La période d'ascension de l'Everest, d'avril à fin mai, s'est achevée ce mercredi au Népal.
De multiples records d'ascension ont été enregistrés.
Huit personnes sont mortes cette année en tentant d'escalader le plus haut sommet du monde.

"La saison est terminée". Rakesh Gurung, du ministère népalais du Tourisme, a annoncé la fin de la période 2024 d'ascension de l'Everest. "Les équipes ont plié bagage et la voie sera à présent fermée", a-t-il déclaré à l'AFP ce mercredi 29 mai. Plus de 600 alpinistes et guides ont atteint le plus haut sommet du monde d'avril à fin mai, a annoncé Rakesh Gurung. Les chiffres exacts doivent encore être vérifiés. En 2023, ils étaient déjà plus de 600 alpinistes à avoir atteint le toit du monde. 

Le bilan de huit morts cette année est moins meurtrier que celui de 2023 (18 décès). Parmi les morts figurent deux alpinistes mongols, un Kenyan, un Indien et un Népalais. Un Britannique et deux guides népalais sont pour leur part portés disparus et présumés morts.

Des records à la pelle

Des records ont été battus cette année, notamment par l'alpiniste népalaise Phunjo Lama, qui a battu le record de l'ascension la plus rapide réalisée par une femme, en 14 heures et 31 minutes. Les alpinistes mettent habituellement des jours pour se hisser sur le toit du monde, culminant à 8849 mètres d'altitude. L'alpiniste et guide de montagne népalais Kami Rita Sherpa, 54 ans, a quant à lui atteint le sommet de l'Everest pour la 30e fois, établissant un nouveau record mondial. Il avait réussi sa première ascension en 1994, il y a exactement trente ans.

"Tant d'alpinistes se font un nom et une renommée en gravissant nos montagnes", observe Purnima Shrestha, détentrice elle aussi d'un record féminin après avoir gravi le sommet trois fois en une seule saison. "C'est bien que nous les Népalais établissions des records dans notre propre patrie", souligne-t-elle. Le Britannique Kenton Cool a de son côté gravi le sommet pour la 18ème fois, battant le record du nombre d'ascensions réalisées par un alpiniste non Népalais. Le Polonais Piotr Jerzy Krzyzowski a quant à lui été le premier à avoir gravi à la fois le Lhotse et l'Everest sans oxygène. "Il y a eu beaucoup de succès pour tout le monde et ce fut une bonne saison", s'est félicité le guide de haute montagne Tsering Pemba Sherpa, qui a atteint le sommet de l'Everest pour la 11ème fois. Un hiver sec a augmenté les risques avec des crevasses plus larges et les risques de chutes de pierres, a-t-il cependant souligné.

La "ruée" des alpinistes

L’Everest n’attire plus seulement les alpinistes chevronnés, mais aussi les amateurs de sensations fortes. Le nombre de candidats a presque doublé en trente ans, car l’ascension est de moins en moins périlleuse. Les alpinistes ont fait état de véritables embouteillages au sommet cette année. Des alpinistes ont partagé des images montrant des centaines de personnes faisant la queue dans l'ultime phase de l'ascension, la "zone de mort" où le manque d'oxygène augmente le risque de mal aigu des montagnes.

Selon le guide Vinayak Malla, les fenêtres météorologiques étroites permettant l'ascension expliquent ces embouteillages. "Les alpinistes visent le sommet quand il fait beau", constate-t-il. "C'est ce qui a causé la ruée", a-til ajouté. Au printemps, quand les températures sont clémentes et les vents généralement plus faibles, des centaines d'alpinistes affluent au Népal, abritant 8 des 14 plus hauts sommets du monde.


JC avec AFP

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