EN DIRECT - Guerre en Ukraine : deux civils tués lors d'un raid de soldats russes contre un village

Publié le 27 janvier 2024 à 7h00, mis à jour le 28 janvier 2024 à 1h22

Source : TF1 Info

Deux civils ukrainiens ont été abattus samedi dans le village d'Andriivka, lors d'une incursion d'un groupe de soldats russes.
L'attaque s'est produite dans la région de Sumy, à l'intérieur d'une zone de cinq kilomètres bordant la frontière avec la Russie.
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LES ÉTATS-UNIS APPELLENT À "PRENDRE AU SÉRIEUX" LA MENACE RUSSE

Invité de Darius Rochebin samedi soir sur LCI, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale des États-Unis appelle à ne pas sous-estimer le risque d'escalade aux frontières de la Russie. “Nous devons prendre la menace d’une attaque russe contre des pays de l’Otan au sérieux”, souligne John Kirby.

DEUX VILLAGEOIS UKRAINIENS TUÉS PAR UN GROUPE DE SOLDATS RUSSES

Les autorités ukrainiennes ont déploté ce samedi le décès de deux civils ukrainiens, abattus dans leur village au cours d'une incursion menée par un groupe de soldats russes. Cette attaque s'est déroulée dans la région de Sumy, à l'intérieur d'une zone de cinq kilomètres bordant la frontière avec la Russie. Une région sous la menace des Russes et que Kiev avait demandé aux habitants d'évacuer.


"Ce matin, un groupe ennemi de reconnaissance et de sabotage a brutalement et cyniquement tué par balles un de nos frères et une de nos soeurs", a déclaré l'administration régionale dans un communiqué. Les victimes étaient un homme de 54 ans et une femme de 68 ans. Ils ont été abattus alors qu'ils circulaient à bord d'une voiture. Une photo de leur véhicule a été diffusée, montrant des vitres avant et arrière explosées. Selon les Nations unies, au moins 10.000 civils ont été tués en Ukraine depuis le début de la guerre.

POUTINE ENTEND "ÉRADIQUER DEFINITIVEMENT LE NAZISME"

Vladimir Poutine a pris la parole lors de célébrations marquant les 80 ans de la fin du siège de Léningrad (l'actuelle Saint-Pétersbourg) par l'armée allemande, au cours de la Deuxième guerre mondiale. "Cela fait huit décennies que notre peine pour ces victimes terribles, pour ces destins brisés ne s'affaiblit pas", a-t-il lancé.


À cette occasion, le président russe a lancé un message à l'adresse de l'Ukraine et de ses dirigeants. "Nous allons tout faire pour mettre fin et éradiquer définitivement le nazisme", a-t-il promis, se tenant aux côtés de son homologue bélarusse, Alexandre Loukachenko. Le Kremlin repète régulièrement que le conflit initié il y a deux ans s'opère dans la continuité de la Deuxième guerre mondiale. "Le régime de Kiev continue de glorifier les complices d'Hitler (...) et de recourir à la terreur contre tous ceux qui ne lui plaît pas", a encore accusé samedi Vladimir Poutine.  

STRINGER / POOL / AFP

ALLEMAGNE : DES APPELS A LA NÉGOCIATION AVEC MOSCOU

Au sein de la classe politique allemande, on observe aujourd'hui des responsables en faveur d'une recherche d'accords avec les autorités russes pour mettre un terme au conflit en Ukraine. Sahra Wagenknecht, la coprésidente du nouveau parti populiste de gauche radicale allemand, a appelé samedi à négocier avec Moscou, à l'occasion du premier congrès de cette nouvelle formation qui porte son nom.


Elle a dans le même temps plaidé pour que l'Allemagne mette un terme à ses livraisons d'armes à Kiev. "Nous livrons des armes à l'Ukraine pour une victoire à laquelle hélas même les généraux ukrainiens ne croient plus (...) cette guerre doit être terminée et très rapidement par le biais de négociations", a-t-elle lancé sous les applaudissements.

UNE CAMPAGNE DE DESTABILISATION RUSSE OPÉRÉE EN LIGNE

L'Agence France Presse a enquêté sur une campagne de désinformation et de déstabilisation menée en ligne. Surnommée "Matriochka", elle vise à interpeller les médias occidentaux pour leur demander de vérifier une série d'informations. Ces manœuvres, orchestrées par des centaines de comptes, évoquent l'opération "Doppelganger", dévoilée ces derniers mois.

LA RÉSISTANCE UKRAINIENNE PERMET DE CONSERVER AVDIIVKA

Dans le dernier rapport de ses forces de renseignement, le ministère britannique de la défense indique que les contre-attaques ukrainiennes empêchent les Russes de prendre le contrôle total d'Avdiivka.


Cette localité "est considérée comme la principale priorité des forces russes", indique le document. "Les Russes montent une attaque sur trois fronts pour encercler la ville depuis le sud et le nord, et se battent également à la périphérie du quartier est de la ville d'Avdiivka elle-même. On note par ailleurs que les forces russes ont subi de lourdes pertes en personnel et en véhicules blindés, souvent causées par des munitions de véhicules aériens sans équipage ukrainiens. 


"Comme la principale voie d'approvisionnement reste intacte et que les forces ukrainiennes mènent des contre-attaques locales, Avdiivka devrait rester sous contrôle ukrainien au cours des prochaines semaines", selon le rapport britannique.

BIDEN NÉGOCIE AVEC LE CONGRÈS UNE AIDE A L'UKRAINE

Le président américain Joe Biden fait pression sur le Congrès pour obtenir l'adoption d'un accord bipartisan du Sénat. Celui-ci prévoir à la fois des mesures de contrôle des frontières et la fourniture d'une aide supplémentaire à l'Ukraine.


Les négociations bipartites se trouvent à l'heure qu'il est dans une sitaution délicate, en raison d'une opposition croissante dans le camp républicain. Certains élus d'opposition ont ainsi posé comme condition à la poursuite de l'aide à l'Ukraine la conclusion d'un accord sur la sécurité des frontières. Le président américain, désireux de parvenir à un accord, a fait savoir par le biais d'un communiqué que les mesures proposées constitueraient "l'ensemble de réformes le plus sévère et le plus équitable pour sécuriser la frontière" jamais observées aux États-Unis.

LES VÉRIFICATEURS

Moscou a prétendu que des mercenaires français avaient été tués dans une frappe russe à Kharkiv, en Ukraine. Des comptes prorusses diffusent une liste de noms de membres de la Légion étrangère. Des informations fermement démenties à Paris, parlant de "manipulation russe grossière". 

LES VÉTÉRANS D'UKRAINE, NOUVELLE "ÉLITE" RUSSE POUR VLADIMIR POUTINE

Le président russe, Vladimir Poutine, a estimé vendredi que les vétérans de l'offensive contre l'Ukraine allaient former la nouvelle "élite" du pays, les opposant aux stars dénudées du show-business qui ont récemment fait scandale à Moscou. "Ce sont les gens dont nous allons devoir faire à l'avenir l'élite du pays", a-t-il affirmé, après avoir rencontré à Saint-Pétersbourg des étudiants russes engagés dans l'armée pour l'opération en Ukraine. "Pas ceux qui, pardonnez-moi, exposent leurs organes génitaux ou montrent leur derrière", a-t-il ajouté, selon les images d'une réunion gouvernementale à la télévision russe.

LE POINT SUR LA SITUATION

La tension monte encore entre Paris et Moscou. Rien ne va plus entre la France et la Russie. Paris a identifié une "manœuvre coordonnée" de Moscou pour diffuser de fausses informations, comme la présence présumée de "mercenaires" français combattant pour Kiev en Ukraine, a annoncé vendredi le ministère des Armées. "Les services compétents de l'État ont identifié et suivent la manœuvre coordonnée de la Russie, y compris par les réseaux d'information prorusses et les médias d'État tel que Sputnik News, RT et RIA Novosti, pour relayer et amplifier ces fausses informations", selon le communiqué.


La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a riposté vendredi en fustigeant "la frénésie militariste" d'Emmanuel Macron après les récentes annonces d'aide militaire à Kiev. S'adressant au président français, elle a lâché : "Vous n'arriverez pas à nous arrêter sur le chemin de la victoire !"


Vladimir Poutine accuse Kiev d'avoir abattu un avion à Belgorod. Le président russe, Vladimir Poutine, a jugé vendredi qu'il était "flagrant" que l'avion de transport militaire Il-76, qui s'est écrasé mercredi dans la zone frontalière, avait été abattu par les forces ukrainiennes. L'appareil s'est abîmé près du village russe de Iablonovo, à 45 kilomètres de la frontière avec l'Ukraine. Les autorités russes affirment que le crash a tué 74 personnes, dont 65 prisonniers ukrainiens qui étaient transférés pour un échange avec Kiev. 


"Les services de renseignement de l'armée ukrainienne savaient que nous transportions 65 militaires (ukrainiens, ndlr) à bord. Ils l'ont abattu, par erreur ou volontairement, mais ils l'ont fait", a-t-il affirmé à des étudiants russes lors de son premier commentaire sur le crash. "Dans tous les cas c'est un crime".


Deux Russes accusés de "haute trahison". Les services de sécurité russes (FSB) ont annoncé vendredi l'arrestation de deux Russes accusés d'avoir fourni des renseignements à l'Ukraine, notamment sur les positions des forces de Moscou sur le champ de bataille. Depuis le début du conflit, il y a bientôt deux ans, les autorités ont multiplié les interpellations d'individus soupçonnés de collaborer avec Kiev.


Ces deux personnes, dont les identités n'ont pas été dévoilées, ont été arrêtées à Rostov-sur-le-Don, une ville du sud proche de la frontière avec l'Ukraine et devenue un centre opérationnel des forces russes. Soupçonnés de "haute trahison", crime passible de jusqu'à 20 ans de prison, ils ont été placés en détention provisoire, ont indiqué les services de sécurité russes dans un communiqué.

BIENVENUE

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue sur TF1info pour suivre leurs dernières actualités autour de la guerre en Ukraine, lancée le 24 février 2022 après l'invasion russe ordonnée par Vladimir Poutine.

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé vendredi qu'il était "flagrant" que l'avion de transport militaire Il-76 qui s'est écrasé mercredi dans la zone frontalière avait été abattu par les forces ukrainiennes. Mercredi, un avion de transport Il-76 s'est écrasé près du village russe de Iablonovo, à 45 kilomètres de la frontière avec l'Ukraine.

Les autorités russes affirment que le crash a tué 74 personnes, dont 65 prisonniers ukrainiens qui étaient transférés pour un échange avec Kiev.

"Les services de renseignement de l'armée ukrainienne savaient que nous transportions 65 militaires (ukrainiens, ndlr) à bord. Ils l'ont abattu, par erreur ou volontairement, mais ils l'ont fait", a affirmé Vladimir Poutine à des étudiants russes lors de son premier commentaire sur le crash. "Dans tous les cas c'est un crime", a-t-il ajouté.

L'Ukraine, qui a demandé une enquête internationale, n'a ni confirmé ni démenti avoir abattu l'avion, mais met en doute le fait que des prisonniers se trouvaient bien à bord. Kiev a confirmé qu'un échange de prisonniers devait avoir lieu, mais a déclaré ne pas avoir été informé que les prisonniers devaient être amenés à la frontière par avion comme cela avait été fait précédemment.


La rédaction de TF1info

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