L'Ukraine a réclamé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU après l'annonce par Vladimir Poutine du déploiement d'armes nucléaires en Biélorussie.
Sur le front, non loin de Bakhmout, la ville industrielle d'Adiivka subit un intense pilonnage russe.
Retour sur les faits marquants de ces dernières 24 heures.

L'Ukraine a réclamé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU pour contrer le "chantage nucléaire" de la Russie, après l'annonce par Vladimir Poutine que Moscou allait déployer des armes nucléaires en Biélorussie. L'Union européenne a menacé Minsk de nouvelles sanctions si ce déploiement était réalisé, tandis que les États-Unis ont affirmé n'avoir "aucune indication" que Moscou entendait utiliser des armes nucléaires en Ukraine. 

"L'Ukraine attend des actions efficaces pour contrer le chantage nucléaire du Kremlin de la part du Royaume-Uni, de la Chine, des États-Unis et de la France" en tant que membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, a indiqué le ministère ukrainien des Affaires étrangères dans un communiqué. 

"Le Kremlin a pris la Biélorussie comme otage nucléaire", a écrit sur Twitter le secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien Oleksiï Danilov, ajoutant que la décision de M. Poutine est un "pas vers la déstabilisation interne du pays"

Paris appelle Moscou à "la responsabilité"

De son côté, la France a condamné l'intention de Vladimir Poutine de déployer des armes nucléaires "tactiques" en Biélorussie, appelant Moscou à faire preuve de "responsabilité" et à revenir sur sa décision, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. 

"Après la violation du traité FNI [sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, ndlr] par la Russie, qui a mené à sa disparition, et l'annonce de la suspension par la Russie de sa participation au traité New Start en février dernier, cet accord représente un élément supplémentaire d’érosion de l’architecture internationale de la maîtrise des armements et de la stabilité stratégique en Europe", souligne la porte-parole du Quai d'Orsay. Paris appelle la Russie à "faire preuve de la responsabilité attendue d'un État doté de l'arme nucléaire.

Une ville du Donbass pilonnée

Les bombardements russes sont en train de transformer la ville d'Avdiivka en une scène "de film post-apocalyptique", a déclaré le chef de l'administration de cette ville près de Donetsk, a rapporté The Guardian. 2000 civils vivent toujours dans cette cité industrielle, qui comptait près de 30.000 habitants avant le déclenchement de la guerre en février 2022. Avdiivka pourrait devenir un second Bakhmout, selon les autorités ukrainiennes.

Des chorales du monde entier ont joint leurs voix en chantant ce dimanche pour la paix en Ukraine, avec notamment 300 personnes à Madrid où l'initiative a commencé il y a un an, après le début de l'invasion russe. Les chanteurs de 46 chorales de la capitale espagnole et de villes avoisinantes se sont rassemblés autour du musée de la Reine Sofia et ont commencé à chanter à midi. Ils ont été relayés par des milliers de chanteurs en 80 lieux d'Europe et d'Amérique latine, un millier de chanteurs ukrainiens ajoutant leurs voix à celles de chœurs d'Argentine, du Brésil, de Colombie, du Danemark, d'Allemagne, du Portugal et du Venezuela. 

À Madrid, le chœur a chanté "Dona Nobis Pacem" (Accorde-nous la paix), le "Chœur des esclaves" du Nabucco de Verdi, et terminé sur "Sing an Anthem For Our Peace", écrit pour l'occasion par le compositeur américain Jim Papoulis. L'événement, qui était retransmis en direct sur YouTube, était organisé par Choirs for Peace, une initiative née en Espagne un mois après le début de la guerre le 24 février 2022.


F.Se

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