Cette année marque le grand retour du carnaval de Rio de Janeiro (Brésil) dans toute sa splendeur.
Le coup d'envoi a été donné vendredi avec la remise des clés de la ville au roi Momo.
Tout le faste et la créativité irrévérencieuse du carnaval de Rio était au rendez-vous dimanche.

Têtes de mort rouge sang, dragons glaçants... dimanche, 70.000 spectateurs ont assisté à la première des deux nuits de défilés des écoles de samba, point d'orgue du carnaval de Rio qui revient cette année. En 2021, il avait été annulé en raison de la pandémie de Covid et l'année passée, il avait été reporté à avril, mais les cortèges de rue n'ont pas été autorisés. C'est également la première édition depuis le retour au pouvoir de l'icône de la gauche brésilienne, Luiz Inacio Lula da Silva, qui a battu en octobre le président d'extrême droite Jair Bolsonaro. 

Le coup d'envoi officiel a été donné vendredi 17 février à la mi-journée, avec la remise des clés de la ville au roi Momo, le monarque jovial qui symbolise l'irrévérence d'une fête débridée où (presque) tous les excès sont permis.

Qualité des chars et des costumes

Cette année, plusieurs écoles de samba ont choisi de mettre en valeur les racines africaines du Brésil, les figures emblématiques de la samba ou les traditions culturelles des régions pauvres du nord-est. Basées pour la plupart dans des favelas, ces écoles se préparent toute l'année pour leur grand show qui ne peut dépasser les 70 minutes, sous peine de se voir retirer des points par des jurés impitoyables. Les 12 principales écoles sont évaluées selon neuf critères très précis, parmi lesquels la qualité des chars, des costumes, le choix du thème ou la chorégraphie de la "comissao de frente", groupe de danseurs hors pair qui ouvre le défilé. 

Tout le faste et la créativité irrévérencieuse du carnaval de Rio était alors au rendez-vous dimanche, dans un sambodrome vibrant au son des percussions endiablées.

MAURO PIMENTEL / AFP
MAURO PIMENTEL / AFP - MAURO PIMENTEL / AFP
MAURO PIMENTEL / AFP
MAURO PIMENTEL / AFP - MAURO PIMENTEL / AFP
CARL DE SOUZA / AFP
CARL DE SOUZA / AFP - CARL DE SOUZA / AFP
CARL DE SOUZA / AFP
CARL DE SOUZA / AFP - CARL DE SOUZA / AFP
MAURO PIMENTEL / AFP
MAURO PIMENTEL / AFP - MAURO PIMENTEL / AFP

Certains chars somptueux et démesurés ont évoqué les souvenirs d'enfance, avec notamment un manège à l'ancienne suspendu à trois mètres de haut pour ouvrir le défilé de l'école Grande Rio. Sur les chevaux roses, pas d'enfants, mais des cavaliers intrépides en costumes dorés qui ne craignent pas le vertige, sous un ciel illuminé par les étincelles envoyées dans les airs par les chars. 

Plus tôt dans la soirée, Imperio Serrano avait ouvert le bal avec un immense char aux têtes de dragons saillantes. Les gueules des dragons dorés et verts s'ouvraient et se refermaient grâce à un ingénieux mécanisme, tandis que des danseurs en costumes dorés étaient postés sur des estrades. 

TERCIO TEIXEIRA / AFP
TERCIO TEIXEIRA / AFP - TERCIO TEIXEIRA / AFP
CARL DE SOUZA / AFP
CARL DE SOUZA / AFP - CARL DE SOUZA / AFP
MAURO PIMENTEL / AFP
MAURO PIMENTEL / AFP - MAURO PIMENTEL / AFP
MAURO PIMENTEL / AFP
MAURO PIMENTEL / AFP - MAURO PIMENTEL / AFP
MAURO PIMENTEL / AFP
MAURO PIMENTEL / AFP - MAURO PIMENTEL / AFP

Si la nuit de Rio est marquée par la féérie des défilés au sambodrome, les premières heures de la matinée sont elles rythmées par les cortèges musicaux des "blocos" qui animent les rues de la ville, certains attirant des centaines de milliers de personnes, pour une fête débridée où l'alcool coule à flots.


Audrey LE GUELLEC

Tout
TF1 Info