L'Eurostar est à l'arrêt total ce lundi après un week-end de Noël fortement perturbé.
Les salariés du gestionnaire du réseau ferré britannique sont en grève.
Un mouvement des cheminots qui montre que la colère gronde face à l'inflation.

Il n'y a pas qu'en France où le chemin de fer est chahuté pour Noël. Le trafic de l'Eurostar, qui relie Londres et Bruxelles, se retrouve complètement à l'arrêt le lundi 26 décembre, après un week-end fortement perturbé. Si la centaine d'employés de sécurité travaillant pour un prestataire de l'entreprise au Royaume-Uni ont annulé leur grève jeudi et vendredi après une offre salariale améliorée, un mouvement des cheminots britanniques continue à paralyser le trafic.

Des mouvements en pagaille

L'appel à la grève des employés de la société prestataire Mitie a été levé ce vendredi "après que l'entreprise a fait une offre salariale améliorée". Celle-ci représente tout de même une hausse "de plus de 10% et une augmentation de près de 30% pour les moins bien payés", comme l'a précisé mercredi le syndicat RMT dans un communiqué. Mais si la grève des employés de sécurité n'aura finalement pas lieu, la compagnie ferroviaire qui relie les capitales européennes via le Tunnel sous la Manche a prévu d'importantes perturbations pendant les fêtes en raison d'une autre grève. Celle des cheminots britanniques, organisée à l'appel du même syndicat des transports.

Si les employés d'Eurostar ne sont pas eux-mêmes en grève, le mouvement concerne le gestionnaire du réseau ferré britannique, obligeant à la fermeture totale de la ligne à grande vitesse outre-Manche le 26 décembre. L'entreprise de transport a donc dû annuler tous ses trains ce jour-là et ces perturbations sont toujours d'actualité, a précisé à l'AFP une porte-parole d'Eurostar mercredi. Le transporteur a aussi annulé ou modifié l'heure de départ d'un certain nombre de trains les 23 et 24 décembre.

Une perturbation en plus dans ce pays en proie à une colère qui gronde. Dans un contexte d'inflation, qui frôle les 11%, les mouvements de grève se multiplient dans de nombreux secteurs. Après les infirmières, les ambulanciers britanniques ont cessé le travail mercredi pour réclamer une hausse de leurs salaires. Une grève des salariés de Network Rail, le gestionnaire public du réseau ferré, est prévue jusqu'au 27 décembre au matin. Dans un mouvement plus large, de nombreux cheminots de Network Rail, mais également de plusieurs compagnies de train privées prévoient aussi des débrayages en janvier.


FS avec AFP

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