Tuerie d'Uvalde : 19 enfants abattus dans une école du Texas

Fusillade au Texas : l'émotion de Joe Biden à Uvalde, ville traumatisée

A.P.
Publié le 30 mai 2022 à 7h07
JT Perso

Source : TF1 Info

Le président américain s'est rendu au chevet des familles des victimes dans la cité texane meurtrie par la tuerie dans une école.
La marge de manœuvre du chef d'État pour faire bouger les lignes concernant les réglementations du port d'armes reste cependant limitée.

"Faites quelque chose !": Joe Biden a absorbé dimanche la douleur d'Uvalde, ville texane traumatisée par une tuerie dans une école, mais il ne peut pas promettre grand-chose en termes de régulation des armes à feu. À la sortie de l'église où le président démocrate, catholique pratiquant et sa femme Jill Biden venaient d'assister à une messe, plusieurs voix ont scandé : "Faites quelque chose" !

"Nous le ferons", a répondu rapidement le président, avant d'aller à la rencontre de familles des victimes et de secouristes. Il a prévu de passer plusieurs heures en leur compagnie, à l'abri des caméras et des regards. Dix-neuf enfants et deux enseignantes sont tombés mardi sous les balles de Salvador Ramos, 18 ans.

Il avait fallu attendre environ une heure pour que la police mette fin au massacre, délai qui a suscité une intense polémique et sur lequel le ministère de la Justice américain va enquêter. Le couple présidentiel s'est rendu à l'école primaire Robb, dont le nom est désormais synonyme de l'un des pires massacres en milieu scolaire aux Etats-Unis.

Joe et Jill Biden se sont recueillis et ont déposé un bouquet devant des croix portant les noms des victimes, presque submergées de fleurs, avec çà et là une peluche.

"Nos coeurs sont brisés"

L'archevêque Gustavo Garcia-Siller

Puis le couple a passé en revue une rangée de grandes photos montrant les visages des enfants fauchés, âgés d'entre 9 et 11 ans. "Nos cœurs sont brisés", a dit l'archevêque Gustavo Garcia-Siller au début de sa messe.

Le président américain, qui s'était déjà rendu récemment sur le lieu d'un massacre raciste à Buffalo, dans le nord-est du pays, se voit à nouveau plongé dans le deuil. "Perdre un enfant, c'est comme si l'on vous arrachait une partie de votre âme", avait-il dit mardi, lui qui a perdu une fille encore bébé dans un accident de voiture, et un fils d'un cancer à l'âge adulte. Joe Biden saura donc épouser la douleur des familles, et peut-être l'apaiser un peu. 

Lire aussi

Mais malgré son empathie et ses appels à se dresser face au "lobby des armes à feu", il ne peut pas faire grand-chose dans un pays où le sujet, même après un massacre, suscite des divisions irréconciliables. Il y a aux États-Unis plus d'armes en circulation que d'habitants, un fait sans équivalent dans les pays développés. Robert Robles, 73 ans, venu dimanche de la grande ville voisine de San Antonio, trouve que c'est "très bien que le président soit venu."

"Il doit passer des lois pour que nous puissions protéger les enfants des AR-15", l'arme semi-automatique désormais synonyme de massacres dans des écoles, a-t-il réclamé. Le démocrate de 79 ans voudrait briser cette sinistre routine de l'Amérique, bouleversée à intervalles réguliers par des fusillades sans que des réformes significatives suivent. 


A.P.

Tout
TF1 Info