À Buffalo, les États-Unis confrontés à une nouvelle tuerie de masse

Tuerie raciste de Buffalo : Joe Biden dénonce le "poison" du suprémacisme blanc

Annick Berger avec AFP
Publié le 17 mai 2022 à 22h03
JT Perso

Source : JT 20h WE

Le président américain a dénoncé, mardi, un acte de "terrorisme" après la tuerie raciste de Buffalo, dans l'État de New York.
Samedi, dix personnes sont mortes dans cette attaque menée par un jeune homme adepte des théories complotistes.
Le président américain a appelé à "rejeter" les mensonges qui attisent "la haine et la peur".

C'est un discours fort qu'a prononcé Joe Biden ce mardi aux États-Unis. Le président américain a dénoncé avec véhémence le "poison" du suprémacisme blanc et ceux qui contribuent à le répandre, après la tuerie raciste qui a fait dix victimes, samedi, à Buffalo, une ville du nord-est du pays, dans l'État de New York.

Un massacre au fusil d'assaut commis par un jeune homme adepte des théories complotistes comme celle du "grand remplacement" et que le président américain, qui s'est également arrêté devant le mémorial improvisé sur les lieux de la tuerie, a qualifié d'acte de "terrorisme".

"La tragédie se reproduira"

Évoquant cette thèse raciste du "grand remplacement", Joe Biden a appelé "tous les Américains à rejeter ce mensonge" et a condamné "toux ceux qui le répandent pour gagner du pouvoir, des voix, de l'argent". Visiblement très ému, il a fustigé "ceux qui prétendent aimer l'Amérique" et qui "ont donné trop de combustible à la haine et à la peur" sans toutefois mentionner de noms ou d'affiliation partisane. 

Sur un ton très solennel, le président de 79 ans a également estimé que "ce venin, cette violence ne peuvent pas être l'histoire de notre époque" alors que les États-Unis ont connu, ces dernières années, plusieurs tueries visant des Afro-Américains, des Juifs ou des personnes d'origine latino-américaine. 

Joe Biden en a aussi profité pour appeler, une nouvelle fois, à mieux réguler les armes à feu aux États-Unis. "Je ne suis pas naïf. Je sais que la tragédie se reproduira", a-t-il lancé avant d'estimer qu'il y a "des choses que nous pouvons faire. Nous pouvons bannir les armes d'assaut de nos rues". Le démocrate demande depuis longtemps au Congrès d'interdire les armes d'assaut, comme celle utilisée dimanche.

L'organisation Gun Violence Archive décompte déjà cette année plus de 200 "fusillades à nombreuses victimes" aux États-Unis, au cours desquelles quatre personnes au moins ont été blessées ou tuées. Dont celle perpétrée samedi par ce jeune homme blanc, Payton Gendron, qui avant le massacre s'est revendiqué "fasciste", "raciste" et "antisémite" dans un manifeste de 180 pages.


Annick Berger avec AFP

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