Les députés russes ont voté un texte punissant toute personne critiquant des groupes armés, dont Wagner, la milice d'Evgueni Prigojine.
De lourdes peines de prison allant jusqu'à 15 ans de prison devraient être appliquées.
Cette mesure était déjà en vigueur pour les critiques visant l'armée russe.

Une mesure de censure, une de plus. Mardi 14 mars, les députés russes ont pris une disposition qui vise à interdire les critiques contre les groupes armés. Si la milice Wagner n'est pas explicitement citée dans le texte, le groupe paramilitaire est bien protégé par cette nouvelle règle. De lourdes peines de prison sont prévues en cas d'infraction, comme c'est déjà le cas pour les personnes qui critiquent l'armée russe.

Jusqu'à 15 ans de prison

Les sanctions pénales réprimant "le fait de discréditer des forces armées de la Russie sont étendues aux formations de volontaires, aux organisations et aux personnes physiques qui apportent une assistance aux forces armées pour effectuer leur mission", a indiqué la Douma, la chambre basse du Parlement, sur son site.

"Tous ceux qui aujourd'hui risquent leur vie pour assurer la sécurité du pays et des citoyens sont protégés des provocations et des mensonges" avec cette loi, a estimé le président de la Douma, Viatcheslav Volodine, précisant que les "sanctions seront lourdes, jusqu'à 15 ans de privation de liberté". Des amendes pouvant aller jusqu'à 500.000 roubles sont également prévues pour les personnes morales.

Peu après le début de son offensive contre l'Ukraine, la Russie avait déjà introduit une série de sanctions pénales pour réprimer toute forme de critique à l'égard de l'armée. Les groupes armés privés, désormais protégés par ces sanctions, sont au cœur du dispositif militaire russe en Ukraine. Le groupe Wagner, qui a notamment recruté massivement dans les prisons russes, mène ainsi la charge à Bakhmout, ce qui n'empêche pas les tensions avec l'état-major et le ministère de la Défense russe.


A. Lo.

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