Exposition lunaire : une œuvre de l'artiste Jeff Koons a décollé vers la Lune

Publié le 15 février 2024 à 13h23

Source : TF1 Info

Le sculpteur et plasticien américain pourrait devenir prochainement le premier artiste à exposer une œuvre d’art sur la Lune.
La nouvelle création de l'artiste va faire le voyage à bord du vaisseau spatial Odysseus de la startup texane Intuitive Machines, qui doit alunir autour du 22 janvier.

Il a toujours eu l’art d’étonner. Une œuvre de l’artiste américain Jeff Koons a décollé, jeudi 15 février au matin, à bord d’une fusée Falcon 9 de Space X, depuis la base de lancement de la Force spatiale américaine, à Cap Canaveral aux États-Unis. "Je suis très honorée que Moon Phases (‘Phases lunaires’ en français) soit la première œuvre d'art autorisée à être placée sur la Lune", a déclaré, juste avant le décollage, le plasticien sur Instragam, en partageant une photo de lui posant avec son œuvre devant le vaisseau.

La nouvelle création de l'artiste se décline sous la forme de 125 petites sculptures de forme sphérique. Chacune d'entre elle est associée à un certificat de propriété numérique, ce qu’on appelle couramment un "NFT". L'artiste prévoit de les mettre en vente sur plateforme dévolue aux NFT de la galerie londonienne Pace, probablement à prix d'or. L'œuvre a été placée dans la "soute" du module lunaire Odysseus de la société texane Intuitive Machines, aux côtés d’instruments scientifiques de la Nasa.

Le vaisseau américain est censé effectuer son entrée en orbite lunaire le 18 février prochain. L’engin fera ensuite douze fois le tour de l’astre à une altitude de 100 kilomètres, avant de tenter de s’y poser autour du 22 février. En cas de succès de la mission, la startup texane deviendrait la première entreprise spatiale privée à réussir l'exploit de poser un engin robotisé en douceur sur la Lune, et Jeff Koons le premier artiste de l'histoire à exposer l'une de ses œuvres sur le sol sélène.

Mais le pari n'est pas encore gagné alors que se poser sur la Lune reste un défi de taille, même plus de 50 ans après le programme Apollo. En témoigne l'échec cuisant, début janvier, de la startup Astrobotic, dont le vaisseau spatial Peregrine n'est pas parvenu à atteindre l'orbite lunaire, à la suite d'une fuite de carburant. Le taux de réussite des missions d'atterrissage lunaire robotisées, qu'il s'agisse d'une agence spatiale ou d'un acteur privé, est inférieur à 50%. 


Matthieu DELACHARLERY

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