SYRIE - Des enfants ont lancé des appels à l'aide avec des Pokémons. Le but, pour les militants à l'origine de l'initiative, est de rappeler les horreurs qu'ils ont connu depuis le début de la guerre, il y a cinq ans.

La vague Pokemon Go est partout. Notamment dans une Syrie en guerre, où des artistes ont détourné des images de leur quotidien grâce à ce jeu qui déferle sur les smartphones aux quatre coins de la planète. Objectif ? Sensibiliser le monde aux affres du conflit.

Des militants syriens ont ainsi partagé sur les réseaux sociaux des photos d'enfants brandissant des appels à l'aide via ces créatures virtuelles. "Je suis de Kafranbel, sauvez-moi", affirme par exemple un Pikachu sur une pancarte brandie par un garçon. Cette localité se situe dans Idleb (nord-ouest), une province aux mains de la branche syrienne d'Al-Qaïda et ses alliés rebelles, quotidiennement bombardée par les avions du régime syrien et de son allié russe.

Pikachu en larmes aux côtés d'un enfant

Ces photos, postées par le réseau militant des Forces révolutionnaires de Syrie (RFS), montrent aussi des enfants de Kafar Zita ou Kafar Nabouda, dans la province de Hama (centre), également aux mains de rebelles qui luttent depuis cinq ans pour renverser le régime de Bachar al-Assad. Ce même réseau de militants a tweeté une photo avec un Pikachu en larmes aux côtés d'un enfant devant un immeuble portant les séquelles d'un bombardement, avec le hashtag #PrayForSyria (Priez pour la Syrie).

De son côté, le graphiste et webdesigner syrien Saif Aldeen Tahhan, basé au Danemark, a monté des photos où le smartphone n'affiche plus les personnages Pikachu et consorts mais un ours en peluche près d'un corps sans vie, un livre au milieu d'une classe dévastée par des bombardements ou encore une bouée de sauvetage qui flotte près d'un canot pneumatique rempli de réfugiés. "J'espère que le message parviendra au monde entier et que les Syriens resteront à l'abri partout et toujours", a-t-il écrit sur sa page Facebook.

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La rédaction de TF1info

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