Les autorités sanitaires américaines pourraient donner leur accord pour la mise en vente libre d’une pilule contraceptive.
Une première dans le pays qui a dernièrement vu le droit à l’avortement être révoqué par la Cour suprême.

Une simple "coïncidence". Trois semaines après la décision de la Cour suprême de révoquer le droit à l’avortement, un laboratoire vient de demander aux autorités américaines le feu vert pour commercialiser, en vente libre, une pilule contraceptive. 

Le laboratoire Perrigo, filiale française du groupe pharmaceutique HRA Pharma, est à l’origine de cette demande, déposée ce lundi 11 juillet auprès de l’agence américaine du médicament. La pilule en question, Opill, est disponible depuis 1973 sur ordonnance. À base d’un progestatif de synthèse et sans œstrogène, elle doit être prise tous les jours. 

Dans un communiqué, la directrice des opérations stratégiques et de l’innovation chez HRA Pharma s’est félicitée de cette procédure qui "marque un tournant dans l’accès aux contraceptifs et pour l’équité en matière de procréation aux États-Unis". En cas de décision favorable des autorités, cela "aidera encore plus de femmes et de personnes à accéder à la contraception sans faire face à des obstacles inutiles", a-t-elle tenu à ajouter. 

Déjà en vente libre dans de nombreux pays

Aux États-Unis, plusieurs organisations médicales, dont le Conseil des obstétriciens et gynécologues avaient déjà exprimé leur soutien en faveur des pilules en vente libre : "Les données confirment que les méthodes hormonales progestatives sont généralement sûres (…). Plusieurs études ont démontré que les femmes sont capables d’utiliser des outils d’auto-dépistage pour déterminer leur éligibilité à l’utilisation de contraceptifs hormonaux."

Dans le monde, pour obtenir des pilules contraceptives, les règles diffèrent selon les pays. Au Brésil, Mexique, Portugal ou encore en Turquie, elles sont commercialisées en vente libre. Dans d’autres états, une visite chez un professionnel de santé est exigée afin d’éviter d’éventuelles contre-indications. 


Aurore Briffod avec AFP

Tout
TF1 Info