Plus de 2000 personnes ont été ensevelies dans le glissement de terrain survenu en Papouasie-Nouvelle-Guinée, selon l'ONU.
Les sauveteurs se livrent à "une course contre-la-montre" pour retrouver des survivants.

Un effroyable bilan humain est redouté. Plus de 2000 personnes ont été ensevelies dans un vaste glissement de terrain survenu dans un village éloigné de Papouasie-Nouvelle-Guinée, ont indiqué les autorités du pays du Pacifique à l'ONU. "Le glissement de terrain a enterré vivantes plus de 2000 personnes et a causé d'importantes destructions", a déclaré le centre national des catastrophes du pays au bureau de l'ONU dans la capitale Port Moresby.

Les sauveteurs se livrent à "une course contre-la-montre" pour retrouver des survivants, a déclaré lundi à l'AFP Serhan Aktoprak, fonctionnaire pour les migrations à l'ONU basé à Port Moresby, la capitale de ce pays du Pacifique sud. "Cela fait déjà trois jours et sept heures que la catastrophe s'est produite. Nous sommes donc engagés dans une course contre-la-montre, mais la question est de savoir dans quelle mesure nous pourrons mettre les gens en sécurité", a indiqué ce dernier.

La variation des régimes pluviométriques en cause

Le village à flanc de colline de la province d'Enga, au centre de l'archipel, a été presque totalement anéanti lorsqu'un pan du mont Mungalo s'est effondré dans la nuit de jeudi à vendredi vers 03H, ensevelissant des dizaines de maisons et surprenant les habitants dans leur sommeil. 

Les secours travaillent dans des conditions dangereuses, notamment en raison "des pierres (qui) continuent de tomber et de faire bouger le sol", a précisé Serhan Aktorprak. "Pour ne rien arranger, des eaux souterraines s'écoulent sous les débris, transformant la surface du sol en toboggan", a-t-il ajouté, précisant qu'environ 250 maisons situées à proximité ont été évacuées par mesure de précaution.

Dans un premier temps, les organisations humanitaires et les autorités locales ont dit craindre qu'entre 100 et 300 personnes aient péri dans la catastrophe. Mais ce bilan a augmenté lorsque les secouristes se sont aperçus que le village frappé par le glissement de terrain comptait plus d'habitants qu'estimé, a expliqué Serhan Aktoprak. Au moins quatre cadavres ont été retirés des débris, ont annoncé les autorités.

Plus de 1000 personnes ont été déplacées à la suite de cette catastrophe, selon les estimations des organisations humanitaires. 

Pour les habitants des environs, ce glissement a dû être déclenché par les fortes pluies qui se sont abattues sur la région ces dernières semaines. Selon la Banque mondiale, la Papouasie-Nouvelle-Guinée a l'un des climats les plus humides du monde, et de violentes précipitations frappent régulièrement ses régions humides, dans les hauts plateaux. D'après les scientifiques, la variation des régimes pluviométriques en raison du changement climatique augmente le risque de glissements de terrain dans le pays.


La rédaction de TF1info avec AFP

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