Joe Biden a donné son feu vert pour que Kiev s’approvisionne en avions de combat F-16.
Pendant ce temps, Volodymyr Zelensky s’est rendu au sommet de la Ligue arabe, en Arabie Saoudite.
Retour sur les faits marquants des 24 dernières heures du conflit.

Zelensky obtient des F-16. Washington est désormais prêt à autoriser d'autres pays à fournir à l'Ukraine les avions de combat qu'elle réclame depuis un moment, à savoir des F-16 de fabrication américaine. "Pendant que l'entraînement se déroulera ces prochains mois, notre coalition de pays participant à cet effort décidera quand fournir des avions, combien, et qui les fournira", a précisé un haut responsable de la Maison Blanche, ajoutant que "l'entraînement aura lieu hors d'Ukraine sur des sites situés en Europe et durera des mois". Attentif aux déclarations américaines, le Danemark a annoncé dans la même journée qu’il allait contribuer à la formation de pilotes ukrainiens sur le F-16, après le soutien "positif" de Washington, selon les mots du ministre de la Défense. Volodymyr Zelensky, lui, a salué cette décision "historique" d'autoriser la livraison d'avions de combat. Une victoire pour Kiev, avant une participation à un sommet du G7 au Japon, qui sera particulièrement scruté.

Le président ukrainien en Arabie Saoudite. En marge de cette annonce, les discussions se poursuivent entre Volodymyr Zelensky et la communauté internationale. Après une tournée en Europe, le week-end est chargé pour le président ukrainien, qui s’est rendu au sommet de la Ligue arabe vendredi 19 mai, à Jeddah (Arabie Saoudite). "Malheureusement, certains pays dans le monde et ici, parmi vous, ferment les yeux sur ces prisons et annexions illégales", a-t-il fustigé en invitant les dirigeants de la région à "jeter un regard honnête" sur la guerre. Le chef de l’État, qui effectuait son premier déplacement au Moyen-Orient depuis le début de la guerre dans son pays, s'est adressé aux dirigeants d'une région beaucoup moins unie dans son soutien à l'Ukraine que ses alliés occidentaux.

Barack Obama persona non grata. Pendant ce temps, la Russie continue la guerre des visas. En effet, le Kremlin a annoncé l'interdiction d'entrée sur son territoire de plusieurs ressortissants américains... parmi lesquels figure l'ancien président Barack Obama. Une réponse aux sanctions imposées par les États-Unis : "En réponse aux sanctions antirusses, régulièrement imposées par l'administration Biden (...) l'entrée en Fédération de Russie est fermée à 500 Américains", a indiqué le ministère des Affaires étrangères. Moscou a par ailleurs déclaré l’ONG Greenpeace "indésirable" dans le pays.

Pas de visite pour Evan Gershkovich. Tandis que ce dernier est détenu en Russie depuis le mois de mars, les visites lui sont toujours interdites. Les autorités ont de nouveau refusé une visite consulaire au journaliste américain, comme s'en est expliqué le ministère russe des Affaires étrangères : "La demande de l'ambassade des États-Unis à Moscou concernant une visite consulaire au journaliste Evan Gershkovich, qui a été arrêté pour espionnage, est à nouveau rejetée en réponse au refus de délivrer des visas aux journalistes russes accompagnant le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov" au siège de l'ONU à New York en avril. Accusé d’espionnage, le journaliste a été arrêté il y a deux mois en Russie, au cours d’un reportage pour le Wall Street Journal.


C.Q

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