Des diplomates américains à Paris et Genève à leur tour touchés par le mystérieux "syndrome de la Havane"

Laetitia Asgarali Dumont
Publié le 14 janvier 2022 à 8h07
Des diplomates américains à Paris et Genève à leur tour touchés par le mystérieux "syndrome de la Havane"

Source : JACK GUEZ / AFP

MYSTÈRE - Selon le "Wall Street Journal", quatre diplomates américains travaillant à Genève et à Paris sont atteints de cette maladie neurologique connue sous le nom de "syndrome de la Havane".

Le mystère s'épaissit encore un peu plus. Le Wall Street Journal a affirmé ce jeudi 13 janvier, qu’au moins quatre diplomates auraient été touchés par le "syndrome de la Havane" à Genève et à Paris. Cette maladie se caractérise par des problèmes auditifs, des maux de têtes, pertes d'équilibre, nausées ou encore troubles de la vision et de l'élocution. Ce mystérieux mal avait affecté des personnels diplomatiques américains dans la capitale cubaine entre 2016 et 2018. 

Un syndrome à l'origine encore inconnu

Le quotidien américain explique qu'au moins trois Américains servant au consulat de Genève auraient été atteints du syndrome. L’un d’eux a été évacué vers les États-Unis pour y être soigné. À Paris, un cas suspect a été répertorié. Le journal n’apporte néanmoins aucune précision concernant les incidents.

 

Malgré sa découverte en 2016, les États-Unis n'ont toujours pas trouvé à ce jour la cause et l'origine du "Syndrome de la Havane", comme l'a rappelé le secrétaire d'État américain Antony Blinken. "À ce jour, nous ne savons pas exactement ce qui s’est passé, et nous ne savons pas exactement qui est responsable", a-t-il affirmé à la chaine MSNBC.

Des enquêtes toujours en cours

Plusieurs théories ont été avancées pour expliquer ce phénomène, dont l'utilisation d'ondes à bases fréquences ou des situations de stress intense. La Russie, la Chine, et même les États-Unis, auraient faits des recherches sur les micro-ondes à des fins militaires. 

Antony Blinken a expliqué s'être entretenue avec les autorités russes, sans avancées pour l'instant. Moscou a rejeté les accusations selon lesquelles il aurait utilisé des "armes à micro-ondes" contre des missions américaines en tant qu'"hypothèses fantaisistes".

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Le secrétaire d’État américain a aussi précisé s’être entretenu avec plusieurs personnes affectées par ce syndrome et qui lui ont parlé d’épisodes traumatisants. "Il ne fait aucun doute dans mon esprit que des personnes ont été directement et puissamment touchées", a-t-il dit. 

Des enquêtes ont été lancées, et Antony Blinken s'était déjà engagé en novembre 2021 à "faire toute la lumière" sur ce phénomène. Il a nommé deux diplomates expérimentés pour coordonner la réponse du département d’État, et s’assurer que toute personne signalant des symptômes reçoive une prise en charge médicale appropriée.

Au total, quelque 200 diplomates, espions, fonctionnaires, personnels, responsables et leurs familles, ont présenté des symptômes depuis 2016. Certaines personnes qui ont souffert du syndrome se sont retrouvées avec des étourdissements et de la fatigue pendant plusieurs mois. 


Laetitia Asgarali Dumont

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