Tuerie d'Uvalde : 19 enfants abattus dans une école du Texas

Fusillade au Texas : l'AR-15, un dangereux fusil semi-automatique au coeur des tueries de masses

Justine Briquet-Moreno
Publié le 26 mai 2022 à 6h54
JT Perso

Source : TF1 Info

Au cœur de la tuerie de l'école primaire survenue à Uvalde, dans le sud du Texas, mardi 25 mai, une arme : l'AR-15.
Ce fusil d'assaut est l'arme la plus utilisée lors de fusillades aux États-Unis.

Le terrible bilan du massacre commis dans une école primaire du Texas, ce mardi 24 mai, est largement lié au fait que le tireur, Salvador Ramos, était équipé d'une variante civile d'un fusil d'assaut militaire extrêmement meurtrier. Son nom ? L'AR-15, désigné sous le nom de code "M16" dans le jargon militaire. Ce fusil semi-automatique, décliné dans de multiples versions, a d'abord été conçu pour faire le plus de victimes possible en un temps record.

L'arme la plus utilisée dans les tueries de masse

Ce n'est pas la première fois que l'AR-15, par ailleurs en vente libre dans le pays, est tristement associé à une tuerie de masse. Par le passé, l'arme a déjà prouvé son efficacité dans la litanie des fusillades aux États-Unis. Il n'a donc pas fallu attendre, ce mardi 24 mai, que Salvador Ramos tue 19 écoliers et deux enseignants dans une école d'Uvalde, pour découvrir à quel point l'AR-15 est un fusil redoutable. "Il n'existe pas de différence importante entre [ces fusils] et des armes militaires", souligne le Violence Policy Center, un centre d'études spécialisé. 

Que ce soit lors de la tuerie perpétrée en juillet 2012 dans un cinéma du Colorado, le carnage cinq mois plus tard dans une école primaire du Connecticut ou encore lors de l'attentat jihadiste en décembre 2015 à San Bernardino en Californie, ces fusils légers ont produit de véritables massacres. Dotées de chargeurs à grande capacité (jusqu'à 30 balles, voire davantage), ces armes peuvent faire de très nombreuses victimes. 

Un seul tireur, plus de 500 victimes

La preuve la plus glaçante du pouvoir meurtrier de l'AR-15 remonte au 1er octobre 2017. À l'époque, un sexagénaire ouvre le feu au 32ème étage de son hôtel de Las Vegas. Bilan de la fusillade, 58 morts et près de 500 blessés dans la foule d'un concert country. L'assaillant avait en sa possession plusieurs de ces fusils. Un mois plus tard, l'homme qui a tué 25 personnes dans une église au Texas, en plein office religieux, avait également un AR-15. Tout comme Nikolas Cruz, le jeune qui a semé la mort au lycée de Parkland en Floride le jour de la Saint-Valentin en 2018. 

Et la liste est encore longue puisqu'en 2016, dans ce même État, c'est aussi un AR-15 qui fit plus de cent victimes, dont 49 morts, dans un club gay d'Orlando. Alors qu'il était encore le vice-président de Barack Obama, Joe Biden avait qualifié ces fusils d'assaut de "parfaites machines à tuer".

Plus aucune loi n'interdit ces fusils d'assaut

En 1994, le Congrès américain avait pourtant adopté une loi bannissant pendant 10 ans les fusils d'assaut et certains chargeurs à grande capacité. Seul problème, cette interdiction a expiré en 2004. Depuis, elle n'a jamais été remise en vigueur malgré de multiples tentatives. 

De fait, le marché de ce type de fusils dangereux est aujourd'hui extrêmement lucratif. Les fabricants n'hésitent pas à les présenter comme des armes de loisir ou encore comme la meilleure réponse au besoin d'autodéfense des Américains.


Justine Briquet-Moreno

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