Lors d'une interview accordée lundi à TF1 et LCI, Emmanuel Macron a réitéré son souhait d'apporter des garanties de sécurité, à l'Ukraine comme à la Russie, le jour où des négociations de paix auront lieu pour mettre fin au conflit.
Une position qui avait déjà été critiquée début décembre.

Emmanuel Macron persiste et signe. Au cours d'une interview accordée lundi 19 décembre à TF1 et LCI depuis le porte-avions Charles de Gaulle, le chef de l'État a confirmé sa position concernant les négociations qui, il l'espère, auront lieu un jour pour mettre fin au conflit en Ukraine. "Le jour de la paix supposera des discussions. En premier chef pour les garanties envers l'Ukraine, pour son intégrité territoriale, sa sécurité dans la durée", a déclaré Emmanuel Macron. "Mais aussi pour la Russie, comme une partie qu'elle sera à un traité d'armistice et de paix." 

"Que quiconque me reproche de me projeter sur un tel sujet m'explique ce qu'il propose", a ajouté le président français. "Ce que les gens qui refusent de préparer cela et d'y travailler proposent, c'est la guerre intégrale. Elle impliquera tout le continent."

Trouver un bon équilibre

Déjà, début décembre, Emmanuel Macron s'était attiré des critiques autour de la question de ces garanties. En évoquant l'architecture de sécurité à reconstruire en Europe une fois la guerre en Ukraine terminée, il avait souligné qu'il faudrait alors aussi en donner à la Russie pour trouver un bon équilibre. La France insiste sur la nécessité pour les Européens d'être à la table des négociations lorsque de nouveaux accords de contrôle des armements seront négociés.

"Un des points essentiels, c'est la peur que l'Otan vienne jusqu'à ses portes, c'est le déploiement d'armes qui peuvent menacer la Russie", avait expliqué Emmanuel Macron sur TF1 en rappelant des revendications récurrentes de la Russie, trente ans après la chute de l'URSS.


T.G | Propos recueillis par Bastien Augey & Romain Reverdy

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