Annexions, mobilisation... Poutine choisit l'escalade

Emmanuel Macron accuse Vladimir Poutine de "vouloir faire bégayer l'histoire européenne"

Julien Vattaire avec AFP
Publié le 25 février 2022 à 6h27, mis à jour le 25 février 2022 à 6h44
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Source : JT 20h Semaine

Jeudi, un sommet exceptionnel de l'Union Européenne a eu lieu à Bruxelles.
Les sanctions à la suite de l'invasion russe de l'Ukraine étaient au cœur des discussions.
Emmanuel Macron s'est exprimé à l'issue des échanges.

Jeudi, l'Union Européenne, réunie en sommet à Bruxelles, a durci ses sanctions contre la Russie, après son invasion de l'Ukraine. À l'issue de ce Conseil européen, une conférence de presse a eu lieu. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, Charles Michel, président du Conseil européen ainsi qu'Emmanuel Macron se sont exprimés. Le chef d'État français a notamment invité à "tirer toutes les conclusions du choix du président Poutine de vouloir faire bégayer l'histoire européenne et nous ramener à des logiques d'empire et de confrontation, de bafouer tous les principes qui président au droit international".

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Le président français a indiqué avoir eu jeudi "un "échange franc, direct, rapide" avec Vladimir Poutine, pour réclamer "l'arrêt des combats dans les meilleurs délais" et "lui demander de discuter" avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky "dont c'était la demande". "Je pense que c'est de ma responsabilité (...) tout en condamnant, tout en sanctionnant, tout en continuant à agir, de laisser ce chemin ouvert pour que le jour où les conditions pourront être remplies, nous puissions obtenir une cessation des hostilités", a fait valoir Emmanuel Macron. 

Par ailleurs, le président français, qui avait multiplié les initiatives diplomatiques ces dernières semaines, a déploré la "duplicité" du Kremlin. Peu de temps avant l'invasion de l'Ukraine par la Russie, "nous discutions encore des détails de mise en œuvre des accords de Minsk. Donc, oui, il y a eu duplicité, il y a eu un choix délibéré, conscient, du président Poutine de lancer la guerre quand nous pouvions encore négocier la paix", a-t-il estimé.

La France va accélérer le déploiement de soldats en Roumanie

Lors de sa prise de parole, Emmanuel Macron a annoncé que la France allait accélérer le déploiement de soldats en Roumanie dans le cadre de l'Otan, en réponse à l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe. "La France continuera à jouer pleinement son rôle de réassurance des alliés de l'Otan en envoyant en Estonie un nouveau contingent au sein de la présence avancée renforcée, en anticipant sa participation à la police du ciel balte dès le mois de mars, et en accélérant aussi son déploiement en Roumanie", a-t-il déclaré. Par ailleurs, le président français a annoncé que la France était prête "à continuer à livrer des matériels militaires et de soutien à la population"

L'Europe n'a d'autre choix que de redevenir, peut-être de devenir oserais-je dire, une puissance

Emmanuel Macron

Pour Emmanuel Macron, la crise russo-ukrainienne apporte la démonstration que "l'Europe n'est pas simplement un marché de consommateurs mais bien une puissance qui doit penser son indépendance énergétique, sa transition climatique" et "une Europe de la défense capable de protéger ses frontières, ses citoyens et de se projeter vers ses alliés". "Dans les temps tragiques que nous vivons, l'Europe n'a d'autre choix que de redevenir, peut-être de devenir oserais-je dire, une puissance", a-t-il insisté.


Julien Vattaire avec AFP

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