La Maison-Blanche contre-attaque après un rapport qui sème le doute sur la mémoire de Biden

par M.G avec l'AFP
Publié le 9 février 2024 à 23h07, mis à jour le 12 février 2024 à 15h32

Source : JT 13h Semaine

Après le récent rapport d'enquête qui pointe la mémoire défaillante de Joe Biden, la Maison-Blanche a tenté d'éteindre l'incendie.
L'entourage du président des États-Unis dénonce des conclusions factuellement "erronées".

La meilleure défense, c'est l'attaque. Après des dernières heures difficiles, consécutives à l'annonce d'un rapport d'enquête particulièrement défavorable au sujet de l'état de santé intellectuel de Joe Biden, la Maison-Blanche a décidé de répondre, ce vendredi. Les conclusions de 388 pages du procureur spécial Robert Hur ont "clairement des motivations politiques", fustige Kamala Harris, elle-même ancienne procureure. "La façon dont l'attitude du président a été décrite dans ce rapport ne pourrait pas être plus erronée sur le plan des faits", assure la vice-présidente américaine. 

Un "environnement politique sous haute pression"

Même son de cloche du côté d'Ian Sams, un porte-parole de l'exécutif. "Quand la conclusion évidente est que les preuves ne justifient pas une inculpation, on se demande pourquoi ce rapport consacre autant de place à des critiques gratuites et déplacées sur le président", pointe-t-il. "Suggérer qu'il pouvait ne pas se souvenir de la date de la mort de son fils est vraiment hors de propos", dénonce-t-il encore, laissant entendre que le magistrat avait pu se sentir poussé à "dépasser ses attributions" en raison du contexte politique américain très polarisé à neuf mois de l'élection. "On est dans un environnement politique sous haute pression. Et lorsque vous êtes le premier procureur spécial à n'avoir inculpé personne, il y a des pressions pour critiquer", explique-t-il encore. 

Pour autant, "je pense que le public est intelligent", déclare le porte-parole, balayant l'idée que ce document puisse nuire au démocrate candidat à sa propre réélection. 

Pour rappel, Robert Hur a conclu que le président avait "sciemment gardé et divulgué des documents classifiés après sa vice-présidence alors qu'il était un simple citoyen" mais expliqué qu'"une inculpation ne se justifierait pas", notamment parce qu'un jury accorderait le bénéfice du doute à "un homme âgé sympathique, bien intentionné, avec une mauvaise mémoire". Il a aussi écrit que la mémoire du chef d'État "avait empiré" ces derniers mois. 


M.G avec l'AFP

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