EN DIRECT - Une opération terrestre "massive" d'Israël à Gaza serait "une erreur", estime Emmanuel Macron

Publié le 24 octobre 2023 à 5h55, mis à jour le 25 octobre 2023 à 22h59

Emmanuel Macron s'est rendu mardi en Israël, en Cisjordanie et en Jordanie, puis est arrivé mercredi au Caire pour rencontrer son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi.
Il a pris la parole mercredi soir avant de quitter le Proche-Orient.
Suivez les dernières informations.

Ce live est à présent terminé. 

LUTTE CONTRE LE TERRORISME

En déplacement au Proche-Orient pour tenter de peser dans la guerre en cours, Emmanuel Macron a proposé la mise en œuvre d'une "coalition" internationale contre le Hamas. Le président envisage une coopération pour mieux "cibler" les terroristes, sur "la base" d'une coalition mondiale contre Daech. Mais la mise en œuvre s'annonce plus que périlleuse.

AIDE HUMANITAIRE

Le président a également répété sur le réseau X ses alarmes quant à la situation "critique" des hôpitaux à Gaza, appelant à rétablir "en urgence" l'accès à l'électricité sur place. ll a aussi rappelé qu'il avait débloqué de "nouveaux financements pour l'hôpital jordanien de Gaza et le déploiement d'un navire de notre Marine nationale et d'avions pour acheminer l’aide humanitaire".

RETOUR SUR LA RENCONTRE AVEC AL-SISSI

Sur le réseau X (ex-Twitter), Emmanuel Macron a partagé une photo de sa rencontre avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, assurant que la France "s'engage" aux côtés de l'Égypte.

L'AIDE DE LA FRANCE

Au deuxième jour de sa visite au Proche-Orient, Emmanuel Macron s'est entretenu au Caire avec son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi. Il y a annoncé l'envoi d'avions pour livrer du matériel médical à Gaza, dont le premier atterrira "dès demain", donc jeudi, en Égypte. Un navire militaire partira aussi sous 48 heures "pour soutenir les hôpitaux" de l'enclave palestinienne.

OTAGES : "DE L'ESPOIR DANS LES PROCHAINES HEURES"

"Nous avons acté les coopérations sur les otages et leur libération, avec l'Égypte qui joue un rôle clé", a ajouté Emmanuel Macron. Il a rappelé avoir rencontré les familles d'otages à Israël, déplorant une situation "terrible", "au-delà du dicible". "Je veux leur dire tout notre soutien. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour obtenir ces libérations", a-t-il martelé, soulignant vouloir libérer "tous les otages" sans distinction de nationalité. 


"Nous avons un travail très étroit avec le Qatar et l'Égypte. Nous avons plusieurs informations qui nous permettent d'avoir de l'espoir dans les prochaines heures. Mais je suis très prudent pour ne pas donner de faux espoirs aux familles", a-t-il avancé. Les discussions sont menées "pied à pied", "c'est possible, on met toute notre énergie, c'est aujourd'hui notre priorité", a poursuivi le président.

UNE "OPÉRATION MASSIVE" TERRESTRE À GAZA SERAIT UNE "ERREUR"

Quant à l'intervention terrestre contre Gaza qu'Israël prépare, "cela dépend la nature de cet engagement et de son cadre", a jugé Emmanuel Macron. Il a insisté sur son "droit de se défendre, mais dans le respect des populations civiles". 


"Si c'est intervenir sur le plan terrestre pour cibler des groupes terroristes totalement identifiés, c'est un choix qui lui appartient, mais si c'est une opération massive qui met en danger la vie des populations civiles, c'est une erreur, pour Israël aussi. Ce n'est pas de nature à la protéger dans la durée et ce n'est pas compatible avec le respect des populations civiles, du respect du droit international et même des règles de la guerre", a-t-il déroulé.

"PROTOCOLE" POUR ÉVACUER LES FRANÇAIS DE GAZA

"Nous sommes en train de consolider aussi un protocole avec l'Égypte pour l'évacuation de nos ressortissants et des personnes que nous voulons protéger dans la bande de Gaza", a-t-il poursuivi, évoquant "une cinquantaine de ressortissants et un peu plus d'une centaine de personnels qui travaillent pour notre institut et leur ayant droits", soit 170 personnes à protéger "si le pire advient et si les bombardements continuent". "Nous avons finalisé un accord opérationnel", a-t-il assuré.

"DROIT LÉGITIME DU PEUPLE PALESTINIEN À DISPOSER D'UN ÉTAT"

Le président a de nouveau défendu un "droit légitime du peuple palestinien à disposer d'un territoire et d'un État", appelant à "reprendre ce sujet et avancer pour une solution politique". "La question palestinienne n'a jamais été réglée", a-t-il déploré, soulignant que la question était très présente dans les opinions publiques de la région.

AIDE HUMANITAIRE

Depuis le tarmac, Emmanuel Macron a aussi estimé que les bombardements intenses contre Gaza par Tsahal, en riposte de l'attaque contre Israël, "ont créé un changement de nature très profond avec un risque d'embrasement". Il a souligné la "responsabilité collective pour prendre en compte la situation humanitaire de ces populations et apporter une réponse politique, avec en arrière-plan le droit des Palestiniens à disposer d'un État". 


Il a de nouveau appelé à la "protection des populations civiles" et indiqué avoir demandé au Premier ministre Benjamin Netanyahu de "lever le blocage humanitaire" et faciliter le travail de l'agence de l'ONU sur place, l'UNRWA, et de "rouvrir l'électricité pour les hôpitaux". "Il a donné son accord pour travailler" sur ces sujets, a-t-il avancé. "C'est urgent, sinon on aura dans les prochains jours une catastrophe humanitaire. On veut apporter un soutien", a-t-il appuyé. 


Emmmanuel Macron a également souligné qu'il faut "travailler avec la Jordanie et l'Égypte pour acheminer des médicaments et de l'aide". Il a rappelé qu'un avion français va atterrir en Égypte avec à son bord des médicaments, tout comme un navire de marine nationale qui doit quitter Toulon sous 48 heures. "Nous mettrons en place aussi un dispositif d'hôpital de secours et de coopération hospitalière, un peu sur le mode de ce que nous avions fait dans la période de Covid sur nos territoires ultra-marins", a-t-il ajouté, défendant un "soutien essentiel". Des aides seront axées vers la Cisjordanie, où les besoins sont aussi "importants".


Il a par ailleurs annoncé "plusieurs opérations humanitaires avec la Jordanie sur le plan des hôpitaux en particulier, nous allons coopérer pour la fourniture de l'hôpital qu'elle gère à Gaza, j'ai passé un accord pour des coopérations plutôt par ponts aériens, pour l'aider à acheminer médicaments voire générateurs". 

"PAS PRÉVU D'ENVOYER DES MILITAIRES FRANÇAIS À GAZA"

Avant de décoller depuis Le Caire, Emmanuel Macron a répondu à quelques questions, revenant notamment sur son projet de "coalition" internationale de lutte contre le Hamas, "un groupe terroriste à combattre dangereux pour la région", y compris les Palestiniens. Rappelant que 31 Français avaient perdu la vie et neuf ressortissants sont toujours portés disparus, il est venu dire aux Israéliens "qu'ils ne sont pas seuls", a-t-il insisté. "La lutte contre le terrorisme n'est pas l'affaire d'un seul pays, il implique des coopérations internationales, nous continuons d'en mener dans la région", a-t-il ajouté, rappelant la mort récente de plusieurs soldats français en Irak. 


"La France a dit que le droit d'Israël de se défendre doit se faire dans le cadre du respect des règles de la guerre et du droit international humanitaire. C'est aussi ce qu'apporte une telle coalition : mieux cibler les terroristes, échanger les informations avec les partenaires, d'être plus précis et épargner les civils", a-t-il défendu. 


En bref, la "réponse d'ensemble" qui permettra de répondre à l'attaque du Hamas, "éviter l'escalade" et "protéger les populations" repose d'abord sur la "lutte contre le terrorisme", "en s'appuyant sur la coalition qui existe contre Daech", a-t-il avancé, sans vouloir se prononcer pour l'heure s'il s'agirait d'une nouvelle coalition ou d'une transformation de celle-ci. "Sur la base de cette coopération, bâtissons avec tous les États prêts à aider à lutter contre tous les groupes terroristes dont le Hamas, à partager les informations, identifier les terroristes et les neutraliser", a-t-il déroulé, défendant une "approche beaucoup plus ciblée, en protégeant les populations civiles".


Mais pour l'heure, "il n'est pas prévu d'envoyer quelques militaires français que ce soit dans la bande de Gaza", a-t-il insisté. "On a surtout besoin de partager l'information, créer de la coopération avec les pays de la région, bien cibler les gens et adapter les réponses. Nous ne sommes pas escalatoires nous-mêmes."

RETOUR SUR LA DÉCLARATION

Revivez la déclaration commune du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et d'Emmanuel Macron qui marquait au Caire la quatrième étape de son voyage au Proche-Orient.

Emmanuel Macron en Égypte : la déclaration commune avec le président al-SissiSource : TF1 Info

"PARVENIR ENFIN À LA SOLUTION DE DEUX ÉTATS"

Sur la situation politique, "il nous faut agir de manière décisive pour parvenir enfin à la solution de deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité", a insisté Emmanuel Macron, qui a estimé que "ce n'est pas parce que cette idée est vieille qu'elle est devenue caduque". "Ce chemin politique est nécessaire parce qu'il donne une route à la colère, qui n'est pas la violence, mais la reconnaissance d'un droit légitime et qui permet de lui donner un cadre de discussions politiques. Sur ce point, nous avons beaucoup trop attendu", a-t-il déclaré, un projet "urgent et important" à mener "en même temps que l'on combat le terrorisme". 


La France souhaite ainsi de pouvoir mener avec tous les partenaires volontaires de la région et à l'international une "initiative concomitante sur trois voies" : lutte contre le terrorisme, protection des populations et aide humanitaire, et la question politique et le règlement de la question palestinienne", a-t-il listé. Une mission "éminemment compatible" avec la sécurité d'Israël selon lui. "Ce n'est qu'à cette condition que l'on aura la paix dans la région", a-t-il insisté : "que tous les États de la région acceptent l'existence d'Israël et de sa sécurité, et reconnaître au peuple palestinien un État pour vivre en sécurité et éviter toute escalade de tension".


Il a par ailleurs indiqué avoir "renforcé" son partenariat avec Abdel Fattah al-Sissi, notamment face à la "crise libyenne" également. "Je veux que l'on renforce encore cet axe, je crois qu'il est juste, respectueux et efficace".

AVIONS ET NAVIRE FRANCAIS MOBILISÉS POUR L'AIDE HUMANITAIRE

Quant à la "protection des populations civiles" et l'acheminement d'aide humanitaire à Gaza, Emmanuel Macron a salué les efforts de l'Égypte en ce sens. "La France a beaucoup poussé pour que l'accès à l'eau soit totalement sécurisé, et à l'électricité, en particulier pour les hôpitaux, soit réouvert", a-t-il poursuivi, déplorant une situation "critique". Il a indiqué avoir échangé avec l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, l'UNRWA, et rappelé le renfort de l'aide française de 10 millions d'euros ces dernières semaines pour les populations palestiniennes. "En étroite coordination avec vous, nous souhaitons utiliser les corridors et voies que vous avez ouvertes", a-t-il ajouté. 


Il a annoncé qu'un "avion français se posera dès demain" en Égypte, "pour livrer du matériel médical", et "d'autres suivront". "Nous serons pleinement impliqués en particulier sur l'accès aux médicaments et aux soins", a appuyé le président. Par ailleurs, un "navire de notre marine nationale" va "appareiller prochainement pour soutenir les hôpitaux de Gaza", qui "partira de Toulon dans les 48 prochaines heures". 


Emmanuel Macron a rappelé au passage que 54 Français sont actuellement présents à Gaza, qu'il souhaite "protéger", et au total 170 Français, employés de l'institut français et ayant droits dans l'enclave palestinienne.

"NE JAMAIS CÉDER FACE AU TERRORISME"

Emmanuel Macron a lui aussi insisté sur la nécessité de "bâtir une initiative de paix et de sécurité pour éviter l'escalade et traiter les causes profondes de ce que nous vivons". Il a d'abord mis en avant "la lutte contre le terrorisme", après une attaque "gravissime" contre des civils en Israël, dont 31 Français tués. 


"Nous ne devons jamais céder face au terrorisme. Le premier pilier de la réponse c'est la coopération renforcée en matière de renseignement, de ciblage. La bonne réponse est de coopérer, tirer les enseignements de la coalition internationale contre Daech (créée en 2014) et de pouvoir prendre les mesures qui s'imposent contre les groupes terroristes dans la région", a-t-il déroulé, défendant une "coopération internationale et régionale", pour "cibler les terroristes et épargner les populations civiles". "C'est un travail qui prend du temps, nécessite de la préparation et suppose un effort dans la durée. Je pense que c'est un axe extrêmement important", a-t-il insisté.

"PAS DE DOUBLE STANDARD"

"Rien ne justifie l'attaque terroriste du Hamas contre Israël", a martelé Emmanuel Macron, rappelant avoir souligné le "droit d'Israël à se défendre". "Mais aujourd'hui, cette situation porte en elle plusieurs risques d'escalade" et appelle à "agir en urgence", a-t-il souligné. Sur la question des otages tout d'abord, qui sont plus de 200 détenus par le Hamas, dont neuf Français, il a remercié son homologue égyptien pour ses "efforts" en vue de leur libération. 


"J'ai entendu votre message et l'alarme du roi de Jordanie sur les doubles standards. Je vais être très clair : la France ne pratique pas le double standard, le droit international s'applique à tout le monde, (...) toutes les vies se valent, il n'y a pas de hiérarchie, toutes les victimes méritent notre compassion et notre engagement pour une paix durable au Proche-Orient, cela ne varie pas", a-t-il appuyé.

EMMANUEL MACRON PREND LA PAROLE

Emmanuel Macron a débuté sa déclaration, soulignant la "gravité" du moment : "nous vivons une période éminemment sombre, il importe que nous puissions tout faire pour éviter l'escalade, la montée des tensions".

"EMPÊCHER UNE INTERVENTION MILITAIRE TERRESTRE"

Abdel Fattah al-Sissi a estimé par ailleurs que la lutte contre le Hamas prendra "des années" pour "mettre fin" au groupe islamiste palestinien. "Nous œuvrons en vue d'empêcher une intervention militaire terrestre dans la bande de Gaza, cela engendrera beaucoup de victimes civiles", a-t-il mis en garde, rappelant que "6000 civils" avaient perdu la vie depuis le 7 octobre, "dont la moitié sont des enfants". Il a plaidé pour "ne pas mettre en péril la sécurité des civils, lors de l'intervention militaire", a-t-il insisté. 


"Nous nous sommes aussi accordés pour travailler sérieusement à l'acheminement de l'aide humanitaire", a poursuivi le président égyptien. "Le siège total et complet, le manque d'eau, d'électricité, en carburant, aura des répercussions très grave sur la situation humanitaire", a-t-il alerté. Emmanuel Macron a promis d'aider d'"acheminer les aides se trouvant à Gaza et fournir les aides nécessaires aux personnes hospitalisées". 


Quant aux otages, leur libération "nous aidera à contenir la situation" aux alentours et notamment en Égypte, a-t-il assuré. "Il est plus qu'essentiel de relancer le processus de paix. Nous nous sommes mis d'accord pour le faire, pour contenir l'escalade et éviter que de nouveaux fronts apparaissent", a répété le dirigeant égyptien. "L'histoire sera témoin de vos efforts", a-t-il insisté.

ÉVITER LES "RÉPERCUSSIONS" ET "CONTENIR LE CONFLIT"

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a expliqué avoir évoqué avec Emmanuel Macron "la crise" traversée par la bande Gaza et les efforts à mettre en œuvre pour limiter les "répercussions" de celle-ci dans la région. "Nous nous sommes accordés sur la gravité de cette crise, et le fait qu'elle ne doive pas inclure d'autres éléments, d'autres régions, que nos efforts aident à contenir ce conflit et ne pas dépasser la bande de Gaza", a-t-il insisté, disant craindre "la possibilité de l'extension de cette violence" et l'apparition "d'autres fronts". 


"Nous avons aussi évoqué la nécessité d'aller vers l'apaisement de la situation à Gaza. Je voudrais mettre l'accent sur le fait que le président Macron comprenne que la sortie de la population gazaouie vers l'Égypte est très dangereuse, c'est un danger réel pour la question palestinienne", a-t-il par ailleurs insisté. "Nous nous sommes mis d'accord sur le fait que le déplacement de ce peuple n'était pas la solution : si l'objectif est d'établir un État palestinien, comment le faire si ce peuple n'est pas sur ses terres ?", s'est interrogé le dirigeant égyptien, estimant que la cause palestinienne était "une question essentielle" pour la région et dans le monde musulman. Il a au passage condamné "toute agression visant des civils", "des deux côtés" : "les vies sont égales".

DÉBUT DE LA DÉCLARATION COMMUNE

La déclaration commune débute, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi prend la parole.

LA DÉCLARATION VA BIENTÔT DÉBUTER

Selon l'envoyée spéciale de LCI Sehla Bougriou, qui suit le déplacement d'Emmanuel Macron, l'entretien entre Emmanuel Macron et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi se déroule au palais présidentiel, au Caire. Ils sont en train de rejoindre une salle pour faire une déclaration commune. 


Le projet de coalition internationale de lutte contre le Hamas, évoqué par le chef de l'État mardi, a été abordé, mais aussi de l'aide humanitaire, puisque c'est depuis l'Égypte que s'acheminent ces colis vers la bande de Gaza. La question des otages était aussi sur la table.


L'Égypte est en effet un médiateur incontournable entre Palestiniens et Israéliens et est partie des négociations pour la libération des plus de 200 otages enlevés en Israël par le Hamas. Elle tient également l'unique ouverture sur le monde de Gaza qui ne soit pas contrôlée par Israël. C'est depuis l'Égypte que parviennent au compte-goutte depuis samedi des camions d'aide humanitaire, au grand dam de l'ONU qui réclame une aide massive pour les 2,4 millions de Gazaouis privés de tout.

"PAIX JUSTE ET DURABLE"

Le président s'est entretenu ce mercredi matin avec le roi de Jordanie Adballah II, depuis Amman. Sur le réseau X (ex-Twitter), il a indiqué avoir plaidé pour une "paix juste et durable" dans la région auprès d'un "partenaire essentiel sur ce chemin". 

E. MACRON S'EST ENTRETENU AVEC UNE AGENCE DE L'ONU

Lors de son étape à Amman, en Jordanie, Emmanuel Macron a "fait le point sur la situation" à Gaza avec l'UNRWA, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, dont il a salué sur le réseau X (ex-Twitter) "l'engagement pour les populations", qui est "vital". Il a assuré que la France est "mobilisé(e) pour répondre aux besoins urgents des Palestiniens".

RETOUR SUR LES DERNIÈRES 24 HEURES

En visite au Proche-Orient, Emmanuel Macron a réaffirmé que la France était solidaire d'Israël tout en réclamant une trêve humanitaire à Gaza. Il s'est dit aussi favorable à une coalition internationale pour lutter contre le mouvement terroriste du Hamas. Nos envoyés spéciaux ont suivi ce déplacement diplomatique sous haute tension.

MACRON EN EGYPTE

Après s'être entretenu dans la matinée à Amman avec le roi Abdallah II de Jordanie, Emmanuel Macron a atterri au Caire. Il s'entretiendra avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Une déclaration est prévue vers 15h00 à l'issue de leur tête-à-tête.


L'Egypte est un médiateur incontournable entre Palestiniens et Israéliens et est partie des négociations pour la libération des plus de 200 otages enlevés en Israël par le Hamas. Elle tient également l'unique ouverture sur le monde de la bande de Gaza qui ne soit pas contrôlée par Israël.


C'est depuis l'Egypte que parviennent au compte-goutte depuis samedi des camions d'aide humanitaire, au grand dam de l'ONU qui réclame une aide massive pour les 2,4 millions de Gazaouis privés de tout.

MACRON EN EGYPTE

Après son séjour en Jordanie, Emmanuel Macron se rendra en Egypte, selon les informations de TF1/LCI. Il y rencontrera le président Abdel Fattah Al-Sissi, autre protagoniste de la crise dans la région.

REPORTAGE

En visite au Proche-Orient, Emmanuel Macron a réaffirmé que la France était solidaire d'Israël tout en réclamant une trêve humanitaire à Gaza. Il s'est dit aussi favorable à une coalition internationale pour lutter contre le mouvement terroriste du Hamas. Nos envoyés spéciaux ont suivi ce déplacement diplomatique sous haute tension.

RECAP

Voici les informations de ces dernières 24 heures sur le conflit au Proche-Orient.

MESSAGE

"Nous n'aurons de repos que lorsque la mission sera remplie, et nos otages, de retour", a déclaré Emmanuel Macron, dans un message lu lors de la soirée pour appeler à la libération des otages du Hamas organisée à l'Assemblée nationale mardi.


"Je l’ai dit à tous nos compatriotes : la France n’abandonne aucun de ses enfants. Nous mettrons tout en œuvre pour les faire revenir sains et saufs dans leur foyer", promet dans ce message M. Macron, qui s'est rendu mardi en Israël pour y rencontrer le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, mais aussi les familles de Français ou Franco-israéliens tués, disparus ou retenus otages dans la bande de Gaza.

MACRON EN JORDANIE

Le président français Emmanuel Macron poursuit mercredi à Amman un déplacement visant à prévenir l'escalade militaire au Proche-Orient. Il sera reçu par le roi de Jordanie, Abdallah II, à 11H00 et pourrait aussi rencontrer le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

LES IMAGES DE L'ARRIVÉE D'EMMANUEL MACRON EN JORDANIE

Retrouvez juste ici les images du président arrivé à Amman, capitale de la Jordanie. Il doit évoquer mercredi matin avec le roi du pays, Abdallah II, la réactivation du "processus politique" en vue d'une "solution à deux États", palestinien et israélien, visant en paix et en sécurité côte à côte, a précisé la présidence française. L'Élysée a aussi évoqué de possibles entretiens avec d'autres dirigeants de la région, dont le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, non confirmés à ce stade. Emmanuel Macron entend aussi tester auprès des pays de la région sa proposition d'une "coalition" internationale pour "lutter" contre le mouvement islamiste palestinien.

Emmanuel Macron au Proche-Orient : le président arrive en JordanieSource : TF1 Info

RETOUR SUR UNE JOURNÉE DIPLOMATIQUE CHARGÉE

Échange avec les dirigeants israéliens à Jérusalem, rencontre avec les familles des otages retenus à Gaza, discussion avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, départ pour la Jordanie... Emmanuel Macron a engagé un véritable marathon diplomatique ce mardi, dans l'espoir de faire peser la voix de la France, sur une ligne de crête entre soutien à Israël et à sa riposte contre le Hamas, et protection des civils dans l'enclave palestinienne en appelant à la formation à terme d'un État palestinien. Retour sur ces dernières 24 heures chargées avec notre correspondante sur place, Hélène Bonnet.

Emmanuel Macron en Israël : retour sur une journée diplomatique chargéeSource : TF1 Info

EMMANUEL MACRON ARRIVÉ EN JORDANIE

Le président français Emmanuel Macron est arrivé à Amman, en Jordanie, où il doit s'entretenir mercredi avec le roi Abdallah II. Le chef de l'État français est arrivé à 22h30 (21h30 à Paris) en provenance d'Israël, selon l'AFP.  

LE RÉCAP'

Après sa visite à Jérusalem, Emmanuel Macron s'est entretenu avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à Ramallah, en Cisjordanie. Retour sur ses principales déclarations dans cet article.

"NOUS RECONNAISSONS L'ÉTAT D'ISRAËL"

"C'est une position tout à fait respectable, nous l'appuyons", a réagi Mahmoud Abbas. "Nous reconnaissons l'État d'Israël et son droit à exister depuis plus de 40 ans, nous espérons qu'Israël à son tour reconnaisse le droit de la Palestine qui vive côte à côte avec l'État israélien", a-t-il insisté. Il a salué la France comme un "pays respectable dont la voix a un véritable écho", appelant Emmanuel Macron à "poursuivre ses efforts" : "nous fondons beaucoup d'espoir sur ces efforts". 

"PAS DE PAIX DURABLE SANS RECONNAISSANCE" D'UN TERRITOIRE PALESTINIEN

Le "troisième pilier" de ce "processus de paix et de sécurité" est de "reprendre un processus politique", a insisté le chef de l'État. "La quête légitime de la sécurité demeurera une illusion tant qu'une paix juste ne sera pas durablement établie", a-t-il posé. "La quête de sécurité sans recherche de la paix est condamnée à l'échec. Ceci suppose la reconnaissance des aspirations légitimes de chacun."


"La reprise de discussions de paix est plus que jamais nécessaire. Car elle est la seule qui est de nature à donner un espoir légitime aux populations et éviter que d'avantage ne se tournent vers les mirages des groupes terroristes et des plus radiaux", a souligné Emmanuel Macron. À ce sujet, la France a toujours défendu "deux États en capacité à cohabiter" : "il n'y aura pas de paix durable s'il n'y a pas la reconnaissance légitime du droit du peuple palestinien à disposer d'un territoire et d'un État, et la reconnaissance assumée de la part du peuple palestinien et de ses autorités d'État d'Israël et de l'importance de son existence et de sa sécurité", a-t-il défendu. 


"À nos yeux, l'avenir de votre peuple et de la région passe par une lutte sans merci, sans ambiguïté contre le terrorisme, reconnaissant ce faisant le droit du peuple d'Israël à se défendre ; une protection inconditionnelle des populations civiles quelles qu'elles soient, et un soutien à ces dernières ; et enfin une reprise d'un processus politique permettant à deux États d'enfin émerger", a-t-il conclu. 

"UN TRAVAIL VA S'ENGAGER" POUR RAMENER LE COURANT DANS LES HÔPITAUX

Emmanuel Macron a aussi plaidé pour une "protection humanitaire" et un "accompagnement économique et social". Il a rappelé avoir demandé au Premier ministre israélien le retour du courant à Gaza pour les hôpitaux, promettant qu'un "travail va s'engager", mais aussi "l'acheminement de convois humanitaires vers les populations". Il a par ailleurs précisé vouloir "avancer" avec l'Égypte et les autorités israéliennes.


Quant à l'aide fournie par la France, "nous l'avons augmenté de 10 millions d'euros ces dernières semaines pour les populations palestiniennes", a-t-il rappelé. Il a également appelé à "ne pas oublier la population en Cisjordanie". 


Emmanuel Macron a ajouté vouloir lancer "une initiative permettant un soutien particulier aux populations sur le plan économique et sociale dans cette période et voir avec plusieurs États de la région comment mobiliser une aide exceptionnelle pour venir en aide aux populations civiles". 

UNE COALITION POUR "CIBLER LES TERRORISTES" TOUT EN "PRÉSERVANT" LES CIVILS

"À court terme, la situation peut encore se dégrader gravement. Je ne veux pas m'y résoudre, je ne peux l'accepter, c'est pourquoi la France va travailler avec l'ensemble de ses partenaires à trouver un chemin pour que la lutte contre les groupes terroristes, dont le Hamas, n'hypothèque pas l'avenir et n'embrase pas toute la région", a poursuivi Emmanuel Macron.


"Nous sommes convaincus qu'une initiative forte pour la paix et la sécurité doit être conduite", a-t-il poursuivi, détaillant "trois piliers", tout d'abord "la lutte sans ambiguïtés contre tous les groupes terroristes", rappelant que Paris est déjà engagé dans une coalition de lutte contre l'État islamique, "en préservant les populations civiles". "C'est la même logique qu'il faut adopter pour lutter contre le Hamas. Je souhaite que l'on travaille ardemment avec tous nos alliés et les partenaires de la région pour qu'une telle coalition puisse se monter, qui inclue le Hamas (dans sa lutte), qui permette de cibler les terroristes, partager les informations entre les services de renseignements et d'intelligence, cibler les profils et procéder aux sanctions requises de manière précise dans jamais menacer les populations civiles", a-t-il déroulé. 


Son premier objectif serait d'abord "d'éradiquer" ces groupes terroristes pour la paix dans la région, pour "éviter des opérations massives qui menaceraient les populations civiles", a-t-il poursuivi, y voyant à la fois "l'intérêt" d'Israël, de l'Autorité palestinienne et leurs voisins. "Cette coopération est indispensable pour la paix et la sécurité dans la région", a-t-il martelé. 

OTAGES : "CHANTAGE INTOLÉRABLE"

Emmanuel Macron est également revenu sur les otages retenus à Gaza, dont "neuf sont Français" : "nous nous employons activement à obtenir la libération de tous les otages, en coordination avec nos partenaires régionaux", a-t-il déclaré, remerciant notamment le Qatar et dénonçant un "chantage intolérable" du Hamas.

"LE HAMAS NE REPRÉSENTE PAS LE PEUPLE PALESTINIEN"

"L'attaque du 7 octobre a été une tragédie pour les Israéliens, elle est aussi une catastrophe pour les Palestiniens : humanitaire à Gaza, politique par les amalgames faits entre le Hamas, organisation terroriste, et l'ensemble du peuple palestinien et l'Autorité palestinienne", a aussi insisté le président français, soulignant un "rejet" commun de "toute violence" avec Mahmoud Abbas. "Répétons-le : le Hamas ne représente pas le peuple palestinien", a-t-il insisté, indiquant que la France "maintient son soutien à la société civile palestinienne et l'Autorité palestinienne". "Je vois, j'entends la souffrance des civils à Gaza. Pour la France, rien ne saurait le justifier", a-t-il poursuivi.


"La France porte une vision humaniste, qui s'énonce simplement : la vie d'un civil vaut celle d'un autre civil, quelle que soit sa nationalité. Une vie palestinienne vaut une vie israélienne, qui vaut une vie française", a souligné Emmanuel Macron, appelant à "porter le deuil de chaque mort". "Protéger tous les civils, partout et en tout lieu, est un impératif moral en plus d'être une obligation du droit international humanitaire."


"La France se tient aux côtés en particulier des 170 Français, personnels de notre institut français et ayant droits, qui vivent aujourd'hui à Gaza dans des conditions d'insécurité, le drame", a-t-il aussi appuyé.

"CONDOLÉANCES POUR TOUTES LES VICTIMES DE LA SPIRALE DE VIOLENCE"

Emmanuel Macron prend la parole. "Il était essentiel de venir ici à la rencontre du président de l'Autorité palestinienne et du peuple palestinien", a-t-il assuré. "J'ai exprimé ce matin mes condoléances au peuple d'Israël, avec qui la France partage la douleur du deuil. (...) Rien, nul part, ne justifie la violence terroriste", a-t-il d'abord insisté, assurant que Mahmoud Abbas avait eu des "propos très clairs pour condamner" l'attaque du Hamas, rappelant qu'il était "à nos côtés" lors des attentats terroristes en France en 2015, tout comme le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. 


Il a aussi exprimé ses condoléances "pour toutes les victimes de la spirale de violence engendrée par l'attaque terroriste du Hamas", a-t-il poursuivi, citant les blessés et les "civils qui vivent à Gaza dans une situation de très grande détresse". 

"COALITION INTERNATIONALE POUR FAIRE LA PAIX"

Mahmoud Abbas a réclamé un "cessez-le-feu" et demandé "l'ouverture permanente de corridors humanitaires" permettant d'acheminer l'eau et les denrées alimentaires ainsi que les médicaments. Il a aussi appelé à mettre fin à la "déportation des Palestiniens, pour les faire partir de Palestine, que ce soit de Gaza, de la Cisjordanie ou de Jérusalem", a-t-il poursuivi. "Nous n'accepterons pas les solutions militaires qui ont conduit à ces situations, cela pourrait faire basculer la région dans une guerre régionale et internationale", a appuyé le président de l'Autorité palestinienne.


Il a également exhorté Emmanuel Macron et les pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU un "arrêt de cette agression contre notre peuple, une protection internationale immédiate, une conférence internationale de paix, entamer une solution politique, (...) en mettant en œuvre la solution des deux États pour mettre un terme à l'occupation de la Palestine", a-t-il poursuivi, demandant une "coalition internationale pour faire la paix". "Notre peuple résistera, restera sur sa terre et ne partira pas", a-t-il insisté. 

"AGRESSION SAUVAGE"

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a fustigé une "agression de l'occupation israélienne qui ne prend pas en compte le droit international, de façon sauvage", qui "tue des innocents à Gaza", déplorant la mort de "6000 Palestiniens" jusqu'à maintenant, dont 2200 enfants et 1200 femmes selon lui. "Au cours des dernières 24 heures, Israël a tué 800 Palestiniens", parmi lesquels des enfants et des femmes, a-t-il indiqué. Il a aussi accusé l'État hébreu d'avoir "décimé des familles et bombardé des hôpitaux", et dénoncé l'action de "colons terroristes" qu'il a accusé de "génocide". 


"Les évènements en cours sont de la responsabilité d'Israël. Sont responsables aussi tous les pays du monde qui ont encouragé les autorités d'occupation à poursuivre ces actes d'agression contre les Palestiniens, sans devoir un jour être sanctionné ou devoir rendre des comptes", a-t-il aussi fustigé. "Les autorités de l'occupation israélienne se sont éloignées de la paix, (...) ont travaillé à torpiller la solution à deux États et les accords signés et les ont remplacés par une politique de colonisation, approfondie par des politiques d'annexion, de nettoyage ethnique et d'apartheid à Jérusalem et en Cisjordanie, et un blocus à Gaza." 


À l'inverse, les Palestiniens représentés par l'Autorité palestinienne l'OLP "respectent" les accords signés "ainsi que des politiques de refus de la violence, de résistance populaire pacifiste", a-t-il assuré. "Nous avons condamné fermement l'assassinat de civils des deux côtés" et appelé à libérer les otages "des deux côtés", a insisté le dirigeant.

DÉBUT DE LA DÉCLARATION

La déclaration commune d'Emmanuel Macron et Mahmoud Abbas débute. 

L'ENTRETIEN TOUCHE À SA FIN AVEC MAHMOUD ABBAS

À Ramallah, en Cisjordanie, l'entretien entre Emmanuel Macron et Mahmoud Abbas devrait prendre fin dans les minutes à venir. Un discours des deux dirigeants, pré-enregistré, devrait être bientôt diffusé.

EMMANUEL MACRON CRITIQUÉ À RAMALLAH

Emmanuel Macron a été reçu par le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, ce mardi. Une manifestation a accompagné la visite du président français à Ramallah, jugée "hypocrite". "Ce n'est pas une grande manifestation", précise Nicolas Rouger, le correspondant sur place de TF1 et LCI, dans la vidéo en tête de cet article. "Quand on parle avec les manifestants", explique-t-il, c'est le "deux poids-deux mesures de la politique française" qui est dénoncé. Toutes les précisions dans cet article.

RENCONTRE

Emmanuel Macron a partagé sur le réseau X (ex-Twitter) des images de sa rencontre il y a quelques heures avec les dirigeants israéliens, le président Isaac Herzog et le Premier ministre Benjamin Netanyahu. 

EMMANUEL MACRON AUX CÔTÉS DES FAMILLES DE DISPARUS

Emmanuel Macron est en visite en Israël, à Tel-Aviv, ce mardi. Il a rencontré des familles de Français ou Franco-israéliens tués, disparus ou retenus en otage dans la bande de Gaza. Récit de la matinée avec nos envoyés spéciaux.

EMMANUEL MACRON RENCONTRE MAHMOUD ABBBAS

Retrouvez ici les images de l'arrivée d'Emmanuel Macron au siège de l'Autorité palestinienne à Ramallah en Cisjordanie, où il a salué son dirigeant Mahmoud Abbas. Les deux hommes ont échangé une poignée de main et sont actuellement en train d'échanger.

Emmanuel Macron en Cisjordanie : les images de la rencontre avec Mahmoud AbbasSource : TF1 Info

MAHMOUD ABBAS, UN POUVOIR EN DÉCLIN

L'Autorité palestinienne ne dispose aujourd'hui d'aucun contrôle sur la bande de Gaza et son dirigeant Mahmoud Abbas ne s'est pas confronté au scrutin populaire depuis 18 ans. Avant même l'attaque du Hamas, son pouvoir avait été affaibli et discrédité. En Cisjordanie, la population est souvent jeune et n'a jamais voté, si bien qu'elle ne se sent pas représentée par un président de 88 ans, exerçant un pouvoir autoritaire et solitaire. Quant au Hamas, le parti rival, il s'est emparé du pouvoir dans la bande de Gaza en 2007 et a éclipsé par ses opérations violentes les actions du chef de l'Autorité palestinienne, pourtant artisan des accords d'Oslo. Même sur la scène internationale, il a perdu de son influence. Selon un récent sondage, le mois dernier, 78% des Palestiniens sont favorables à sa démission. Toutes les précisions dans cette chronique, ou encore dans cet article, qui revient sur le silence du président après l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre.

Emmanuel Macron en Cisjordanie : pourquoi le pouvoir de Mahmoud Abbas s'est-il affaibli ?Source : TF1 Info

E. MACRON ARRIVÉ À RAMALLAH

Le président français vient d'arriver à Ramallah, en Cisjordanie, pour un entretien avec Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne. Selon l'envoyée spéciale de LCI Sehla Bougriou, cet entretien a été officialisé tout d'abord par les Palestiniens, avant que la présidence française ne le confirme. Une déclaration commune sera organisée avec les deux dirigeants, sans question des journalistes. 


D'après l'Élysée, il s'agissait d'un passage important puisque le chef de l'État sera le premier dirigeant occidental à le rencontrer au siège de l'Autorité palestinienne depuis le début de la guerre. Le palais présidentiel est conscient de l'affaiblissement du pouvoir de Mahmoud Abbas, mais il considère toujours qu'il reste une institution et un interlocuteur légitime et que le dialogue est nécessaire pour parvenir à une issue dans ce conflit.

YAÏR LAPID SALUE "UN GRAND AMI DE L'ÉTAT D'ISRAËL"

À Jérusalem, LCI a pu s'entretenir avec l'ancien Premier ministre d'Israël et actuel chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui a rencontré Emmanuel Macron quelques heures plus tôt lors de la visite du chef de l'État sur place. Il a salué un "grand ami de l'État d'Israël", qui a "offert ses condoléances". "Il a eu la gentillesse de dire que nous ne faisons pas de différences et voulons que tout le monde puisse rentrer chez eux" entre otages israéliens et français, a-t-il aussi insisté. 


"Nous avons parlé du fait que nous comprenons tous que nous devons nous débarrasser du Hamas, parce que c'est une organisation qui tue, qui est terroriste et contre l'idée d'une solution à deux États", a poursuivi le politicien israélien. Selon lui, Emmanuel Macron "a beaucoup de connaissances, il sait beaucoup de choses, c'est l'un des plus intelligents des dirigeants à travers le monde". 


Quant à la "coalition" internationale de lutte contre le Hamas, qu'Emmanuel Macron appelle de ses vœux, il a estimé que ce projet était "réaliste". "Il y a eu une coalition mondiale qui combattait l'État islamique, le Hamas c'est comme l'État islamique, il n'y a pas de différence. (...) On l'a fait par le passé et on doit le refaire aujourd'hui", a plaidé Yaïr Lapid. "On sait que cela va être difficile mais l'idée d'une coalition mondiale qui combat le terrorisme du Hamas, c'est bien sûr une idée intelligente et plausible", a-t-il insisté, évoquant parmi les membres de cette coalition "au début" des puissances européennes et les États-Unis. 


Le président français plaide aussi pour réengager un processus de paix. Pour le chef de l'opposition israélienne, "une partie de la solution doit être le retour de l'Autorité palestinienne à Gaza pour remplacer le Hamas", qui "ne sera plus là quand tout cela sera fini, il n'aurait jamais dû être là", a-t-il insisté. "Ils doivent faire partie de la solution, ils ont été en charge de la bande de Gaza jusqu'à 2005. C'est dans l'intérêt de tout le monde de voir l'autorité palestinienne reprendre le contrôle de Gaza", a-t-il assuré.

Emmanuel Macron en Israël : la réaction de Yaïr Lapid, le chef de l'oppositionSource : TF1 Info

DISCOURS

Depuis Jérusalem, Emmanuel Macron a assuré que la lutte contre les terroristes du Hamas devait être "sans merci, mais pas sans règles". Le président français a proposé que la coalition internationale qui lutte contre Daech "puisse aussi lutter contre" le mouvement palestinien.

UNE "COALITION" INTERNATIONALE CONTRE LE HAMAS : LES CONTOURS DU PROJET

Emmanuel Macron a proposé depuis Israël de former une "coalition" internationale pour "lutter" contre le Hamas. Selon l'envoyée spéciale de LCI sur place, Sehla Bougriou, l'Élysée a expliqué qu'il s'agirait de se baser sur une coalition internationale créée en 2014 contre l'État islamique, qui prévoit à la fois un partage d'informations, la lutte contre le financement du terrorisme, mais aussi des opérations sur terrain. Mais pour l'heure, la présidence française assure qu'il n'est à ce stade pas question d'envoyer des forces terrestres sur le terrain. L'Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis et la Jordanie font partie de ces pays membres de cette alliance, c'est eux qu'il faudra désormais convaincre d'agir.


L'entourage du président souligne aussi qu'il faudra évaluer les besoins de cette lutte contre le mouvement islamiste palestinien et en discuter avec les autres leaders de la région. Emmanuel Macron est en effet attendu demain à Amman, la capitale de la Jordanie, où il s'entretiendra avec le roi Abdallah II. Il pourrait échanger avec d'autres dirigeants ensuite, mais rien n'est encore officiel. Pour le moment, le projet ne reste qu'une proposition du chef de l'État, mais le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est montré curieux et ouvert à cette perspective.

Macron en Israël : en quoi consisterait une "coalition" contre le Hamas ?Source : TF1 Info

E. MACRON BIENTÔT ARRIVÉ À RAMALLAH

Emmanuel Macron se trouve actuellement en route vers Ramallah, en Cisjordanie, vers le siège de l'Autorité palestinienne où il doit rencontrer Mahmoud Abbas d'ici une trentaine de minutes.

LFI ACCUSE E. MACRON DE VOULOIR FAIRE ENTRER LA FRANCE "EN GUERRE"

Le coordinateur de la France Insoumise Manuel Bompard a accusé Emmanuel Macron de "propose(r) que la France entre en guerre contre le Hamas". Sur le réseau X (ex-Twitter), il a plutôt appelé à "porter la voix de la paix". Le leader du parti Jean-Luc Mélenchon a lui aussi critiqué un possible "retour à la théorie de la 'guerre contre le terrorisme'" de l'ex-président américain George W. Bush, "tout un monde que la diplomatie française récusait".


Le président a proposé une "coalition" internationale pour "lutter" contre le mouvement islamiste palestinien qui contrôle la bande de Gaza. Selon son entourage, il s'agirait soit de créer une nouvelle coalition, soit d'étendre au combat contre le Hamas celle qui a été mise en place en 2014 sous la houlette des États-Unis pour lutter le groupe État islamique en Syrie et en Irak, à laquelle participent Paris mais aussi nombre de pays arabes. L'Élysée affirme toutefois qu'aucune opération terrestre française n'est envisagée à ce stade.

MACRON À RAMALLAH PUIS AMMAN

L'Élysée confirme le déplacement d'Emmanuel Macron à Ramallah, en Cisjordanie, où il doit rencontrer Mahmoud Abbas cet après-midi. Il sera le premier dirigeant occidental à le rencontrer au siège de l'Autorité palestinienne depuis le début de la guerre. Le chef de l'État prendra ensuite la direction d'Amman, la capitale de la Jordanie, où il s'entretiendra avec le roi Abdallah II et d'autres dirgeants de la région. 

"LA CAUSE PALESTINIENNE DOIT ETRE ENTENDUE"

"Enfin, la sécurité d'Israël ne peut être durable sans une relance décisive du processus politique avec les Palestiniens", a déclaré Emmanuel Macron. "Le Hamas est un groupe terroriste, c'est pourquoi il ne porte pas la cause palestinienne. Il doit être combattu avec force, et la cause palestinienne, elle, doit être entendue avec raison. La stabilité de la région, le retour à la normalisation qui s'annonçaient ne seront garantis que si la réponse d'Israël à la violence est évidement sécuritaire et implacable face au groupe terroriste, mais aussi politique en acceptant le droit légitime des Palestiniens à disposer d'un territoire et d'un Etat en paix et en sécurité aux côtés d'Israël", a-t-il ajouté.

EVITER "L'EMBRASEMENT DE TOUTE LA REGION"

Emmanuel Macron ajoute que la lutte doit être menée en évitant "l'embrasement de toute la région". 

"Je mets ici en garde le Hezbollah, le régime iranien, les Houthis au Yémen et l'ensemble des factions qui fans la région menacent Israël de ne pas prendre le risque inconsidéré d'ouvrir de nouveaux fronts", prévient-il. "Plus près d'ici, je souhaite aussi appeler l'attention de chacun sur les actes de quelques-uns à l'égard de civils palestiniens dont la violence menace de propager le feu à la Cisjordanie aussi."

MACRON PROPOSE UNE COALITION INTERNATIONALE POUR LUTTER CONTRE LES GROUPES TERRORISTES

Emmanuel Macron a rappelé "le droit légitime d'Israël à se défendre", assurant que face à la menace du Hamas "cette cause est juste". "Le Hamas est un groupe terroriste dont l'objectif même est la destruction d'Israël", "votre priorité et celle de toutes les démocraties est avec vous de vaincre ces groupes terroristes", a ajouté le président. "La France est prête à ce que la coalition internationale contre Daech puisse lutter aussi contre le Hamas. Je propose à nos partenaires internationaux que nous puissions bâtir une coalition régionale et internationale pour lutter contre les groupes terroristes qui nous menacent tous." 


"La lutte doit être sans merci, mais pas sans règles", précise-t-il, évoquant le respect du "droit de la guerre" et "l'accès humanitaire". Il estime que les démocraties "ne prennent pas pour cible les civils, ni à Gaza ni nulle part", et qu'il est nécessaire de "rétablir l'électricité" dans les hôpitaux, sans qu'elle puisse être "utilisée pour faire la guerre". Le chef de l'Etat dit qu'il bâtirait des coopérations concrètes sur ce sujet dans les prochains jours. "Nous sommes prêts à apporter une aide concrète à toutes les populations", a-t-il assuré.

MACRON : "UNE PAGE NOIRE DE NOTRE PROPRE HISTOIRE"

"Je suis là pour vous exprimer mon soutien, ma solidarité, et mon soutien demain dans tous les domaines de cette bataille contre le terrorisme", a répondu Emmanuel Macron en anglais, avant de continuer et d'ajouter en français : "Je suis venu exprimer au peuple israélien toutes les condoléances de la France."


Le président de la République, évoquant le bilan de 30 morts côté français, évoque "une page noire de notre propre histoire".

"UNE GUERRE AUSSI RAPIDE ET EFFICACE QUE POSSIBLE"

"On doit faire tout ce qui est en notre pouvoir pour détruire le Hamas à Gaza. On va démanteler sa machine terroriste, sa structure politique", dit le Premier ministre israélien, qui compte aussi libérer les otages. Benjamin Netanyahu, qui met un point d'honneur à ce que "le Hamas soit détruit", évoque une "guerre aussi rapide et efficace que possible, mais ça pourrait être une longue guerre". 

"Quand ça sera terminé le peuple israélien reconstruira ses communautés et le peuple de Gaza ne vivra plus sous le joug du Hamas", a-t-il ajouté, remerciant Emmanuel Macron d'être venu exprimer son "soutien" à Israël. 

"BARBARISME" CONTRE "CIVILISATION"

La rencontre entre Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahu est terminée, les deux hommes débutent leur conférence de presse. "Nous sommes en guerre entre le barbarisme et la civilisation", déclare le Premier ministre israélien, qui assure qu'aujourd'hui "la communauté internationale soutient Israël" face au Hamas qui menace "la région et le monde". "Vous, les Français, vous connaissez l'horreur du terrorisme, vous refusez de tolérer cette menace", dit Benjamin Netanyahu.

MACRON / NETANYAHU

Emmanuel Macron rencontre actuellement Benjamin Netanyahu.

"LE HEZBOLLAH JOUE AVEC LE FEU"

Lors de sa conférence de presse conjointe avec Emmanuel Macron, le président israélien Isaac Herzog a décrit la guerre en Israël et le Hamas comme une "situation extrêmement compliquée et fragil"», affirmant qu’Israël était "déterminé à détruire le Hamas" et exigeait "la libération immédiate" de tous les otages. Il a précisé qu’Israël ne faisait pas de distinction entre les personnes détenues par le Hamas avec des passeports israéliens et "tous ceux qui ont une autre nationalité".


"Nous surveillons de près la situation au Liban", a précisé Isaac Herzog, accusant le Hezbollah "de jouer avec le feu" à la frontière israélo-libanaise, ainsi que l’Iran qui le soutient. Avant d'ajouter : "Je tiens à préciser que nous ne cherchons pas une confrontation à notre frontière nord, ou avec qui que ce soit d’autre."

EN IMAGE

Emmanuel Macron et Isaac Herzog, ce mardi à Jérusalem. "Je veux que vous sachiez que nous sommes à vos côtés, et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour ramener la paix, la sécurité et la stabilité dans votre pays et dans toute la région", a assuré le président français.


"Ce qui s'est passé ne sera à coup sûr jamais oublié et nous serons là, aujourd'hui, demain, et le jour d'après, soutenant la paix et la stabilité parce que ces personnes ont été tuées juste parce qu'elles étaient juives et qu'elles voulaient vivre en paix", a ajouté Emmanuel Macron. 

AFP

TREVE HUMANITAIRE

La trêve humanitaire que va chercher à obtenir Emmanuel Macron en Israël mardi n'est "pas suffisante" pour LFI, qui souhaite que le président français réclame un "cessez-le-feu", a affirmé son coordinateur Manuel Bompard.


"Une trêve humanitaire, c'est mieux que rien  (...) mais ce n'est pas suffisant", a déclaré M. Bompard sur RTL. M. Bompard, qui a écrit au président de la République dans ce sens, attend d'Emmanuel Macron qu'il "rétablisse la parole de la France", c'est-à-dire "qu'il demande et qu'il crée les conditions pour qu'on puisse obtenir un cessez-le-feu immédiat".


"Un cessez-le-feu, ça veut dire demander à l'armée israélienne de cesser ses opérations de bombardement qui (...) sont des crimes de guerre", a-t-il affirmé, assumant qu'il faille négocier avec le mouvement islamiste palestinien Hamas.

RENCONTRE MACRON / HERZOG

"Le premier objectif est la libération des otages", a déclaré Emmanuel Macron au président israélien, Isaac Herzog, rencontré ce matin. "Il faut organiser des opérations ciblées face aux terroristes", a-t-il par ailleurs affirmé.


 "Nous sommes à vos côtés, épaule contre épaule", lui a assuré Emmanuel Macron. "Nous avons encore beaucoup de choses à discuter. Ce qui s'est produit ne sera jamais oublié."

Israël : la rencontre entre Emmanuel Macron et Isaac Herzog à JérusalemSource : TF1 Info

RENCONTRE ABBAS / MACRON

Le président français, Emmanuel Macron, qui effectue mardi une visite de solidarité avec Israël après l'attaque sanglante menée par le Hamas, se rendra également en Cisjordanie pour rencontrer le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, selon les services de ce dernier.


La rencontre entre les deux dirigeants au siège de l'Autorité palestinienne à Ramallah "doit commencer à 17H30 (1430 GMT)", selon des responsables au bureau de M. Abbas. Ce déplacement n'a pas été confirmé dans l'immédiat par l'Elysée.

NOUVEAU BILAN

Sur X, Emmanuel Macron donne un nouveau bilan : "Trente de nos compatriotes ont été assassinés le 7 octobre. Neuf autres sont encore portés disparus ou retenus en otage."


Le président estime également que la France est "liée par le deuil" à Israël.

TEMOIGNAGE

Des familles de victimes ont pris la parole après leur rencontre avec Emmanuel Macron.

Visite d'Emmanuel Macron en Israël : les familles de victimes prennent la parole après leur rencontre avec le présidentSource : TF1 Info

RENCONTRE MACRON / ABBAS

Selon nos informations, Emmanuel Macron rencontrera Mahmoud Abbas, président de l’autorité palestinienne, à Ramallah.

VICTIMES

Emmanuel Macron est actuellement dans un salon de l'aéroport de Tel Aviv, à la rencontre des familles des victimes.

LCI

PROGRAMME PRESIDENTIEL

Une visite aux familles des otages, rencontre avec le Premier ministre israélien... ce que l'on sait sur le programme d'Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron en Israël : le programme du président françaisSource : TF1 Info

ARRIVEE

Retrouvez les images de l'arrivée du président à Tel Aviv.

Emmanuel Macron est arrivé en IsraëlSource : TF1 Info

CONTEXTE

Emmanuel Macron doit rencontrer à l'aéroport les familles des victimes. Au moins 30 ressortissants français ont été tués, le plus lourd bilan depuis l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice (86 morts) dans le sud de la France, et sept sont portés disparus, dont une otage sûre et plusieurs autres probablement détenus par le Hamas à Gaza.

ARRIVEE

L'avion d'Emmanuel Macron vient de se poser à l'aéroport Ben Gourion.

DECRYPTAGE

Que faut-il attendre de la visite du chef d'Etat en Israël ? Eléments de réponse.

DIPLOMATIE

Emmanuel Macron rencontrera mardi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président Isaac Herzog, les chefs de l'opposition Benny Gantz et Yaïr Lapid ainsi que des familles de Français ou franco-israéliens tués dans l'attaque ou emmenés comme otages par le Hamas à Gaza.

EN DIRECT

Bienvenue sur ce direct consacré à la visite en Israël d'Emmanuel Macron. Ce dernier va exprimer mardi à Tel-Aviv le "soutien" de la France à "Israël et aux Français d'Israël", plaider pour une "trêve humanitaire" et proposer de relancer un "véritable processus de paix", selon l'Elysée.

Une visite symbolique et périlleuse. Emmanuel Macron se rend ce mardi en Israël un peu plus de deux semaines après l'attaque du Hamas contre Israël, où plus de 1400 personnes ont été tuées et plus de 200 kidnappées par le mouvement islamiste palestinien. Le président va rencontrer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président Isaac Herzog, les chefs de l'opposition Benny Gantz et Yaïr Lapid ainsi que des familles de Français ou franco-israéliens tués dans l'attaque ou emmenés comme otages par le Hamas à Gaza. 

Au moins 30 ressortissants français ont été tués, le plus lourd bilan depuis l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice (86 morts) dans le sud de la France, et sept sont portés disparus, dont une otage sûre et plusieurs autres probablement détenus par le Hamas à Gaza.

Lors de ce déplacement au Proche-Orient, le président Macron aura aussi "vraisemblablement des échanges avec les partenaires arabes de la région à commencer par l’Autorité palestinienne, mais aussi le roi de Jordanie, le président égyptien et les partenaires arabes du Golfe", a annoncé l'Élysée sans autres précisions.

Le président va exprimer pendant sa visite le "soutien" de la France à "Israël et aux Français d'Israël", plaider pour une "trêve humanitaire" et proposer de relancer un "véritable processus de paix". "Ce message de solidarité est univoque. Il n'y a pas pas de réserve, il n'y a pas de 'oui mais'. Nous devons aux Israéliens notre plus complète solidarité face à des attaques terroristes d’une ampleur et d'une cruauté" sans précédent depuis la fondation de l'Etat d'Israël en 1948, a souligné lundi l'Élysée.


La rédaction de TF1info

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info