États-Unis : qui est Ketanji Brown Jackson, la juge afro-américaine pressentie à la Cour suprême ?

Enola Richet avec AFP
Publié le 5 avril 2022 à 7h02
La nomination de la juge afro-américaine Ketanji Brown Jackson à la Cour suprême des Etats-Unis sera une première historique si la magistrate franchit l'étape de sa confirmation par le Sénat.
La nomination de la juge afro-américaine Ketanji Brown Jackson à la Cour suprême des Etats-Unis sera une première historique si la magistrate franchit l'étape de sa confirmation par le Sénat. - Source : Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Nommée par le président Biden, la juge fédérale Ketanji Brown Jackson a passé son audition et est désormais aux portes de la Cour Suprême des États-Unis.
Elle serait la première femme afro-américaine à accéder à cette position.
Portrait de cette personnalité saluée par les démocrates et raillée par les républicains.

La juge Ketanji Brown Jackson a fait un pas de plus, lundi 4 avril, en direction de la Cour suprême des États-Unis, où elle serait la première femme noire à siéger, avec deux premiers votes de procédure sur sa candidature. 

La magistrate de 51 ans, nommée par le président Joe Biden, est très populaire parmi les démocrates, puisque tous les élus du parti la soutiennent et louent ses qualifications, rappelle l'AFP. Diplômée de la prestigieuse université Harvard, elle a une expérience dans le privé et le public, a été avocate et juge fédérale à Washington, et offre, selon ses partisans, une personnalité posée et "empathique".

Lundi encore, le président Biden vantait dans un tweet ses "qualifications extraordinaires", sa "vaste expérience", son "intellect", et son "bilan rigoureux de juge". "Elle mérite d'être confirmée", affirmait-il alors.

La juge Jackson bénéficie également du vote favorable de trois sénateurs républicains modérés, qui devraient ainsi lui garantir une majorité suffisante pour prendre le poste. Son arrivée pour remplacer le progressiste Stephen Breyer ne modifiera néanmoins pas les équilibres au sein de la haute juridiction, où les juges conservateurs conserveront six sièges sur neuf.

Trente heures d'auditions sous l'assaut des Républicains

Les élus républicains ont donc surtout utilisé son audition pour faire résonner leurs thématiques de campagne en vue des élections de novembre, à commencer par la criminalité qui augmente, selon eux, à cause du "laxisme" de Joe Biden. En écho à cette thèse, le parti conservateur a lancé de virulentes accusations à l'encontre de la candidate durant ses 30 heures d'audition, selon lesquelles elle aurait prononcé des peines légères dans plusieurs dossiers de pédopornographie.

Elle a aussi dû répondre aux assauts de plusieurs sénateurs ultraconservateurs durant le processus de confirmation, dont des questions inédites de type "les bébés sont-ils racistes ? ", ou "qu’est-ce qu’une femme ? ", censées interroger ses "sensibilités gauchistes modernes ". 

Sur les 115 juges ayant siégé à la Cour suprême, il n'y a eu que cinq femmes - quatre blanches et une hispanique - et deux hommes noirs. 


Enola Richet avec AFP

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