EN DIRECT - Crash d'un avion militaire russe : Moscou ouvre une enquête pour "terrorisme"

Publié le 25 janvier 2024 à 6h45, mis à jour le 25 janvier 2024 à 21h20

Source : JT 20h WE

La Russie a annoncé jeudi l'ouverture d'une enquête pour "terrorisme" au lendemain du crash d'un avion militaire russe près de la frontière ukrainienne.
Moscou accuse Kiev d'avoir abattu sciemment l'engin qui, selon les autorités russes, transportait 65 prisonniers ukrainiens.
Suivez les dernières informations en direct.

CRASH AÉRIEN

La Russie a indiqué ce jeudi soir diffuser de premières images du lieu prétendu du crash, la veille, d'un avion militaire russe près de la frontière ukrainienne avec selon Moscou 65 prisonniers ukrainiens à bord, ce que Kiev cherche à élucider.


Dans une vidéo de près de 40 secondes, le Comité d'enquête russe, en charge de l'enquête ouverte par Moscou pour "terrorisme", plusieurs plans d'une zone boisée et d'un champ enneigé sont montrés. On peut y voir plusieurs arbres couchés et un gros morceau de tôle froissée, mais aucun signe de l'énorme carcasse de l'avion militaire Il-76 dont la longueur atteint presque 50 mètres. Au sol, sur la neige, la vidéo montre des débris difficilement identifiables et les restes humains d'un ou deux corps, floutés, ainsi que quelques traces de sang.

CRASH EN RUSSIE : ENQUÊTE POUR "TERRORISME"

La Russie a annoncé jeudi l'ouverture d'une enquête pour "terrorisme" au lendemain du crash d'un avion militaire russe près de la frontière ukrainienne, Moscou accusant Kiev d'avoir abattu sciemment l'engin qui, selon les autorités russes, transportait 65 prisonniers ukrainiens.


"Une enquête criminelle pour acte terroriste est en cours à la suite de l'accident d'un avion Il-76 dans la région de Belgorod", a indiqué le Comité d'enquête russe dans un communiqué. La veille, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait lui réclamé une enquête internationale.

JOURNALISTES UKRAINIENS VICTIMES D'INTIMIDATIONS

Des journalistes d'investigation en Ukraine ont été récemment visés par des opérations d'"intimidations" potentiellement liées aux enquêtes qu'ils mènent sur la corruption dans le pays, a regretté jeudi l'organisation Reporters sans frontières (RSF), qui dénonce "une multiplication des pressions contre les médias" ukrainiens.


"Plusieurs affaires inquiétantes d’intimidation sont apparues ces dernières semaines et nous espérons que ce n'est pas une tendance qui va se prolonger", a déclaré à l'AFP Pauline Maufrais, chargée de mission Ukraine pour l'organisation.

27 ANS DE PRISON POUR LE MEURTRE D'UN BLOGUEUR PRO-KREMLIN

La justice russe annonce avoir condamné jeudi à 27 ans de prison Daria Trepova, une jeune femme de 26 ans accusée du meurtre à l'explosif en avril 2023 d'un blogueur nationaliste russe spécialisé sur l'assaut contre l'Ukraine.


Daria "Trepova a été condamnée à une peine de 27 ans de colonie pénitentiaire", a indiqué dans un communiqué un tribunal militaire à Saint-Pétersbourg (nord-ouest de la Russie) où a eu lieu le procès.

INTERPELLATIONS DE PARTISANS DE GUIRKINE

Trois soutiens de l'opposant nationaliste russe Igor Guirkine, condamné jeudi à quatre ans de prison, ont été interpellés par la police devant le tribunal après le verdict, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place.


L'un des interpellés tenait une affiche "Liberté pour Strelkov!" (le nom de guerre d'Igor Guirkine, NDLR) et militait, comme les deux autres interpellés pour le parti "Autre Russie" crée par l'écrivain nationaliste Edouard Limonov.

GUIKINE CONDAMNÉ A 4 ANS DE PRISON

La justice russe a condamné jeudi à quatre ans de prison pour "extrémisme" Igor Guirkine, ardent nationaliste et vétéran du front ukrainien en 2014, devenu un détracteur du Kremlin tout en soutenant l'assaut contre l'Ukraine.


"Je sers la patrie", a proclamé, à l'énoncé du verdict, cet ex-commandant des séparatistes prorusses dans l'Est de l'Ukraine qui a été condamné aux Pays-Bas pour la destruction en 2014, au-dessus de l'est de l'Ukraine, du vol MH17.

KIEV DEMANDE UNE INSPECTION DU SITE

Le commissaire ukrainien aux droits humains, Dmytro Loubinets, a demandé jeudi à ce que l'ONU et la Croix-Rouge aient accès au site du crash d'un avion militaire en Russie la veille qui, selon Moscou, transportait 65 prisonniers de guerre ukrainiens.


"Je demanderai à ce que des représentants de ces organisations se joignent à l'inspection des lieux", dans la région russe de Belgorod, a affirmé Dmytro Loubinets, disant avoir contacté l'ONU et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour savoir s'ils étaient au courant d'un transfert de prisonniers par la Russie mercredi. Il s'est toutefois dit "convaincu" que "personne ne serait autorisé à voir le site".

L'UKRAINE DIT AVOIR FRAPPE UN SITE PETROLIER EN RUSSIE

L'Ukraine a revendiqué jeudi une frappe de drones contre un complexe pétrolier du sud de la Russie dans la nuit, site où les autorités russes avaient fait état d'un incendie, selon une source militaire à l'AFP.


Les services de sécurité ukrainiens (SBU) ont frappé une raffinerie de Touapsé, ville située sur les côtes de la mer Noire, et une "unité de traitement de pétrole" a été endommagée, a indiqué cette source. Dans la nuit, les autorités régionales avaient annoncé qu'un site pétrolier était en feu à Touapsé, sans expliquer les causes du sinistre. 

OUVERTURE D'UNE ENQUETE PAR LES SERVICES SPECIAUX UKRAINIENS

Les services spéciaux ukrainiens (SBU) ont annoncé jeudi l'ouverture d'une enquête sur le crash la veille d'un avion militaire russe dans la région frontalière de Belgorod, Moscou accusant Kiev de l'avoir abattu alors que des prisonniers de guerre ukrainiens étaient à bord.


"L'enquête est menée en vertu de l'article 438 du Code pénal ukrainien (violation des lois et coutumes de la guerre)", a indiqué le SBU, un jour après que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé Moscou de "jouer" avec la vie de prisonniers ukrainiens.

"ARMEE DE CITOYENS"

À l'approche des deux ans de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, le chef d'état-major britannique a appelé à "entraîner une armée de citoyens" face aux risques de conflit. Il a notamment cité en exemple les mesures prises par certains pays européens pour se renforcer face à la "menace russe".

L'UKRAINE DIT AVOIR ABATTU 11 DRONES RUSSES

L'Ukraine a annoncé jeudi avoir abattu 11 drones sur 14 lancés par la Russie pendant la nuit et qui ont fait plusieurs blessés dans les régions du sud du pays.


L'armée de l'air ukrainienne a déclaré que les systèmes de défense aérienne des régions d'Odessa et de Mykolaiv avaient abattu les drones, tandis que le ministère de l'Intérieur a déclaré que les attaques avaient fait six blessés à Odessa et endommagé des bâtiments résidentiels et un entrepôt.

CRASH D'AVION RUSSE

Le Kremlin qualifie d'"acte monstrueux" de Kiev le crash d'un avion de transport militaire russe, dont il rejette la responsabilité sur l'Ukraine. "Le fait que les Ukrainiens ont tué leurs prisonniers, leurs citoyens qui devaient se retrouver à la maison pratiquement dans 24 heures, c'est bien sûr un acte tout à fait monstrueux", a déclaré M. Peskov, cité par les agences de presse russes.


Selon Moscou, l'avion abattu mercredi à 45 kilomètres de la frontière avec l'Ukraine, dans la région russe de Belgorod, transportait 65 prisonniers de guerre ukrainiens en vue d'un échange.

REUNION D'URGENCE AU CONSEIL DE SECURITE DE L'ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit jeudi en urgence à la demande de Moscou, qui accuse l'Ukraine d'avoir abattu un avion de transport militaire russe et tué tous ses passagers dont 65 prisonniers de guerre ukrainiens qui devaient être échangés.


La réunion doit avoir lieu à 17h, a annoncé la présidence française du Conseil, après une demande formulée mercredi par le chef de la diplomatie russe en visite à New York, Sergueï Lavrov.

LE POINT SUR LA SITUATION

Voici les dernières informations marquantes sur le conflit : 


- La Russie a accusé l'Ukraine d'avoir abattu mercredi un avion de transport militaire russe au-dessus de la région frontalière de Belgorod, tuant tous ses occupants dont 65 prisonniers ukrainiens, selon Moscou. Dans son adresse quotidienne sur internet, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a demandé dans la soirée qu'une enquête internationale soit ouverte. Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira en urgence ce jeudi après-midi à la demande de Moscou.


- Une frappe russe a fait deux morts et huit blessés, dont un adolescent de 16 ans, mercredi dans un village de la région de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, ont annoncé les autorités régionales.


- Les députés russes ont voté mercredi en première lecture un projet de loi visant à confisquer l'argent et les biens de toute personne reconnue coupable d'avoir diffusé des "fausses informations" sur l'armée. 

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Le Kremlin a accusé l'Ukraine d'avoir abattu un avion de transport militaire russe au-dessus de la région frontalière de Belgorod, tuant tous ses occupants, dont 65 prisonniers ukrainiens. Dans son adresse quotidienne, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a demandé dans la soirée qu'une enquête internationale soit ouverte. "Il est évident que les Russes jouent avec les vies des prisonniers ukrainiens, avec les sentiments de leurs parents et les émotions de notre société", a-t-il déclaré, sans confirmer ou démentir que les victimes étaient bien des prisonniers de son pays. "Nous devons établir tous les faits clairement et autant que possible, étant donné que l'avion a été abattu sur le territoire russe, ce qui échappe à notre contrôle", a ajouté Zelensky. 

Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité aura lieu jeudi après-midi à la demande de Moscou, a annoncé mercredi la présidence du Conseil.

Pour sa part, le renseignement militaire ukrainien (GUR) a affirmé "ne pas disposer d'informations fiables" sur les passagers du Il-76 abattu, tout en confirmant qu'un échange de prisonniers était "prévu" mais n'avait finalement pas eu lieu. Plus tôt, le ministère russe de la Défense avait reproché à l'Ukraine d'avoir "abattu" un avion militaire russe qui transportait "des militaires ukrainiens en vue d'un échange". D'après Moscou, l'armée ukrainienne "savait" que les Russes emmèneraient les prisonniers par avion à Belgorod, puis à un point de rendez-vous à la frontière. 

Le renseignement ukrainien a au contraire assuré que Kiev n'avait "pas été informé" de la nécessité de sécuriser l'espace aérien dans la zone. L'Ukraine ne connaissait pas "le nombre de véhicules, la route et le mode de transport des prisonniers", a-t-il affirmé, reprochant à Moscou de les avoir dans ce cas délibérément "mis en danger". L'armée russe soutient de son côté que les forces ukrainiennes ont lancé "deux missiles" issus "d'un système de défense antiaérien" pour abattre l'avion de transport militaire Il-76 et pouvoir ensuite "accuser la Russie".

L'armée ukrainienne, dans un communiqué publié quelques heures après le crash et sans en faire mention directement, a promis de continuer à "détruire les appareils de transport et contrôler l'espace aérien (...) y compris dans la zone de Belgorod-Kharkiv".


La rédaction de TF1info

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