Ukraine : neuf mois de guerre

Ukraine : des élus russes jugés pour avoir appelé à la "destitution" de Poutine

S.M
Publié le 12 septembre 2022 à 15h29
JT Perso

Source : TF1 Info

Plusieurs élus municipaux de l'opposition en Russie ont adressé une lettre officielle aux élus de la Douma pour demander la destitution du président Poutine.
Selon eux, le maître du Kremlin est coupable de "haute trahison".
Les signataires de cette lettre risquent une amende, et seront jugés dans les jours à venir.

Ils vont comparaître pour "des actes visant à discréditer les autorités actuelles de la Fédération de Russie". Les élus municipaux d'au moins 18 quartiers de Moscou, Saint-Pétersbourg et Kolpino, ont été convoqués par la police russe après avoir appelé, le 7 septembre dernier, à la destitution du président russe, Vladimir Poutine. 

Dans une lettre officielle partagée sur Twitter par l'un des élus de Saint-Pétersbourg, Dmitry Palyuga, les dissidents ont fait appel à la Douma (le Parlement, ndlr), pour destituer le chef de l'État, coupable, selon eux, de "haute trahison", détaille CNN. Plus précisément, le maître du Kremlin mérite la destitution pour quatre raisons, apprend-on dans cette lettre : "la décimation de jeunes hommes russes valides qui serviraient mieux la main-d'œuvre que l'armée" ; le"ralentissement économique et la fuite des cerveaux de la Russie", de "l'expansion de l'Otan vers l'est, y compris l'ajout de la Finlande et de la Suède pour 'doubler' sa frontière avec la Russie", ainsi que de "l'effet inverse de 'l'opération militaire spéciale' en Ukraine".

Ils risquent des amendes

Si, Dmitry Palyuga, tous les élus concernés ne devraient faire face qu'à des amendes pour "discrédit de l'establishment au pouvoir", certains d'entre eux vont tout de même comparaître devant la justice. Dmitry Palyuga a rendez-vous mardi 13 septembre, à 17h30, au tribunal de son quartier pour être jugé sur cette affaire. "Les cas des députés restants" de son district - au nombre de trois - "seront examinés les 14 et 15 septembre", ajoute-t-il sur le réseau social. 

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Depuis le début de l'invasion russe en Ukraine, le Kremlin a verrouillé rapidement la presse libre, fermant de nombreux médias de l'opposition, et introduisant une nouvelle loi qui impose des sanctions pénales sévères pour la diffusion de "fausses" informations. Selon OVD-Info, un groupe indépendant qui suit les détentions en Russie, 16.437 personnes ont été arrêtées ou détenues pour militantisme anti-guerre en Russie depuis le début de l'invasion.


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