L'Union européenne a proposé à la Chine, confrontée à une explosion de cas de Covid-19, de lui offrir des vaccins anti-Covid et de lui apporter son "expertise".
Elle doit également décider de la nécessité de prendre des mesures restrictives à l'égard des voyageurs en provenance de Chine à l'échelle européenne dans les prochains jours.

L'épidémie de Covid-19 explose de nouveau en Chine, conduisant plusieurs pays, dont la France, à prendre des mesures restrictives pour les voyageurs en provenance de ce pays. Mais pour aider Pékin à faire face à l'épidémie, l'Union européenne a proposé, ce mardi 3 janvier, de lui offrir des vaccins anti-Covid. L'exécutif européen avait déjà indiqué mi-décembre que l'UE était prête à "approvisionner la Chine en vaccins", mais sans parler de dons.

La commissaire à la Santé, Stella Kyriakides, "a pris contact avec ses homologues chinois pour leur proposer la solidarité et le soutien de l'UE, ce qui inclut notre expertise en santé publique et des dons de vaccins européens adaptés aux variants", a indiqué un porte-parole de la Commission, ajoutant que Bruxelles attendait la réponse de Pékin. La Commission n'a pas détaillé le nombre de doses que l'UE pourrait offrir, ni dans quels stocks ils seraient puisés, mais a souligné que la nature exacte de l'aide européenne dépendrait de la réponse chinoise.

Des mesures restrictives prises au niveau européen ?

Cette offre ferait partie d'un ensemble de mesures plus globales prises à l'échelle européenne. Plusieurs pays, dont la France, l'Italie et l'Espagne, ont adopté des mesures visant les voyageurs en provenance du pays. Mais l'Europe réfléchit à prendre des mesures qui s'appliqueraient aux Vingt-Sept. Ce mardi, l'"écrasante majorité" des pays de l'UE se sont ainsi prononcés en faveur de tests Covid systématiques pour les voyageurs en provenance de Chine avant leur départ pour l'Europe, a annoncé un porte-parole de la Commission européenne.

D'autres dispositions - imposer le port du masque aux passagers de Chine, renforcer le contrôle des eaux usées des avions et effectuer des tests avec séquençage génomique, dans les aéroports d'arrivée, en vue d'identifier d'éventuels nouveaux variants - ont également été examinées par les experts sanitaires européens. "Ces mesures devraient être ciblées sur les vols et les aéroports les plus appropriés et être mises en œuvre de manière coordonnée (à travers l'UE) pour garantir leur efficacité", souligne l'exécutif européen. 

Une réunion de l'IPCR, constitué d'un panel d'experts des Vingt-Sept et de la Commission et visant à organiser une réaction rapide de l'UE dans les situations de crise en soumettant aux États des recommandations, prévue mercredi, permettra de trancher l'ensemble de ces questions.

"Il est essentiel (....) de baser les décisions sur la science et le respect de données objectives", a insisté mardi l'exécutif européen. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), l'une des agences sanitaires de l'UE, avait jugé jeudi "injustifié" un dépistage systématique des voyageurs, au vu du niveau d'immunité collective en Europe et de la présence en Europe des mêmes variants qu'en Chine.


La rédaction de TF1info avec AFP

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