La Nasa a sélectionné 13 régions d'alunissage pour sa mission Artémis III, qui signera le grand retour de l'Homme sur la Lune.
Toutes ces régions se situent à proximité du pôle sud de l'astre.
Une "zone sans compromis", où l'on trouve "certaines des parties les plus anciennes de la Lune", et des matériaux jamais étudiés par l'être humain.

Il n'est pas question d'atterrir n'importe où. Alors qu'Artémis I, la première mission américaine de retour sur la Lune - qui ne transportera aucun passager - décollera le 29 août, la Nasa étudie les sites potentiels d'alunissage d'Artémis III, prévu pour 2024. Cette mission, dont l'équipage débarquera, pour la première fois, une femme de couleur, signera le retour de l'Homme sur le sol Sélène, après un demi siècle d'absence. 

Un grand retour qui doit s'effectuer selon une foule de critères. À savoir, la fenêtre de la date de lancement, la sécurité de l'équipage, les conditions géologiques et d'éclairage, ou encore le maintien de la communication avec la Terre. Dans cette optique, l'agence spatiale a sélectionné "13 sites potentiels pour Artémis III", au pôle sud de l'astre, explique-t-elle dans un communiqué publié vendredi 19 août. Elle détaille, et situe ces régions candidates dans une vidéo publiée sur son site. 

"Terrain inexploré par l'homme"

Le point commun entre ces sites ? Leur localisation, très proche du pôle sud de la Lune, "à moins de six degrés de latitude" de celui-ci, précise l'agence. Cette zone "contient des régions ombragées en permanence, riches en ressources et en terrain inexploré par l'homme", détaille la Nasa. Une "zone sans compromis", où l'on trouve "certaines des parties les plus anciennes de la Lune", et des matériaux jamais étudiés par l'être humain. L'équipage devra, entre autres, étudier le sol lunaire pour en savoir plus sur la répartition et la composition de la glace d'eau au pôle sud. 

Autre élément important, ces 13 régions "contiennent des sites qui fournissent un accès continu à la lumière du Soleil pendant une période de 6,5 jours - la durée prévue de la mission de surface Artemis III", explique la Nasa. Un accès à la lumière du Soleil essentiel, car "il fournit une source d'énergie et minimise les variations de température", ajoute-t-elle. Reste encore aux scientifiques à déterminer plus précisément les avantages et inconvénients de chaque région pour préciser encore plus la sélection. Le point d'alunissage doit par exemple être compatible avec les autres missions spatiales américaines, telles que SpaceX, le projet du milliardaire américain Elon Musk. 


Sébastie MASTRANDREAS

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