Cinq personnes sont mortes, ce vendredi 8 mars, suite à la chute d'un colis d'aide humanitaire largué par avion.
Dix autres personnes ont été blessées.
Selon des témoignages, le parachute du colis ne se serait pas ouvert.

Cinq personnes ont été tuées ce vendredi et dix autres blessés par la chute de colis d'aide humanitaire largués par des avions dans la bande de Gaza. Les victimes ont été prises en charge à l'hôpital al-Chifa de Gaza, a indiqué à l'AFP Mohammed al-Chiekh. 

Cet infirmier en chef au sein du service des urgences de cet établissement a précisé que l'accident avait eu lieu dans le camp de réfugiés d'al-Chati, à l'ouest de la ville de Gaza.

La cargaison est tombée comme une roquette
Mohammed al-Ghoul

"Quand les avions ont commencé à larguer la cargaison, moi et mon frère, nous nous sommes rendus dans la zone dans l'espoir de récupérer un sac de farine", a raconté auprès de l'AFP Mohammed al-Ghoul, un homme de 50 ans vivant dans ce camp situé près de la mer. "Mais le parachute ne s'est pas ouvert et la cargaison est tombée comme une roquette sur le toit d'une des maisons", a-t-il expliqué. Selon son témoignage, des gens ont transporté trois corps et des personnes ont été blessées alors qu'elles étaient sur le toit de l'immeuble pour tenter de récupérer un colis.

Depuis le début de la guerre entre Israël et Hamas en octobre, la bande de Gaza, bombardée sans discontinuité par Israël, est en plus plongée dans une crise alimentaire. Tandis que l'armée israélienne ne laisse entrer les camions d'aides qu'au compte-gouttes en provenance d'Égypte, 2,2 millions d'habitants sur les 2,4 millions qui se trouvent sur ce territoire exigu sont menacés de famine avec de graves manques de nourriture et d'eau potable, selon l'ONU.

Face à cette crise humanitaire majeure, les États-Unis et d'autres pays, comme la Jordanie et la France, effectuent depuis plusieurs jours des largages aériens d'aide alimentaire sur la bande de Gaza. Selon l'ONU néanmoins, ces parachutages ne peuvent se substituer à l'acheminement d'aides par la voie terrestre. "La diversification des routes d'approvisionnement terrestres reste la solution optimale", rappelait Sigrid Kaag, la coordinatrice de l'ONU chargée de l'aide pour Gaza.


A. Lo. avec AFP

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