Ukraine : neuf mois de guerre

Guerre en Ukraine : l'UE renonce à sanctionner le patriarche Kirill, chef de l'Église orthodoxe russe

M.G avec AFP
Publié le 2 juin 2022 à 17h00
JT Perso

Source : JT 20h WE

L'Union européenne s'est accordée jeudi sur un sixième paquet de sanctions contre la Russie.
De nouvelles mesures qui épargnent finalement le patriarche Kirill.

Un compromis au rabais. Après de longues semaines de tractations, les représentants des 27 pays de l'Union européenne ont approuvé un sixième paquet de sanctions contre Moscou. Le principe d'un embargo sur les produits pétroliers russes a été validé, mais il n'est pas total comme initialement envisagé. L'accord prévoit ainsi un arrêt progressif des importations de pétrole russe transporté par bateau, soit les deux tiers des achats européens. Une exemption provisoire a été prévue pour le pétrole acheminé par oléoduc, ce qui concerne la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque. Au total, ce sont tout de même 90% des exportations de pétrole russe vers l'UE qui devraient être arrêtées d'ici à la fin de l'année.

Une soixantaine de personnalités supplémentaires sur la liste noire

En parallèle, face à la fronde de la Hongrie, l'UE a renoncé à inscrire sur la liste noire des personnes sanctionnées par un gel des avoirs et une interdiction d'entrée sur le territoire le patriarche Kirill. Le chef de l'Église orthodoxe russe, proche de Vladimir Poutine, échappe donc - une nouvelle fois - aux sanctions. Budapest a justifié son opposition par le fait qu'il s'agirait d'une atteinte à la liberté de religion. "Nous avons réussi a obtenir le retrait de la liste du patriarche Kirill. C'était une question de principe pour nous en raison de notre attachement à la liberté religieuse", s'est félicité Peter Szijjarto, le ministre hongrois des Affaires étrangères.

En revanche, une soixantaine de personnalités supplémentaires, dont de nombreux militaires russes soupçonnés de "crimes de guerre" à Boutcha, des membres de la famille du porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, mais aussi l'ancienne gymnaste russe Alina Kabaeva - à qui certains médias prêtent une relation avec le chef d'État russe - sont inscrites sur cette fameuse liste noire. 

Nouveau tour de vis de Washington

Par ailleurs, les États-Unis ont, de leur côté, arrêté de nouvelles sanctions contre le Kremlin. Sergueï Pavlovitch Roldouguine, proche ami et "financier" du président russe, et la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova sont notamment ciblés. Même chose pour Imperial Yachts, une société de courtage en superyachts pour oligarques russes, et Skyline Aviation, dont le siège est à Saint-Marin, mais qui est accusée de faire voler ses avions privés en Crimée. 

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Le Trésor américain affirme également s'en prendre à "des réseaux-clés utilisés par les élites de Russie, y compris le président Vladimir Poutine lui-même, pour tenter de cacher et déplacer de l'argent et jouir de manière anonyme de leurs biens de luxe à travers la planète"


M.G avec AFP

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