Ukraine : onze mois de guerre

Nord Stream : des munitions de la Seconde Guerre mondiale dans la Baltique perturbent l'enquête

T.G. avec AFP
Publié le 13 octobre 2022 à 14h33
JT Perso

Source : Le CLUB

L'enquête sur le sabotage présumé des gazoducs Nord Stream est compliquée par la présence de vieilles munitions au fond de la mer Baltique, a indiqué jeudi le ministre danois de la Défense.
La plupart datent de la Seconde Guerre mondiale.

Quand les profondeurs de la mer Baltique perturbent le bon déroulement de l'enquête sur Nord Stream. Les investigations sur le sabotage présumé des gazoducs est "en bonne voie", mais elle est compliquée par la présence de vieilles munitions, a indiqué jeudi le ministre danois de la Défense.

"C'est une zone marquée par la présence de munitions - utilisées ou non - de la Seconde Guerre mondiale. Il y a beaucoup de choses au fond de la mer, donc ce n'est pas si facile", a dit Morten Bødskov à la presse danoise, en marge d'une réunion de l'Otan à Bruxelles. "Mais le travail se poursuit et est en bonne voie", a-t-il ajouté. 

"L'enquête progresse bien"

Fin septembre, quatre énormes fuites de gaz s'étaient produites sur les deux gazoducs, provoquées selon plusieurs pays par des détonations sous-marines. La Suède a déjà fait savoir que ses premières inspections des tuyaux confortaient la piste d'un très probable sabotage. "Avec la Suède et l'Allemagne, le Danemark mène l'enquête, qui progresse bien. Ce que nous découvrirons sera bien entendu rendu public", a indiqué le ministre.

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La Russie a exigé de participer à l'enquête sur les fuites, qui ont eu lieu dans les eaux internationales, mais essuyé un refus de Copenhague et de Stockholm. L'ambassade de Russie s'était plainte de ne pas être associée à l'enquête, jugeant que "la réticence de la partie danoise à impliquer les représentants de la Russie dans l'enquête en cours nuit à sa crédibilité". La Première ministre démissionnaire suédoise Magdalena Andersson a, elle, suggéré à Moscou de mener ses propres investigations sur place.


T.G. avec AFP

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