Pedro Sánchez a finalement décidé de rester au pouvoir en Espagne.
Ces derniers jours, le Premier ministre avait laissé planer la possibilité de démissionner, après l'ouverture d'une enquête préliminaire contre son épouse.
Après quatre jours de retrait et de réflexion, il a choisi de poursuivre son mandat.

"J'ai décidé de continuer". Pedro Sánchez a pris quatre jours de réflexion avant d'annoncer sa décision au peuple espagnol. Il a finalement choisi de ne pas démissionner. Au pouvoir depuis 2018, le dirigeant socialiste de 52 ans a annoncé sa décision lors d'une "allocution institutionnelle" ce lundi en fin de matinée, prononcée depuis le palais de la Moncloa, résidence officielle du Premier ministre à Madrid. 

Plusieurs jours de réflexion

Habitué des coups d'éclat et des coups de poker, Sánchez a sidéré l'Espagne en mettant mercredi sa démission dans la balance après l'annonce par un tribunal madrilène de l'ouverture d'une enquête préliminaire pour trafic d'influence et corruption contre son épouse, Begoña Gómez. "J'ai besoin de m'arrêter et de réfléchir" afin de décider "si je dois continuer à être à la tête du gouvernement", a-t-il écrit dans une lettre de quatre pages, publiée sur le réseau social X. 

"Campagne de discrédit"

Ce lundi, le Premier ministre espagnol a dénoncé la "campagne de discrédit", dont procéderait l'ouverture de cette enquête contre sa femme. Il a nié tout "calcul politique", et assuré que les soupçons à l'encontre de son épouse étaient le produit de la désinformation. Pour Pedro Sanchez, la pause de cinq jours qu'il avait observée était destinée à pousser le pays à entreprendre "une réflexion collective" sur la polarisation de la vie politique, afin d'empêcher "l'intox de diriger le débat" public. 

Fait absolument inédit, le socialiste avait depuis mercredi dernier suspendu toutes ses activités publiques alors qu'il devait notamment lancer la campagne des élections régionales prévues le 12 mai en Catalogne, un scrutin à la portée nationale où son Parti socialiste espère chasser les indépendantistes du pouvoir. Scandant "Pedro, reste !", des milliers de sympathisants se sont réunis ce week-end devant le siège du Parti socialiste à Madrid pour demander au Premier ministre de ne pas quitter son poste. 


F.Se avec l'AFP

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