative de coup d'Etat".


- Des soldats vénézuéliens ont demandé asile à l'ambassade du Brésil à Caracas, lors du soulèvement de militaires contre le président Nicolas Maduro. 


- Le gouvernement vénézuélien a suspendu la diffusion de BBC Mundo, de CNN International et de RCR, ont affirmé cette radio locale et un syndicat de journalistes vénézuéliens.


- Air France a fait revenir un vol Paris - Caracas en raison des événements. 

"COUP D’ÉTAT"


Le président Nicolas Maduro a affirmé dans une allocution que l'"escarmouche putschiste" de soldats qui ont fait défection pour rallier l'opposant Juan Guaido avait été mise en échec. Selon lui, cinq soldats et trois policiers ont été blessés par balle lors des heurts, qu'il qualifie de "tentative de coup d'Etat". Il a ajouté vouloir lancer des "poursuites pénales" pour les délits commis.


Enfin, il a démenti les propos du secrétaire d'État américain Mike Pompeo, selon lesquels il comptait fuir le Venezuela pour se rendre à Cuba.

RISQUES SANITAIRES


Le secrétaire à la Santé des Etats-Unis, Alex Azar, a affirmé que l'afflux de migrants vénézuéliens dans la région avait des conséquences sanitaires importantes, nombre d'entre eux étant selon lui porteurs de maladies infectieuses. "Nous constatons que des milliers de cas de maladies évitables grâce à la  vaccination - qui étaient rares ou totalement éradiquées comme la rougeole ou la diphtérie - atteignent nos zones frontalières et se propagent dans les communautés locales", a-t-elle déclaré ce mardi à Lima.

APPEL A LA MANIFESTATION


L'opposant vénézuélien Juan Guaido a appelé à la poursuite des manifestations contre le président Nicolas Maduro. "J'appelle les Forces armées à continuer d'avancer dans l''opération liberté'. Demain, 1er mai, nous continuerons (...). Dans tout le Venezuela, nous serons dans la rue", a dit ce mercredi Juan Guaido dans un message vidéo diffusé sur les réseaux sociaux.

HEURTS À CARACAS 


Au moins 69 personnes ont été blessées, dont deux par balle, dans les heurts survenus à Caracas au cours des manifestations en soutien au groupe de soldats qui a fait défection pour rallier l'opposant Juan Guaido, ont annoncé les services de santé locaux. Selon les médias vénézuéliens cités par l'AFP, une troisième personne a été blessée par balle au cours de ces échauffourées survenues lors de ce que le gouvernement de Nicolas Maduro qualifie de "tentative de coup d'Etat". 

ETATS-UNIS


Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a affirmé que le président vénézuélien Nicolas Maduro était prêt à s'envoler mardi matin pour Cuba, avant d'en être dissuadé par la Russie. "Il avait un avion sur le tarmac, il était prêt à partir ce matin, d'après nos informations, et les Russes lui ont dit de rester", a déclaré le secrétaire d'Etat sur CNN, précisant que le successeur d'Hugo Chavez avait l'intention de trouver refuge à La Havane.


Plus tôt, Donald Trump avait appelé Cuba à cesser son soutien militaire au régime, menaçant d'instaurer un embargo "total" sur l'île.

UE


L'Union européenne appelle à la "plus grande retenue" sur la situation au Venezuela. "L'Union européenne suit de près les derniers événements au Venezuela. Nous réaffirmons qu'il ne peut y avoir qu'une solution politique, pacifique et démocratique pour sortir des crises multiples qu'affronte le pays", a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini dans un communiqué.

"L'union européenne rejette toute forme de violence et appelle à la plus grande retenue pour éviter la perte de vies et une escalade des tensions", a-t-elle poursuivi, ajoutant que l'UE se tenait "fermement au côté du peuple vénézuélien et de ses aspirations démocratiques légitimes".

AIR FRANCE


La compagnie aérienne Air France a décidé de faire revenir à Paris un avion parti pour Caracas, "en raison des événements au Venezuela". "Après analyse de la situation, il a été décidé de faire revenir à Paris-Charles de Gaulle le vol AF368" a indiqué un porte-parole du groupe. 

LEOPOLDO LOPEZ


L'un des leaders de l'opposition vénézuélienne, Leopoldo López, libéré mardi de sa résidence surveillée par les militaires soutenant Juan Guaido, s'est réfugié avec son épouse et l'un de ses trois enfants dans l'ambassade du Chili à Caracas, a annoncé le ministère chilien des Affaires étrangères.

"Lilian Tintori et sa fille sont entrés comme invités de notre mission diplomatique à Caracas. Son époux Leopoldo Lopez les a rejointes il y a quelques minutes et reste dans cet endroit avec sa famille. Le Chili réaffirme son engagement auprès des démocrates vénézuéliens", a indiqué le ministère chilien sur Twitter.

LE CANADA APPELLE AU DÉPART DE MADURO


"Les Vénézuéliens sont dans la rue aujourd'hui pour manifester leur désir de retour à la démocratie, même face à une répression violente", a déclaré Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères du Canada, lors d'un point de presse. "Le Canada salue leur courage et nous appelons le régime de Maduro à se retirer et à permettre la résolution pacifique de cette crise conformément à la Constitution vénézuélienne", a-t-elle dit.

WASHINGTON


La Maison Blanche a appelé le ministre de la Défense vénézuélien et plusieurs autres responsables du régime à rallier l'opposant Juan Guaido. "Il est très important que des figures centrales du régime qui ont parlé à l'opposition sur les trois derniers mois (...) s'impliquent dans le transfert pacifique du pouvoir au président par intérim Juan Guaido", a déclaré John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.


Washington a également martelé que les événements en cours n'étaient en aucun cas "un coup d'Etat" et a réaffirmé que "toutes les options" étaient sur la table, sans donner d'autres précisions.

DONALD TRUMP


Si disant informé de très près de la situation, Donald Trump assure que les Etats-Unis "se tiennent aux côtés du peuple vénézuélien et de leur liberté".

UN VÉHICULE BLINDÉ FONCE SUR DES MANIFESTANTS


Un véhicule blindé a foncé sur un groupe de personnes qui manifestaient à Caracas en soutien aux militaires soulevés contre le président vénézuélien Nicolas Maduro, selon des images diffusées sur des chaînes locales et étrangères. L'AFP rapporte que le blindé a chargé sur un groupe de manifestants qui protestaient devant La Carlota, la base aérienne d'où l'opposant Juan Guaido a annoncé dans la matinée le ralliement de militaires à sa cause.

ERDOGAN


Sur Twitter, le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné une "tentative de coup d'Etat" de Juan Guaido. "En tant que pays qui a combattu contre les coups d'Etat et connu les conséquences négatives causées par les coups d'Etat, nous condamnons la tentative de coup d'Etat au Venezuela", a-t-il écrit. "Le monde entier doit respecter les préférences démocratiques des Vénézuéliens".

UN SOLDAT BLESSÉ PAR BALLE


Un soldat vénézuélien fidèle au président Nicolas Maduro a été blessé par balle au cours du soulèvement de militaires en soutien au chef de l'opposition Juan Guaido, a annoncé le ministre de la Défense. "Je dénonce la violente agression dont a été victime le colonel Yerzon Jimenez Baez (...), blessé par balle à la hauteur du cou sur l'autoroute Francisco Fajardo", face à la base aérienne de La Carlota à Caracas, d'où Juan Guaido a annoncé le ralliement à sa cause d'un groupe de militaires, a déclaré le ministre sur Twitter. Il a désigné comme responsables "les dirigeants politiques de l'opposition".

"RESTER DANS LA RUE"


Le représentant aux Etats-Unis de Juan Guaido a appelé le peuple vénézuélien à "rester dans la rue" pour accentuer la pression contre le président socialiste Nicolas Maduro. "L'appel que nous lançons maintenant à notre peuple, c'est de rester dans la rue pour conquérir sa liberté (...). C'est le moment (pour Maduro) de quitter le pouvoir. Il est temps que (son) ambition cesse de causer davantage de souffrances au Venezuela", a dit à des journalistes à Washington Carlos Vecchio, que les Etats-Unis reconnaissent comme l'ambassadeur du Venezuela. 

ONU


Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres exhorte "toutes les parties à éviter de recourir à la violence" au Venezuela et leur demande de "prendre des mesures immédiates pour faire revenir le calme", a déclaré son porte-parole. 

Il exhorte aussi "toutes les parties à observer la plus grande retenue", alors que l'opposant vénézuélien Juan Guaido a revendiqué le ralliement de soldats depuis une base militaire de Caracas, aux abords de laquelle ont éclaté des échauffourées avec des forces loyalistes au président Nicolas Maduro.

BAIN DE SANG


Le ministre de la Défense du Venezuela, le général Vladimir Padrino, a rejeté sur l'opposition la responsabilité d'un éventuel "bain de sang" après le soulèvement de militaires contre le président Nicolas Maduro. "Je les tiens responsables pour tout acte de violence, décès ou bain de sang", a-t-il averti dans un discours en présence du haut commandement militaire, au cours duquel il a réitéré son soutien au président Maduro, défié par l'opposant Juan Guaido.

FAIRE CHUTER MADURO


Aux alentours de 17h sur Twitter, Juan Guaido a appelé ses partisans à descendre dans la rue jusqu'à obtenir la chute du président Nicolas Maduro, assurant qu'il n'y avait "plus de retour en arrière" après le soulèvement d'une partie des militaires. "C'est le moment! Les 24 Etats du pays se sont engagés sur le même chemin: il n'y a plus de retour en arrière. L'avenir nous appartient: le peuple et l'armée unis pour mettre fin à l'usurpation".

LE POINT SUR LA SITUATION AU VENEZUELA CE MARDI


L'opposant vénézuélien Juan Guaido, engagé dans un bras-de-fer depuis trois mois avec le président Nicolas Maduro, a revendiqué le soutien de "soldats courageux" depuis une base militaire de Caracas. Le gouvernement a dénoncé une "tentative de coup d'Etat" et assuré qu'il pouvait compter sur "l'entière loyauté" des chefs de l'armée.

Dans la journée, après l'annonce de Guaido, des échauffourées ont éclaté aux alentours de la base aérienne de Caracas où il avait annoncé qu'un groupe de militaires s'était soulevé contre le gouvernement.

Le numéro 2 du pouvoir vénézuélien, Diosdado Cabello, a appelé les partisans de Nicolas Maduro à un rassemblement au palais présidentiel de Miraflores à Caracas.

Les Etats-Unis ont affiché leur soutien au peuple vénézuélien dans sa "quête de liberté", réaffirmant leur appui sans faille à l'opposant Juan Guaido. "Aujourd'hui, le président par intérim Juan Guaido a annoncé le début de l'Opération Liberté", a tweeté le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. "Le gouvernement américain soutient pleinement le peuple vénézuélien dans sa quête de liberté et de démocratie", a-t-il ajouté.

Le ministre Brésilien des Affaires étrangères Ernesto Araujo a estimé "positif" le ralliement de militaires vénézuéliens à l'opposant Juan Guaido et a réitéré le soutien de Brasilia au "processus de transition démocratique". Le président Jair Bolsonaro a exprimé mardi sa "solidarité" envers un peuple vénézuélien "réduit en esclavage par un dictateur".

Madrid a appelé à éviter "une effusion de sang". "Nous appuyons un processus démocratique pacifique" et appelons "à la convocation immédiate d'élections", a déclaré devant la presse la porte-parole du gouvernement espagnol Isabel Celaa. Le président colombien Ivan Duque, quant à lui, a appelé les militaires vénézuéliens à rejoindre M. Guaido.

La Russie a accusé l'opposition soutenue par les Etats-Unis de provoquer la confrontation au Venezuela, et a appelé à des pourparlers, mettant en garde contre un bain de sang.

EN DIRECT


Nous reprenons ce direct ce mercredi 30 avril, alors que l'opposant Juan Guaido, soutenu par un groupe de soldats, a appelé au rassemblement des forces armées pour réclamer la destitution du président Nicolas Maduro, dans une "lutte pacifique". Les partisans de Maduro dénoncent, eux, une "tentative de coup d'Etat" du chef d'Etat autoproclamé du Venezuela.

BRAS DE FER

ACCUSATIONS

Après cette arrestation, Juan Guaido a accusé le pouvoir en place de vouloir l'"intimider". "Qu'ils viennent mais ils ne pourront nous dévier de la route que nous sommes en train de tracer". Soutiens respectifs de Guaido, l'UE et les Etats-Unis ont chacun réclamé la libération de Roberto Marrero. L'Onu a, de son côté, appelé les "acteurs au Venezuela à prendre des mesures immédiates pou apaiser les tensions et empêcher toute action qui pourrait amener à une nouvelle escalade".

ACCUSATIONS

Le bras droit de l'opposant vénézuélien Juan Guaido, arrêté dans la nuit à Caracas, est accusé de "terrorisme", a annoncé jeudi le ministre de l'Intérieur Nestor Reverol en direct à la télévision. Roberto Marrero, qui exerce le mandat de député et la fonction de chef de cabinet auprès du président autoproclamé du pays, est également accusé d'avoir "détenu une quantité importante d'armes" à son domicile, a ajouté le ministre.

INTERVIEW EXCLUSIVE

Les journalistes de TF1 sont allés à la rencontre du président autoproclamé du Venezuela.

LES ACTIVITÉS REPRENNENT


Le travail reprendra ce jeudi 14 mars au Venezuela après une semaine d'interruption due à la gigantesque panne électrique qui a paralysé le pays depuis le 7 mars.


"Le président Nicolas Maduro a décidé que les activités scolaires et le travail pourront reprendre demain jeudi", a indiqué le ministre de 

l'Information Jorge Rodriguez en direct à la télévision, affirmant que le courant était "rétabli à 100% " dans le pays.

"VICTOIRE !"


Nicolas Maduro a déclaré mardi soir que le Venezuela avait gagné la "guerre électrique" contre les États-Unis, tout en affirmant détenir "des preuves qu'il s'agissait d'une cyberattaque menée depuis Houston et Chicago". Depuis le début de la panne électrique géante qui touche le pays depuis cinq jours, le président vénézuélien affirme que les États-Unis sont les responsables du chaos.


Par ailleurs, alors que l'électricité revient petit à petit, notamment dans la capitale, Maduro a annoncé la création d'une "commission d'enquête présidentielle" : "Je vais demander l'appui de l'ONU, de la Chine, de la Russie, de l'Iran, de Cuba, des pays qui ont une grande expérience des cyber-attaques", a détaillé Maduro lors d'une réunion avec ses ministres retransmise à la télévision.

LIBRE


Arrêté lundi pour "sabotage" par les services de renseignement vénézuéliens, Le journaliste et militant des droits de l'homme Luis Carlos Diaz a été libéré mardi à Caracas. "Ils ont libéré Luis Carlos Diaz", s'est réjoui la radio "Union Radio" pour laquelle il travaille.

JUSTICE


Mardi, la justice vénézuélienne a annoncé l'ouverture d'une enquête visant  le chef de l'opposition et président par intérim autoproclamé Juan Guaido pour "sabotage électrique". Le pays est touché depuis cinq jours par une énorme panne de courant. 


"J'annonce l'ouverture d'une enquête contre le citoyen Juan Guaido en raison de son implication présumée dans le sabotage du système électrique du Venezuela", a déclaré à la presse le procureur Tarek William Saab.

DIPLOMATIE


Les Etats-Unis vont retirer tout le personnel diplomatique encore présent dans leur ambassade à Caracas en raison de l'aggravation de la crise au Venezuela, a annoncé lundi le secrétaire d'Etat Mike Pompeo.


"Cette décision reflète la dégradation de la situation au Venezuela ainsi que le constat selon lequel la présence de personnel diplomatique à l'ambassade américaine est devenue une contrainte pour la politique des Etats-Unis", a tweeté Mike Pompeo.

urgent

Urgent

POLITIQUE 


Les Etats-Unis retirent du Venezuela tout leur personnel diplomatique restant 

urgent

Urgent

ELECTRICITE


Le gouvernent vénézuélien a annoncé une nouvelle journée chômée mardi, pour les services publics et des écoles après quatre jours pleins de panne d’électricité. "Le président Nicolas Maduro a décidé de reconduire de 24 heures la suspension des activités scolaires et du travail".

urgent

Urgent

ÉTAT D'ALERTE


Le Parlement vénézuélien, dominé par l'opposition, décrète l'état d'alerte à la demande de Guaido. "L'état d'alerte est décrété sur tout le territoire national (...) en raison de la situation calamiteuse dans le pays due à l'interruption de l'électricité", stipule le décret soumis par Juan Guaido, président par intérim autoproclamé, qui fait appel à la "coopération internationale".

SANCTION


Les Etats-Unis annoncent, par la voix de Steven Mnuchin, secrétaire au Trésor Américain, avoir sanctionné la banque russe Evrofinance Mosnarbank, mettant à exécution leur menace de punir les sociétés étrangères accusées de soutenir le pouvoir du président Nicolas Maduro. "Cet acte démontre que les Etats-Unis vont prendre des mesures contre les institutions financières étrangères qui soutiennent le régime illégitime de Maduro et contribuent à l'effondrement économique et à la crise humanitaire qui sont des fléaux pour le peuple du Venezuela", a-t-il déclaré dans un communiqué. Cette banque de Moscou est mise en cause pour ses échanges avec le groupe pétrolier public vénézuélien PDVSA.

PANNE DE COURANT


Le pays s'enfonce chaque jour un peu plus dans le chaos. Après trois jours de panne, le courant est revenu dimanche soir dans certains quartiers de Caracas, provoquant des clameurs enthousiastes. Mais à deux reprises déjà, vendredi et samedi, la joie avait été de courte durée, l'électricité avait de nouveau disparu après un bref retour. 


Alors que la panne franchissait un cap symbolique de 72 heures dimanche après-midi, le gouvernement a imposé une nouvelle journée chômée lundi aux fonctionnaires et aux écoliers. L'absence de transports rend de toutes façons tout déplacement hasardeux, même dans la capitale.

ETAT D'URGENCE ?


Au troisième jour de la gigantesque panne qui paralyse le Venezuela, l'opposant Juan Guaido a demandé dimanche au parlement de décréter "l'état d'urgence" pour permettre l'entrée de l'aide humanitaire dans le pays.


"Je vais demander lundi à l'Assemblée nationale de décréter l'état d'urgence pour permettre l'entrée de l'aide humanitaire" dans le pays, ce qui permettra aussi de "solliciter l'aide internationale", a annoncé dimanche Juan Guaido, président de l'Assemblée nationale, autoproclamé "président par intérim" du pays et reconnu par une cinquantaine de pays. "Cette catastrophe, nous devons nous en occuper maintenant", a-t-il martelé.

TOUJOURS PAS D'ELECTRICITÉ


Alors que la panne franchissait un cap symbolique de 72 heures dimanche après-midi, le gouvernement a imposé une nouvelle journée chômée lundi aux fonctionnaires et aux écoliers. L'absence de transports rend de toutes façons tout déplacement hasardeux, même dans la capitale. Depuis jeudi 16h50 (2Oh50 GMT), le pays est privé de lumière, d'eau et de moyens de transports et de communications, et la population éprouve de plus en plus de difficultés à se ravitailler.

MANIFESTATIONS RIVALES


Nicolas Maduro et son opposant Juan Guaido ont organisé samedi des rassemblements rivaux à Caracas. 


M. Guaido a appelé à une marche nationale sur la capitale pour pousser vers la sortie le président :

 "J'annonce une tournée, ma tournée et celle de tous les députés (à travers le pays) pour vous faire venir à Caracas de manière définitive", a lancé samedi Juan Guaido devant des milliers de partisans. "Après la fin de cette tournée (...) nous annoncerons la date où tous ensemble nous marcherons sur Caracas".

Le président par intérim autoproclamé a répété être prêt à autoriser une intervention militaire étrangère.


Simultanément, des milliers de partisans du régime, en rouge, écoutaient Nicolas Maduro, qui effectuait sa première apparition publique depuis le début de la panne. Il a accusé une nouvelle fois les Etats-Unis d'être les auteurs d'une "attaque cybernétique visant une des sources d'énergie qui fonctionnait parfaitement. Cela a annulé tout ce que nous avions réalisé."


M. Guaido et nombre d'experts attribuent, eux, la panne à un manque d'investissements du gouvernement dans l'entretien des infrastructures.

BLACK OUT


La panne électricité paralyse le pays depuis trois jours :

Venezuela : le black out perdureSource : Sujet JT LCI
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DÉCÈS


La panne géante d'électricité a causé la mort de quinze patients souffrant de maladies rénales.


"Entre hier et aujourd'hui, nous avons enregistré 15 décès du à l'absence de dialyse. Neuf de ces décès ont été enregistrés dans l'Etat de Zulia, deux dans l'Etat de Trujillo et quatre à l'hôpital Pérez Carreño de Caracas", a indiqué à l'AFP Francisco Valencia, directeur de la Coalition des organisations pour le droit à la santé et à la vie (Codevida).


Évoquant le nombre des personnes qui ont régulièrement besoin d'une dialyse au Venezuela, M. Valencia a prévenu que la poursuite de la panne d'électricité "pourrait conduire à la mort de plus de 10.200 patients".

INCERTITUDE


Transition pacifique ? Intervention militaire ? Comment le Venezuela peut-il sortir de cette crise ?

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Venezuela : quels scénarios pour une sortie de crise ?

Venezuela : quels scénarios pour une sortie de crise ?

ACCUSATIONS


Le président socialiste Nicolas Maduro a dénoncé ce samedi une nouvelle attaque "cybernétique" qui a empêché de rétablir l'électricité à travers le pays confronté depuis plus de 48 heures à une panne de courant géante sans précédent.


"Aujourd'hui, 9 mars, nous avions avancé à près de 70% (dans le rétablissement de l'électricité) lorsque nous avons reçu à la mi-journée une autre attaque cybernétique visant une des source d'énergie qui fonctionnait parfaitement. Cela a annulé tout ce que nous avions réalisé", a expliqué Nicolas Maduro devant des milliers de partisans réunis à Caracas.


Selon le ministre de la Communication, la panne d'électricité a été déclenchée par une première "attaque cybernétique contre le système de contrôle automatisé" de la centrale hydroélectrique de Guri, qui fournit au Venezuela 80% de son électricité.


Nombre d'experts attribuent la panne à un manque d'investissements du gouvernement dans l'entretien des infrastructures.

RASSEMBLEMENT


Des milliers de partisans de l'opposition, vêtus de blanc, convergeaient ce samedi vers le centre de Caracas malgré un impressionnant déploiement de forces de l'ordre, au lendemain d'une gigantesque panne électrique qui enfonce encore un peu plus le Venezuela dans la crise.


Simultanément, des milliers de soutiens du régime, en rouge, attendaient dans un autre quartier du centre le président Nicolas Maduro, qui a accusé l'opposition et les Etats-Unis de sabotage.


Ces manifestations ont lieu au lendemain d'une coupure électrique massive qui a paralysé pendant près de 30 heures le pays.


Pour Nicolas Maduro, cette panne est dû à un "sabotage cybernétique" fomenté par les Etats-Unis. Le gouvernement vénézuélien a affirmé qu'il fournirait à l'ONU "des preuves" d'une responsabilité de Washington dans cette panne géante, la pire jamais connue par le pays.

Venezuela: rassemblements pro et anti-gouvernement après la panne géanteSource : Sujet JT LCI
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PANNE GÉANTE DE COURANT À CARACAS


Une gigantesque panne électrique plongeait Caracas et la majeure partie du Venezuela dans le noir complet ce jeudi soir. Une panne attribuée par le gouvernement de Nicolas Maduro à un "sabotage" de la principale centrale du pays. Selon l'AFP, le courant a été brusquement coupé dans Caracas à 16H50 locales (21H50 en France), affectant tous les quartiers de la capitale et les services comme le métro, juste avant la tombée de la nuit. Les lignes téléphoniques et internet ont été également brusquement interrompus.


À noter que les coupures de courant sont habituelles au Venezuela voire chroniques dans l'ouest. Les experts accusent le gouvernement socialiste de ne pas avoir investi pour entretenir les infrastructures alors que la crise économique fait rage. Mais les fonctionnaires du gouvernement dénoncent de fréquents "sabotages" - sans préciser de la part de qui. Depuis un an, le président Maduro a demandé aux forces armées d'activer un plan spécial pour protéger les installations électriques mais les pannes continuent.

MADURO REJETTE L'APPEL DE L'UE 


Alors que l'Union européenne avait, par la voix de sa cheffe de la diplomatie Federica Mogherini, demandé au Venezuela de réexaminer l'expulsion de Daniel Kriener, l'ambassadeur d'Allemagne à Caracas, le gouvernement de Nicolas Maduro a rejeté cette demande ce jeudi. Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a écrit sur son compte Twitter que le diplomate allemand "a été déclaré persona non grata en stricte application" de "la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques".

LES ETATS-UNIS RÉCLAMENT LA LIBÉRATION D'UN JOURNALISTE


Washington a réclamé "la libération immédiate" du journaliste américain Cody Weddle, correspondant pour plusieurs médias des Etats-Unis dont la chaîne ABC et le quotidien Miami Herald, qui a été arrêté mercredi au Venezuela.  "Nous savons que ce matin la Direction des renseignements militaires s'est présentée à son domicile pour lui poser des questions sur sa couverture à la frontière" le 23 février, a rapporté à l'AFP à Caracas Carlos Corres de l'organisation non gouvernementale Espacio Público, qui était sans nouvelle de  Cody Weddle à la mi-journée. "Nos avocats essaient de le localiser pour lui apporter une assistance juridique", a-t-il ajouté, s'inquiétant que l'affaire "puisse être renvoyée devant un tribunal militaire".


La secrétaire d'Etat américaine adjointe chargée des Amériques, Kimberly Breier, a fait état dans un tweet de sa "profonde inquiétude" au sujet de cette arrestation, sans mentionner l'identité du journaliste. "Etre journaliste n'est pas un crime. Nous demandons la libération immédiate du journaliste, sain et sauf", a-t-elle déclaré, accusant Nicolas Maduro de "préférer étouffer la vérité plutôt que de lui faire face".

L'ALLEMAGNE RÉAGIT


Le ministre allemand des Affaires étrangères a condamné la décision prise par le Venezuela d'expulser son ambassadeur, ce qui "aggrave la situation" selon lui. "Il s'agit d'une décision incompréhensible, qui aggrave la situation et ne contribue pas à la détente", a déclaré Heiko Maas dans un bref communiqué après que Daniel Kriener, l'un des ambassadeurs occidentaux ayant accueilli Juan Guaido à son retour à Caracas, a été accusé "d'ingérence dans les affaires" vénézuéliennes et sommé de quitter le pays "dans les 48 heures".

   

"Notre soutien, le soutien de l'Europe, pour Juan Guaido reste intact. L'ambassadeur Kriener a fait un excellent travail à Caracas, en particulier ces derniers jours", a ajouté le ministre.

DES PROCHES DE MADURO PRIVÉS DE VISA AMÉRICAIN


Les Etats-Unis ont interdit de visa américain 77 membres supplémentaires du camp de Nicolas Maduro, qu'ils veulent pousser à quitter le pouvoir, a annoncé le vice-président américain Mike Pence. "Aujourd'hui, le département d'Etat annonce que les Etats-Unis vont révoquer 77 visas, dont ceux de nombreux responsables du régime Maduro et des membres de leurs familles", a-t-il déclaré. De telles mesures avaient déjà visé plusieurs dizaines de Vénézuéliens depuis plus d'un mois, dont 49 la semaine dernière.

LES ETATS-UNIS METTENT EN GARDE


Les Etats-Unis affirment, par la voie de John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, que des sanctions seront prises contre les institutions financières étrangères qui apporteraient un soutien au président du Venezuela Nicolas Maduro. "Elles encourront des sanctions si elles sont impliquées dans une aide à des transactions illégales bénéficiant" au régime, a-t-il souligné.  

urgent

Urgent

L'AMBASSADEUR D'ALLEMAGNE PRIÉ DE QUITTER LE VENEZUELA


L'ambassadeur d'Allemagne au Venezuela Daniel Kriener a été déclaré "non grata" et prié de quitter le pays "dans les 48 heures", a annoncé le ministère vénézuélien des Affaires étrangères dans un communiqué. Daniel Kriener s'était rendu lundi à l'aéroport international de Caracas en compagnie d'une douzaine d'ambassadeurs occidentaux et latino-américains pour y accueillir à son retour l'opposant Juan Guaido.

LE POIDS DES SANCTIONS


La Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a affirmé ce mercredi que la crise politique, économique et sociale au Venezuela était "exacerbée par les sanctions" internationales. "La situation au Venezuela illustre clairement la manière dont les violations des droits civils et politiques - y compris le non-respect des libertés fondamentales et l'indépendance des institutions clés - peuvent accentuer le déclin des droits économiques et sociaux", a déclaré Michelle Bachelet, devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Cela "montre aussi comment la détérioration rapide de ces conditions économiques et sociales donne lieu à un nombre encore plus grand de protestations, à une répression encore plus grande et à de nouvelles violations des droits civils et politiques", a ajouté l'ancienne présidente du Chili, à l'occasion de son discours sur la situation dans le monde.


Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU doit revenir sur la situation au Venezuela de manière plus approfondie le 20 mars, en présence de Michelle Bachelet. Cette dernière avait été invitée, en novembre, par Caracas à venir au Venezuela pour "voir les effets (...) des sanctions".

ETATS-UNIS - MIKE POMPEO


Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s'est exprimé sur la situation de l'opposant Juan Guaido - reconnu par les Etats-Unis et une cinquantaine de pays comme président par intérim du Venezuela - en saluant son retour à Caracas malgré les menaces d'arrestation de la part du régime de Nicolas Maduro.


"Les Etats-Unis et les nations éprises de paix à travers le monde soutiennent le président par intérim Guaido, l'Assemblée nationale et toutes les forces démocratiques qui travaillent à l'organisation d'élections libres et justes pour rétablir la démocratie au Venezuela", a-t-il déclaré dans un communiqué. "La communauté internationale doit être unie et faire pression pour mettre fin au régime brutal de Maduro", a-t-il insisté. 

JUAN GUAIDO


L'opposant a été acclamé en rejoignant le lieu du rassemblement de milliers de ses partisans dans le centre de Caracas, moins d'une heure après son arrivée à l'aéroport international de la ville.


Dans un discours, Juan Guaido a appellé à manifester samedi contre le régime Maduro : "Samedi on continue! Tout le Venezuela se retrouvera dans les rues. Nous ne resterons pas une minute ni même une seconde tranquilles tant que nous n'aurons pas retrouvé la liberté".

MOMENT FORT


le Président par intérim s'est arrêté sur le bord de l'autoroute et est monté sur le toit de sa voiture pour s'adresser aux manifestants venus l'acclamer. Une main sur le cœur, il a ensuite entamé l'hymne national vénézuélien.

JUAN GUAIDO


Sorti de l'aéroport, le Président par interim s'est difficilement frayé un chemin jusqu'à sa voiture à travers la foule. Il s'est ensuite arrêté à plusieurs reprises. Il n'y a pas ou presque pas de fonctionnaires de police sur place.

JUAN GUAIDO


Dans l'aéroport, le président intérimaire a fait un discours rapide en direct à la télévision : "Nous connaissons les risques auxquels nous sommes confrontés, qui ne nous ont jamais arrêtés, vous devez comprendre le régime, vous devez comprendre la dictature, et vous devez vous rendre compte que cela n'a pas suffit pour m'arrêter."


Il a ensuite lancé à la foule : "On continue dans les rues, la mobilisation continue ! Nous sommes ici, au Venezuela !"

ETATS-UNIS - MIKE PENCE


Le Vice-Président des Etats-Unis a assuré dans un tweet que le retour sain et sauf de Juan Guaido "est de la plus haute importance pour les États-Unis. Toute menace, violence ou intimidation contre lui ne sera pas tolérée et sera satisfaite par une réponse rapide. Le monde entier est attentif, le Président intérimaire Guaido doit être autorisé à entrer au Venezuela en toute sécurité."

JUAN GUAIDO


Des milliers de personnes sont maintenant rassemblées à Caracas pour le retour de Juan Guaido.  

JUAN GUAIDO


Le Président par interim du Venezuela est arrivé à l'aéroport de Caracas, acclamé par ses partisans. 

JUAN GUAIDO 


Plusieurs ambassadeurs de pays européens au Venezuela sont actuellement à l'aéroport international de Caracas pour s'assurer que le retour de Juan Guaido se passe sans heurts. Parmi eux : Romain Nadal, l'ambassadeur français au Venezuela, ainsi que ses homologues portugais, roumain et allemand.

JUAN GUAIDO


"Essayer de m'enlever serait sans aucun doute une des dernières erreurs qu'il commettrait". Juan Guaido qui a annoncé son retour à Caracas lundi après une tournée en Amérique du Sud,  a mis en garde le régime de Nicolas Maduro contre la tentation de "l'enlever" à son arrivée. L'opposant de 35 ans,  reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, a bravé une interdiction de sortie du territoire pour une mini-tournée dans la Colombie voisine, au Brésil, au Paraguay, en Argentine et en Equateur. Il s'est exprimé au côté de son épouse Fabiana, devant un drapeau vénézuélien, dans une adresse à ses partisans via les réseaux sociaux dimanche soir. Il n'a pas précisé où il se trouvait.

Nous reprenons ce live ce lundi 4 mars, alors le leader d'opposition Juan Guaido a annoncé son retour dans la journée au Venezuela, dans un contexte de fortes tensions politiques.

ETATS-UNIS


Le chef de la diplomatie américaine a affirmé dimanche que la fin était proche pour Nicolas Maduro, que les Etats-Unis ne reconnaissent plus comme président du Venezuela. "Je suis certain que grâce aux Vénézuéliens les jours de Maduro sont comptés", a déclaré le secrétaire d'Etat Mike Pompeo dans une interview sur CNN, des propos également répétés dans un entretien sur Fox.

VENEZUELA


Juan Guaido a annoncé qu'il rencontrerait lundi "les alliés de la communauté internationale" et qu'il allait continuer à procéder à de prochaines actions à l'intérieur du pays. La pression interne et externe sont fondamentales pour la libération".

SANCTION ?


"Les Etats-Unis vont passer aux actes contre ceux qui s'opposent à la restauration pacifique de la démocratie au #Venezuela. Maintenant, le temps est venu d'agir pour soutenir les besoins du peuple vénézuélien désespéré", a tweeté le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo.

DESERTION

De 23, le nombre de militaires à avoir fait défection à l'armée vénézuélienne, qui reste fidèle à Nicolas Maduro, est passé à 60, a appris l'AFP auprès du service des migrations de Colombie.

MENACE

Un nouveau seuil de violence pourrait être franchi, puisque le Venezuela a menacé de tirer sur un navire en partance de Porto Rico, qui a décidé de rebrousser chemin, a fait savoir le gouverneur de l'île sous dépendance américaine.

BLESSÉS

Selon un bilan délivré par les secours organisés sur place, au moins 42 personnes ont été blessées lors de confrontations qui se sont déroulées sur le pont Simon Bolivar, qui relie la Colombie et le Venezuela. 14 ont dû être "transférés" pour recevoir des soins médicaux, a rapporté à l'AFP un employé de la Défense civile. Les blessés seraient des Vénézuéliens qui voulaient transférer l'aide humanitaire devant transiter par ce pont, mais dont le pouvoir maduriste ne veut pas.

TENSIONS


Selon les services colombiens de l’immigration, deux camions  d'aide ont été incendiés à la frontière avec la Colombie. Une députée pro-Guaido, Gaby Arellano - qui a évoqué "un camion" - a accusé les forces de l'ordre vénézuéliennes de l'avoir incendié sur ordre du président Maduro.

BILAN


Au moins deux personnes, dont un garçon de 14 ans, ont été tuées samedi à la frontière entre le Venezuela et le Brésil où l'armée vénézuélienne bloque les convois d'aide humanitaire, a annoncé une organisation de défense des droits humains.


"Les deux décès sont le résultat de la répression des militaires lors des heurts à Santa Elena de Uairén. Tous deux ont été tués par balles, l'un d'eux en pleine tête", a indiqué Olnar Ortiz, militant de l'ONG Foro Penal, opposée au gouvernement de Caracas.

ARMEE


L'armée serait-elle en train de basculer dans le camp Guaido ? Au moins 23 membres des forces de sécurité du Venezuela, dont 20 militaires, ont déserté samedi, passant en Colombie alors que la tension montait à la frontière fermée par le gouvernement de Nicolas Maduro pour bloquer l'entrée de l'aide humanitaire. 

Juan Guaido, qu'une cinquantaine de pays ont reconnu comme président par intérim du Venezuela, a promis une amnistie aux militaires qui rompraient avec le régime de Nicolas Maduro, accusé d'avoir été réélu frauduleusement à la présidence. "Les soldats avec lesquels j'ai parlé ont suivi leur désir de vie et d'avenir pour leurs enfants que l'Usurpateur ne leur garantit pas. Soldat vénézuélien, le message est clair: fait ce que te commande la Constitution. Il y aura une amnistie et des garanties pour ceux qui se mettent du côté du peuple", a-t-il écrit sur  Twitter.

DIPLOMATIE


La vice-présidente de Colombie, Marta Lucia Ramirez, a réagi à l'annonce samedi par le Venezuela de la rupture des relations diplomatiques bilatérales, en répondant qu'il ne pouvait rompre des relations inexistantes ,et a à nouveau qualifié le président Nicolas Maduro de "dictateur".

TENSIONS


Un camion transportant de l'aide humanitaire a été incendié samedi à la frontière avec la Colombie quand la police et l'armée vénézuelienne sont intervenues pour bloquer un convoi, a indiqué la député d'opposition Gaby Arellano.


"Les gens sont en train de protéger la cargaison du premier camion et de veiller à l'aide humanitaire que (le président Nicolas) Maduro, le dictateur, a demandé de bruler", a affirmé à la presse Mme Arellano, qui se trouvait près du pont Santander marquant la frontière avec la Colombie où se déroulent des heurts.

DIPLOMATIE


Le torchon brûle entre le Venezuela et la Colombie. "J'ai décidé de rompre les relations politiques et diplomatiques avec le gouvernement fasciste de Colombie dont les ambassadeur et consuls ont 24 heures pour quitter le Venezuela", a déclaré Nicolas Maduro devant un rassemblement de ses partisans à Caracas. Pour Maduro, tout de rouge vêtu, "la patience est à bout, nous ne pouvons continuer de supporter que le territoire de Colombie se prête à une agression contre le Venezuela". 

AIDE HUMANITAIRE


Quatre camions d'aide tentent de forcer le passage depuis la Colombie, selon la télévision vénézuélienne.  Les quatre camions se trouvaient à l'entrée du pont séparant les deux pays à hauteur de Las Tienditas, qui fait face côté vénézuélien à la ville colombienne de Cucuta.

HEURTS


La tension monte à la frontière entre la Colombie et le Venezuela. Des militaires vénézueliens ont tiré samedi des grenades lacrymogènes pour disperser des manifestants qui tentaient de se rendre sur le Pont Simón Bolívar, à San Antonio Táchira (est) pour demander l'entrée de l'aide humanitaire, ont constaté des journalistes de l'AFP.


Ces incidents, qui font suite à des heurts similaires sur un autre pont frontalier avec la Colombie, ont éclaté dans les rues de la ville quand des centaines de personnes se sont dirigées vers le pont.

AIDE HUMANITAIRE


L'opposant Juan Guaido a annoncé samedi à la mi-journée l'entrée au Venezuela d'un premier camion d'aide humanitaire par la frontière brésilienne, malgré l'ordre donné par le président Nicolas Maduro de la maintenir fermée.


"Attention Venezuela: nous annonçons officiellement QU'EST ENTRE le premier chargement d'aide humanitaire depuis notre frontière avec le Brésil. C'est un grand succès, Venezuela!" écrit M. Guaido sur Twitter.

AIDE HUMANITAIRE


Après plusieurs jours d'impasse, la situation est en passe de se débloquer : l'aide humanitaire envoyée par les Etats-Unis et leurs alliés "est en route pour le Venezuela", a annoncé samedi l'opposant Juan Guaido. Il a ainsi donné le coup d'envoi depuis la Colombie au processus visant à lui faire franchir la frontière, fermée par le régime chaviste.


Le chef de file de l'opposition vénézuélienne a réitéré son appel à l'armée à laisser passer l'aide, qui s'accumule notamment dans des entrepôts de Cucuta depuis le 7 février, mais que le régime de Nicolas Maduro refuse, y voyant un préalable à une intervention militaire américaine pour l'évincer du pouvoir.


"L'appel aux forces armées est très clair: bienvenus du côté correct de l'histoire, bienvenus les militaires qui aujourd'hui se mettent du côté de la Constitution", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse, en référence notamment aux quatre soldats de la Garde nationale bolivarienne qui ont déserté samedi et franchi la frontière colombienne. 

PROPOSITION


Les Etats-Unis sont prêts à exempter de sanctions les responsables militaires qui rallieraient l'opposant Juan Guaido, président autoproclamé du Venezuela par intérim.


John Bolton, conseiller à la sécurité nationale, a fait cette proposition sur son compte Twitter. "Faites le bon choix !", a-t-il lancé aux militaires vénézuéliens.

DÉBLOCAGE


Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a accusé ce mercredi le régime de Nicolas Maduro de "bloquer" l'aide humanitaire envoyée au Venezuela, notamment par les Etats-Unis, en coordination avec le camp du président autoproclamé Juan Guaido.


"Le régime de Maduro doit PERMETTRE A L'AIDE DE PARVENIR AU PEUPLE AFFAME", a-t-il tweeté.

DES MILITAIRES BLOQUENT UN PONT


Des militaires vénézuéliens ont bloqué un pont à la frontière avec la Colombie, alors qu'était attendue une aide humanitaire internationale pour faire face à la 

grave pénurie de vivres et de médicaments au Venezuela, a dénoncé un député de l'opposition, Franklyn Duarte.

TRUMP : "NOUS SOUTENONS LE PEUPLE"


Le président Donald Trump a assuré les Vénézuéliens du soutien américain dans leur "quête de liberté", lors de son discours du State of the Union. "Nous soutenons le peuple du Venezuela dans sa noble quête de liberté", a-t-il déclaré.

" RÉPUGNANT ET RISIBLE "


Le président vénézuélien Nicolas Maduro a jugé lundi "répugnant et risible" l'appel lancé par le Groupe de Lima, qui réclame un changement de régime au Venezuela et exhorte l'armée à cesser de le soutenir

UN MILLIER


Près d'un millier de personnes ont été arrêtées au Venezuela depuis le début des mouvements de protestation contre le président Nicolas Maduro, a annoncé lundi l'ONG Foro Penal. 

APPEL


Les pays américains du Groupe de Lima ont exhorté ce lundi à l'armée vénézuélienne de se ranger derrière l'opposant Juan Guaido, autoproclamé président par intérim, appelant à un changement de régime "sans usage de la force" dans ce pays exsangue.


Onze des 14 pays latino-américains qui composent le groupe avec le Canada, ont demandé, dans une déclaration commune au terme d'une réunion de crise à Ottawa, aux forces armées du Venezuela de "démontrer leur loyauté au président par intérim", Juan Guaido. Ils ont par ailleurs souhaité que la transition démocratique dans ce pays se fasse "rapidement" mais sans violence, ni ingérence étrangère armée.

TÉMOIGNAGE

USA


Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo s'est félicité lundi de la reconnaissance par plusieurs pays européens du chef de l'opposition Juan Guaido comme président du Venezuela par intérim, invitant tous les autres pays à en faire de même.


"Nous encourageons tous les pays, dont les autres pays membres de l'Union européenne, à soutenir le peuple vénézuélien en reconnaissant le président par intérim Guaido, et en soutenant les efforts de l'Assemblée nationale pour le retour d'une démocratie constitutionnelle au Venezuela", a déclaré dans un communiqué le chef de la diplomatie américaine.

GUAIDO


Juan Guaido accuse Maduro d'essayer de transférer 1,2 milliard de dollars vers l'Uruguay. Le président par intérim a demandé à Montevideo d'arrêter ce transfert de fonds. "Ils sont en train d'essayer de transférer depuis la BANDES (Banque de développement du Venezuela, ndlr) l'argent qui est sur l'un des comptes, vers l'Uruguay. J'appelle l'Uruguay à ne pas se prêter à ce hold-up (...) nous sommes en train de parler de 1 à 1,2 milliard de dollars", a déclaré Juan Guaido.

REACTION

SANCTIONS


Le Venezuela a annoncé qu'il allait réévaluer ses relations diplomatiques avec les pays européens reconnaissant l'opposant Juan Guaido, qui s'est déclaré président par intérim, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères vénézuélien.


Caracas "va réévaluer intégralement les relations bilatérales avec ces gouvernements à partir de cet instant, jusqu'à ce qu'ils renoncent à soutenir les plans putschistes", indique le texte. S'il a fait part de son "inquiétude" face à l'évolution de la situation, Antonio Guterres n'a pas précisé les groupes auxquels il faisait allusion.

LE SOUTIEN DU CANADA


Justin Trudeau sort le chéquier. "Aujourd'hui, le Canada monte en puissance et annonce (une aide de) 53 millions de dollars pour répondre aux besoins les plus urgents des Vénézuéliens sur le terrain, notamment les près de trois millions de réfugiés", a déclaré le Premier ministre canadien à l'ouverture d'une réunion à Ottawa des pays du Groupe de Lima. Ce groupe réuni la dizaine de pays latino-américains du Groupe de Lima auxquels sont également associés les Etats-Unis et l'Union européenne.

BLOCAGE DE L'ITALIE 


L'Italie a bloqué l'adoption d'une position commune de l'UE reconnaissant à Juan Guaido la légitimité pour organiser une nouvelle présidentielle après le refus du président Nicolas Maduro de convoquer un nouveau scrutin. "Il n'y aura surement pas de déclaration commune de l'UE car certains Etats membres s'y opposent", a averti le chef de la diplomatie espagnole Josep Borell lors d'un point de presse à Bruxelles où il participe à une réunion ministérielle entre l'UE et la Ligue arabe pour préparer le sommet de Charm-el-Cheik.


Quatre sources diplomatiques ont confirmé à l'AFP l'impossibilité de faire adopter cette déclaration commune, précisant que l'Italie a refusé d'entériner le texte, tandis que la Grèce a, elle, émis des réserves.


Pour l'heure, quatorze Etats membres de l'UE - Espagne, France, Royaume-Uni, Danemark, Pays-Bas, Lituanie, Lettonie, Estonie, Portugal, Autriche, République tchèque, Suède, Finlande et Luxembourg - ont reconnu individuellement Juan Guaido comme président en charge pour organiser une nouvelle élection, rôle que lui confie la Constitution du Venezuela. La Belgique a pour sa part annoncé par la voix de son ministre des Affaires étrangères Didier Reynders son "soutien à Juan Guaido dans sa mission d'organiser de nouvelles élections libres et transparentes".

MADURO EN APPELLE AU PAPE (ET À L'EUROPE)


Nicolas Maduro annonce, dans un entretien lundi avec la chaîne de télévision italienne SkyTG24, avoir écrit au pape François pour demander son aide et sa médiation. "J'ai envoyé une lettre au pape François", déclare le chef de l'Etat au cours de cette interview enregistrée à Caracas. "Je lui dis que je suis au service de la cause du Christ (...) et dans cet esprit je lui demande son aide, dans un processus de facilitation et de renforcement du dialogue."


"Les gouvernements du Mexique et de l'Uruguay, tous les gouvernements des Caraïbes au sein du Caricom et celui de la Bolivie ont demandé une conférence pour le dialogue pour le 7 février", ajoute-t-il. "Je demande au pape de faire ses plus grands efforts, d'y mettre sa volonté, pour nous aider sur la voie du dialogue. J'espère recevoir une réponse positive."


L'Union européenne et l'Uruguay ont annoncé dimanche la première réunion du groupe de contact pour favoriser l'organisation de nouvelles élections au Venezuela pour le 7 février à Montevideo. L'UE et huit de ses États membres (Allemagne, Espagne, France, Italie, Portugal, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède) en font partie, ainsi que la Bolivie, le Costa Rica, l'Équateur et l'Uruguay pour les pays d'Amérique latine.


Alors qu'une dizaine de pays européens - mais pas l'Italie - ont reconnu dans la matinée son opposant Juan Guaido comme président par intérim, Nicolas Maduro appelle l'Europe à "ne pas se laisser entraîner par les folies de Donald Trump". 

BERLIN DANS LE SILLAGE DE SES VOISINS


Après la France, l'Espagne ou encore le Royaume-Uni, l'Allemagne vient à son tour de reconnaître Juan Guaido comme président "par intérim" du Venezuela, en lui demandant de préparer une période de transition menant à des élections "crédibles".

MOSCOU DÉNONCE UNE "INGÉRENCE"


La Russie s'insurge contre une "ingérence" des Européens après la reconnaissance par plusieurs pays - France, Espagne, Royaume-Uni... - de Juan Guaido comme président du Venezuela, à la suite de l'expiration de leur ultimatum adressé à Nicolas Maduro, allié de Moscou. "Nous percevons les tentatives de légitimer l'usurpation du pouvoir comme une ingérence directe et indirecte dans les affaires internes du Venezuela", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

urgent

Urgent

LA FRANCE RECONNAÎT JUAN GUAIDO


La France reconnaît Juan Guaido comme "président en charge pour mettre en œuvre un processus électoral" au Venezuela, écrit Emmanuel Macron sur Twitter, soulignant que "les Vénézuéliens ont le droit de s’exprimer librement et démocratiquement".

LONDRES ET MADRID RECONNAISSENT GUAIDO


Le Royaume-Uni, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt, et l'Espagne, par celle de son chef de gouvernement Pedro Sanchez, viennent de reconnaître officiellement Juan Guaido comme président du Venezuela. Une décision justifiée par les deux pays par le refus de Nicolas Maduro de convoquer une nouvelle élection présidentielle.

LE DRIAN


Invité de France Inter, le ministre des Affaires étrangères, dans la droite ligne de sa collègue aux Affaires européennes sur LCI ce dimanche, a confirmé que la France considérait désormais que le président du Parlement vénézuélien Juan Guaido avait "la légitimité pour organiser des élections" présidentielles.


Une annonce qui intervient à la suite de l'expiration de l'ultimatum lancé par la France et d'autres pays de l'UE à destination de Nicolas Maduro, exigeant de lui la convocation d'une nouvelle élection présidentielle. Un ultimatum balayé par le président vénézuélien. Cela ne signifie pas encore que Guaido, qui s'est autoproclamé "président par intérim" le 23 janvier, est reconnu par l'UE : "Nous nous consulter avec nos amis européens aujourd'hui, a annoncé à cet égard l'ancien président de la région Bretagne.

REFUS


Dans un entretien donné à la chaîne de télévision espagnole La Sexta, Nicolas Maduro a rejeté l'ultimatum européen, qui lui demandait d'organiser une nouvelle élection présidentielle. Le chef de l'Etat vénézuelien a déclaré qu'il ne ferait pas preuve de "lâcheté face aux pressions" de ceux qui réclament son départ.


"Pourquoi faut-il que l'Union européenne dise à un pays du monde qui a déjà 

organisé des élections qu'il doit refaire son élection présidentielle, parce 

que ce ne sont pas ses alliés de droite qui l'ont gagnée?", a interrogé Maduro depuis Caracas. "Que l'UE s'occupe de ses propres problèmes, la crise économique, l'immigration", a lancé le successeur de Hugo Chavez.

AGENDA


La première réunion du groupe de contact international constitué par l'UE pour favoriser l'organisation d'une nouvelle présidentielle au Venezuela aura lieu le 7 février à Montevideo, ont annoncé dimanche la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini et le président uruguayen Tabare Vazquez.

DIPLOMATIE


"L'ultimatum se termine ce soir. Si, d'ici ce soir, M. Maduro ne s'engage pas à organiser des élections présidentielles, nous considèrerons que M. Guaido est légitime pour les organiser à sa place et nous le considèrerons comme le président par interim jusqu'à des élections légitimes", a-t-elle déclaré durant l'émission politique Le Grand Jury organisée conjointement par les médias français RTL, LCI et Le Figaro.

UNE "FARCE"


Sur LCI, la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau a qualifié dimanche de "farce" la proposition du président vénézuélien Nicolas Maduro d'organiser des législatives anticipées, et exigé qu'il s'engage à organiser un scrutin présidentiel faute de quoi Paris reconnaîtra son rival, Juan Guaido, comme chef de l'Etat par interim.

ÉLECTIONS


Le président vénézuélien Nicolas Maduro s'est déclaré samedi favorable à la tenue d'élections législatives anticipées dans le courant de cette année, alors qu'elles sont prévues en 2020 et que le Parlement est actuellement contrôlé par l'opposition. L'Assemblée constituante, fidèle au pouvoir en place, appelle à "des élections législatives anticipées cette année (...) Je suis d'accord et je m'engage en faveur de cette décision", a déclaré Nicolas Maduro devant des milliers de partisans rassemblés à Caracas. 

NOUVELLE MOBILISATION


Devant des milliers de partisans à Caracas, Juan Guaido, a annoncé une nouvelle manifestation contre le chef de l'Etat Nicolas Maduro le 12 février. En appelant les manifestants à "poursuivre leur mobilisation dans la rue", Juan Guaido a appelé à "deux manifestations importantes", une le Jour de la jeunesse au Venezuela, le 12 février, et l'autre liée à l'arrivée d'une aide humanitaire, dont il n'a pas précisé la date. 

AIDE HUMANITAIRE


Juan Guaido, qui s'est proclamé président, a annoncé l'arrivée dans les prochains jours d'une aide humanitaire destinée au pays pétrolier à la frontière colombienne, au Brésil et sur une "île des Caraïbes", en demandant à l'armée de la laisser entrer. 


"Nous avons déjà trois centres de collecte pour l'aide humanitaire: Cucuta (Colombie), et il y en aura deux autres, l'une au Brésil et l'autre sur une île des Caraïbes", a déclaré chef de l'opposition devant des milliers de partisans rassemblés à Caracas.

MANIFESTATION


L'opposition vénézuélienne, dirigée par le président autoproclamé Juan Guaido, défie samedi dans la rue le chef de l'Etat Nicolas Maduro pour exiger qu'il abandonne le pouvoir, à l'occasion du très symbolique 20e anniversaire de la révolution bolivarienne du défunt Hugo Chavez. Une foule massive de partisans de l'opposant défile dans le quartier de Las Mercedes, rapporte un témoin, alors que Juan Guaido doit prendre la parole.

JOURNALISTES ARRÊTÉS


Bonne nouvelle : les deux journalistes de Quotidien ont été libérés, selon le Twitter de l'émission. Ils filmaient le palais présidentiel quand ils ont été interpellés.


Ils avaient été arrêtés avec leur producteur dans le pays, Rolando Rodriguez, a précisé le Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP).

JOURNALISTES ARRÊTÉS


Paris "exige la libération" des deux journalistes français arrêtés au Venezuela, annonce le Quai d'Orsay.

SOUTIEN EUROPÉEN À GUAIDO


Le Parlement européen a reconnu jeudi l'opposant vénézuélien Juan Guaido comme "président par intérim légitime" de son pays et appelé tous les pays de l'UE à faire de même en adoptant une "position ferme et unifiée", dans une résolution votée à Bruxelles. Les eurodéputés apportent leur "soutien entier à l'égard de son programme", dans ce texte proposé en commun par les principaux groupes politiques de l'assemblée.

JOURNALISTES ARRÊTÉS


L'Union européenne exige la libération de tous les journalistes détenus sans raison au Venezuela, a annoncé jeudi à Bucarest la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini. "Nous allons en discuter avec les ministres des Affaires étrangères", a-t-elle ajouté à l'issue d'une réunion informelle avec les ministres de la défense de l'UE. 

ARMÉE


Le soutien de l'armée vénézuélienne est "crucial" pour parvenir à renverser du pouvoir le président Nicolas Maduro, a écrit le président autoproclamé Juan Guaido dans une tribune publiée ce mercredi par le New York Times


M. Guaido a indiqué que des réunions secrètes ont eu lieu avec des membres des forces de sécurité et assuré que la plupart de ses interlocuteurs ont été d'accord pour affirmer que le status quo au Venezuela ne pouvait plus continuer.


"Le retrait du soutien de l'armée à M. Maduro est crucial pour permettre un changement de gouvernement, et la majorité de ceux en uniforme sont d'accord que les tourments actuels dans le pays sont intenables", écrit Juan Guaido.


"La transition aura besoin du soutien des principaux contingents militaires. Nous avons eu des entretiens secrets avec des membres des forces armées et des forces de sécurité", poursuit-il. 

DONALD TRUMP 


Le président américain indique sur Twitter avoir parlé ce mercredi avec le "président par intérim" Juan Guaido pour "le féliciter de son accession historique à la présidence". Donald Trump déclare également avoir fait part "du soutien des Etats-Unis à la lutte que mène le Venezuea pour regagner sa démocratie" et conclut ainsi son message, saluant les nouvelles manifestations contre Nicolas Maduro : "Le combat pour la liberté a commencé !". 

TENSIONS

DÉCLARATION


Le président vénézuélien Nicolas Maduro s'est dit favorable à des élections législatives anticipées pour mettre fin à la crise politique qui déchire le pays, dans un entretien à l'agence publique russe RIA Novosti.


"Ce serait très bien d'organiser des élections législatives plus tôt, cela constituerait une très bonne forme de discussion politique, une bonne solution par le vote populaire", a déclaré le président socialiste alors que l'opposition appelle à manifester contre lui ce mercredi.

DÉCLARATION


Nicolas Maduro se redit "prêt à négocier" avec l'opposition (entretien à une agence russe). "Je suis prêt à m'asseoir à la table des négociations avec l'opposition, pour parler pour le bien du Venezuela, pour la paix et son futur", a déclaré le président socialiste.

PAS D'INTERVENTION MILITAIRE


Le Groupe de Lima s'est déclaré contre toute intervention militaire au Venezuela.  "En tant que Groupe de Lima, nous avons dit que nous ne soutenons aucune intervention militaire au Venezuela", a dit le ministre péruvien à la presse. 

Le Groupe de Lima a été créé en 2017 pour contribuer à une solution pacifique 

de la crise au Venezuela. 

GUAIDO INTERDIT DE QUITTER LE VENEZUELA


Le Tribunal suprême de justice (TSJ) du Venezuela a interdit à Juan Guaido, autoproclamé président, de quitter le pays et a gelé ses comptes bancaires. Le chef du Parlement de 35 ans, objet d'une enquête préliminaire, est soumis à une "interdiction de sortir du pays jusqu'à la fin de l'enquête", la justice décidant aussi le "gel des comptes bancaires" de l'opposant n)1 au régime, a annoncé le président du TSJ, Maikel Moreno.

ETATS-UNIS


Les Etats-Unis ont appelé les ressortissants américains à "ne pas se rendre" au Venezuela en raison des risques pour leur sécurité en pleine crise politique et diplomatique. L'avertissement aux voyageurs, qui encourageait jusque-là les Américains à éviter de se rendre sur place, a été relevé au plus haut niveau d'alerte après la reconnaissance par Washington comme président par intérim de l'opposant Juan Guaido. Le département d'Etat américain met notamment en garde contre la criminalité, les manifestations qui peuvent dégénérer et les "arrestations arbitraires de citoyens américains", soulignant que les Etats-Unis n'ont qu'une "capacité limitée à fournir une assistance d'urgence" en raison du rappel du personnel diplomatique non essentiel.

SOUTIEN AMÉRICAIN


L'administration américaine a formellement donné à l'opposant vénézuélien autoproclamé président Juan Guaido, dont elle a reconnu l'autorité, le contrôle des comptes bancaires de son pays aux Etats-Unis, a annoncé mardi le département d'Etat américain. Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a signé vendredi un texte qui confie à Juan Guaido "les comptes du gouvernement du Venezuela ou de la Banque centrale du Venezuela auprès de la Réserve fédérale de New York ou de toute autre banque américaine", a précisé le porte-parole du département d'Etat Robert Palladino dans un communiqué. "Cette certification va aider le gouvernement légitime du Venezuela à préserver ces avoirs au bénéfice du peuple vénézuélien." Le Venezuela détient quelque huit milliards de dollars de réserves étrangères à travers le monde.

SANCTIONS


Le procureur général du Venezuela, Tarek William Saab, a demandé au Tribunal suprême de justice (TSJ) d'interdire à l'opposant Juan Guaido, autoproclamé président, de quitter le pays et de geler ses comptes bancaires. Lors d'une conférence de presse aux portes du TSJ, le procureur général, réputé proche du président socialiste Nicolas Maduro, a annoncé l'ouverture d'"une enquête préliminaire" et demandé l'application de "mesures de précaution" contre Juan Guaido, dont "l'interdiction de sortir du pays" et "le blocage de ses comptes".

BILAN


Le porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme, Rupert Colville, a déclaré aux journalistes qu'"un peu plus de 40 personnes avaient été apparemment tuées dans diverses circonstances".  Lundi, plusieurs ONG locales ont fait état de 35 morts. 

EN FRANCE

Tête de liste aux élections européennes pour la France insoumise, l'ancienne porte-parole d'Oxfam Manon Aubry a appelé à de nouvelles élections au Venezuela. Elle se différencie, ce faisant, du fondateur du mouvement Jean-Luc Mélenchon, qui formule le voeu que Nicolas Maduro "tienne". Toutefois, Manon Aubry, comme le député de Marseille, qualifient tous les deux l'autoproclamation de Juan Guaido de "tentative de coup d'Etat". Son soutien à l'idée d'organiser des élections la tient ainsi éloignée d'autres membres de la France insoumise, relève Le Figaro, qui cite ainsi Manuel Bompard, numéro 2 de la liste aux européennes, qui a rappelé la tenue d'un référendum révocatoire l'an dernier, dont Nicolas Maduro était sorti victorieux.

KREMLIN

Cette dénonciation des actions américaines de la part de Moscou s'inscrit en droite ligne du soutien affiché à Nicolas Maduro. Soutien qu'a renouvelé ce mardi le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, promettant de faire "tout ce qui est en [son] pouvoir pour soutenir le gouvernement légitime du président Maduro".

KREMLIN

Les sanctions américaines décrétées contre la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne sont "illégales", a dénoncé Moscou ce mardi matin, par la voix du porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, qui voit dans la décision une "concurrence déloyale". La Russie a d'autant plus de raisons de dénoncer cette "ingérence flagrante"que le pays a investi des milliards de dollars dans les hydrocarbures et les armes au Venezuela.

TRUMP


Le président du Parlement Juan Guaido, qui s'est proclamé président du Venezuela par intérim avec le soutien des Etats-Unis, a déclaré lundi qu'il s'était entretenu au téléphone avec le président américain Donald Trump.


"Oui, nous avons discuté avec le président (Trump), de même qu'avec d'autres présidents de la région et du monde", a dit M. Guaido, 35 ans, au cours d'une interview accordée à la chaîne de télévision CNN en Español.


"J'ai eu des conversations non seulement avec l'exécutif américain", mais aussi, notamment, avec les présidents Ivan Duque (Colombie), Sebastian Piñera (Chili), Mauricio Macri (Argentine) et avec le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, a déclaré M. Guaido.

RÉPLIQUE 


En réponse aux sanctions américaines signifiées un peu plus tôt contre la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne, Nicolas Maduro vient, lui, d'annoncer des poursuites contre les Etats-Unis.  

ARMÉE


Washington a appelé ce lundi 28 janvier l'armée vénézuélienne à accepter le transfert "pacifique" et "démocratique" du pouvoir de Nicolas Maduro à Juan Guaido, reconnu par les États-Unis comme le président par intérim. "Nous appelons l'armée vénézuélienne et les forces de sécurité à accepter la transition pacifique, démocratique et constitutionnelle du pouvoir", a déclaré lors d'un point de presse John Bolton, conseiller à la sécurité nationale américaine. Interrogé sur une possible intervention militaire, il a réaffirmé, comme l'avait fait Donald Trump, que "toutes les options" étaient sur la table.

SANCTIONS


Les États-Unis ont annoncé ce lundi 28 janvier de nouvelles sanctions contre la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne PDVSA, dans un effort pour accentuer la pression sur le régime de Maduro. PDVSA est accusée par le Trésor américain d'être "un véhicule de corruption". Les raffineries de Citgo, filiale de PDVSA, pourront continuer à fonctionner, les transactions financières passant par un compte bloqué, a précisé le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.