États-Unis : Joe Biden reprend la construction du mur de Trump à la frontière avec le Mexique

par M.M avec AFP
Publié le 6 octobre 2023 à 6h35

Source : TF1 Info

Le président américain a annoncé jeudi être légalement contraint de poursuivre la construction d'un mur avec le Mexique.
Il a précisé n'avoir "pu interrompre" le financement engagé par son prédécesseur, Donald Trump.
Mais d'après l'actuel ministre de la Sécurité intérieure, "il existe actuellement un besoin aigu et immédiat de construire des barrières physiques (...) afin d'empêcher les entrées illégales".

Joe Biden fait du Donald Trump. L'actuel président américain, accusé par la droite de laxisme face aux arrivées de migrants, a assuré jeudi 5 octobre qu'il était légalement contraint de poursuivre la construction d'un mur avec le Mexique, une mesure phare de son prédécesseur Donald Trump.

Le démocrate de 80 ans, candidat à sa réélection, a dit qu'il ne "pouvait pas interrompre" le financement engagé par le milliardaire républicain, faute d'avoir pu convaincre le Congrès d'employer ces fonds pour d'autres mesures. "L'argent était prévu pour le mur frontalier. J'ai essayé de convaincre (les républicains au Congrès) d'allouer les fonds à autre chose, de les rediriger. Ils n'ont pas voulu", s'est défendu Joe Biden. "En attendant, il n'est pas possible légalement d'utiliser cet argent pour autre chose que ce pour quoi il a été prévu", a-t-il poursuivi.

"J'avais raison", répond Donald Trump

Le président américain, régulièrement accusé par les républicains de laxisme face à la crise migratoire, a assuré que "non", il ne croyait pas que construire des murs était une solution. "Nous appliquons la loi", a martelé sa porte-parole Karine Jean-Pierre.

Le même jour, la Maison Blanche a annoncé la reprise de vols directs d'expulsion vers le Venezuela pour les immigrés en situation irrégulière, interrompus depuis des années.

Le ministre de la Sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas, a indiqué qu'une nouvelle portion de mur serait érigée dans la vallée du Rio Grande, à la frontière avec le Mexique. "Il existe actuellement un besoin aigu et immédiat de construire des barrières physiques (...) afin d'empêcher les entrées illégales", a déclaré le ministre dans un avis officiel publié par le registre fédéral des États-Unis.

Cela a valu à Joe Biden d'être accusé de volte-face, lui qui avait promis le jour de son entrée en fonction, en janvier 2021, que le contribuable ne payerait plus pour la construction d'un mur. Le ministre a ensuite assuré sur le réseau social X (ex-Twitter) que des passages de l'avis officiel avaient été "sortis de leur contexte" et a affirmé : "Il n'y a pas de nouvelle politique concernant le mur à la frontière. Nous avons toujours dit clairement qu'un mur n'était pas une solution"

Au Mexique, le président Andrés Manuel Lopez Obrador, qui rencontre jeudi le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a jugé qu'il s'agissait d'un "pas en arrière".

Donald Trump, rival de Joe Biden et favori de la droite pour la prochaine présidentielle, n'a pas manqué de réagir. Cette annonce montre que "j'avais raison quand j'ai construit 900 km (...) d'un mur frontalier tout beau, tout neuf", a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social.


M.M avec AFP

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