Vendredi 28 octobre, le mari de la présidente de la Chambre des représentants aux États-Unis, Nancy Pelosi, s'est fait attaquer au petit matin.
Au contraire de sa femme, Paul Pelosi était alors chez lui, à San Francisco.
Le suspect, qui a été mis en garde à vue, cherchait en fait la cheffe des démocrates au Congrès.

Paul Pelosi, le mari de la cheffe des démocrates au Congrès Nancy Pelosi, a été attaqué ce vendredi 28 octobre, tôt dans la matinée, alors qu'il se trouvait dans la résidence du couple à San Francisco. "Tôt ce matin, un agresseur s'est introduit dans la résidence des Pelosi à San Francisco et a violemment agressé M. Pelosi", a indiqué le porte-parole de Nancy Pelosi, Drew Hammill, dans un communiqué. Selon les médias américains, l'agresseur présumé cherchait en réalité la dirigeante américaine.

Le suspect en garde en vue

Vers 02 h 30 du matin vendredi, le suspect est entré dans le domicile du couple à San Francisco, a indiqué le chef de police de la métropole de Californie, Bill Scott. Selon plusieurs médias américains, cet homme de 42 ans, aurait crié "où est Nancy?". L'élue de 82 ans se trouvait alors à Washington au moment de l'attaque, entourée de son équipe de protection, ont annoncé les autorités.

À la suite de cette agression, Paul Pelosi, âgé de 82 ans, a été hospitalisé. "Il devrait se rétablir complètement", précise le communiqué qui indique par ailleurs que le suspect a été interpellé. Celui-ci a été placé en garde à vue et ses motivations font l'objet d'une enquête, à laquelle participent le FBI et la police du Capitole, chargée de protéger les membres du Congrès.

L'ensemble de la classe politique américaine a vivement condamné cette attaque. La porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, a fait savoir que le président Joe Biden avait échangé avec Nancy Pelosi dans la matinée. Le chef de l'opposition républicaine au Sénat, Mitch McConnell, s'est dit "horrifié et dégoûté" par la nouvelle.

À moins de deux semaines des élections de mi-mandat, plusieurs élus américains ont sonné l'alarme contre le regain de violence les visant. Selon la police du Capitole, chargée de protéger les membres du Congrès, les menaces contre ces derniers ont plus que doublé depuis 2017, passant de 3939 à 9625 en 2021.

Les experts s'inquiètent particulièrement des attaques provenant des groupuscules d'extrême droite. Plusieurs membres de ces milices sont accusés de s'être lourdement armés pour attaquer le Capitole afin de maintenir Donald Trump au pouvoir le 6 janvier 2021. Des milliers de partisans de l'ancien président avaient alors réussi à envahir le lieu, forçant les élus à évacuer l'hémicycle de la Chambre des représentants en rampant, masque à gaz sur la tête. Plusieurs manifestants s'étaient alors introduits dans le bureau de Nancy Pelosi et avaient déambulé dans les couloirs du Congrès, criant : "Où es-tu Nancy ?"


A. Lo.

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